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DUC DE SAVOIE, A TURIN

La Sainte implore son intervention 'pour l'établissement' d'un second monastère à Annecy, et dit que la Règle ne permet pas de dépasser le nombre de trente-cinq ou quarante Religieuses.

vive -f- jésus!

[Annecy, 1634.]

Jamais, Monseigneur, je n'eusse osé prendre la hardiesse d'écrire à Votre Altesse Royale, si l'on ne m'en eût pressée, et assurée que sa débonnaireté ne l'aurait point désagréable. C'est pour la supplier très-humblement nous octroyer cette grâce, de faire savoir à Messieurs du Sénat et à ceux de cette ville sa volonté absolue touchant l'érection du second monastère de

A.wi.i; 1634.

notre Ordre |à Annecy]; car; Monseigneur, le Sénat de celle ville n'a pas voulu entériner les patent» s qu'il ;« |>lu à Votre Altesse Royale nous donner pour cela; rar lesquelles et sur les assurances que le bon Père dom Juste non- ;i données plusieurs (ou de la bonne volonté de I otre Altesse en ce iu|et, nous avons acheté an faubourg de La Perrière, par l'avis de llgr «le Genève, rergers <]ui sont en très-bon air ci spacieux, mais infertiles, pour bâtir le monastère, chose qui n'a pai plu i cou de celle lillr qui nous voulaient (jui d'un côté, oui d'un autre, selon les désirs le nons fendre leurs places el maisons. A quoi ne pouvant acqoiesa r, ili se sont roidis et fait qnelqne brigue, à ce que Ton dit, pour empêcher le fait de cette bonne œuvre, que je proteste en toute vérité s. Votre \ltess«- Royale, Monseigneur, n'avoir été entreprise que pour la seule gloire «le

Dieu, en la retraite des biles qui aspirent a la vie religieuse, I '

pour le soulagement des familles de ce pays, en leur donnant, - quelques années, <leu\ maisons dans lesquelles elles puissent loger leurs filles, el cela par les dispositions de la divine Providence, qui inspire nos maisons de IV, mer et de Bourgogne i nous gid< i pour le h.'itiuieui. Nous ne désirons pas néanmoins plus ample privilège, pour doter [ce nouveau] m re, «pie

celui dont il a plu .1 Votre I le de gratifier celui-ci,

n'étant, par la grâce de N S eur, nullement désireuses de les enrichir des biens perissahli s de cotte vie.

\1 i le prince Th >nn a w témoigne lrès-aftectionn< ection

de cetti ode maison, parce que M ;i i vu la petitesse «le

celle-ci «m bâtiments et js I , et l'impuissance d< idir;

sur rpi<> M sieur* du Sénal el ceu* de cette \ i 1 1 «* disent (ju'il

donc I an monasl< ind . que nous i puissions

que l'on t oudrs . et puis faire démolir

celui-ci, proposition, Mon tir, que Votre Utei A raie

tout i t ut im . . | aimerions nous mieui

mourir «pu- d'j icqa putsqu< muit est li source

et le chef de tout notre Ordre, et qu'il a été consacré par notre saint Fondateur qui l'a choisi pour sa sépulture, et qu'il a planté la première pierre au nom de madame la Sérénissime Infante duchesse de Manloue. Outre ces raisons, Monseigneur, nous ne pouvons, selon l'ordonnance de la Règle, être en chaque monastère plus de trente-cinq ou quarante Religieuses, au fin plus. Nous ne disons rien à Votre Altesse Royale des choses que ceux de celte ville ont avancées contre nous, par des requêtes et réponses indignes, parce qu'ils sont en cela très-dignes de commisération et particulièrement de toutes les personnes d'honneur et mieux sensées d'Annecy. Il n'y a [pas] un seul chef qui ne soit palpablement contre la vérité; ce que je ne voudrais pour chose quelconque assurer à Votre Altesse Royale , s'il n'était ainsi.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCCXCII

A LA MÈRE ANNE-MARIE DE LAGE DE PUYLAURENS

SUPÉRIEURE A POITIERS

Tcn lie intérêt pour le nouveau monastère de Poitiers. — Reconnaissance des bontés dont l'abbesse de Sainte-Croix a comblé les Sœurs fondatrices.

vivk -j- jksus!

