‹ LettresChapitre 187 sur 281 · LETTRE M CCCI V · texte numérisé non relu

LETTRE M CCCI V

\ I. \ Ml LftIB- HlléB DE BLON

Mil il de qoi

.le billet et toujours Mina loisir, pour vous prit i

que »in <!•■ donner une tare el prompte ad

letfo pour Pari qu'elles sont pour les affaires de

m. i fille , laquelle vou ! »'ii . ci L Ell<

lin e( al Sœu pleines <l<' larmes de la voir

si touchée quand il a fallu se sép il la vérité qi e i

bien le meilleur cœur el des meilleui - i sprits et jugements <ju«' l'on ne saurait guère v<»ir. Enfin certes, cil»* est fort aim 1 1 disposition où <'!!<■ est présentement Puisque voos avea va la lettre que j'ai écrite Dieux,

m es bien -.m- doute connu <•<• <|u<' j rai i en

disanti aliment de notre Sœur [\l Elisabeth] Saui a,

qui était, que je ne i leur lui propre [pour \

être Su| n i e m*< d i i tr im b

comme « ll< - ont fui i l< - ne veulent pas attendre l iscem leui éle< ii«»u ' . 1 1 veulent que n<»uv leur j>i.»j i d< i

• i d\ ipi ii. Nous ne leur nommoi - p i celles qu\ M- oe nous en pouvo i

lis nous leur en proj p iui i ml deui que j«'

près, -m (mit ['uni elle l'

-i Doli S II nui muelle <!• Nouvel \ , puis

lr I< ;"ii- ii«' pOOVOnS I me lUtW < !i<»>.'

1 l-a \I( I IrvriiT.

<ï'26 LETTRES DE SAINTE CHANTAL .

que cela. Je vous prie de les toujours bien conforter, puisque vous êtes leur si proche voisine et qu'elles ont particulier amour et confiance pour vous.

Je ne sais [ce] que vous voulez dire par cette dévote compagnie que vous marquez qui vient ici avec tant de jubilation; car nous n'en avons point vu et j'en suis bien aise, parce que nous avons prou d'autres affaires sans cela. — Vraiment, je ne contenterai pas votre curiosité à vous dire ce grand dessein pour la gloire de Dieu , parce que mon Supérieur m'a défendu de le dire. Et pour les difficultés de la petite maison que Dieu veut qui se fasse, je vous les dirai une autre fois à loisir, quand elles seront un peu dévidées. — Au reste, il s'en faut bien garder de donner votre fondation de Bordeaux à la Mère de Moulins ; car elle n'a pas de Sœurs pour une ville si importante ; il faut supporter les humeurs et les petites menées] de cette bonne Mère-là , et toujours bien aimer votre pauvre vieille , et bien prier pour elle qui est toute vôtre en vérité.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCCCV

A LA MÈRE JEANNE-CHARLOTTE DE BRÉGHARI

SUPÉRIEURE A RIOM

Compassion pour les épreuves de la communauté de Riom. —Charitable offre de la Supérieure de Besançon. — La présence de la Mère P. J. de Monthoux est nécessaire à Iîlois.

vive f jésus!

[Annecy], 28 février 1634.

Seigneur Jésus! ma très-chère fille, que voilà de terribles histoires que celles que vous me dites! Mais j'espère que ces choses-là n'arrivant point par aucun défaut de votre maison, VOUl u en serez nullement responsable devant Dieu, et partant

vous De vous en deves point affliger, aim prendre le loul en patience, comme tenant de la main «le Dieu >urs

•'avançant en la vertu et tâchant d'être fidèh Bonté,

en marchant dani l'exacte obseï va ! d'orai

et de illement , il (aul i que cela 1 1 parera loul

attirera les bénédiction* de N neur sur vota ion,

en iorte qu'il fera abonder la consolation la on a abondé la Iribnlation : c'est mon désir et de quoi je le supplie de t< forces de mon àme. fous aies une bonn bonne directrice qui voos pourronl bien soûl i votre

charge. Pour ce qui est «I- temporel, de vrai, j'ai

extrême compassion de voi >ir toujours tant «1 im la n<

site , et <ran!,mi plus que nous nous voyons «1 u i l'impuissance (!«• vous pouvoir assister; car nous avons mille pein< - i i nier, nous «tant épuiséei pour fournir a la dépense des affaires de notre Bienheureui Père; et, outre cria, noui voici ei dans l'entreprise d'une seconde maison en cette ville, ainsi que lurei appris dans la lettre que noire communauté s éci it<i a la votre. Cela esl nue nouvelle charge; mais l'œuvre étant de i infions pleinemi ni qu'il poui voira k ce

OJUJ ; equis |>our la taire : -a gloire.

