‹ LettresChapitre 142 sur 281 · A MONSIEUR DE LA FLÉCHÈRE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DE LA FLÉCHÈRE

a RUMILLY (Savoie) Condoléances sur la mort de sa mère.

vive •}- jésus!

[Annecy, 1632.]

Monsieur mon très-cher fils,

J'appris [hier] au soir comme Notre-Seigneur a tiré à soi ma très-chère sœur, votre vraiment toute bonne mère !. Je sais que votre bon naturel vous doit bien faire ressentir cette perte 5 mais je crois aussi que vous aurez cherché votre consolation au lieu où cette âme s'est retirée, ou plutôt, comme j'ai dit, auquel Dieu l'a retirée, pour l'accroissement de sa gloire; car, en telles occasions, il ne s'en trouve point de solide hors celle de sa sainte volonté. Pour moi, mon très-cher fils, j'ai ressenti celte perte comme de l'une de mes plus chères et fidèles sœurs, mais dans la soumission que je dois à la divine Providence. Consolez-vous, mon très-cher fils, et prenez la Sainte Vierge pour votre mère, et vous expérimenterez le pouvoir de ses intercessions envers ceux qui ont recours à elle. Maintenant il faut que vous soyez père, mère et frère à votre pauvre sœur. Je ne vous la recommande pas, sachant la véritable affection que vous lui portez et votre bon naturel. Dieu soit le protecteur de tous deux. Je suis d'une affection très-grande votre, eic.

1 Madame de la Fléclière décéda à Rumilly, le 17 août 1632. (Voir la noie lur madame de la Flécher e, Ier vol. des Lettres, page 22.)

AXXLE 1032. 121

LETTRE UCXCIV

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