AU PÈRE DOM JUSTE GUÉRIN
BARXABITE, A TURIN
Dieu convertit tout à l'avantage de ses serviteurs. Bénédictions qu'il répand sur le
deuxième monastère d'Annecy.
VIVE f JÉSUS !
[Annecy, 22 juillet 1634]
Mon très- aimé père,
Je ne sais que veut dire que je sens un amour toujours si tendre pour votre cœur; c'est, je pense, que parmi les retardements et longueurs des affaires de notre Bienheureux Père , vous devenez toujours plus saint, par un dépouillement des plus tendres affections dont votre cœur ait jamais été revêtu. Voilà comment notre bon Dieu, par une admirable industrie de son amour, convertit tout au profit des siens; et même les choses qui leur sont plus amères leur sont rendues douces. 0 bonté et sagesse de Dieu , que vous êtes inconcevables ! J'espère que ia part que vous m'avez donnée en vos saints sacrifices et en toutes vos bonnes actions m'obtiendra de Noire- Seigneur la grâce de reconnaître ses miséricordes.
Si vous \o\\r/ 1 1 communauté de cette petite Gunille ', vous diriez que j'ai grand sujet de looer Dieu et de me confondre qu'il ait daigné se servir d'une si chétive créature pour une œuvre qu'il semble vouloir taire réussira sa très-gi uni.' -loin- ; car, mon cher Père, la divine Bonté i répandu «le m grandes 1 h m i grâces célestes sur les premières filles de cette
maison, spécialemenl sur quatre ou cinq, que j'en sois i d idmi-
ralion. Dimanche passé, nous en vêtîmes trois; demain nous
en vêtirons quatre antres -; il en reste quatre, et il y en a un grand nombre qui aspirent Les douze de dedans, surtout les sept premières] sont dei âmes d'élite, qui cheminent avec un courage oonnareil dans une fidélité sincère, et toul i (ail grande pureté; aussi Dieu les favorise bien fort Vai-je pai cela grand sujel de le louer/ Faites-le avec moi, mon cher Pèi Il n'y a que peu de jours que j'ai écrit a madame la sérénis-
SÎme Infante Catherine; je ne sus pas lui mander CCS Nonnes
nouvelles, car je n'avais pas vu nos Sœurs depuis l'établis
ment le voudrais bien pourtant qu'elle le sût; mais \< h
lui écrire iî souvent, le le ferai quand il y aura quelque nouvel avancement, car je lui écris pour la solliciter de noire établissement; oulre que )c suis assurée qui; sa piété singulière «'t l'élection qu'elle i a notre Institut la rendent isses attentive à cel », « ertes je ne puis pis la presser. le vous ! . si loin , mon toui bon «t cher Père; je m.- contente de me tenir
disposition d'une prompte et cordiale olu -i.ssanee , unman-
(leuient t\r Leurs .\ll»-^es, quand il leur plana de DOU1 hon< n j«* vois que M;;r de lienève es! m .linteiiant tout
dispoM-, depuis <pi il a >u l'intention de Son \ltOSM lin\ale.
1 I I \nMCl .
Oi I • l.ivr.* du noviciat du itlèri I' \nnec] que
\r .ii ' Ifi juillet !•■ ; » i | | babil, <"i qeatri la
I juillet.
Mais, mon cher Père, si nous y allons, ne viendrez-vous pas à Turin? et ne serez-vous pas le guide et le support de vos très-chères filles, les petites colombes de notre Bienheureux Père ' ?
