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Prière tli' •><■ rrnln \ pour MMtflr 1 F ouverture du to nnt

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flfl y jk-1 - !

Moi TlftS-HOMOlÉ PIÉIB,

Consi ! ranl votre désir de venir ici, à l'ouverture <lu tombeau de Dotre saint Fondateur, je vous dis que je crois fermemenl que ce vo ira à la gloire «le Dieu et à l'utilité el consolation <lc

voire .uni'. La glorieuse Vierge el noire grand Saint vous | feront connaître comme Dieu veut que voua lui fassiez cette entière offrande el dédicace «le vous-même; car notre bonheur consiste à savoir et a accomplir I - sacrés vouloirs de notre bon Dieu. Venez donc, mon très-cher efl honoré frère. Vous trouverez auprès du Père, ses filles, qui se tiendront Favorisées du ciel gj elles peuvent, par quelques effets, vous témoigner leur sincère dilection el leur reconnaissance de vos bontés el ch urités, <j u i 1rs rendront éternellemenl vos obligé

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LETTRE MCLXXV (Inédite)

A LA MÈRE FRANÇOISE-GASPARDE DE LA GRAVE

SUPÉRIEURE A BELLKY

Désir que le nouvel évêque de Belley soit nommé commissaire apostolique pour les affaires de la béatification de saint François de Sales.

vive -j- jésus!

[Annecy, 1632.]

Ma très-chère fille,

Monseigneur de Bourges doit être ici dans quinze jours ou trois semaines pour parachever les affaires de la béatification de notre Bienheureux Père; Mgr de Belley l'ancien, désire de venir pour cela; M. Ramus a aussi la même volonté. Mais pour nous, ma très-chère fille, nous aimerions mieux Mgr de Belley le moderne , pourvu qu'il lui plût de se contenter d'amener avec lui un train modéré. Et parce que nous sommes incertaines de ses intentions, nous avons pensé que nous en pourrions être assurées par l'entremise de M. des Échelles et de M. Jantel, lesquels, nous étant si fidèles et intimes amis comme ils sont, les pourront tirer discrètement de ce bon prélat, sans qu'il s'aperçoive que cela vient de nous, et le pourront possible disposer à se contenter de deux ou trois personnes au plus avec lui. Pour les ecclésiastiques, ils ne lui manqueront pas : M. Michel le suivra et accompagnera partout. Pour la cuisine, il n'aura besoin de personne, car venant avec ce train modéré de deux ou trois personnes, lui, faisant la quatrième, Mgr de Genève le logerait et nous soulagerait de sa dépense là, ou s'il vient à plus grand train, la dépense en serait sur nous, qui nous serait à très-grands frais et incommodités. Son séjour ici pourrait être d'environ six semaines ou deux mois.

Si ces Messieurs ne sont pas à Belley, envoyez prier ce bon prélat de vous venir parler, et faites vous-même cet office le

plus discrètement qu'il voua n ra possible, el doos envoyés la réponse par ce messager que nous envoyoni exprès. Qoc si à son retour doua savons que ce bon prélat se dispose a nous Esire cette charité, Mgr de Genève lui en écrirai! plus particulièrement. [Lajm di lu h Un a éU covpéi dam Vùriginal I

Gtrdr aux ftrcbîfCI Si U Visitation d'AMM

LETTRE MCLXXV1

\ L BIERE PAI LE-JERON1 ME DE MON 1 ! I < ' l \

I Sapérienri • ^ ! • > ■ t reluire |»ar ion bumilifc :

ISJMC] I6SS.]

ImiN a\c/ bien raison, ma chère fille, d'avoir de la consolation en cette volonté <liiin<- qui voua fait la grâce d'être maintenant sona la sente obéissance; que c'est un train désirable que celui-là 1 l'espère que vous ne lerei pas moins utile s. votre maison, par lea saints exemples de votre humilité el soumis* mou, que vous l'avea été par votre gouvernement* Je m'en ire bien avec vous, ma très-chère fille, que la Mère «lue ' ouvernemenl utilement, pourvu qu\ Ile I n « ompagne de lYsprii d( si h saint Institut, qui est humble el doux.

\m reste, ma fille, oc voui étonnes pas si dos lettres tardent

un peu d'ail» i à VMii- ; ( ,u je viuis assure que <••• nY>t point

bute d'affection, puisque je voui ai toujours aimée el aimerai

tanl que je vivrai, (brt cordialemenl et sincèrement, cai vous

/ que \ mu - êtes ma tres-chèn petite Jéronyme. Mail de

i , c'est que lea mon si fort multiplie* inut mu' nous

avoni tant d'aflâires, d ind< bmille, qu'il me faut

1 I..i Mi r< M ir - -Mi, bi ll< G

bien un peu supporter. J'ai été toute mal environ dix ou douze jours; je me trouve mieux à présent, Dieu merci. Il ne nous reste de temps que pour vous assurer, ma chère fille, que je suis toujours plus vôtre, etc.

Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.

LETTRE MCLXXVII

A LA SOEUR MARIE-AIMEE DE MORVILLE

A MOULIXS 1

Félicitations de son heureux changement ; moyens à prendre pour en assurer la

persévérance.

vive 4- jésus!

[Annecy, 1632.]

Je sors de la très-sainte communion, ma très-chère fille, où j'ai béni et remercié cette infinie Bonté de la puissante voix dont il lui a plu se servir pour vous ramener à Lui, et l'ai suppliée de toutes les forces de mon âme de vous tenir si fortement en ses bénites mains, que jamais plus chose quelconque ne vous en puisse tirer, ainsi que je l'espère de sa sainte grâce et de votre fidélité et coopération, ma très-chère fille, me confiant qu'il serait impossible à la bonté de votre cœur d'oublier jamais une si abondante miséricorde. Pensez souvent aux conseils sacrés que donnent les Princes des Apôtres ; car, dans

1 <( Vers le commencement de Tété de cette année 1632 (dit la Mère de Chaugy), il plut à Xotre-Seigneur d'ouvrir les yeux a la bienfaitrice de notre monastère de Moulins. Une nuit, elle songea qu'au moment où un flambeau s'essayait de plus luire, on l'éteignait en un instant. Connaissant que c'était un avertissement céleste, et que sa vie serait éteinte lorsqu'elle -'\, attendrait le moins, touchée d'un vif repentir de sa vie passée, elle se jeta aux pieds de sa Supérieure avec abondance de larmes, priant au nom de Notre-Seigneur qu'on lui permît de commencer un nouveau noviciat; la bonne Mère fut d'avis qu'il fallait seconder en cette ûme les effets de la grâce Sœur Maiie-Airnée voulut que son repentir fût notoire à tous, et,

eurs Épîtres, ils nous tncukioenl souvent '1 opérer notr< tatui avec crainU <t tremblement^ et cTaaw >itinii y <//■

hniu votée* Ma très chère fille, il dm lemble qoe l'expé-

rience «le vos misèret pas» Vs voua doit tenir dam nne >.iin(c crainte de retomber, el v<>u- rendre fort attentive sur voua* méme, afin d'éviter tontes lea occasions, spécialement celles qoe vous savei qui sont les pins préjudiciables, comme les conversations, confiances, affections el communications au dehors, même avec des personnes spirituelles, >i ce n'est rarement et pour quelque juste nu -■• ssité. Votre grand bonheur serait de i.u;^ contenter des instructions que vous pourrai recevoir de la bonne Hère [M. -Angélique * 1 * * Bignj |, qui, oui; opa-

cité «'t charité, a un amour (ont singulier pour vous. Et je pense que ses larmes, ses jeûnes et austérités ci les oraisons

qu'elle a laites pour vous, ont beaucoup touché le CttUT de

Dieu et aidée votre conversion; et je m'assure que Dieu lui

donnera tout ce qui sera requis à votre honheur ; ne doute/.

point que sa Bonté ne vous conduise droitemenl par ion entremise. .!«■ crois fermement que quiconque quitte la conduite de Supérieurs, quitte celle de Dieu.

Enfin, ma tri re fille, je souhaite quevou ippliquies

plus a faire qu'à apprendre. Vous avons aiec abondai!© d s

bsstructiouj dans l'Institut, les plus saintes et solides que nous saurions souhaiter, et uniquement propres pour nous conduire

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, ' . i 1 1 lui desquels te rêali i \>-

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à la très-haute perfection que notre vocation requiert de nous. Que vos délices soient dorénavant de les lire et de les pratiquer fidèlement ! je vous en conjure, ma très-chère fille, afin que par ce moyen vous rendiez à la divine Bonté des fruits dignes de sa miséricorde, et à l'Institut l'odeur d'une sainte et véritable conversion, par une exacte observance de vos vœux et de tout votre Institut. Par ce moyen, toutes les douleurs et confusions qu'il a souffertes de vos dérèglements passés seront assoupies, et vous nous comblerez d'une sainte consolation, moi tout particulièrement, qui en ressens déjà une si grande par les actes généreux que vous avez faits, qu'il me serait impossible d'avoir aucun mécontentement contre vous, ma trèschère fille, pour toutes les choses passées; mais je vous proteste que je vous sens maintenant au milieu de mon cœur, où je vous chéris parfaitement comme ma vraie toute chère fille, et croyez que vous ne recevrez de nous et de tout l'Institut qu'amour et témoignages de sincère affection.

