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[An.. . y. IStt.]
Moi tkès-homxu: et trls-chkk shigxei k,
Vous avez laissé cette petite ville toute parfumée de la suavité de votre douce, dévole et débonnaire conversation , particulièrement Ifesseigneurs nos bons prélats, qui en parlent avec grand sentiment. Mais surtout nos pauvres ScBOIl sont demeurées tellement consolées de l'entretien de la jutrr diUctÛm,
qu'elles regrettent avec moi de n'avoir su jouir plus souvent du bonheur de votre désirable présence.
Il est vrai, mon très-cher seigneur, aVOUS parler dans la pure vérité, que j'étais intérieurement sollicitée du désir de vous parler d'un sujet que ces bonnes ImeS ne savent pas ; et bien que ma bas et la révérence que je porte à votre mente et que je •':
a votre dignité combattissent cette pensée, néanmoins c'était elle
qui m'excitait à vous prier souvent de nous venir voir, et s me
plaindre a votre boute de ce que vous ne le taisiez pSJ. Or j Cl
que par votre absence je sei I ûte de i stte m crèi ita-
Kioo, et néanmoins je m'en trouve plus pi nique je
ne puis l'anéantir sans scrupule; i i il pourquoi, mon très et
ur, me confiant en votre débonnairelé et bumilité, et prosternés en esprit à uh j je vous supplie et conjui
avec toute I n oce qui m'est possible, par la pure dili i -
tion (pie vous avex à notre divin Sun. ar, « t par l'amour que vous portait et que von i s notre Bienheureux Père, de
vous déporter d'< ire les Religieux, tt de prendre
garde aussi de ne b< nrfc r personne, ni en général ni en parti-
culier, pour chétive qu'elle soit, dans vos livres, ni d'y rien dire qui puisse émouvoir des contentions ou réfutations ; car tout cela ne fait qu'engendrer beaucoup d'offenses contre notre bon Dieu , les Religieux qui répondent n'ayant pas assez de mortification pour le faire avec l'humilité et le respect qu'ils doivent à votre digne personne et à votre qualité.
Ce mépris que l'on donne des Religieux peut aussi grandement diminuer la piété des peuples, qui est fort soutenue et accrue par leurs bons exemples et doctrine, et de plus, mon très-cher seigneur, les ennemis de la sainte Eglise se fortifient dans leurs erreurs, et font des trophées et des risées quand ils voient que ses propres enfants se dévorent l'un l'autre, et surtout quand les pères, qui sont Messeigneurs les prélats, découvrent les plaies de leurs enfants, avec confusion, et que les enfants ne le souffrent dans la soumission qu'ils doivent; cela, dis-je, donne un grand scandale, ce qui ne peut apporter qu'un très-grand détriment à la très-sainte Epouse de Notre- Seigneur. II vous a donné une âme et un esprit propres pour écrire de son divin amour, et enrichir l'Eglise d'infinité de traités de dévotion , pour le bien et avancement des âmes : c'est la sainte occupation que ceux qui vous honorent désirent maintenant à votre aimable loisir, afin que, par le moyen de cette pure dilection de notre divin Sauveur, dont votre chère âme est si parfaitement amoureuse, vous preniez garde dorénavant d'épargner dans vos écrits les Religieux. Vous voyez qu'ils ne reçoivent pas avec profit vos avertissements, et qu'il y a grand risque , si cela n'est bientôt étouffé par votre bonté et charitable support, qu'il ne s'allume un feu qui éteigne celui de la sainte charité en plusieurs âmes, et ne cause de très-grands scandales en l'Eglise de Dieu, ainsi que plusieurs bien sensés appréhendent et prévoient qu'il arrivera infailliblement, si votre débonnaireté et votre zèle à la plus grande gloire de Dieu ne vous fait supporter sans revanche
l'insolence d'une réponse que l'on «lit avoir été faite à un de
tos livre?, laquelle, étant n extravagante et éloignée de la vérité
et «lu respect qui vous est dû, ne p< ut porter COOp contre l\ time (jue Ton a de votre véritable \ «i In.
Oublies donc, mon très-cher seigneur, cette offense, à l'imi-
talion du divin Sauveur, qni en avait reçu de bien plus grandes
de cens pour qui II demanda pardon en les excusant, et SOQ1
lonvenes aussi , non bon seign< ur, de la mod< stie et doua or avec laquelle notre Dienbeorem Père parle en la préface «!«•
\\hi."f/r <lnin, de ((lui qui l'avait si insolemment bafoue en pleine cliaire : il attribue celle faute a son /fie. I nus
chérisses si tendrement l'esprit de ce Bienheureux, imites-Ie, mon 1res cher seigneur, en bs patience à tout supporter, et
en ((lie prudence charitable, qui le tenait attentif à ne dire ni
lire jamais aucune chose qui pût tant soit peu blesser le
aérai, ni les particuliers d'aucun Ordre, ni décrier personne
(lu monde, pour vile et clielive qu'elle fût. l/on voit cette
vérin'' dans ses écrits, où il oblige par témoignages d'honneur <i d'estime tout le monde, et particulièrement les Ordi religieui qu'il révérait et aimait, et disait que c'était Time dei plus saines parties do I! Ouaml il en savait quelque
défaut, il les couvrait tant qu'il pouvait, et s'employait >< » i : ; 1 1 • • 1 1 sèment .1 1« 1 aidera réparer: je l'ai vu dam cette pratique ie ans se< 1 ombi< n <!<• charité, de travail et d'écrits il
i i luisait! les sensibles douleurs qu'il ressentait quand
li 1 aiis « t et u\ di v ,<•< |, liastiqui t en évid< do
que la moestime de telles personnes diminue et affaiblit
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