Je supplie votre débonnaire cœur de ne parler jamais des comptes, ni de l'argent, ni de votre dépense pour le fait de la béatification. Seigneur Dieu! tout ce que nous avons n'est-il pas vôtre? Je pense que l'argent ne manquera point à cette sainte besogne, de laquelle je ne désespère aucunement, puisque, selon que je vois, on la peut acheminer, et qu'il faut bien deux ans pour travailler à ce qui est requis à la préparation. Et cependant mon tout bon Père se reposera d'un côté et travaillera de l'autre : cela s'entend pour les colombes du Bienheureux, lequel n'aura pas moins agréable cet emploi. Or, voyez-vous, cette béatification est l'œuvre de Dieu, c'est pourquoi je lui en laisse le soin et la conduite. — Je m'avise de ce que vous me dites de la bonne volonté que mesdames nos princesses ont pour notre accommodement, dans les petites nécessités des ameublements et vêtures; certes, cela nous oblige grandement. Mais vous connaissez mon cœur, qui n'est pas porté à beaucoup vouloir hors la nécessité , et encore moins à surcharger les grands. Or bien je vois que vous voulez vous décharger de nous, pour jouir en paix de votre solitude; mais je vous en recharge tout à fait, et n'en veux avoir aucun souci pour ce qui regarde ce passage. — Certes, si vos bonnes Religieuses de Verceil ont le cœur d'embrasser la sainte communauté, j'espère en Dieu qu'elles en recevront grande consolation. Dieu vous fasse saint, mon très-cher Père, mais de la sainteté
1 La Providence, qui retarda jusqu'en 1638 la fondation demandée à Turin par les princesses de Savoie, ménagea cette année même celle de rignerol. Quelques Religieuses de la Visitation d'Embrun se rendirent en cette ville, sous la conduite de la Mère M. -Françoise Humbert, professe d Annecy, et y fuient solennellement installées en septembre 1634.
AWI.K 1634. 381
qoi abonde <'n paix, joie el consolation du Saint-Esprit, (ju«* je supplie régner en von-, et voua tenir mémorcUif de votre pauvre vieille Bile, en vos saints sacrifices. Je suis - 1 erve,
vôtre , etc.
LETTRE MCCCXXX1 I L \ mi:iu: Il IRIB-J IGQ1 i:i.i\i: COMP UN
Kihori ition .1 la pratique <!<• la pamm \é «-'t da niai abandon
I i i 134 ] If A 1 U FILLB,
La lieue qui v<m> travaille esl la croix de voire corps. Mais , ô Dieu! que j\ d vois bien une plus grande el plus pressante ■ votre esprit, qui est le travail que voua donne la pauvreté de votre m ûson, el que cette affliction, m< dites-vous, a beaucoup contribué au mal que vous aves. Eh! Seigneur Jésus I que vois-je m ma lr< s-chère Bile? Un si |»riit cœur dan- un si grand corpi ' Eh qu faut-il affliger de la pauvreté, doua autres qui en
i lait i eu ' Ne devons-nous paj embrasser amoureusement |i - petites n- 1 essitést t disettes qu I >i«* u nous mande, pour notre avancement en son lainl amour, el pratiquer ce que nom lui avoni voué el promu li solennellement? Tanl de doj maisons <l 1 1 i ne -«ait pai si bien que la vôtre j car Je peau qu'il i en i plui de trente qui oe sont ni bâties, ni reniées, 1 1 qui ne vivent que d'emprunt, el dut-il pour cela qu'elles s'< a lourmi atent ; Non, « erles, m i h es i bèi . il I Hit atl< u i c patience et
«nfiance en Dieu le lempi qu'il • d si \m pour doua donner le leijwel i; mié nr manque jamais d'envoyer
an If loin.
Noos intf - même, nom n'avons jnsêesnenl que h qoi esl
nécessaire pour rouler, encore avec beaucoup de peine. Nous sommes néanmoins bien engagées à l'entreprise d'un bâtiment qui nous coûtera beaucoup, sans avoir rien d'assuré devant nous pour fournir à cela que six mille écus dont on nous a fait la charité; mais nous nous confions que la divine Providence pourvoira au reste, ce qui sera bien nécessaire, d'autant que nous ne pouvons pas attendre grand secours par le moyen des dots des filles que l'on recevra; car de douze ou quinze que nous avons déjà reçues en cette seconde maison, je ne pense pas que nous en ayons trois ou quatre mille écus en tout. Je vous dis donc, ma très-chère fille, que nous ne vous pouvons pas aider, et que cette maison a assez fait pour la vôtre, quoique certes, si nous avions le moyen, nous ferions davantage; nous vous assisterions en votre nécessité pour vous braver en courage et cordialité, mais nous en sommes dans la totale impuissance. Et pour conclusion, ma fille, je vous dis que puisque vous avez trouvé de si bonnes âmes, vous devez vous assurer que Dieu ne les délaissera pas; car l'intérieur de vos Sœurs rendant à sa divine Majesté ce qu'elles lui doivent dans l'exacte observance , elles attireront infailliblement les bénédictions de Dieu sur elles et sur leur maison, et obtiendront le secours nécessaire à leurs besoins.
