A MONSIEUR DE COULANGES
A PARIS
Témoignage de reconnaissance pour les soins qu'il prend de sa petite-fille.
vive -{- JÉSUS !
[Annecy], 25 juin [1634].
Monsieur mon très-honoré et très-cher frère,
Je voudrais que vos yeux pussent pénétrer le plus intime de mon cœur, pour y voir le véritable amour et respect avec lequel il vous honore et chérit, car je vous assure que c'est de toute l'étendue de ses affections. L'une des chères consolations que je pourrais recevoir en ce monde, serait de me voir réellement encore une fois avec vous, comme j'y suis souvent en esprit. Mon Dieu! mais il ne le faut pas désirer, n'y ayant point d'apparence que sa Bonté le veuille jamais; et en tout il nous faut conformer à sa sainte volonté. Au moins, mon très-cher frère, prendrons-nous souvent le contentement de parler de vous avec notre très-cher Mgr l'archevêque , de vos bontés , des effets de votre singulière amitié et de la tendresse d'amour que Dieu vous a donnée pour cette pauvre petite orpheline, de laquelle, et de ses affaires, vous avez un soin si paternel. Dieu, par sa douce bonté, en sera votre récompense, mon très-cher frère, comme de tout mon cœur je l'en supplie, et de donner toujours plus grande grâce à cette petite, afin que croissant en âge, elle accroisse aussi le contentement que vous en recevez, par des plus solides actions et devoirs de son obéissance.
Je ne vous saurais dire, mon très-honoré frère, ce que je sens vous devoir et à madame ma très-chère sœur, et certes à tous les vôtres, le supplie Noire-Seigneur de répandre miséricordieusemenl lei plus riches faveurs de ses grâces sur votre digne per-
sonne et sur tout»' votre béoite el booorable famille ; au moini ierai-j€ a j un ris, el «In fond de mon cœur, sanl aucune réserve, Monsieur mon très-honoré frère, votre, <-t<-
Conforme à une copie <!«• l'ori;;i a M i M. P« Itlld • ! •• Conclie*. à Pan»
LETTRE IICCCXXIV AsAlfe
I \io\>i;iii\i:i i; ANDRÉ i i:i;\i\«>r ■ Affaires de la béatification de nint]
ni
Mon Dieul ou êtes- vous, mon tout unique «-t bien-aimé seigaear? Personne ne me dil de v«>^ nouvelles; mais j'ai confi tnce en l.i bonté de Moire Seigneur, que vous êtes partout el pour toujours en sa divine protection, comme un serviteur fidèle, qui ne se démarche point de son train ordinaire, ni <1<' la fermeté de lei saintes résolutions à | > 1 1 i i # - a son bon Maître, quelque pari qu'il soit, ni quelle affaire il négocie. Notre très-sainte D une el Maîtresse vous aura, je m'assure, visité en l'abondani il»- vi vu, vin--, je l'en supplie de toul mon cœur, car noua voici dans l intes pisiti
\ oui wvei déj • , mon très-cher seigneur . comme nos Pères H oui quitté Rome, comme le Père «I m Rfaurice esl
v.-mi Ici el m'a <lit i oui avoir écrit | plm t]\
il loi encore quelque chose <|m était née h la perfection
des procédures, lesquelh oui trouvées très-bonnes, el cette aflaii en u ien dre « j u •• 1 1 Ion [ueur Ce bon Père i etoor-
il i i .i Rome au mois ,|.. septembre, el pense qu'il \ I tudra bien un .m pour (aire taire lei Li inscriptions el copies italiennes, el
I m v i ronnaili .• s, |rs |,i im clin < - | .ni • i r d< - i|. put. |
commis p >ui < • I • sans qu'il veuille parlai d'autre cb< se. rendis ru.
qu'il fera cela, il découvrira les moyens de [mot illisible] le Décret dont il nous donnera avis, afin d'être aidé de notre secours ; car il croit que la chose ne sera pas impossible, vu que notre Bienheureux est en très-grande estime dans Rome et parmi Nosseigneurs les cardinaux, notamment même que le Pape a témoigné, par quelque action et parole, l'estime qu'il fait de notre saint et très-fidèle serviteur de Dieu. Je crois qu'il nous faut un peu aller en cette affaire à la bonne foi, et y espérer une conduite et assistance toute spéciale de la divine Providence. Je n'ai loisir de vous écrire plus, et aussi que mon estomac devient fâcheux et rétif à ce métier. Je supplie la très-sainte et débonnaire Mère de notre doux Sauveur de vous conserver en santé , mais surtout en sa très-sainte grâce , vous donnant le comble de toutes consolations et bénédictions célestes. Je suis d'un cœur incomparable, mon très-honoré et très-aimé seigneur, votre très-humble et très-obéissante sœur, fille et servante en Notre-Seigneur.
Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Boulogne-sur-Mer.
LETTRE MGCCXXV