Annecy, 20 janvier 1634.

Ma très- chère fille,

Ce m'a été un grand sujet de louer Dieu de vous savoir si heureusement arrivées à Sainte-Croix ', particulièrement voyant le grand et bon accueil avec lequel vous avez été reçues de ces

1 Avant de se retirer dans la maison de louage où devait se faire leur établissement définitif , les Sœurs fondatrices du monastère de Poitiers avaient reçu une généreuse hospitalité dans la célèbre abbaye de Sainte-Croix dont madame de Nassau, princesse d'Orange, était alors abbesse.

ANNÉE H».V*. i '

dames de Sainte-Croix. J'attends de savoir plus particulièrement votre établissement, bien que je ^<>is très-consolée de von comme ce commencement i si heureusement réussi, liais ce qui me contente plus, c'est la bonté de Mgr l'évéqw ayant nn t<'l prélat, je vont estime Irop heureuses. Vous m'excuserex, s'il vous plaît, si je n'écrit pas \ madame d<' Sainte- Croix, car je ne la connais p..> , et, eu in- cela, je suis dans un àgeel daoi nn accablement d'affaires qui m'ôtenl lout s fait la force et le loisir <le foire tout» - I. - condescendances que |e désirerais bien, liais en celle-ci, ma très-chère fille, sous êtes pable que moi pour lui rendre fos reconnaissances, «it

lui donner fonte la satisfaction (jiie 18 piété lui Saurait I aire

requérir de voua

\miv avons lait I > î « 1 1 soigneusenienl la neu vaine que voos

DOUI aviez » CTÎI ; Mien la n nde utile a s;i gloire et ;m <!• SÎr de

cette bonne et vertueuse dune, (-est tout ce que je puis dire maintenant, attendant plus amplement do vos nouvelles. Dieu répande sur voui |se> bénédictions et sur votre chère petite

troupe, que je Salue cordialement avec vous, et BUpplie \olre-

Seigneur vous combler toutes des plus riches trésors de -.1

■!<• suis en Lui, d'une affection invariable, ma très-chère

fille, votre très-humble et indigne sœur et lervanle eu Notre-

'Iieur.

S<»:i R .Ii i\> I i.\\< oise I;iu:v!\

l Aire de tout s<>n cotur.

Conforœr

2ns LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

LETTRE MCCXCIII

A LA MÈRE FRANÇOISE-GASPARDE DE LA GRAVE

SUPÉRIEURE A BOURGES

Elle la félicite de son heureuse arrivée à Bourges.

vive f jésus!

Annecy, 20 janvier 1334.

Ma très-chère fille,

Ce n'est que pour faire la fête de votre bonne arrivée à Bourges, et m'en réjouir avec vous, n'ayant rien à vous dire de plus, d'autant que je n'ai point reçu de vos nouvelles depuis celle qui m'annonçait votre heureuse arrivée, et la commune consolation que vous avez reçue, ma Sœur la Supérieure de Poitiers et vous, par la cordiale et sainte franchise de vos bons cœurs l'une envers l'autre, laquelle je vous conjure de continuer, et de bien servir cette maison-là, je veux dire avec humilité et une parfaite douceur et patience, et vous verrez que Dieu vous bénira. C'est tout ce que je vous souhaite , n'ayant autre chose à vous dire pour le présent, sinon que je prie Dieu vous combler et toutes nos Sœurs de ses plus saintes et désirables bénédictions, étant du cœur que vous savez que Dieu m'a donné pour vous, ma très-chère fille, votre, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE UCCXCI1 hidUê

I L \ \ii':hi; \\ \i:-\i \uii: BOLL 11 \

Sollicitude Pffnr 11 wnH de cette Mère. — Contradictions que rencontre la fon :

■lu >< coud mon ; kneo] .