LETTRE MCCCXXXII
A MADAME LA DUCHESSE DE NEMOURS
A PARIS
Souhait: de bénédictions. — Respectueux hommagesdesdeuxmonastèresd'Annecy.
vive -j- jésus!
[Annecy, 1634]
Madame,
Sachant que Votre Grandeur est arrivée à Paris fort heureusement, f'nàce à Dieu, nous allons en esprit nous réjouir avec sa bont< de tant de bons accueils qu'elle a reçus du Roi, de la
INNÉE L6d I.
Reine, de messeigneura vos enfants, et de tanfl de personnes de
qualit»' (jui vous honorent, le ions regarde iYec consolation parmi tous cet contentements, el il m'est avia que je voia voire bon cœur, Madame, qui rapporte tout cal a Dieu, comme
à l'unique objet de sou amour, et a la traie source de tout véritable bonheur. Vos très-petites filles, qui bonorenl Votre Grandeur ai ce un amour incomparable, ne cetsenl point de réel unei lei mi* ricordea du divin Sauveur de nos âmes, afin qu'il lui j > 1 . i i > « ■ Faire abonder en la iode. Madame, les richesses de son
saint amour, et que toutes aaintes bénédiction? vous arrivent
et a messeignenn voa enfants. Elles désirent grandement, i
pauvret chèrea Sœnrs, qne Votre Grandeur leur continue Thon-
m m de la bienveillance qu'elle a daigné leur témoigner avec
tant de débonnaireté. CeDes de la petite maison ont les mémei
désira et g< atiments, et je vona assure, Madame, que Dieu lait
voir qne cette œuvre est sienne, par les bénédictions que sa
bonté \ répand; cap je pnia dire que les fillea qui aont appel<
la, \ reçoivent dea grâces el faveurs célestea Irès-particulièrt
Non donnâmes l'babit a sept, il y a quinte jours; el quasi
préparent pour le recevoir dans quelque temps. Il j a
dea poursuivantes en grand nombre; mai- il faudra qu'elles
■ ut en peu d<- patience qu'il \ ait lieu pour I i voir. I a
liment du oscaaai Dieu, et a tisfac-
tiou {{*■ tout le peuple. Les plus contredisanti a'< a n ent, et
ut que cette enti [loire de [Mon et utilité de
leur ville.
\ oils , Madame , c< mmenl Dieu accommo
les < | i bonté a fait eu notre
mai-mi de Moulina pai la |
il( tout. I oti i , nous
■ di
a témoigné en celte occasion sa véritable bonté envers notre Institut. Je vous en rends mille très-humbles grâces, en vous demandant pardon de ma trop grande lettre. C'est, Madame, de Votre Grandeur, la très-humble, etc.
LETTRE MCCCXXXIII
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVHE
AU DEUXIÈME MONASTÈRE DE PARIS
Mgr de Genève désire que la Mère Faire se rende à Rennes. — Eloge de la Mère Mad. -Elisabeth de Lucinge et de sa communauté.
vive -f- JÉSUS !
[Annecy], 8 août [1634].
