‹ LettresChapitre 144 sur 281 · I elle la ■ onfianee que je prendl de lui du nmple · texte numérisé non relu

I elle la ■ onfianee que je prendl de lui du nmple

mrnl tout BSOU senti me ni « après la gloire d< Dieu, j

p n le 1 ■ 1 italile amour que je mus dois « I v 1 u\

vous rendre toute ma vie, et prie Dieu de vous donner la sainte inspiration d'employer dorénavant ce talent qu'il vous a donné pour écrire de sa pure dilection, et par ce moyen enrichir la sainte Eglise de plusieurs traités utiles à ses enfants. Permettezmoi, Monseigneur, de vous supplier de me donner quelques petits témoignages que vous n'aurez point désagréé ma simplicité et confiance en votre bonté , car mon cœur aurait une bonne touche s'il pensait avoir fait quelque chose qui vous déplût, ayant tant de désirs de se voir continuer l'honneur de votre précieuse amitié.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCXCV

A LA SOEUR MARIE-AIMÉE DE MORVILLE

A MOULINS

On doit faire valoir les dons de Dieu avec crainte et confiance.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy, 1632.]

Ma très-chère fille, Puisque Dieu vous a fait la grâce de vous recevoir entre les bras de sa bonté, vous convertissant à elle, il ne faut plus parler des choses passées, mais vous appliquer fidèlement à cultiver en crainte et confiance le don de Dieu, convertissant les lumières de sa grâce en des effets. Pour moi, ma fille trèschère, je puis vous assurer que je n'aurai du passé aucune mémoire ; et, si je l'ai bonne, je ne fus nullement fâchée de votre lettre, mais oui bien du trouble où je savais votre maison; mais n'en parlons plus, et me croyez toute pleine d'une sainte dilection et amour maternel pour vous, et que toujours vous me trouverez disposée à vous rendre toutes les assistances qui me seront possibles pour votre consolation et profit spirituel. Il fau* demeurer ferme, ma fille, car désormais vous ne seriez plus

excusable : là considération de ce que vous deves à Dieo, a rolre salui, à votre réputation, el à celle de l'Ordre où Dieu

par sa grâtt vous a mise, doil rire souvent devant vos yeuv. Vous me demandez ee (jue je désire que vous fassiez. Oli Dieu! ma très-chere fille, que puis-je vous dire sinon que vous renonciez et méprisiea absolument toutes lei choses périssables pour n'aspirer qu'aui éternelles, par li voie d'une parfaite observance de* Règles que vous professes ? Devenes bien

petite à m< veux, aimes la retraite, et que vos délices soient d'être SieC Dieu et non avec les hommes. \nun.

Conforme à une copie garùV.' i li \ bittU— de Wirr».

LETTRE IICXCV1

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L'tbtence i!c Mgr ilf Genève 1 1 la pccoptiiooi ont donaenfl mm retrait nnplli i ne permettent pai I la Stinle de m rendrai Lyon.

Ils TSftS-CHÈai I ni I,

le liens de recevoir, es premier matin d<* ma solitude, la lettre de Hgr de Bon I 1 1 rêtre, par laquelle j'ai vu l'hon-

neur qu'il plaît à Mgr le cardinal de me (aire, d< liranl que j'aie le bonheur de 1" soir et sous autrJ - toutes, mes chères Biles,

jin m'a remplie de confosion, voj ml le peu qoe je su mon inutilité partout, pour être désirée ave.- tant d'affection.

