LA SOEUR FRANÇOISE-ANGÉLIQUE DE LA CROIX DE PESIGM
Kncoura;;<Miicnts à servir Dieu avec joie et confiance.
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[Moalûu, 1627.]
Eh bien ! ma Irès-chère petite, que fait votre pauvre petit cœur? J'ai confiance en la bonté de Dieu qu'il est tout brave el tout reposé en son Dieu , qui scia sans doute sa douce consolation, puisqu'il s'est privé de ce qui lui était le plus cher pour le service de sa gloire et obéir à son très-saint bon plaisir. Courage, ma fille, soyei généreuse el joyeuse en ce service:
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Guérard, \nne-àl Pillai, 1 •• iparde de Saint-Paul, Mai e-Jai
lioe Chapoton, Jeanne- M I iffard •■( Marie-Catherine de Sèv< I.
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1 \ oir 1 1 noie de la lettre 1)XXVII
souvenez-vous de ce que je vous ai dit, conservez voire cœur en dévotion, le tenant près de Dieu le plus que vous pourrez; ne faites point d'enfances, mais traitez judicieusement, sans contrainte toutefois, franchement et sagement, selon l'esprit que je sais que Dieu vous a donné. Adieu! assurez-vous que, Dieu aidant, je vous reverrai et que je suis tout à fait vôtre en ÎVotre-Seigneur. Qu'il vous bénisse !
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCCCXIX
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY
SUPÉRIEURE A LYON
Conseils au sujet d'une jeune Religieuse qui avait besoin d'apprendre à s'humilier
et à obéir.
vive -J- jésus!
[Moulins], 4 novembre [1627],
J'ai enfin reçu le livre de la Vie de notre Bienheureux Père et la lettre, le tout bien empaqueté. — Mon Dieu! ma trèschère fille, comment est-il possible que cette bonne Sœur ait si mal pris l'intention que j'avais en lui conseillant la lecture du Père Rodriguez, es chapitres : De la connaissance de soimême, De l'humilité, et autres vertus dont il traite excellemment, et certes utilement, pour les âmes qui cherchent Dieu, ce dont celte bonne âme a tant de besoin! Enfin cet esprit ne cherche pas les vraies vertus, mais elle-même; il faut toutefois espérer que l'âge et surtout la grâce lui donneront un jour l'esprit de I i vraie sagesse. Vous faites fort bien de ne la laisser guère aller vers les novices, ni les prétendantes, et aussi de ne lui pas pardonner les désobéissances formelles. Si la soustraction de la sainte communion la touche, [ilj est bon de la lui faire, et les autres morlifieations qui l'humilient plus. Vous lui fîtes fort a propoi la mortification.
Oui, ma très-chère fille, vous fcrei fort bien d'avertir Ifgr votre archevêque pour le sacre de votre église ! , et de la dédier à Notre-Dame el saint Joseph; que si notre Bienheureux Père
était béatifié, on venait ce que l'on ferait. — Certes, il faut que celte Sœur obéisse, assujettisse sa vivacité d'esprit à la Règle, autrement, après l'avoir souvent avertie, je lui ferais défense de lire qu'elle n'eût appris à le faire. Au reste, vous lui devez retrancher toutes les commodités de parler à la personne à qui elle a tant d'inclination et d'empressement de voir. Croyez, ma fille, qu'il faut bien éviter ces fréquentes communications avec telles personnes. Je n'ai loisir de dire plus.
Je vous prie, envoyez-nous deux pièces de bonne t'ulaine blanche, et six couvertes blanches semblables à celles que vous avei envoyées les dernières [a \essy], lesquelles étaient trèsbonnes et bien choisies; que celles-ci soient de même.
DU '( suit ht ni' Ca gardian Arcaitei de la Viiitiliaa d*flaancj
LETTRE DCCCXX
A LA MKHi: MARIE-FRANÇOISE QU M fi BIT
I : iMcc dr teulre cl maternelle anecdOO. — Demande (le pner'
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[Bourjf». lill
M\ lia >-i;«'\\r. ii 'iia.s-cni.ia; S« i i i; ,
Ne penseï pai que pour être on peu plui éloignée de vous lelon le corps, je le Mil leloa l'esprit Oh ! a i U s, il me u mble que, grâce k Dieu, notre union spirituelle va toujours croîs-
1 L lonii m lit le 8 déeembri 1687, per Ifgr dtD istsrffa*
i «le Lyon.
saut, par le saint désir que nous avons de nous joindre et unir de plus en plus en notre bon Dieu, par l'exacte observance de nos Règles et Constitutions; en cela est tout mon désir. J'ai voulu vous saluer avec toutes nos chères Sœurs par le retour de notre bon M. Michel, craignant que je ne le puisse faire de longtemps. Soyez joyeuse, ma très-chère Sœur, avec vos bonnes filles, et vivez en parfaite douceur et cordiale dilection. Certes, j'ai été bien consolée de voir nos maisons où nous avons passé; ce sont de bonnes âmes qui font bien, grâce à Dieu, que je supplie de vous combler toutes de ses saintes grâces. Croyez que je vous chéris de tout mon cœur, et que vous êtes bien ma très-bonne et chère Sœur. Je vous supplie, faites faire des prières ferventes et une communion générale pour obtenir [mot illisible] si c'est la sainte volonté de Dieu.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Thonon.
LETTRE DCCCXXI (Inédite)
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE
SUPERIEURE A BOURG EN BRESSE
Boa état des maisons d'Orléans et de Blois.
VIVE f JÉSUS l
[Bourges, 1627.]
Ml PAUVRE TRÈS-CIIÈRE ET GRANDE FILLE,
Il n'y a pas longtemps que je vous ai écrit; mais je ne puis laisser aller M, Michel [Favre] sans saluer votre béni cœur, 'pif j'aime si entièrement et si parfaitement. Nous voici prêtes d'aller à Orléans, d'où M. Michel revint à soir, et de Blois, tout content et satisfait des caresses de nos bonnes Sœurs qu'il a trouvées fort à son gré, et m'a dit qu'il faut une maîtresse Supérieure a Orléans, qu'il y a de braves filles, que c'est un grand dessein que cette maison. Nous verrons, Dieu aidant, et
puis ce qui se pourra faire à Paris, el VOUS manderons toutes nos nouvelles. Faites-moi aussi pari desvôtres, ma très-chère iille, el (le celles (le nos clin nrs que j'aime bien el lei
salue chèrement avec vous, (pie je prie Dieu rendre toute sainte. \os Sœurs de \. sont de bons esprits el de bonnei filles. — Il y a ici une veuve de grandes dispositions pour un jour être digne Supérieure, et je pense qu'elle le sera, bien qu'elle n'ait que vingt-quatre ans, avec la licence de Mgr l'archevêque. Adieu, ma vraie lille toute chère, Dieu soit notre tout; en Lui j<" suis vôtre incomparablement
Dû u toit I" ni!
Confoi !!"• i f i ' i « • copia de l'origio il gardé .i li Visitation d< Chambéry.
LETTRE DCCGXXI1