rmf rfn

Ma trks-ciikre ni 1.1 .,

Il esl vrai certes, j<" l<- cou qoe j'ai demeuré no peu

longtemps sansvoua écrire, mais il faut que vous me le dooniei, comme je sais <pi<' votre bon cœur fera fort franchement; efl qoand je ne voîa rien <1»' nécessaire ni qui prei écrire, j»* m'en dispense désorm tis asseï facilement. I ont néanmoins reçu une de mes lettres, que je vous ai <■< xite il j a quelque temps, el <j u i esl 1 1 i de tout< b les vôtres pn

dentés, lellemenfl que je ne vous sois redevable maintenant que de la vôtre dernière, en laquelle encore je ne vois rien qui requière réponse, sinon en nn point qui me mel extrêmement en peine, <-t c'est que voui me dites que vous êtea devenue fort EalbK . i u j'en voudrais bien savoir la cause, et je vous prie, m. i très chèi • • fille, de me la din

S \c n.- - iv u- que von ••!! un lieu ou les choses requi

.1 voui faire recouvrer \<>(r. première saute n.' v«>us peuvent

manquer, je m'« m pi -es««f i .u- h if u for I i éerire que I 00 pi il (oui le snin qu'il est possible poui ai<l< i ee la ; iii.iismiIuiiI (jiif vou> lf>

pouvez .ami avec toute facilité, j«' crois que je n'ai besoin sinon

do VOUS prier de 11 qui sera jh i -ssaire pour voire

soulagement, afin que voua voui puissies bientôt remettre, pl.iit t \..(i ■ neurde vousn lonner lelasanlé Etj< vouscon-

jui . , dm très-chère fille, d'j aider do votre part, en tout ce que voui

le pourrez lai re, eai je n'es in I» • n loi i qui lousdurieslooguemi

au service de Notre-Seigneur et de ce petit Institut, auquel vous avez reçu tant de bénédictions de sa main paternelle. Je supplie sa douce Bonté de vous les accroître en cette nouvelle année et à toutes nos chères Sœurs, afin que vous alliez toujours en avançant et faisant le progrès que sa Majesté désire de nous en une si sainte vocation.

Au reste, j'attends toujours quelles bonnes espérances vous nous pourrez donner, au sujet du secours que nous vous avons priée de nous faire avoir pour notre seconde maison , par la réception de quelques filles. Dieu permet que nous ayons des grandes contradictions en ce dessein, de la part des hommes qui en doivent même recevoir beaucoup de fruits, mais cela sans aucune raison ; de sorte qu'il est évident que ce n'est qu'une pure contradiction , que Dieu permet pour le mieux et qui se dissipera comme une bouffée de fumée. Il y a quelque chose d'approchant de ce qui se passa au premier monastère de la Mère [sainte] Thérèse; cela me fait voir plus clairement que cette entreprise doit être fort utile à la gloire de Dieu, comme aussi il est très-évident. Je recommande tout à vos prières, et à votre bon et charitable cœur, que le mien salue de toutes ses affections, et toutes nos chères Sœurs, vous souhaitant à toutes les richesses du saint amour du divin Sauveur, fait petit enfant pour nous.

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Paris.

AWi.i: Ni

LETTRE IICCXC1

A LA mi.iik M \ IIE-AIM i. K DE BL0NA1

m UIK* BOUM

:> pour l'étabUeaemeol du lecond monastère d'Anoecj. Affaira de la béatification; prochain royage du Pèredom M Borna. — - I

Krançoû de Sales doit être eonai né dam ne reliquaire biea Cerné.