Ma très-chère fille,
Nous reçûmes, il y eut hier huit jours, vos lettres; et le lendemain Mgr de Genève nous vint trouver au partir de ses Vêpres solennelles de Saint Pierre, et nous dit fort fermement qu'il était résolu que vous allassiez à Rennes, qu'il avait eu cette inspiration; ce qui certes me surprit un peu, et comme il vit que je tardais à lui répondre pour ne lui pas témoigner d'abord la répugnance que j'y avais, il me dit : « Voyez-vous, Dieu donne sa lumière aux Supérieurs pour la bonne conduite de ceux qui dépendent d'eux ; il les faut laisser un peu gouverner. » Sur cela, il vous voulait aller écrire que vous y allassiez, mais je lui dis qu'il me semblait qu'il serait bon d'attendre la réponse de Mgr de Rennes, parce que peut-être aurait-il déjà fait faire une autre élection, selon qu'il m'avait écrit qu'il ferait s'il ne vous pouvait pas avoir, et comme cela il s'en alla. Mais certes, ma très-chère fille, le style des secondes lettres de Rennes me fit bien changer de sentiment le lendemain; car elles nous faisaient voir l'impossibilité de remettre celte maison-là dans la paix et union sans une assistance telle que la
INNÉE 163 i.
vôtre, et que, quand vous u'iries qoe pour cela, l'on s'en contenterait, h vous lairrait-on en liberté pour vous en retourner après avoir mil ordre ani affaires de cette maison, selon qu<' vous le jngeriei à propos, parce que l'on croit qoe ligr de Rennes se rangera facilement a (oui ce qoi sera de vos sentiments. Kl enfin tons oetu qui conn tissent !«■ fond «lu mal d< monastère-là ne craignent sinon qoe la Mère déposée soit réélue, ce qui arriverait sans doute, Mgr de Rennes la désirant]; < pourquoi, ma très-chère fille, certes, i! est tonl a tait nécessaire que von- Eassiei ce voyage pour la gloire de Dieu et le bien dn monastère. Mgr de Genève !<• vent tout a Fait, et 1 1 confiance telle qn'il croit qoe inih sons «ai porterie/ mieux. Dieu veuille qu'il en arrive ainsi 1 El pour moi, ma chère tille, certes, je dis maintenant de tout mon cœm qu'il est vrai que Dieu donne son esprit aux Supérieurs, puisque la nécessité de cette* maison-là étant telle, Il a donne la volonté a Monseigneur de VOUS ) envoya- pour la remettre en bon état.
J'avais grand désir qoe VOUS paSSaSSÎei votre année i l'an-,
pour fortifier cette maison-là de votre hou exemple, pour vou> un peu reposer et pour appuyer la conduite de la nouvelle Hère; mais, puisqu'il plaît a Dieu vous appeler autre part, de tout mon cœur je m'j soumets, espérant que sa Bonté suppléera à tout cela, «-t <l.- façon, ma très-chère tille, que voilà comme Noti ueiii vous ,i destinée .t beaucoup de peine et de tra-
vail ; mais, puisque c est toul pour sa gloire el le bien de l'Institut auquel II vous a mi>e, il faut espérer qu'il vmis donnera la
lui. e et la lanté poor les supporter, ainsi que de toul mon coeur je l «h supplie. Voos pouves '\*um- aller dès que vous verres que le temps sera propre, ri m von h qu'autant qoe la
gloire de Dieu le requerra puni le bien de cette maison.
\ i lui plus, BU I tl ètH li' i e fille, ne lou dit toul. |
liS nouvelles de notre petite maison, et comme elle s,- coin-
iin-ii. i le jour de li Sainte-Trimte, quasi A même heure que
celle-ci, puisque nous allâmes après souper conduire nos Sœurs en la maison de M. le président votre frère, qui était toute préparée? C'est notre Sœur Madeleine-Elisabeth [de Lucinge] qui y est Supérieure, et de laquelle il faut que je vous dise cette bonne nouvelle qu'elle y réussit parfaitement bien, et que ce sera un jour une très-bonne et digne Supérieure. Elle est plus pour le dedans que pour le dehors; mais les occasions la feront davantage ouvrir avec le temps. Nous y avons été une semaine. Il y a environ quinze jours que nous donnâmes l'habit à sept très-bonnes filles, et j'y trouvai autant de sujets d'admiration que de consolation; car depuis cinq semaines que je les avais laissées, ces filles-là avaient fait un tel avancement en la vertu et étaient si parfaitement bien dressées qu'il n'y avait rien à redire, vous assurant, ma très-chère fille, que je n'ai point vu de commencement où Dieu ait répandu plus de bénédictions spirituelles qu'en celui-là; car ces filles sont autant éclairées et remplies de bons sentiments et désirs de la perfection et fidélité à Dieu que j'en aie guère vu. Au reste, la Supérieure y a bien fait voir son bon jugement; car la maison est aussi bien dressée et accommodée que si elle y avait déjà été dix ans; elles sont bien une vingtaine déjà et encore grand nombre de poursuivantes. — L'on parle toujours de notre passage en Piémont plus fermement que jamais; je ne sais encore ce qui en réussira.
