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A CHAMBERY

Affaires d'intérêt.

vive •)- JÉSUS !

Annecy, 12 décembre 1633.

Madame,

L'assurance que l'on nous donna l'année passée, de votre part, que vous désiriez payer entièrement le reste que votre bonté doit à ce monastère, nous donne la confiance, dans la nécessité où nous sommes, non-seulement de vous en ressouvenir, mais de vous conjurer, au nom de Dieu, Madame, de vouloir bien nous faire cette charité, laquelle, dans l'état où nous sommes maintenant (dans l'engagement de plusieurs dépenses extraordinaires pour la gloire de Dieu et l'édification du prochain;, nous ne la recevrons pas avec moins de reconnaissance et de gratitude envers vous, que si vous nous la faisiez par pure aumône. C'est pourquoi, Madame, nous vous conjurons derechef qu'il vous plaise nous aider de cette partie,

pour nous tirer un peu de la peine où nous sommes, en laquelle

rien ne nous presse tant que deoi eenls ducatOUS, que DOUA

gommes obligées de donner à IL I»' sén iteor Ducresl poar le mois prochain, parce que nom nous voyons «1 tns l'impuissance de les pouvoir trouver, si votre bonté *'t piété, Ifadame, ne nous secourent, comme nous l'en supplions très-humblement, i I la prions < t conjurons derechef, pour l'amour •!<• ! t très-sainte Vierge, à laquelle vous aves une toute particulière dévotion, « t encore par notre Bienheureui Père, pour lequel aussi je sais (pic unis aves un amour cordial •■! révérencieux, de ne nons pas i conduire en cette occasion, laquelle nous touche de près, puisqu'elle nous nécessite a vous écrire <l»' la sorte; ce «pi»' nous faisons avec d'autant plus de confiance, que nn^ nous tenons si assurées de I honneur de votre bienveillance, que nous croyons assurément qu'encore que vous no nons dussiez pas ce peu «pic nous vous demandons', vous ne laisseriei de nous m a>sis[ri «j dans l'extrême besoin où nous sommes.

It pour conclusion, je vous dis, ma très-chère <'t bonoi dame, qu'il but que -ans remise vous nous tendit/ la iii.im cette fois, ainsi que nous vous en prions <•( que nous l'espérons de votre l'on el très-digne cœur, pour lequel nous offrirons in sainent a hou miN petite- pi îères, afin qu'il lui plaise le combler de l'abondance des plus riches trésors de sa gréa C il le souhait de celle qui « si el m m invariablement, Madame, votre très-humble, etc.

I ircj.

LETTRE MCCLXXXIV

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE LVO\'

Sentiments de la Sainte sur la maladie et la guérison de Sœur M. -Alix. — Ne pas déranger le prévôt de Genève peudant qu'il écrit la Vie de son Oncle. — Convalescence de Mgr Jean-François. — Il ne faut pas ajouter foi aux bruits malveillants répandus contre le deuxième monastère de Paris.

VIVE -j- JÉSUS !

[Annecy, 1633.]

Ma très-chère fille,

Enfin loné soit Dieu qui a, par votre moyen, opéré la guérison de cette pauvre Sœur M. -Alix. Si c'est miracle ou si ce ne Test pas, je n'en sais rien; mais je vous dirai bien que la même chose lui arriva ici, où elle me dit qu'elle eut une vision de saint Joseph et de notre Bienheureux Père, et fut entièrement délivrée sans qu'elle eût aucune de ces fariboles plus d'un an durant qu'elle demeura céans, et elle persévéra dans sa paix encore plusieurs mois, depuis qu'elle fut retournée à Grenoble; mais il lui arriva depuis tant d'affaires en ce monastère-là, qu'elle retourna comme auparavant. Je crois certes que vous ferez une grande charité si vous la pouvez garder jusqu'à ce que ma Sœur la Supérieure de Grenoble n'y soit plus; car elle se laisse si fort préoccuper l'esprit par les sentiments de ce bon Père pour ce qui regarde cette petite que cela gâte tout. Il faut que je vous dise ce petit mot en riant : quoique j'estime ce bon Père un grand serviteur de Dieu en toutes choses, si ne puis-je pas m'empècher de voir qu'avec notre peu d'expérience, nous avons mieux connu la vérité de ces choses-là de bien loin, que lui qui en était fort près; car il est vrai que cette petite a un esprit fort fin; et le temps qu'elle fut céans depuis sa guérison, je n'y reconnus pas pour cela beaucoup de dévotion.

