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n'importunerais guère l'évêque. Ma fille, contre toutes ces paroles et menaces de nouveaux règlements, il ne se faut guère mettre en peine. Allons toujours notre chemin droit à Dieu, et que Ton dise ce que l'on voudra.
Voilà un Père de l'Oratoire qui me fera finir plus tôt; il vous portera ce billet. Je me suis bien louée à lui de l'assistance que vous fait son confrère, le confesseur de Mgr votre archevêque. — Ne craignez pas que je m'ouvre à ce bon ecclésiastique qui est avec ma Sœur de Belley; je le connais déjà. — Certes, ma fille, je ne suis pas capable de juger de celte fille si extraordinaire. Tant de science et tant de paroles sont un peu à craindre. Oh ! Dieu nous fasse toujours marcher par les basses vallées d'une véritable humilité et simplicité! c'est mon inclination.
Je ne puis écrire à noire Sœur M. J. ; elle peut connaître la bonté de ses tentations par les fruits qu'elles opéraient en elle. Vrai Dieu ! ma fille, que toutes telles tentations sont grossières ! Certes, si je ne me trompe fort, il y a prou besogne dans la Visitation pour les plus braves, mais il la faut faire. — Que II. Cœursilly réimprime donc les Epîtres en leur même caractère. Adieu , ma vraie fille; mille saluts à toutes vos chères filles que mon àme aime parfaitement.
Dieu soit béni !
Conforme à l'original gard(' aux Archives de la Visitation d'Annecy.