M.\ Tlfts-CHftlE fii.i ;

Iccablée d'affaires, j€ d ai su écrire plut loi à llgr le cardinal, m me prévaloir des occasions qui se sont présent el maiolenaDl il les bol attendre. Certes, si l'on peul <>l)t«' air qu'il agréi !< séjour de la petite Sœur If.-Alix, an moins pour encore quelque temps auprèi «le vous, ce sera une irèsgrande charité, el vous \ deves employer loua ceux que voui peoserei avoir quelque crédil auprès «le lui. Quanl a ce que vous me ditei de ma Sœur la Supérieure de Grenoble, vous oe roui en devei pas mettre en grande peine, car la bonne iiil« etl Faite .hum; mais cependant li la petite Sieur vous demeure,

il etl lOUl clair qu'il faut qu'elle vous |>.i\e >.i pension , el moi-

méme je lui en écrirai . l'il asl besoin.

le vous prie de (aire tenu rarement cette lettre k nos SoBan de Saint-Etienne j cai c'est pour ivoir deux cents écui qu'< doivenl donner pour les affaires de notre Bienheureux Père. Noui leur niui'lnus qu'ellt - roui les I isaeot tenir au plus loi, afin que ■oui doui Ici envoyiei pour Ici rendre I Ifgi de Genève, <le qui

non ions emprunt, s pour les <]oii rue mainteu;int .in Père

doui Manrii « . i ette m tison asl épuisée de ce qu'il .1 fallu

Uni i nu jus, pi .1 pi es,, lit , , m 1rs e, i itui es sont In en m chères ici, que le Père doui Maurice trouve qu'elles le sont plus qu'à ( hrléans,

et il a (alla lel.iii « , je pni>e, pour le ni oi lis trois ou quatre toi s, |i

i()2 LETTRES DE SAINTE CHANT AL.

transcription, ce qui nous a levé fort gros; mais aussi le Père trouve qu'elle est maintenant bien en perfection. — Notre Sœur économe écrit un mémoire à la vôtre pour savoir ce que coûtent à Lyon les choses dont nous avons à faire provision. Je vous prie qu'elle nous fasse réponse avant que de rien acheter, afin que nous sachions si nous aurons meilleur marché à Genève qu'à Lyon.

Nous sommes après commencer à pourvoir ce qu'il faut pour notre seconde maison. Nous avons déjà une petite custode que nous leur donnerons : il leur faut encore un petit soleil et un calice; mais je crois que nous leur en prêterons un des nôtres pour le commencement, sinon qu'il plût à la charité de ma Révérende Mère de là-haut l et à la vôtre de donner, l'une le calice, l'autre le soleil, pourvu qu'ils ne passent pas chacun vingt écus; mais toutefois certes, pour vous, je vous sais en une certaine nécessité que je ne veux pas que vous donniez rien à cette heure. Au reste, il se présente mille difficultés et empêchements, sans raison ni fondement, pour cette seconde maison; mais cela ne nous étonne pas; au contraire, nous nous consolons en ce que c'est une œuvre de Dieu, et que partant, il faut qu'elle soit contrariée, prenant cela pour un bon signe qu'elle réussira bien. Or, néanmoins nous ne laissons pas d'aller commencer à faire bâtir dès que le beau temps sera venu, et toute cette entreprise est appuyée sur la Providence de Dieu.

Vous avez bienfait d'écrire à M. le commandeur, comme vous me dites; mais moi, je lui vais écrire clairement. J'en ai parlé au Père Binet que vous verrez bientôt, et je pense qu'il n'y aura point de danger que vous lui disiez encore qu'il l'encourage fort, et nos Sœurs aussi, à nous aider pour cette petite maison de laquelle il trouve le dessein fort bon. J'ai été grandement

1 La Supérieure du deuxième monastère de Lyon, dit de V Antiquaille t allusion joyeuse de sainte de J. F. Chantai à la situation très-élevée de ce monastère. (Voir la note de. la lettre MCLXI, page 66.)

consolée et satisfaite de lui avoir parlé j car c'est an Père |I<- Trie Binel ) tout d'or efl grandi nient affectionné h l'Institut. V ous verra noi lettres <1<' communauté efl les lui donnera s'il vous plait; il lei portera, cl elles ne coûteront point de port pai ee moyen. - J«' ne vous puis encore rien dire d< i Règles que vous m'avea envoyées , paire que je n'ai pai en !<• loisir «1«' I i voirj ii seulement vu quelqui Uea «lu cérémonial pour l'habit,

mais je trouve le papier fort gTOi el elietit.

