‹ LettresChapitre 177 sur 281 · I .• indifférent! \ lnnc · texte numérisé non relu

I .• indifférent! \ lnnc

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Il me lemble qu'il n'était poinl besoin que vous prissiesla peine de me répondre mi je roui avais écrit; car, pour

moi, quand j'ai «lit une chose, je u'v, pense pins, <t snrtonl pooi ce qui d< r< ;arde que le temporel, parce qn'il me lemble

«pie nous autres H< h ne nous devons pas he.nieoup

UnilSi i api es i es p tliles ( lioses-la.

Je vous m. uni. os (jne j. pensait que la fondation «le Met/

ions aurait apport»' <lu soulagement, parce < j 1 1 «- ma SOBUT li

Supérieure m'écrivit que Ton prendrait mille écus de dot d'une novice que vous aviez , pour faire cette fondation, et que cela n'incommoderait pas beaucoup votre maison, et je le crus ainsi. Quant à ce que vous me dites que je n'ai pas voulu que vous me rendissiez compte du temporel de votre maison, hélas! ma chère fille, c'est parce que je suis maintenant en un âge, et parmi des accablements d'incommodités et «l'affairés où j'aurais peut-être bien peine de prendre le loisir pour voir cela. Et quand je l'aurais vu, il n'en reviendrait aucun profit; car il me semble qu'il n'y a grand honneur ni déshonneur pour nous autres Religieuses, qu'on dise que nous sommes ménagères ou que nous ne le sommes pas. Au moins ne m'offenserais-je pas si on disait que je ne le suis point; et quand je verrais que vous l'êtes bien, je ne vous en estimerais pas davantage pour cela. Que si néanmoins j'ai dit ou écrit quelque cbose qui vous ait pu fâcher, je vous en demande pardon, ma très-chère fille. Mais j'ai bien répondu sur ce qu'on me mande de quelques-unes de nos maisons où elle avait passé , qu'on avait remarqué qu'elle n'avait pas beaucoup de conduite pour le temporel, je dis qu'on avait louché au blanc. Mais croyez-moi, ma très-chère fille, que celles qui vous ont redit ou écrit tout ce que vous me marquez pour ce sujet, et encore ce que vous me dites de la délicatesse au manger, sonl peut-cire elles-mêmes la cause qu'on leur ait fait ces demandes-là, par des paroles qu'elles peuvent avoir dites, qui ont donné sujet à tels propos. C'est pourquoi je ne les voudrais pas entièrement croire, puisqu'elles ont celte infidélité à Dieu et à leurs Sœurs, que de redire ce qui ne sert qu'à refroidir la charité que nous devons avoir les unes pour les autres.

Au surplus, ma très-chère fille, pour ce qui est de pourvoir votre maison d'une Supérieure, certes, je suis bien d'avis que, puisqu'il n'y a point de filles propres pour cette charge, au moins de quelques années, vous y persévériez le plus que vous pour-

ANVÉI 10 3.;.

rez; car DOS filles de ce payi de Savoie ><>nt hrop simples et grossières jimir aller ;;i»uvei 1M r «'ii ce pays-là, euuiine SOSU vive/.

liais roua poorrci regarder entre toutes celles que vous savez qui sont dépo* ei eo l'Institut, laquelle rousjugeres plus propre p sertir utilement votre maison, en cas que vous n'j poissiei plus porter I»' fardeau. — Quant a ce que roua dites, ma chère fille, s'il faul donner tooa lei litres de notre Bienheureui P a chaque Sœur <'ii particule . 1 est ane chose t j m • * je - ris qui M pratique en quelques-unes de nos maisons et <pi<' je ne désapproute pas ; mais je ne la lais pourtant pas pratiquer Ici. Noua faisons bien donner le litre des Entretiens aux Scsnra onsoje rois <| n 1 ont besoin <!<■ se bien former selon l'esprit de I Institut, parce que c'est l«' moyen <le le bien prendre qui pratiquer ce litre-là, et beaucoup de Sœurs Tout céans pour leur lecture; mais celles a qui noua raisons donner d'autres litres pour leur lecture n'onl pas celui des Entretiens. Tant de litres ne sont paa nécessaires, puisqu'il faut peu de science, mais beaucoup de pratique; et u<>> bonnes Sœurs, vos filles, ont bien tort <1«- ne se pas soumettre à votre jugement en cela. Ion- poutea I > î « * 1 1 croire < | • i « • oui, ma chère fille, que |e sais