Si \l;;r de <îenè\ ( ni, j.- crois qu'il m.' eonmi.md

d'obéir aux d ' lin il , m u> il n util h i « • i pour

l' Pi( moi t , de sorte qoe « • . j<- ne puis m ne

peHS4 atir d'ici avant son retour; outre que SOUS

BOOrteS bien joger, ma très-cllère tille, que non unes

maintenant «-n une siison on mon j ^t plus requis

à nos chères Sœurs d'ici qu'à nulle autre. C'est pourquoi je vous prie de faire savoir ma légitime excuse à Mgr le cardinal, avec tout le respect et soumission qui lui sont dus; et, puisqu'il ne plaît pas à Dieu de disposer maintenant les affaires en sorte que nous puissions recevoir la chère consolation de notre entrevue, nous attendrons avec patience et soumission à son bon plaisir une occasion plus favorable. J'espère qu'il la donnera, si c'est pour sa gloire.

Je salu e ma Sœur M. -Denise [Goubert] ; je ne puis lui écrire . Je n'ai jamais su croire ce que ce Père dit si peu charitablement. Cela m'apprend toujours mieux combien il nous faut être retenues, si ce n'est avec ceux dont nous savons la discrétion et affection. 0 ma fille! vous m'êtes certes précieuse plus que ma vie, et vos deux maisons; et croyez que je désire fort de vous voir; mais Dieu ne veut pas que ce soit maintenant.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCXCVII

A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY

SUPÉRIEURE A MONTPELLIER

La voie de l'humble confiance conduit au comble de la perfection.

vive ■{• JÉSUS !

[Annecy, 1632.]

Ma bien chère fille ,

N'exposez jamais vos confessions pour les envoyer écrites, cela est trop hasardeux; et bien qu'il n'y ait rien, grâce à Dieu, d'important, l'on en pourrait recevoir de grands déplaisirs par la perte. Or je connais si clairement votre chère âme que jo n'ai pas besoin pour cela de voir vos confessions. J'admire celte particulière conduite de Dieu sur vous, de vous laisser la crainte de ses jugements, et comment sa bonté vous

ANNÉE 1632. |f|

donne le contre-poids, pour votre très-grand profit, et je vois, « 6

me semble, que cela unis e>t 1 i i s - *'• par DU amour tout spécial.

O ma filial mais je dis ma fille très-chèrement aimée, ijes de plus en plus une entière et très-absolue confiance en ce divin Sauveur, lui remettant im . isammenl tonte votre âme et tout le loin «le vous-même et de tontes choses, c'est la vraie

voie SU laquelle sa divine Providence vous veut conduire jusqu'au comble de toute perfection, et Paul suivre os train en l'oraison, comme je vois que vous faites. Il m'es! avis que je

voi< clairement votre cn-nr , tant votre limité et confiance filial.' m'en ont toujours donné une entière et fidèle connaissance,

(fous devez, avec une profonde humilité et reconnaissance enven Dieu, conserverie précieux trésor que sa Bonté vont donné en ce discernement, par simple vue, de von- ce qui vient de sa grâce et ce qui pari de voire misère; car, par ce moy< n,

référant à Dieu ce qui lui appartient, VOUS ire/ toujours croissant < n grâces, qui est le bonheur <l< ta bonheurs, et que je vous souhaite avec ce cœur que Dieu m'a donné pour vous, qui i il en vérité très-incomparable en ses affections, n'en doute/ jamais. J'ai plui écril que je ne pensais; car je ne puis plus guère l<- faire ; j'ai un très-grand rhume et oppression dèsqoinse jours. Cela m'excusera ver- Monsieyneur, auquel je désirei i< uni un quelque partie dn ressentiment que j'ai des bontés « I charitéi qu'il exerce il paternellement enven vous. Prenei la bénédiction pour moi, et loi faites très-humble révérei de m i part, avec loi reconfinnations de ma smcèn reconnais-

\1 et mademoiselle de l allât ; j< les cb< et honore bien fart El la chère petite Constant la salue

< t. ot( - nos Bo i p 'it dou « So m M Jacqueline

| qui m'a i ci H iui e que je la chéi il lendremenl

» t iip OU ai m. .nu nt.

i*Cf.

LETTRE MCXCVIII

A LA MÈRE ANNE-MARIE BOLLAIN

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