‹ LettresChapitre 193 sur 281 · MON · texte numérisé non relu

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\i \ TiiKS-ciii.i;r. Kii.i.r. ,

Voilà une triste affaire, bien rapportante a respril de celle qui Ta laite. Dieu, par sa bonté, lui veuille faire la grâce de rentrer m bien en elle-même qu'elle demande d'être déposée de . El pour moi, je crois qu'elle doit absolument ôlre déposée, par l'autorité de Ilgr d'Autun, afin que nos . n 1 1 r r > monastères tachent que tels manquements ne sont point laissa sans punition exemplaire '. l/oici «loue ma pensée : pour faire que les choses passent plus doucement pour le dehors et pour

1 Cette forme décision de 11 Sainte i regard d'une de mi filles requiert

|*oxpoeé dai Eaili qai l'on! provoquée. La Mare <le Uiynj , Supérieure i

lanl ailainte d'ane bydropieie i ijjereusc, I. us lui

i .mi i.iit Iti .-.i h \ ci t* Boarboa comme dernière tentative de guérison;

aussitôt elle i — mi pn-iner la nimi à ceUe îofractioa sus : le l'In-

ttilut, qui inlardiaanl es i bon de la clôture. La famille tic Bigny,

ir< --. ••!. -ni. ; . r .i i.i c.,iir • i • - li.nit .• , usa de loul ion crédil aoprèf da \l;;i .1 \iiiuii |. . .i obtenir «jn'il obligeai la Suj e à se rendre asm

i\ Colla ri, n*oaanl riao opposer à h lolouié .1 i prélat, p. nia à le deui Sœun anciennes, d'une rerlu irréprochable.

I'. .,; i , i | i appOl <'SJf

I; mi .i ni. i v.ille les sécuii- eur

bambtc logamaal nue |.n m . «a avac lai dehors de la pin

inoéaal tu retour des eaux, la Mèi [n y, cédant au i

m »iance* à le ren«lii i leur m u>..n .!•• < .i ■up.i in-, pi » s do Mou-

lu, int d'eillenn ait rai d m U I . i, qui .1.

i .rt lui Suif i i :• I i , I, .m , :»a i,,ji-

daite fui irrépi cnable, au poiol qu'on disait A ion snjal ■ Les Pilles de

ses parents, [il faut] qu'elle demande d être déposée, et que, pour l'instruction et édification de nos monastères, on sache qu'on l'a fait déposer pour châtiment de ses sorties : voilà le chef de l'affaire.

Or maintenant, pour en venir à bout, j'écris à Mgr d'Autun et à son grand vicaire, sans lesquels vous ne pouvez rien faire. Je dis ainsi, ma très-chère fille, parce qu'il faut nécessairement que vous fassiez le voyage, si vous avez le zèle de la gloire de Dieu et du bien de l'Institut; car nous autres infirmes n'avons pas toujours des maux si pressants que nous ne puissions bien rendre quelques services à Dieu et à notre Religion, dans les occasions que sa Bonté nous présente et qui sont importantes, comme est celle-ci. Que si toutefois vous êtes dans l'impuissance d'aller jusque-là, je crois que le Père Charles ne refusera pas à ma Sœur [de Préchonnet] Supérieure de Montferrand la licence pour y retourner, ce qui sera bien nécessaire, en cas qu'elle ait reconnu que toutes les choses que l'on vous a fait entendre et que

Sainte-Marie se distinguent partout : elles inspirent le respect et la retenue, et on n'en a jamais vu qui aient pu prendre les mœurs du siècle, même au milieu du monde. »

Malgré les éloges donnés à la vie privée de la Mère M. -Angélique, pendant son séjour hors du monastère, on ne peut justifier une si grave infraction aux lois de la clôture; mais de celle faute aux écarts qui lui furent imputés (d'avoir mené aux eaux un train de princesse, d'y porter des souliers de satin blanc, etc.), quelle distance! Cependant ces calomnies se répandirent et s'accréditèrent si bien que des esprits très-sérieux en écrivirent à sainte J. F. de Chantai, la suppliant de remédier aux désordres qui affligeaient la communauté de Moulins. Dieu permit que la Sainte ajoutât foi ;ï ces bruits mensongers et sévît contre l'accusée avec une vigoureuse fermeté. Toutefois, les tribulations qui fondirent alors sur la Mère de Bigny semblent moins être une punition de sa faute, arrosée des larmes du repentir, que la conséquence d'un acte généreux. Voici dans quels termes I exprime à et sujet la Mère Anne-Marie de Lage de Puylaurens, qui reçut son dernier soupir : u Sœur Marie-Angélique me dit en confiance qu'environ m ;m avant ce choc, elle s'était sentie prévenue intérieurement d'un grand d< sir d'une entière pureté et détachement des choses créées;