Si Mgr voire bon cardinal vous va voir, je pense qu'il sera

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difficile de vous exempter de loi dire quelque «-hn-t' du mal et de la guérisou de celle petite, laquelle roui lerea très-bien de maintenir dans !«• train d ommunauté. Kll<' esl Ii i « * n on p- d infirme, c'esl pourquoi »ii qu'elle aura besoin de quel

petits soulagements ; m . a l< . i mon

avis, d'établir bien en - nr une sainte el filiale crainl

Dieu, el une vive appréhension de ses divins jugements. le crois que ma Sœur la Supérieure de Cbambérj vous aura i c «• qu'elle connaîl de cel esprit II esl vrai que, quand je fus ■ Grenoble, j»- remarquai quelque i en elle *[u i me lit croire

qu'elle avait l'imagination . mais enfin, pour savoir -

délivrance est miraculeuse, i i is en croire* ce que ces Pères vous en diront, après que vous leur aurei «lit ce qui arriva <• qui lui est arrivé ches vous; car des Pères Banian estimaienl que ce lût un miracle que sa délivrai] :e quan 1 elle lut in'. .1. serais bien aise <I ir quelles prié 'es p urticulières

un- Sœurs oui faites pour elle.

Quani i M. !<• prévôt ', certes il a beaucoup d'occopatioi ' pourquoi, i< le Bollicil ■/ |» ls tan t il'* i

lier, m ûs laissez-le un peu n ; Nous n'avons < d qn an

ou deui ,"i^ de loi pendant tout le temps qu'il s travaillé .i l.i Vie '!'■ notre Bienheureui Père; <•( puis vous aves li tant pi I il : m ! h po bien laisser em-

à sa saiuir I» I suis bien ai- 1 que i

/. trouvé à vo car il esl bien fort au mien M

/ lii.'o. al p i int 1 • m il el

émit qu'il soil guéi i ; m ûs il loi esl dem ine m

folil.--' d i «si contraint d< auvent

BU Ut II lot in .1 m >>.• I.- joui .1 l.i- iiot ; m UJ i I

tablement les larmes me vinrent ans yeui quand je le v i-,

* ^ il»*-., •] . i Lj poar

l imprc i\ i Q

il est si fort déchu et tellement pâle, maigre et défait, qu'il me semble quasi la mort. Néanmoins on croit qu'il se remettra tout à fait avec un peu de loisir et de temps. Au reste, il a une si grande reconnaissance des présents que vous lui avez envoyés, qu'il a voulu que je vous en remerciasse encore, ce que je fais de tout mon cœur. Et j'ai été bien aise que vous lui ayez envoyé quelque chose pour son soulagement, excepté en ce qu'il y avait de l'excès véritablement; car quand vous lui eussiez envoyé un pot de mirabolans la moitié aussi grand que celui que vous mandez, il eût été suffisant, et la moitié ou le quart des noix avec quelques autres petites choses; mais c'est que vous êtes splendide à merveille.

Au reste, je ne savais rien qu'il y eût un pot de mirabolans pour moi, jusqu'à ce que je l'aie trouvé derrière un rideau en notre chambre où on l'avait caché ; mais certes si je savais qui vous a fait faire cela, je les en mortifierais. J'ai demandé à ma petite secrétaire si ce n'était point elle, et elle m'a répondu que [cela] pourrait bien être, de quoi je lui ai donné un petit coup bien serré sur son nez, et vous en ferai bien autant à vous si vous y retournez plus; car il y en a prou là pour dix ans. Je ne sais pas seulement si je vous en veux remercier, tant vous me fâchez en cela ! — Je vous prie de faire saluer If. le prévôt de ma part, et lui dire que je suis bien aise [de savoir] que ses presses font merveille, et que je ne lui écris pas pour ne pas le surcharger de lectures ni d'écritures. — Je crois que vous avez maintenant la présence du bon Père doin Maurice, que je vous prie de ne guère garder. — Nous vous envoyons treize quadruples et deux demi-pistoles d'Espagne, que je prie instamment de faire tenir par voie sûre à ma Sœur la Supérieure d'Orléans, avec cette lettre qui y est jointe. — Nous ferons brûler toutes ces informations et papiers de niaiseries, s'ils ne le sont. — Je voudrais que l'on dît en particulier ce que l'on désapprouve du faubourg; car toutes ces généralités

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ne sont (jin- paroles; et, pour vous dire [dm pensée Intime], je crains que cela ne sienne d'une lâcheuse lill»- <jui es! la dedans; car enfin le Visiteur, qui est do bomme < 1 « * probité »-t de pru- «1. i c( li odes, m assur< que tout \ vi parfaitement bien.

(j-rt( -, il en «luit savoir dea nouvelles plui sssuréei que loua <■. u\ (jtii écrivent Le l>»>n Père <l<>m Maurice en sait bien des nouvelles : secouei-le on peu inr ce injet, el m'écrives i e qu'il voua dira ; mais il L'affectionne grandement N'oublies <!«• lui donner l'argent. Bonsoir, ma toute chère fille; certes, je suis bien inquiétée.

i I . ,i\r» d« Ift \ J,

LETTRE UCCLXXXV

.\ i I MÊME .oiir de li rotante* de Di u. — Diverse* reconunendetioiM,

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