BARNABITE, A TURIN
Sentiments de résignation au sujet des retards apportés à la béatification de saiut François de Sales. — Visite du duc de Savoie.
vive -J- jésus!
[Annecy, 1634.]
Mon vrai très-cher et unique père,
Notre très-sainte Dame et Mère veuille, selon sa débonnai- . visiter votre cœur en l'abondance de ses suavités maternelle-, afin que jamais plus il ne se laisse surprendre ni affliger pour 1« I divers succès de cette misérable vie, quels qu'ils puis-
sent être ; car enfin , puisque la souveraine Providence de notre Père céleste gouverne tout, efl qu'il ne tombe pas on cheveu de ootri tête lam sa conduite, non pas même une feuille d'arbre, pourquoi ooos affligeons-nous de ce «ju'il loi platl de
Or il nous faut bien agrandir nota i sur cette
vérité, mou très-débonnaire Père, afin qne chose quelconque ne noua ébranle, non pas même le retardement «le lu déclaration de cette bénite et tant désiré béatification, Att. ndons, avec uni amour* use patience et soumission, le temps qne cetfc Pro-
vidence a marqué pourcela, nom consolant eu notre bon Dieu, de 1 i certitude qu'il donne a nos tunes qtaa <•<• Père nue nous chérissons si tendrement jouit d< s a glorieuse prés el qu'il
ivec tous lea Saints, en cette cité de Jérusalem oè sont efl nos « i] érances. Demeun : paii
me parle/ jamais de la dépense, surtout de
la vie particulière; car je me confie que Dieu pourvoira à tout
(•«• qu'il faudra pour cette sainte œuvre, le n'en suis point en
SOncî, non plus (ju« de notre p en Piémont; mais je I
tout a la souveraine Providence. Et je vous ai déjà écrit comment l.i véritable débonnaireté de Son Altesse R >yale Pavait
poil donnei- rineompar.dde bonheur I liofl de
sa \ quand il tut en ce pays; mais avec tant de suavité
qu'il U' parfumées de - 1 bonté , et des cordi
qu'il nous donna de son estime pour notre Bien» ' . • t de sa bienveillance euvei - notre petite I
ition. \ i (pu Is mit Joujou
; I pi ni' ia Dieu qu'il a< qu'il a
commenci en sa belle âme • <pi il sera saint. Il ne
I I' rin.tr qu'il B i pour la -• mai-
son i le fille . Comme ont fait ines.l.un h .,,,,,
a notre ho | iote (. illi, i ,,,,,
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dont de la Valbonne, attendant que le monastère soit bâti, auquel on travaille fort. Elles ont déjà reçu dix filles, et il s'en présente d'autres en grand nombre. — Nous attendons ce que vous nous direz pour Verceil, et ferons ce que vous nous manderez, s'il se peut. Je voudrais bien que l'on ne demandât pas d'argent à Son Altesse Royale. Il nous faut peu, et ce grand prince a tant d'affaires! Croyez que nous avons rendu grâces à Dieu de bon cœur de la naissance du petit prince. Je suis, mon cher Père, votre, etc.
LETTRE MCCCXXVI