AWi.i. L634

vous m'ai et éi rites sont bien v éritables ; et, cela étincelle pourra se servir dei lettre! qae j'écris pooratoir le lecoon et l'autorité (i<- llgr d'Anton, afin d'apporter le remède convenable au mal de celte maison. Si j'avais la santé et la liberté pour faire moimême l«' voyage, je ne vous eu dooneraii pas la peine, ni à l'une

ni à l'autre; mais VOUS, D en étant (pi\i une journée et demi' moi à sept ou huit, VOUS pOUVOS plllS lieilement les aller servir

orne moi. Que s'il arrive que llgr d'Aolnn soit absent, voos pouves lui écrire en lui envoyant ma lettre, et si vous ave/ quelque ecclésiastique ou père «le Religion propre a vous assister en cette occasion, vous le lui pourries d< mander, afin qu'avec son

autorite il puisse utilement faire (••• (pie VOUS jugerics ennvenable

pour le bien du monastère de Moulins, particulièrement pour

(aire dépOSi r ma Neur la Supérieure, le plu» doucement qu'il

se pourra, pour le repos de >on emplit et la satisfaction de ses

parents, et après cela la taire ti ansuian lier en un autre monastère* Je «rois (pie celui d'Autun Berait le pins convenable,

sentant trop faible pour correspondre à la elle avait

munir inainlru '•(■ à Dieu, alin (pi'Il la lit xuil'lrir, qu'il l'humiliât t't

li n \ «m- iroové depuis ta mort en papier où

était ..n absolu qu'elle faisait d'elle-même à Dieu, en cei

I Providence, 6 mon Dieu, loi! mon unique el parfait

I , . ! , .1. in. uiant rmaen parée

Jf t-Mit |, i ,

Qui l< oit mon perpétuel eiemplaire, Pentretien de mon

il mon assiiran

A* Que l'amour à mon abjei t Diea!

les m. il.nl •■■ . 1rs travaux, 1rs m m- [ • ■ i>, lei

• t la pa ne viennent qu ind il voua plaira , n v unir,

l> ccepl offrande »'t lit passer la \l< re d< K n\ par un .il

kncei el <i 'humiliât.-:. \ . i géant dam loui luile

qu'un dessein delà Protid point à te justifier, quoiqu* elle

eût .1 l'alitant plu rtait le

im r la l isiiati m d inihcij.)

Pour ce qui est de pourvoir le monastère de Moulins d'une autre Supérieure, je n'en vois point de plus propre pour remettre cette maison-là que ma Sœur de Chastellux. Elle est réélue à Bourg, mais elle n'a pas encore accepté la charge qu'elle n'ait des nouvelles si Mgr d'Aulun, son Supérieur, l'agréera; et cependant elle est ici depuis quinze jours, et y sera encore quelque temps. C'est pourquoi, si Mgr d'Autun désire l'employer à Moulins, elle sera en liberté pour cela, et nous tâcherons de pourvoir le monastère de Bourg de quelque autre Supérieure, qui le puisse servir utilement. Voilà, ma très-chère fille, ce que je vous puis dire sur ce que vous m'écrivez. Dieu veuille que vous puissiez réparer le mal qui est arrivé ! Et pour cela je vous prie d'agir selon l'esprit de notre saint Institut, avec toute sainte liberté; car de tant écrire et renvoyer, cela ne fait que retarder les affaires.

Si vous ne pouvez aller, vous communiquerez, s'il vous plaît, celte lettre, avec les autres que j'écris, à ma Sœur la Supérieure de Montferrand, en cas qu'elle soit employée pour remédier à cette affaire. Dieu y mette sa bonne main, et vous donne son Esprit à l'une et à l'autre! Vous avez assez de jugement pour faire les choses à propos sans me les renvoyer. Mais, ma chère fille, il se faut dépouiller des intérêts particuliers; ce que je vous dis pour avoir été touchée de ce que vous m'écrivez des biens et charités que vous avez reçus de cette Mère [de Bigny], qui vous fait désirer qu'elle ne sache pas que vous vous mêliez de tout cela; au contraire, il le faut faire par charité, et n'avoir autre intérêt, ni considération que la gloire de Dieu et le bonheur de l'Institut. Je vous conjure, ma très-chère fille, de vous rendre ferme en cela. — Vous savez de quel cœur je suis à vous et sans réserve.

