MONSIEUR
L'Esprit Très-Saint du divin Sauveur veuille combler votre chère âme des plus précieuses grâces de son très-pur amour! Nous ne pouvons ni ne devons savoir Votre Révérence dans l'exercice de son incomparable charité envers nos bonnes Sœurs, ainsi que nous l'avons appris par ma Sœur la Supérieure de là, sans vous en rendre nos très-humbles remercîments, et vous témoigner le véritable ressentiment que nous avons de la cordiale et franche dilection avec laquelle votre débonnaireté daigne obliger si particulièrement ces petites servantes de Dieu, et en leur personne toute notre Congrégation, aux biens et prières de laquelle ma Sœur la Supérieure nous écrit que vous désirez la charité de participer. Nous nous reconnaissons si redevables aux mérites de celle que Votre Révérence pratique journellement envers elles, que nous ne saurions ni ne devons vous la dénier. Nous souhaitons seulement que cette participation que votre piété vous fait désirer aux biens spirituels de notre petite Congrégation vous puisse être utile pour cette vie, mais plus encore pour la bienheureuse éternité, où nous supplions l'infinie Bonté d'être la récompense de toutes vos charités, et de faire abonder sur vous les plus riches trésors de ses grâces , et en cette véritable affection nous demeurons invariablement, Monsieur, votre très-humble fille et indigne servante.
Conr<>rme à une copie .jirdéi à la Visitation de Chambcry.
LETTRE IICLXXIH
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1 M n. — Mort de Scrar M.-GabrieDe Clément. — Elei Sœur
Cl.-AgaesDnlos i I Sœor Q.-Cetherine di Vallon a I
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Loué soit Dieu de ce que voilà enfin celle bénite fondation de Ifâcon accomplie \ <'t de si bonnes filles, à ce que vous me dites, car je uni pas encore en !<• loisir de m'en enquérir de n Soeurs qui les connaissent .le prie Dieu [de] répandre abondamment ses bénédictions sur cette nouvelle plante, afin qu'elle fructifie «il toutes saintes vertus. Vous leur aves donné bî l><»u nombre de Sœurs, qu'elles ne penseront peut-être guère à en prendre de celles de Bourg, qui pourtant s'j attendaient; car je les en avais assurées Bur l'assurance même <[n<' nm» m'en av i( / donnée.
I oila une lettre «le la mort < I « * noire chère Sœur M. -Gabrielle [Clément]; nom vous supplions d'en envoyer une copie s S ut l.ht niir et an Pu] , et que nos Sœurs de l'Antiquaille i nias* K ol iussJ faire one, s'il leur plaît, pour Condrieu et Paray. Il
il le Chantai le < r« • ^ .1 î t ainsi toutefois cette fondation n< lii que le {juillet mitant. V";<i dai - queli termes en parlent I ni
1/ il i ; I <■ hab ints di la ville de MAcon, qui n'est qu'à dix lii ■ n, -m I l.i > i nit (oniio, par le eoanmerce qu'ils ont ati
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gf LETTRES DE SAINTE CHANTAL.
ne faudra pas oublier non plus nos Sœurs de la nouvelle fondation de Mâcon , car vous êtes si bonnes toutes que vous nous ferez bien cette charité ; mais au plus tôt qu'il se pourra, je vous en prie afin que Ton prie pour cette chère défunte, qui était en vérité une Sœur toute pure et sainte, par la véritable, solide et sincère humilité et charité dont elle était remplie : c'était mon principal conseil en celte maison, à cause de sa droiture, sagesse et bon jugement. Celte maison a perdu un grand trésor, et certes nos Sœurs sont très-bonnes, grâce à Dieu ; la gloire lui en soit! Notre Sœur C. -Agnès [Daloz] les trouve grandement à son gré, et d'un air fort religieux. Nos Sœurs de Crémieux l'ont élue pour Supérieure, noire Sœur Anne-Marie [Rosset] étant fort sourde et infirme. Certes, j'ai été mortifiée de cette élection, ayant désir qu'elle fût demeurée ici quelques années, me semblant que cela lui eût bien profité pour les charges ; mais je me soumels à la conduite de Dieu et espère qu'il la bénira; car, en effet, elle est toute bonne et droite en ses intentions. Je désirais que notre [Sœur] l'assistante, votre cousine, y fût élue, car elle est très-vertueuse et sage; mais Dieu en a disposé autrement. Notre Sœur C. -Catherine de Vallon est élue à Thonon; elle s'est toute changée dès quelques années, et est maintenant fort brave et vertueuse fille. Je les recommande à vos prières.
Xe vous mettez pas en peine de ce que ma Sœur A. -Françoise [de Clermont] écrit sous moi, c'est une âme en qui l'on peut et doit avoir toute confiance. Elle a le cœur, l'esprit et le jugement parfaitement bien faits, mais de petite vie et santé. Dieu la nous conserve, et par sa bonté vous maintienne les forces pour bien régir votre chère famille selon son bon plaisir! Je la salue avec vous, et lui souhaite la pureté du divin amour. Je vous recommande nos lettres.
Conforme à l'original garde aux Archives de la Visitation d'Anuet )■
LETTRE IfCLXXII
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