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VIV

Croyes, ma brèt-chère fille, que, il c'étaifl le bon plaiairdt

Irail bien être en disposition pour v<»us écrire DU peu I souhait; car il me Minble «pu- j'y prendrai! hien plaisir, el til bien que v«». al ne vont pas tant

mal qu'il ^ ait de quoi M beaucoup plaindre, Si je m me

trompe luit, voies ; plus d'uivi-- de me voir que

je n\ a ai de - i « ucore sue (bis, nanl que mourir , celle

chère consolation ; et certes, s'il plaisait à Dieu de me délivrer de ces défluxions qui me travaillent, et que j'eusse le congé de mon Supérieur pour sortir d'ici, je ne regarderais guère à ce que nous sommes proches de l'hiver; mais j'irais de tout mon cœur vous voir, en cette saison comme en une autre.

Je serais très-marrie si Mgr le cardinal ne recevait pas mon excuse, qui est, ce me semble, bien légitime; car, ma trèschère fille, dites-moi, je vous prie, me conseilleriez-vous de sortir d'ici sans l'agrément et la licence de Mgr de Genève? Je pense que non ; et outre cela, l'incommodité qui m'est survenue m'aurait sans doute empêchée de sortir d'ici , c'est ce qui est cause que je n'ai su faire de retraite ; car j'ai la tête si mal faite que je ne puis remuer mon esprit, ni rien faire, pas même lire, ni beaucoup parler sans douleur, tant la défluxion me tient la tête occupée. Je bénis Dieu pourtant de ce qu'il lui plaît m'envoyer de quoi un peu souffrir. Ne soyez néanmoins pas en peine de ce mal; car, ma très-chère fille, si vous me voyiez quand je me porte un peu bien, vous y auriez du plaisir, d'autant qu'on dirait que je n'ai que quarante ans , tellement je suis recjaillardie ! Le printemps sembla m'être un peu favorable à cela; mais enfin, au bout de tout, il faut toujours dire : Que la sainte volonté de Dieu soit faite !

Quant à ce que vous m'écrivez des dits du monde, [cela me peine,] je vous l'avoue ; mais pourtant, ma fille, il me semble que chose quelconque, excepté Dieu, ne nous saurait séparer, ni tant soit peu ternir l'union de vraie mère et de vraie fille qui est entre vous et moi, et que, quand tout le monde ensemble s'y mettrait, il n'aurait pas le pouvoir de m'ôler un brin de la in me croyance que j'ai que vous êtes toute mienne ; mais il nous fait quelquefois grand bien de savoir les choses que le monde dit, parce qu'il me semble qu'avec la grâce de Dieu on en tire toujours quelque profit. Il est vrai, il y a fort peu que l'on m'a encore mandé que vous n'aviez plus tant d'empressement pour

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moi qu'autrefois; mais j'ai rn que c'était par affiran ibîssem de sentiment! naturels. Le monde n'entend pai c - pore

et ({iif !•' vrai amour on demeure plui Bolide, plus fenn

agréable à Die o, et a l'espril qui !<• possède; laissons lir

ntinuons. Dieu soit béni! .I«* n'en pois plus de la tel .

Conforme i l'original gardé atu ArchifM i i Innecf.

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