[P. S.] Ma très-chère fille, je vous dis encore qu'il faut que ions sachiez bien que les choses que vous m'écrivez soient véritables avant que d'envoyer mes lettres aux Supérieurs; et faut-

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il encore <jn<' «•«•lit' que voos écrira dise quelque chose qoi fasse connaître ce qu'il en est du mil, comme que la Mère ne ménage pai bien, el pe traite pai aaseï doucement ses filles, afin qu'on n'en juge pas antre chose

Notre petite maison esl commencée bcoreosement le n'ai loisir d'en dire davantage. — I) puis cette lettre écrite, j'ai pensé qne si lige d'Antnn n'était pas aa pays, il serait bon qne vous \tv lui enwoyassies pas ma lettre, mail qne sous la retinssies ou fissies retenir par nos Sœurs d'Autan, J'ai pensé que vous pourries demander le Père Plumeret, recteur d'Antnn, homme fort capable, au cas que M. deGana] ne rai tant propre pour cela.

Couforoie a l'original gardé aux .^rt Imr* ai U \ ifil itioa :

LETTRE UCCCXX1

I I I Milti: MA1IB- ING&LIQI i: DE BIGN1

; I UH RE \ Util

i lur ton roj i turbot). — llojeai i |»r. ndre pour rem<

au trouMi- que celte sorlie a iHTMJonid daafl le nnm M«-rr.

[ II

Ils nui, Premièrement, je vous proteste qu'aucune de vos Scsurs ne

m .1 écrit | et B ai poinl SU les choses qui se sont |>as>res, ilf l,i

part <!<• votre maison; mais ooi bien de quelque antre <!«' nos monasirn - \I lis surioui plusieurs monastères, avertis de votre lortie pour aller aui eaui de Bourbon , m'ont marqué dos s ii ticularités de ce vo h «Mrs sont wniahles, noo«

seulement vo Saurs, mais tout l'Ordre su reo vrail un notable et icandalej car on m'a écrit que vous éties allée

îlV«T «li'IIX (Ml \ ri (jiir il.ins l'illl VOUS élii / Il 110 S'I'UT,

un IVre Minime, M. lolro frère el le méde< D et «lui- l'antre

trois Religieuses avec une tourière et avec certains autres séculiers, et que vous avez tenu maison ouverte à Bourbon. Si cela est, ma très-chère fille, vous m'en pouvez dire la vérité. Quant à ce que Ton dit que vous étiez obligée sous peine de péché mortel d'obéir au commandement d'aller aux eaux, ma chère fille, cela est un commandement extraordinaire et non du mouvement de M. votre Supérieur, auquel, si vous eussiez fait vos remontrances avec humilité et respect qui lui est dû , je m'assure qu'il ne vous aurait pas derechef rechargée d'un autre commandement. Et c'est peut-être pour cela que N. N. ont dit que vous méprisiez le Bienheureux et moi, parce que vous n'avez pas suivi son intention ni la mienne en ce sujet, selon que je l'ai mis dans les Réponses. Et enfin, si tout ce que l'on dit est vrai, des promenades que vous avez faites depuis Bourbon et le reste que l'on me marque, certes, ma fille, telle conduite est tout à fait hors du train et de l'esprit de notre Institut; mais j'attendrai d'en savoir la vérité.

Au surplus, les N. ont grand tort de [parler] contre l'obéissance; car s'il y avait quelque chose à dire, il fallait avec humilité et charité faire les remontrances à ceux qui pouvaient apporter remède au mal, et non pas en faire des plaintes en dedans et au dehors, selon que le Révérend Père m'écrit- et on a raison de croire que je n'approuve pas [telle chose], car il est vrai- mais j'approuve bien les humbles et charitables remontrances, et ne trouve point mauvais qu'on les fasse dans la vérité. Mais de remède à tout ceci , ma fille , certes je n'en vois point, sinon que les choses n'étant pas si secrètes comme vous les tenez, il faudrait, comme je pense et comme il me semble, que Mgr d'Autun commît quelque personne de vertu et de piété, capable d'entendre vous et toutes vos Sœurs, depuis la première jusqu'à h dernière, afin qu'avec un esprit désintéressé il pût plus sainement et droitement juger, sachant la vérité des choses qui se sont passées, et du remède qu'on y doit apporter, voire

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