le i<>\.»;,< de Paria .» Neters, Ifgr de Geni te l'aj ml c d tndé

sur la déclaration que l< Lecins onl faite « 1 « * l'absolut

site qu'ataifl celte bonne Mère [Fatre] <l«- pn ndre ce remède,

auquel elle atait bien <l«' la répugnance, p qu'il [allait

■ m monastèn pour eel de Paris l'ayant «mi

commande i (alla obéir, et rela - asoil

de tant de personne - de signalée piété, comme de IL Le Blanc, il de Ifgi de P u is, de [S. \ in< enl de Paul]

luel de ces deui maisoos-là, de Mgr de Bourges, «!<• \l. le commandeui <l< Sillet*] el de |>luMeur> autres unis tic

I Institut, < j • i « • je |u use <|u entin ceiu qui s'en sont moqm s, la

moquerie louj en demeurera dessus; car, comme dit Mgi de lète quand il conclut qu'elle \ dotait aller H ta bien <le

la différence entre sortir pour aller en une autre de vos maisons boire des eaux dans le monastère et sortir pour aller aux bains. » Nous pouvons bien aller en une de nos maisons pour de moindres sujets, que celui de la conservation d'une personne utile à un Ordre, comme est cette bonne Mère à l'Institut. Je ne sais pas si c'est selon les Constitutions canoniques; mais je crois qu'il n'est nullement contre celles de notre Institut. — Au reste, ma chère fille, vous avez fort bien rencontré à ne pas croire que j'eusse approuvé le voyage de Metz à Nancy, car j'ai bien écrit le contraire; mais je n'ai point su que ma Sœur la Supérieure de Nancy fût allée à Metz. Je pense bien que, de vrai, elle doit aussi bien savoir le chant de notre Office que celle de Metz.

Voilà, je pense, votre lettre répondue, ma toute chère fille; mais ne voulez-vous pas bien que je vous dise, selon ma confiance ordinaire, qu'il me semble apercevoir dans votre lettre certain dégoût et mécontentement de notre bonne Sœur la Supérieure du faubourg? Et cela procède, je pense, des petits rapportemenls qui, comme renardeaux, détruisent la vigne, ou du moins oient la suavité de la charité. Mon Dieu ! ma fille, tenons nos esprits au-dessus de tout cela, et apprenons à ces âmes caqueleuses qu'elles doivent, selon leur Règle, appliquer leur esprit, leurs paroles et tout leur être à l'amour de leur souverain Epoux, auquel je suis invariablement tout à fait vôtre de cœur.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE IICCLXXIII

I i. \ BCBI I LOI im:-m IDELBINI AD KL AI NI

! ■ !<■ résister sus tentations doui rient '!<• la maie boatc* de Dievj 1*1

douer uns réterte I s.i tlivinr rolonJ

Amet] ,29 1633,

M \ Tl;l>-i m i;i; ni i .

.)<• ne puis m'empécher de vous témoigner la consolation que j'ai reçue <!<' voir la franchise avec laquelle vous m'avei ouvert loti»' cœur, lequel j'ai Koujoun aimé, <'t l'aimerai tant que je vivrai. Je vois que Noire-Seigneur l'a un peu voulu éprouver par la tribulation, en laquelle néanmoins II von- .1 lenue de sa sainte main, de quoi vous !<• devez bien remercier ri reconnaître cette laveur de sa s» nie Bonté. Toutes les Baisons de l'année se retrouvent donc en votre âme, ma très-chère fille j « h l'hiver est déjà passé, le printemps est venu, etj'j vois aussi quelque bon fruit il»' l'été, qui est cette résignation <'i totale dépendance de la volontéde hou, .1 quoi toutes les vraies litli 1 doivent tendre, en s'abandonnanl entièrement .1 sa

conduite dans la parfaite soumission a l'obéissance, qui « il celle qui nous lignifie en toutes choses 1.1 volonté de Dieu Li persévérant .1 le servir comme cela, et dans cette reconnais- ■ • <jii. tous avei «lu lion «i de I s il»' vota vocation,

vmi> aiiini./ mus douic l< - divines miséricordes toujours plus abondamment. Cesl ce que j«' vmis souhaite de loute mon affection, vous demeurant pour . ma très-chère

fille, etc 1 1:

LETTRE MCCLXXIV

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