Nota Sœur la Sur* ri( ure de B on non- s • i ri( que 1 1

mai bondante en bonnes filles de grande vertu 1 1 < ia< le

observance; que, si nous voulions, elle pourrait donner de

leurs bonnes protèges Mi (juehjues-unes de DOS '

il \l indez-nous si i oui v< ul< / que non ( ii pi « mu i ion* *|*i«-l«|i«"iiri.- . nous en

nr aider i I lire noti e : son. I h ' mon

Dieu, mi IresH b< re fille, que vous me dites là une bonne pai

: m | lée, <|ne mus |.i, ||, / ,1,- tu i «• ni SOHC DUC la

ri li i iîsou dominent enlièremenl sur toutes vn^ m. iii d t que aspi 11 esl plus supportant qu'autn :

< i oyei , n qu< i oui v«»uv , ,, trouver i b

Faites bien toujours ainsi, je vous en conjure, et ayez en tout une grande patience et profonde confiance en Dieu, et vous verrez que sa Bonté vous assistera et que tout ira bien. — Je crois bien que vos infirmités ne vous permettent pas de faire eaucoup d'oraison ; mais ces ferventes aspirations que vous faites fréquemment suppléent très-abondamment à ce défaut de ne pouvoir guère faire d'oraison. Hélas! je le voudrais bien, ma chère fille, que nous eussions la consolation de vous revoir encore une bonne fois ; car c'est la vérité que nous pourrions mieux tout dire de vive voix que par écrit; mais je ne vois pas grande apparence à cela. J'espère que notre bon Dieu nous réunira toutes dans sa bienheureuse éternité, et là nous aurons tant de suavité que cela nous fera oublier tous les travaux et peines que nous aurons eus en cette chétive vie.

Vous avez bien fait d'accepter le Père Charles pour Père spirituel; car, portant le titre de vicaire général, il n'y a point de danger en cela, et vous n'eussiez pu le refuser, outre que les Pères de l'Oratoire sont de certains prêtres qui dépendent absolument de l'évêque. — Pour ce qui est de ma Sœur [P.-Jéronyme de Monlhoux], il y a longtemps que je suis avertie de tout ce qui s'est passé en la maison où elle est , et je sais aussi que, grâce à Dieu, les choses y vont mieux maintenant. Je ferais conscience de la retirer, et je ne sais pas même si nous le pourrions faire, à cause que Mgr de Chartres en a fort grande estime, et, si je ne me trompe, il ne désire pas qu'on l'ôte de là. Et, outre cela, n'y ayant plus qu'un an, dès l'Ascension qui vient, jusqu'à la fin du terme de celle qui est en charge; je crois que ma Sœur Paule-J. sera réélue là, parce que la Mère de maintenant, quoiqu'elle soit fort bonne, n'a pas néanmoins beaucoup de capacité pour le gouvernement, de façon que ce serait faire tort à cette maison-là d'en retirer ma Sœur Paule-J. — Voilà votre lettre répondue, ma très-chère fille. Hélas î il faut que je répète que les choses qui sont arrivées

chei vooi me fonl frémir; m ris j'ai cod6 race que si celte bourrasque est bien employée, elle attirera de grandei bénédictions

sur vos - et mut voir»' maison; mon désir, et j'en

supplie notre bon Dieu de (oui de mon

ur (jui esl entièrement i<»ut vôtre fc.

LE! 1 RE IICCC\ I Inédib

| \1 I. V ICTOR-AM

Nom ai ms tant d'eipérîence de la bonté el clémence de Votre Allei i rénissime envers nous, qu'avec tonte confiance nom 1 1 mpplîons encore très-humblement <!<• nous prot< pnissammenl pour l'érection <!<• cette d de la

\ ite ville , qui esl en véril( ! jneur , nn

de Di< ii , i ntreprif pour - 1 seule i d< -

âmes el «lu pays. Qoe li dooi \ avioni autre intention, <»n .

judice] pour !<• prochain , je prol ni tonte iimplicit( I otre Ul que nom aimerions mi

n m que de le poursi ivre. Il plail ■ la divine Proi 'I

d. i 'ici (|tirl<|ii. Mi' \ i I h * «If v,. i i»i,lir rnntrr

r un. • nouvelle requête , choseï autant • I" 1 1 vérité que celles qu'ils dirent dans

leur p remit i a la bonté de

| hU ll(<'»t tOl «t II IKTM'S,

pai Irnii iiiiiM- i|i* r.uiini iti* . i |in lé de v ou i \! Ilonsei"

gneui , ainsi qu'en tonte humilité* nom l'en inpplions derechef,

au nom de notre doux Sauveur, de sa très-sainte Mère et de notre Bienhereux Père.

Nous avons pris un peu d'alarme sur le voyage que Votre Altesse va faire à Thonon , craignant, Monseigneur, que si cette affaire n'est conclue avant son départ, elle ne soit retardée pour longtemps, ce qui nous ferait beaucoup de préjudice, car enfin toute notre confiance après Dieu est en Votre Altesse , Monseigneur, à laquelle nous souhaitons, du fond de nos âmes, les plus riches et précieuses bénédictions du divin amour, demeurant en tout respect et soumission votre très-humble, très-obéissante et très-obligée servante en Notre-Seigneur.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Gènes.

LETTRE MCCCVII (Inédite)

Page 1