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III

Aaaccj, « juillet K

le vous ('cris un peu précipitamment poux ae pas perdre l'occasion de le faire. Si la petite <1<- Graniea n'a point de v<- Lion pour la Religion, elle se résoudra Bans doute de retourner au monde ; je ne tais que dire à cela, sinon qui ii marrie

qu'elle soit entrée dans votre maison, puisqu'elle en doit sortir. i - i madame de Graniea pour lui offrir tout ce <pii est de notre pouvoir, tan! de la maison de Chambéry, que pourç elle-ci. la petite voulait aller à Chambéry, elle \ serait admise <le nul cœur, et ici tout <!»• même; car noua désirons de (aire tout ce qui se pourra pour le bien de cetie^bère âme, el pour la consolation «le sa bonne et vertueuse mère. Si cependant cette petite n'a ni vocation ni inspiration pour la Religion, il

m- serait | Rfl a propos de la faire venir ici ni à Chambén ;

inmoini je laisse cela a la discrétion «le notre Irès-chi re et vertueuse sœur madame de Granieuj mais je ne voudrais p qu'on la port it .i < . 1 1, ains que madame «le Granieu le lui <li simplement, ou bien \<>n^, ma très-chère fille, si sa bonne mère le trouve bon ; mais enfin qu >>n ne lui en parle que pai une simple proposition.

\u> Sii'iif» \niie-(!alliri ine |i|c S m!» i . au | et V <Iiei. nue

[Baudet] nout expriment beaucoup de léra m-

tentement de votre réélection, comme aussi toute votre communauté; mai- je iir vois p i- qu'il ^ en ait aucune de particulière (pu merilr ; e, ,»ihM eei les n Vu ai -je OU I.1 loisir.

i d tant de confiance en leur bonté qu'ell( contenteront de

l'assurance que je leur donne par votre entremise que, tant que Dieu me donnera de vie, je leur conserverai mon cœur plein de dilection pour elles, et d'affection pour le bien de leur maison, tant au général comme au particulier. Je les supplie seulement de me tenir la promesse qu'elles me font maintenant, qui est de demeurer entièrement soumises sous votre conduite, et que non-seulement elles continuent de vivre en l'union où elles me disent qu'elles sont entre elles, mais qu'elles l'accroissent de plus en plus : car c'est le plus riche trésor d'une maison religieuse que l'union entre les Sœurs. Je la leur recommande donc à chacune en particulier et à toutes en général, en les saluant, comme je fais de tout mon cœur, les assurant que j'aurai toujours pour elles une affection bien sincère. Je me recommande à leurs prières, mais aux vôtres plus particulièrement, ma chère fille, en vous suppliant d'employer si bien ce dernier triennal que vous le passiez à la gloire, de Dieu et à la consolation de toutes nos Sœurs, tant en général qu'en particulier, et cela en la douceur et charité.

Je suis comme vous savez incomparablement toute vôtre de cœur, et en cette qualité je me dirai toujours votre, etc.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Toulouse.

LETTRE UCLXXX

.\ LA MÈ1E LOUISE-DOROTHÉE DE tfAUGNY

su mun

Ole U rej 'i lelqnee loopçoM. — Noire bonheur ra cette i

remont timer la Maffruee.

;. . 1 1 juillet [M

Je unis de Eure votre obéissance, ma toute très-chère et bien-aimée fille, èci ivanfl dd billet à dos Sœiin ; mais je ne puis pins fournira tant d'écritures, el suis < tonnée, ma fille, comme vous vous plaignei «le n'avoir que rarement de nos lettres, vn que voici la cinquième foui que je voua écris cette année. Hais ce < j u i m'étonne le plus, ma bien-aimée fille, ce sont les petites pbilosophies que vous faites, pour chercher les causes de ce qui n'est point, pensant que c'est que je ne me soucie ;;uère de vous, ou bien que c'est que vous ne me communiques pai isseï vos affaires. () ma fille très-chère I je vois bien que la source de ceci est claire j car elle n'es! autre que votre ardente affection qui vous cause un peu d'empresi ment, et cela trouble le ruisseau. Ma très-chère QUe, il n'est nul besoin que voui me commoniqniei vos affaires par le menu, cela même me soi i li irgerail de lecture. Il suffit donc que de gros en vous me disit i l< i chom i principales «le votre | , de U mpi en

temps, et celles dont vous croirez que nus p< Mes pi i. , i s mus dent utiles et dont vous aune/, loisir de les attendras hors