Je trouve bon que d'ici à quelques mois, que vous sentirez votre âme persévérer en ses bons propos, vous en rendiez des témoignages aux maisons de l'Institut, avec quelques humbles paroles satisfaisantes pour le mal passé. Vous avez bien fait, ma très-chère fille, d'avoir sans aucune réserve donné votre cœur et tout votre être à Dieu ; vous verrez que sa Providence ne vous manquera en rien, ni ne permettra pas qu el'on vous manque. Si la bonne Sœur qui vous servait est digne de la grâce que vous lui désirez, on la lui pourra accorder cordialement d'ici à quelques années, que l'on verra sa persévérance au bien. Je prie Dieu faire abonder en vous l'assistance de sa grâce.

awi.i; 16 -'

LETTRE IICLXXVJH

A i. \ mi.kk \i \i;ii - LIMÉE DE BLON \\

mi m UiiWmhk: H :

Il faut fairr icrvii le» infirmités corporelle* i l'.u. m. i-uiciit de rime ea la perlée-

lion. — I ' 'lient «lu connu. uni. !UT île Sillerj poar la \ i -it.it

Il • • | ', 8 j'iiill.

Ma thks-chkiu: hi.i.k,

Je loue Dieu de toal mon coeur, de ce qu'il lui a pin vous redonner on peu de tante, el vous supplie que vousfassiei ce que vous pourrez pour vous la conserver, el qoe vous ne vont ennuyies point de prendre tous les remèdes el Boolagemenla

qui \"U* seront nécessaires pour cela ; CâT DOS pauvres Sœurs

vous donnenl de u bon cour, que cela vous dpil bien encourager à les n cevoir. El puis, ma chère fille, il faut être bonne ménagère el faire tout valoir, oui même la misère de ne- corps, les remèdes, les soulagements, les ennuis de les prendre, et enfin lool employer pour avancer notre union arec Dieu, laites un peu bien cela, ma Irès-chère fille, en vous reml.mt fort souple à vous laisser trait* r selon votre I" loin

notre Bienheureui Père disait que c'était la propre volonté

qui nous faisait tenir fermes s. ne nous vouloir pas soumettre en

-nus de beaux prétextes, parce qu'il ne lui

loucie pas i n quoi «-11. %\ n rc( . pourvu qu'on la lais m'i.

\u surplus, je m'étonne «le ce que vous me dites, que nos

Soin - ne lonl pas encore établies à \Iacon, et qu'elles ne vous

m nul» nt poinl les raisons pourquoi Poui ce qui *-i d'i aller,

v< u>, jt te i|ii isi qu'en «lue, p. m , qut vous êtes si vale-

ludins n qu< voui n'avei pas trop besoin de ce tracassement • nmoinsje m'en remets i «<• qui lera jugé plus expédient

— Nos bons prélats travaillent ni i fort beaucoup «le

lion «le trouver <!«• si belles dépositions. — Si M. le

<ji LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

commandeur de Sillery vous va voir en venant ici, il le faudra bien caresser ; car c'est l'un des plus intimes, affectionnés et passionnés amis que notre Bienheureux Père nous ait acquis. Si la peste continue à Grenoble, en sorte que le commerce n'y soit pas libre, vous le lui direz, s'il vous plaît, afin qu'il prenne son passage d'un autre côté. — Vous trouverez ici le mémoire de l'argent que vous garderez et de celui que vous donnerez au marchand, à qui la lettre ci-jointe s'adresse; et [vous] en tirerez, s'il vous plaît, la quittance que vous nous enverrez, afin que nous nous fassions payer ici la même somme que vous délivrerez là. Si ma Sœur C.-/\gnès vous a écrit de retenir les cent livres que nous vous avons dit en notre lettre précédente, vous les garderez et ne nous enverrez que le surplus, bien qu'elle nous aurait bien fait plaisir de s'en passer, maintenant que nous sommes dans une si grande dépense et difficulté de trouver de quoi y fournir. Dieu pourvoira à tout, c'est mon espérance, ma très-chère fille.

Je crois bien certes que votre cœur se réjouit sur les bruits du changement d'archevêque, en la personne de notre pauvre bon Algr de Bourges, qui devient toujours meilleur, mais si las de corps, bien qu'il ait repris un peu de forces, et si dégoûté des grandeurs qu'il a refusé tout à plat la proposition que Mgr le cardinal lui a faite pour lui, l'ayant néanmoins acceptée pour Mgr de Chàlon. S'ils se peuvent accommoder, le bon vieillard ira demeurer à Lyon la plupart du temps, et il est vrai, ma très-chère fille, que cela donne quelque espérance de notre commune consolation. Mais Dieu et son saint contentement soient toujours notre unique désir. Il y a longtemps que je souhaite vous écrire un peu au long, je n'en puis prendre le loisir, tant nous sommes occupées. Portez-vous bien, ma fille, et laites ce que vous pourrez pour cela.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

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