Je vît n > «le parler au Père dum Maurice, qui est en impatience «l'avoir de vos nouvelles, e <1«' ! phe qu'il attend <1<* Lyon. Il vous prie <!<• (air in'il l'ail au plni tôt; il en écrifl plus au long à \l. 1< prévôt dnqnel voua ara ce qne c'i -t. Il si grandement presi Uc pièce, parce qu'il a achevé i qu'il ) avait à faire, el qu n'attend plui «pie cela pour partir, le ne bi

mot diépitaphe qu'il m'a «lit, mais enfin c'estla déclaratii que font ceux du Cbablais, comme c'esl notre Bienheureux Tire qui a planté la loi catholique en ce lieu-là; il tant qu'elle il écrit lur une grande lame >]>■ cuivre. Il voua prie tenir

main eommc i! faut , et dit

qu'il voua tiendra compt< e que voi; nira p la

• nt que voua loi devex. II. !«• prévôt est instruit plui au loi Il attend - qu'il lui .1

• I. mai tout «I près* de h "1 j'avais loiai

je lui 1 ( pour l'< -i pi 1.1 cl prêt ,i le lion

Pèn 1 -1 impatient d« -«mi d part, ne lui restant rien qui l<

lie I une '1<' euii 1 «• efl 1 '-• «I.- papiers <!»•

M. le prévôt dont il veut emporter la Je ne vi

t.mt d'écritures; un cheval sera pi a 1 porter. —

Salu4 /. •; 11- bien 1 b< n ment, H. non 'e notre part.

M m qu'il viemir ti Piiti 1 tenir bien promptemenl et ni. m ni m Pi i, de Lixol 11 1 « paquet. —

Je salue 1I1 il (ou! l)ounc> S-rui > , ■ ! leur Souhaite

les richesses du saint amour du Sauveur très-débonnaire, et k vous, le comble entier de ce pur et saint amour. Je vous prie toutes me bien recommander à la divine miséricorde , certes j'en ai besoin. Je suis vôtre, vôtre en la manière que Dieu sait.

[P. S. ] Je ne puis écrire à notre Sœur M. -Denise [Goubert] ; je la salue et suis bien aise qu'elle soit attirée à l'humilité; je la supplie de s'y plonger entièrement. — J'ai prié le Père Binet de présenter lui-même ma lettre à Son Eminence, car je pense qu'il sera à Lyon quasi en même temps que vous recevrez nos lettres, et il m'a promis de vous aller voir, et de prier encore Mgr le cardinal d'accorder la prolongation du séjour de la petite Sœur M. -Alix à Lyon; car, pour moi, véritablement après son refus, je n'ai pas eu le courage de l'en importuner davantage; mais je me suis contentée de l'en faire prier par sa [révérence].

Au reste, une personne d'honneur et de piété à qui vous avez, il n'y a pas longtemps, fait voir le cœur de notre Bienheureux Père, m'a dit qu'il s'était bien repenti de ne s'être pas préparé pour en prendre une bonne pièce, voyant que vous le laissiez voir avec tant de facilité. Mais si vous continuez en cela, il nous a assuré qu'un jour on vous le changera, ou vous y fera-t-on quelque autremauvais trait. C'est pourquoi je crois que vous ledevriez très-bien faire souder pour jamais, au moins si vous désirez le conserver en son entier ; car autrement il est fort à craindre. — Je vous adresse tous nos paquets, et vous prie de leur donner bonne conduite. Je les laisse tous à part, aGn que chacun paye son port, selon que vous jugerez. Vous pourrez faire tenir tous ceux d'Orléans à Montargis, Nevers et autres, par le coche; et pour ceux de Paris, si le Père Binet ne part pas sitôt ou qu'il aille bellement, vous les ferez mettre à la poste, parce qu'il y a un paquet pour les affaires de ma pauvre fille. Je joins à celle-ci la lettre que j'écris à M. le commandeur, afin que si le Père Binet ne peut pas porter les autres de Paris, il porte au

moins celle-là; que l'il élail parti, doooes-loi une inre efl bonne coodaite, car elle esl importante, d'autant qoe je loi demande loi t franche, m ni la charité poor la petite maison.

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