‹ LettresChapitre 145 sur 281 · SUPÉRIEURE DBS FILLES REPENTIES DE LA MAGDELAINE, A PARIS · texte numérisé non relu

SUPÉRIEURE DBS FILLES REPENTIES DE LA MAGDELAINE, A PARIS

Attribuer à Dieu seul le bien qu'elle opère dans la maison de la Magdelaine. —

Conseils de direction.

vive -J- jésus!

[Annecy], 10 octobre [1632].

Croyez, ma vraiment très-chère fille, que si vous recevez quelque contentement de mes lettres , j'en reçois toujours un bien grand et beaucoup de consolation de voir, par les vôtres, comme Dieu se sert de votre petitesse, et de celle de nos bonnes Sœurs vos compagnes, pour l'avancement de sa gloire en ces chères âmes qu'il vous a commises. J'en bénis de tout mon cœur sa douce Bonté, que je supplie vous donner à toutes une nouvelle augmentation de ses très-saintes grâces et bénédictions, rendant toujours plus utile et fructueux le soin et le travail que vous prenez pour son service, comme j'espère qu'il fera.

Et quant à votre particulier, ma très-chère fille, je vois que Xotre-Seigneur continue à vous tenir de sa sainte main. Je le remarque particulièrement dans ces deux choses que vous me dites, qui sont très-précieuses, et viennent de sa seule bonté : ce zèle que vous avez du bien et avancement, des âmes et cette bonté à les supporter. J'espère que Celui qui vous a donné ces affections les rendra utiles et profitables pour l'augmentation de sa gloire et pour votre salut. Tenez-vous bien près de Dieu, ma chère fille, parmi les affaires et le tracas, le plus que vous pourrez, et ne l'abandonnez point de vue, et vous verrez que sa divine Bonté vous fera des grandes grâces, je l'en supplie de tout mon cœur, et de bénir ces chères âmes qui vous donnant tant de consolation et de soulagement par leur zèle et affection au bien de votre maison. Il est vrai, nos deux chères

ANNÉE 1631 ISO

Sœurs les Supérieures de la ville et du faubourg nous ont écrit avec dei témoigo igea d'avoii été grandemenfl couse

et édifiée! du bon état toque) «-lies ont vu votre maison, <'t de rataocemeul qu'elles y ont trouve ; eilei sont tort latisfaitei de

votre bonne conduite. Ma fille, demeorei bien hombie devant Dieu, qui daigne se aertir de von- iî utilement à sa gloire.

Je vous assure que je remarque atec une singulière consolation ce que vous me dites, que quand ces âmes ont tait quelque échappée, des qu1 elles vous voient et que VOUI parle/, elles sont toutes douces et BOUplei connue un gant; cela vient purement de Dieu, ma chère tille, en ces àmes-la qui ont été si éloignées de Lui. — Je supplie sa Honte remplir votre chère âme de son pur et saint amour, et celles de toutes nos chères Sœufl que je salue avec vous de tout mon cœur, qui est entièrement faire.

Conforme 1 une copie de l'urijjiual ;;ir<Jc au premier monastïre de la Viiitatiuti de Tari».

LETTRE IICXCIX

A I I Mi.i;i. M IBIB- UNI i: DE BLONAY

scréaitiRfc au pneui» h moxastUk de i

I fju i 1 1. r .] \\ k-vc. — ('. ■ iniiiicn est

ferai l :>ml< r c:i Di.u.

Page 1