de là faites tout franchement ce que VOUS jugera être à

prope j i oosolée de cette p trois que vous me dites, que vous

il. nient parmi les contradictions, mit celle COflJiais-

qu'il but en avoir en e« lie lie , « IT, hou Dieu, ma très-

re Ûlle, tout ( n es! plein, «t s'est notre bonheuv que de

les rencontrer, pourvu que nous les fassions valoir selon le dessein de Dieu. Soyez grandement généreuse et tenez votre esprit au-dessus de tout ce qui n'est point Dieu, et très-petit et soumis à sa divine conduite; ne vous regardez point, mais Dieu, vous remettant incessamment entre les mains de sa bonté et de son divin bon plaisir. Gardez-vous bien des attendrissements pour ce qui me regarde, ni pour tout ce que vous avez laissé ici, et ne les permettez pas à vos Sœurs; car tout cela n'est rien auprès de l'honneur et faveur que Dieu nous fait de tout quitter pour son amour et saint contentement, dont une gouttelette vaut mieux que toutes les joies de cette vie, ni que tout ce que les créatures imbéciles sauraient fournir. Oh ! cela n'empêche pas que je ne fusse très-consolée de vous revoir encore une fois en cette vie, mais la très-sainte volonté de Dieu soit faite.

Ohîjevousprie, que jen'oie plus cesparoles, qu'on nese soucie guère de vous, que l'on y pense seulement quelquefois, car cela est fort éloigné de mon cœur qui ne saurait jamais diminuer d'un seul brin la sainte, très-entière, très-cordiale et sincère dilection que Dieu m'a donnée pour vous, laquelle, vous savez, tient un rang en moi fort au-dessus des ordinaires , car elle est très-singulière; n'en doutez donc jamais, je vous prie, et priez fort Xotre-Seigneur qu'il me fasse miséricorde. Je le supplie nous unir parfaitement à Lui; qu'il soit béni! Amen. Vôtre, vôtre, mais de cœur, toute vôtre.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE UCLXXX1

\ l \ mi': hi: \i Ait 1 1; -AIN 1. 1; DE BL0NA1

1 per beaocoap de reconnaît i commandeur de Sillery. --- ! ^ de

la béatification de ! Sales.

\ IV k |- lit

[Adip Bf], 15 jl

M\ ii;i.s-<aii:iii: PILLE,

-J.iL ii «le boa cœur en la lecture de votre lettre, où nuis me dites au commencement que vous senes d'en recevoir mu- d miennes, et cinq oa bîi lignes pins bas, vous me dites qu'il ions tarde de recevoir de mes nouvelles. Mon Dieu! ma fille, croyes que c'est bien sa divine Bout»'' qui a fait noire union, puisque toute mamanssaderie ne la saurait dtl. lire ; mais cependant, il n'i a pai moyen «le s'empêcher d'avoir joie de qnoi vous a'aves

pal plu- tôt rCÇO Une lettre de moi, que vous en vomiriez vite avoir nie- autre; cela n'est-il pa> gracieux? Je VOUA ai eeril

jouri passés pour vous envoyer nu billet, afiu que nous i eussions ici l'argent que vous êtes eu peine de nom envoyer;

voda doue <jui BSt l'ait pour ce point.

Maint» liant, nous vous envoyons le billet ei-joiut pour

M. I. comm S Uerj : s'il est encore là, vous i,. lui

<|i, me il vous plaît, sinon vous lerenvem voni dû

derechef, ma très-chère fille, qoe c'est un ur plein de

vertu, de piété, et qui révi n iv< c loufl respect notre Bienheu-

. i' qui a une bonté et affection tout ce nui appartient i ce Bienhenn pourquoi il ne

manquera pas de vous aller voir, et je m'assure qne vous , oasol< \<»> boni prélati lent ailes m Chabl lis, pour i quan-

tité de déposition! que l'on dit é ; e pi it ici

ien 1 1 in» de ce mois«ci, apri - qnoi i i le le nbeau de

notre Bienheureux Père, et je crois que ce pourra être au commencement d'août. Je vous prie, ma très-chère fille, d'aviser notre Sœur la Supérieure du second couvent en quelle considération nous est le bon M. le commandeur; car je crois qu'il Fira aussi voir. Je lui dis, de vous, que vous êtes de ce couvent et lui ajoute encore un mot que je ne vous veux pas dire, nonobstant que vous soyez ma vraie fille.

Au reste, certes, vous me témoignez tant de désir de me voir que vous m'en feriez aussi volontiers avoir envie; mais il faut attendre que Dieu dispose le temps et les affaires pour cela. Traitez fort honteusement et cordialement avec ce bon seigneur et lui faites voir votre communauté, car il est tout à l'Institut, et c'est un ami d'importance. De dire ce que je vous suis, il n'en est plus question. Dieu conserve notre unité et la parfasse à sa glorieuse éternité ! Mon Dieu! que d'odeurs qui se répandent de la sainteté de [notre Bienheureux Père! Dieu en soit béni et de toutes choses ! Amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCLXXXII

A MONSIEUR NOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY

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