Quant à l'offre que votre bonté incomparable nous fait des deux mille écus, certes, ma très-chère fille, il me serait impossible de l'accepter sans une fille, nonobstant la très-grande nécessité que nous en avons; mais je pense qu'il se pourra bien rencontrer quelque occasion de nous faire revenir notre Sœur Jeanne-Marie [de la Croix de Fésigny] au moins jusqu'à Moulins; car souvent il va des damoiselles de Paris en ce lieu-là, et nous l'y enverrions prendre. Enfin, ma toute chère fille, je vois que ma pauvre Sœur la Supérieure est un peu en méfiance de ma sincère affection pour elle, et de l'estime que Dieu m'a donnée
\wi.i: 1634. 381
de sa véritable vertu ; & rtes. Dieu, qui voit mon rouir, sait que je ne poil pas avoir plus d'amour et de boni sentiments que j'en ai pour cette trèsn itère Sœur-là. Hélas ! peut-être « j 1 1 ' « * J I « ■ m'atlri-
1) liera le Commandement que \ I « » n > ♦ i , ; i h n i I »u> (ail pour Rennesj
mais ea vérité la chose s'esl passi e comme je vous le dis < i -< I • lugj et j'en eus une sensible louche quand ce bon seigneur me dit si fermement les paroles que je vous écris, el ne sus autre chose que de lui (aire prendre du temps, liais cert< quand nous eûmes reçu I« «ides lettres de Rennes, et consi-
déré l'état de cette maison efl l'offre qne l'on tait de ne vous i
nier qu'autant que vous voudres, après que vous ^ aurez n la paix et tait dire une Supérieure, si vous n'\ juges pas votre présence nécessaire, «le vrai, ma Bile, je me rendis, et ferais md scrupule <le détourner Monseigneur de m résolution el de
la confiance qu'il semble que Dieu lui donne que VOUS pourrez faire ce bon œuvre, -ans l'intérél de voire santé, et après, vous i étirer; à quoi , certes, j'ai une fort grande inclination, pourvu
qu'elle ne contrarie point au desseins de Dieu sur vous. Que si votre santé vous permet d'accomplir cette obéissance, vous
nous |<> ferez savoir, et au plus lot, s'il vous plaît, de vos nouvelle, et croyes, ma très-chère Bile, que le temps m'en sera bien long et que nous prierons el ferons bien des communions pour vous. Dieu seul sait ce que j i os sur d sujet, aussi île »-t paternelle main qui i su efl pu vous loger «I ans mon cœur en la manière que fous j êtes, il en soil béni éternellement 1 Je vous prie, ajOSH de ios nouvelles avant que vous
pal 'lie/ , M \nu- ill. /
| P. -s ] Ha m. ih hère Bile, i lis il je vous ai «lit que
nous bâtissons notre de \I. de la
PeSS( , | Ii" de la :; il- ne; nous v, avoi mit le i ,1,.
madame de Montliouv , et le I) ttiun ut m- lait en haut, de licou que je ne [>ens< paj qu'il >e pui>>r voir un mona.Hti meil-
leur m et plus helle vu. SI la Providence de Dieu ne nous
manque pas, en laquelle nous avons toute notre confiance, j'espère que dans dix-huit ou vingt mois, nous aurons deux corps de logis bâtis pour y loger nos Sœurs, qui se vont fort multipliant. — Je me porte fort bien maintenant, grâce à Notre- Seigneur; je pense que c'est qu'il me veut donner un peu de vigueur pour faire le voyage de Piémont. Ma nature y répugne fort; mais pourtant si Dieu le veut, nous le ferons joyeusement et de bon cœur, moyennant sa grâce.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCCCXXXIV