‹ LettresChapitre 201 sur 281 · SA FILLE, A ALO.WE · texte numérisé non relu

SA FILLE, A ALO.WE

Témoignage de tendre affection. — Nouvelles du monastère de Moulins.

vive f JÉSUS î

Ma vraie très-chère fille ,

Je me promets que le bon M. N. vous fera tenir ce billet que je vous fais sans loisir, pour vous témoigner, mon enfant, que je ne veux perdre aucune occasion de vous écrire sans l'employer de bon cœur; car vous m'êtes si chère et si précieuse que je me console en vous consolant, sachant que votre cher cœur n'a rien qui soit comparable à l'amour que vous me portez, auquel il m'est avis que je corresponds sincèrement; car je sais qu'il n'y a rien en mon pouvoir que je ne voulusse faire pour votre contentement. Et pour cela je veux de plus en plus prendre bien soin de votre chère petite fille Madeleine *, afin qu'elle se puisse bien affermir en la vraie vertu, et, par ce moyen, soit capable de vous donner un jour le contentement que vous en désirez ; car je vous plains grandement de vous voir ainsi destituée de toute personne en qui vous puissiez prendre confiance et soulager votre pauvre cœur dans ses ennuis. Ohî ma toute chère fille, si une fois vous le pouvez bien engager, ce cher cœur, en l'amour de son Sauveur et en l'estime des vrais biens éternels, que vous serez heureuse; car un petit brin de ces divines consolations est plus précieux à Pâme qui les reçoit, et lui donne plus de satisfaction que ne sauraient faire tous les plaisirs et contentements du monde, mis tous ensemble. Ce m'est une douceur nonpareille de savoir que vous tachez de prendre

• 1 Jeune fille destinée ù être demoiselle de compaghieé

IVNtl lès 4.

là, en celle bonté paternelle de notre bon Dieu , votre boq!

ment et votre recours en VOS ennui-.

le <M»i- (jue non- ne pa8S4 rODJ point en Piémont celte ami

J'ai été tonte résolue d'aller à Moulins, nonobstant mes infirmités qui m'ont un |>en travaillée dèfl quelque temp>; mais il

est venu ici un bon Père de l'Oratoire qni non- assure que notre Supérieure de Moulins était résolue de procure! sa déposition, sur l'assurance qu'on lui avait donnée que Mgr d'Autun

la voulait déposer. Je fois que Fallaire esl en bon train , car ce

Père qui est venu Ici pour cela est babile, el voit qu'il faut

n. ( | H urnnent que la ebose pSJSO. Don m veuille tirer M

gloire et la restauration de cette pauvre maison! — .le salue M. Iai>>e et baise en esprit vos chera petits enfants, auxquels

je souhaite du tond de mon cœur les ires-saintes bénédictions

de Dieu, et Mil tout a ma toute tres-ebere tille, qui mil de Cœur tout entièrement et sans réserve, ele.

l)o u suit /uni'

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\ l \ mi.ki. M \i;n - \i\ii.i. DB BLON W

La Mère il. -Il I i r m mkafffM du

■MME 1 1 (I. Moulins.

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\ U.ii.

\l \ TIBSh

lujoiinl liui loin- m irrive environ L - quatre

beures après-midi; nous lui avons (ail promptemenl son dépêche pOUI | « 1 1 1 1 1 |iiii>st'| partir demain an point du jour. NOUS

lui avons lait dire qn il Etui qu'il soit vendredi de grand matin a Lyon, ii m que vous puisaiei Esire mettre dos Icttn i) Is poste

ZiOO LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

Je vous supplie, rua très-chère fille, de prendre ce soin-là et de les bien recommander.

Quant à mon passage à Moulins , je suis tout à fait résolue de n'y point aller tandis que la Supérieure y sera. S'il plaisait à Mgr d'Autun de la tirer de là, il serait bien plus à propos que vous y allassiez pour faire promptement faire une nouvelle élection , et y proposer ma Sœur la Supérieure de Bourg, qui aurait tout aussitôt remis cette maison-là, tant au spirituel qu'au temporel. Je n'en sache point d'égale à elle, qui soit libre et ma Sœur Claude-Marie de la Martinière. Je ne sais [pourquoi] l'on s'est mis en tête que je devais aller là. Pour moi, je n'y ai point d'attrait; mais, outre cela, je suis accablée d'affaires. Je ne sais si c'est lâcheté ou manquement de courage; mais je me trouve bien pesante pour entreprendre ce travail. Enfin j'en suis tout à fait au dégoût.

Nous n'avons encore point vu ce bon Père. Vous vous deviez bien payer de ce que nous vous devons.

Nous avons ici dès hier deux de nos Sœurs de Besancon !.

que ma Sœur la Supérieure nous a envoyées avec leurs dots, qu'elle doit faire tenir bientôt à Lyon. Vous nous ferez la charité de les mettre en rente constituée, dès que vous les aurez reçues. Elle envoiera deux mille écus de Bourgogne, mais il y aura bien de la perte sur les monnaies. — Ma très-chère fille, je vous désire certes toute sainte, et nos chères Sœurs, et vous prie de me recommander bien fort à Notre-Seigneur; de vrai, j'en ai besoin, ma fille toute chère.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

* Les Sœurs Catherine-Elisabeth de la Tour et Françoise -Auyustine Voirin.

awi.i; 163 l loi

LETTRE UCCCXL [Inédite)

\ là miiu: PIANÇOI8B-GASPAIDE DE LA GIAVI

SIPKP.IJ.LBE â MflMIl

Conseils pour la fondation de La Flèche. — La douceur et la tranquillité doivent

régner dans la communauté.

VIVE v

[Annecj], 7 •eptembre [1634].

Ma TRÈS-CHÈRE FILLE,

Je n'ai point répondu à vos lettres touchant l'affaire de Moulins, parce que cela D6 vous aurait de rien servi, et que j'ai été assez occupée à écrire les lettres <jif il m'a fallu faire pour procurer quelque remède au mil de celte pauvre maison, duquel j'ai été avertie presque de toutes parts et de diverses

pertonoefl religieutéi el séculières. J'ai fait tout ce que j'ai pu

I Hgr d'Autan pour l'obliger à déposer ma Sieur la Supérieure; mais jusqu'ici je ne sait si j'y aurai rien pu gagner. Nous atons employé tous ceui que noui avooi pense pouvoir

servir eu celte a d'aire , mais MUM grand finit jusqu'à présent;

pourquoi] toyanl que je n'y puis foire autre chose, je

remets lOUfl à la Providence de Dieu, qui en aura soin, s'il lui p| lit.

Quaol à votre fondation de L I Flèche ' , je trouve que le fonds l bon, pourvu que les Stturfl J aillent bien meuble.

accommodées de toutes leurs petites nécessités. Pour le ehoii de la Supérieure, s'il \ itttl dans votre maison des Scsurs

propres pour cette chaj m'étonne comme on e^t venu an

chercher une ici, Si loin, al nue directrice. Mais, ma très -chère

fille, pour ce qui eal dm Sœurs que vous soûles anvoft i

Cette fondation, Comme JC ne les connais pas, sinon un Sieur

J. Il Brunel et \. i.. Détory, qui ne lonl pis Biles ds fonda-

• il ii -Lu :• 1 1 , ,

tion, si elles n'ont fait un changement tout extraordinaire, je ne vous en puis dire autre chose, sinon que vous fassiez, avec l'avis du Coutumier, des Réponses et de Mgr votre Supérieur, ce que, selon Dieu et votre conscience, vous verrez être pour le mieux; car j'ai résolu de ne vouloir plus m'attirer des scrupules d'avoir donné mon consentement pour envoyer des filles en fondation , que je ne connaîtrais pas propres et bien fondées en la vertu , selon qu'il est requis pour un tel emploi. Il semble que quand on a mon consentement, c'est assez; mais dorénavant je vous assure que je ne le donnerai pas sans savoir bien comment, parce que je vois que, quand quelqu'un n'y réussit pas bien, je n'en ai par après que des plaintes. Pour ce qui est de conduire les Sœurs , vous ferez en cela ce que Mgr votre Supérieur vous commandera, sans qu'il soit besoin d'avoir l'obéissance de Mgr [de Genève] pour cela.

Au reste, ma très-chère fille, je suis consolée de vous voir toujours dans votre bon courage de faire de mieux en mieux ; surtout tenez-vous proche de Notre-Seigneur, et réprimez tant que vous pourrez vos promptitudes à parler et agir, faisant votre gouvernement avec toute la douceur et suavité qu'il vous sera possible, ne permettant toutefois aucun relâchement à l'observance; mais avec cela que la douceur et la tranquillité régnent, je vous en supplie, et vous tenez en bonne intelligence avec les Pères Jésuites. Ce sont de bons serviteurs de Dieu , et trèsaffectionnés et utiles à notre Institut. Croyez que de cœur je suis et serai incessamment vôtre en Notre-Seigneur, qui soit béni.

[P. S.] Mille cordials saluts à toutes nos chères Sœurs, un peu à part à notre A. F. à laquelle je ne puis écrire, quoique sa lettre m'ait bien consolée. Je la conjure de persévérer au bon train oii elle me faisait voir son bon cœur; que Dieu le rende tout selon le sien très-sacré, et ceux de toutes nos Sœurs aussi ! — Veille de la sainte Nativité de Notre-Dame.

Conforme a l'original jjardé aux Archive» delà Visitation d'Annecy.

LET I IM UCCCXL1

I 1 I BOBI I M \i:ii -\l IDEM INI KIMLLOD ■ânmm » nui km i '

vu

( laMC] J, 7 icpteml» 1

M\ trls-CHKHE FILLE, Croyez que si vous aimez bien votre pauvre vieille Me

qu'elle ne voua chérit pas moins; mais oe prenei pourUnl pai

à mortification quand vous ne recevei pas n souvent de nouvelles, comme vous désireriez bien , car certes, ma tille, je

ne puis plus tant écrire , étant accabler de> lettre! qu'il me faut

faire; c'esl pourquoi dites hardiment à votre chère Mère qu'il

faut que désonnai- elle endurcisse un peu plus la peau de son bon co'ur de ce côté-là, afin qu'il ne soit plus >i Sensible en la privation des nOUVellei de cette ebelive Mère qu'elle aime tant.

Ne laissa pourtant tontes deui de me toujours continuer ce que sous me promettes, qui est votre souvenir devant Dieu;

ai l"-oin , non pour ma saute corporelle, mais pour la

spirituelle et pour mon amendement; comme réciproquement je supplierai si divine Honte de voui départir abondamment lei

sain s, afin que d< plus en plus VOOI le leifiei SfOC

toute pureté , humilité el sincérité dani une exaeti obsi nrance.

S rur M -M u\o\e ■ M ' ia^e

ûalt J. I d * il. mm lilli- du Rienheui i ne toutp

ute dm D dfl vi x ■ ut m but

tu Koteoti 'i au lrv«-*aint amour- . Kll«' excn t li • liane

«Jr maitr ! I IU IHOB ! i

la M. rr I d || | , i , 4 m'e||c

, iMlilfiiifMt dans I " ' . du premier Mona

I mu y.)

i04 LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

C'est ce que mon cœur vous souhaite de toutes ses affections, étant, ma très-chère fille, votre très-humble et indigne sœur et servante.

Conforme à l'original gardé par Mgr Merraillod, évèque d'Hébron, vicaire apostolique de Genève.

LETTRE MCCCXLII

A LA MÈKE ANNE-MARIE DE LAGE DE PUYLAURENS

SUPÉRIEURE A POITIERS

L'évêque d'Autun est résolu de déposer la Mère de Bigny. — Les novices ne peuvent être renvoyées que par le Chapitre.

vive -\- jésus!

Annecy, 12 septembre 1634.

Ma très-chère fille,

Il faut que je vous réponde courtement, parce que les affaires se multiplient tous les jours et m'accablent, en sorte que j'ai peine à y fournir. — Il ne faut pas que vous doutiez que nous ne fassions bien tout ce que nous pourrons pour empêcher que ces sorties pour les bains ne prennent suite; car nous sommes bien résolues à cela. Et parce que ma Sœur la Supérieure de Moulins s'est si mal conduite au voyage qu'elle y a fait, Mgr d'Autun est résolu, par les prières que nous lui en avons faites, de la déposer de sa charge et de la transmarcher ailleurs ; et, encore aujourd'hui, nous lui avons renvoyé un laquais pour ce sujet.

Nous avons fait et accompli vos dévotions à notre Bienheureux Père, ma très-chère fille, au mieux qu'il nous a été possible , et nous vous remercions très-cordialement de votre beau voile de calice, offert à ce Bienheureux, que je supplie vous impétrer a toutes l'abondance de son vrai esprit et la continuation de l'assistance qu'il vous a faite, au sujet pour lequel

vous lui envoyez cette offrande. Je vous prie de remercier aussi cette bonne demoiselle qui i envoyé le mouchoir de cou; elle nous i lait grande compassion, et eertei nous avons prié

de bon OQBUr et lait des communions pour elle. Dieu, par sa bonté, veuille que cela lui soit aussi utile que nous le désirons. J'ai fait moi-inèin»' la neuvaine le communions pour cette

autre bonne demoiselle qui envoyai! la pistole que vous aviei

oubliée; et la cire de votre pistole a été brûlée pendant cette neinaine, selon votre désir. J'ai confiance que notre Bienheureux Père vous aura bien pardonné cette négligence, puisque

ions en avez été N marrie, ef y ave/ suppléé avec tant d'affection.

\u reste, ma Sœur la Supérieure de Bourses n\a pas bien compris ce qu'elle vous a dit, qu'on pouvait renvoyer une novice sans en tirer les voix, car cela ne se doit point faire, parce que. avant été sdmise à l'habit par les voix du Chapitre, il faut que de mèim elle soit rejetée par les voix; mais oui bien les prétendantes, quand (lies ne -ont pai propres , on peut b - renvoyer Mm tirer les roix, Voilà tout, ma très-chère fille, (■•• qui' je von< puis dire pour ce coup, sinon vous a-suivr que

mil toujours plui d'une affection très-entière <t iin< tooi »t .» tontes nos (lui.- Sœurs, que je laine de tout mon essor, m i très-chère tille, votre très-humble et indigne Msnr

lervanfc

i formr « uor COpir il r i ariil â L l

LETTRE MCCCXLIII

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY

SUPÉRIEURE AU PREMIER MOXASTÈRE DE LYON

Au sujet de la nouvelle élection qui doit se faire à Moulins.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy], 12 septembre 1634.

Ma très^chère fille,

Je vous envoie toutes mes lettres ouvertes, afin que vous voyiez ^n quel état est cette affaire [de Moulins]. L'humilité de Mgr d'Autun est bien si grande et débonnaire qu'il a voulu que je lui aie prescrit le règlement qu'il tiendra pour la déposition (car il est résolu de la déposer) l, et pour la réélection. Je lui ai dit tout simplement mes pensées là-dessus, par un laquais de ma fille qu'elle avait envoyé ici ; mais comme nous n'avons point de Supérieure qui fût plus utile à la maison de Moulins que ma Sœur de Chastellux, ou ma Sœur la déposée de l'Antiquaille, je vous conjure, au nom de Dieu, ma très-chère fille, d'employer tout votre crédit vers Mgr le cardinal, afin qu'il agrée que l'on propose l'une des deux, mais plutôt ma Sœur de Chastellux

1 D'après le livre des Vœux de l'ancien monastère de Moulins, ce fut au commencement d'octobre de cette année 1634 que, par l'autorité de Mgr de Ragny, évèque d'Autun, la Mère de Bigny fut déposée de sa charge, Cet acte consterna la communauté et donna lieu à des appréciations très^ diverses. Mais l'attitude du monastère pendant la crise, qui dura près de trois mois, les regrets qu'il manifesta en se voyant privé de sa Supérieure, le langage si respectueux et si calme de ses manuscrits et chroniques, la persévérante protection dont l'honora toujours madame de Montmorency, ne peuvent laisser de doute sur le mérite et les vertus de la Mère M. -Angélique de Bigny.

La duchesse était aux eaux de Bourbon quand elle apprit l'épreuve de la roinmunauté , et sans retard écrivit aux Religieuses pour leur exprimer la peine que de telles tribulations causaient à son cœur et les assurer de son entier dévouement. Quelques esprits trop prompts à croire les calomnies

A.wi i. 168 î. Ml

que l'autre, Ions v«n«/ <•• <|iir j'en écril a M. Marcher. \u

nom de Dieu, ma très-chère tille, employea-vous-i de la bonne

sorte, je vous eu conjure derechef , et par le saint /r|,. (jllr Vous

ave/ a la conserva (ion de notre Institut. \\>\ < / toutes mes letti •

pnii lei cachetez, et tend lecrète leur rabitance. Coocei / bien Pétai et l'importance «le cette affaire pour m'i leconder

de tout votre pouvoir , atin qu'elle puisse réotsir i la gloire de

Dieu et a la restauration de cette pauv i •■ maison-là, et eneoi riionneur de noire Institut. Surtout, ma Irès-chère Bile, je mtb

prie de | for! M. Marcher pour avoir la réponse de Ifgr le

.rdinal. Je le prie, comme ions verre/, de la taire tenir promptemenl au Père recteur de Moulins, qui la donnera a ma

Sieur de Bréchard quand elle sera la, ou bien qu'il la vous envoie, <-t vous la lui ferei tenir le plus tôt que vous pourrez. \ oui ter./ le paquet de- troii lettrei de EUom que vous adresserez au Père recteur de Moulins, auquel nous les recommandons. Ions aurez reçu Tar/jent de m» Souirs de l'alence : vous en prend: < ||< - deux cent huit livresque nous vous devons, et garderei lei quatre cents moins huit livres pour le (ils de M. de la \ lltonne. qui délire que vous lui donniez une lettre de champ» pour prendre la même lomme a Orléans. H faut bien taire la eh an! hounes .,, ns qoj sont tout de Dieu et tort amis de

urinai contra la \ • i Uoulini reni la duchesse A ne j

rentrer il.ins I. ^ ij.j | I

••II.- prit hautement le pari ie leur régularité et leur IW-

enl point i l'abri de I • lion. I n jour, d lue «lu

, un prédù ateur i ondamnanl ai «I111 ) alonlmorenq m lete, traverse toute la roula

induire an • onvenl Cette

. . ni un beoreau aflat. Lee pi ,t ,| \ (on |<*j

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re dut beuaa eiarj u ,1 ilini par la reoooioi i de

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P Poitie r. i. h Oudin, IH77J

céans. Ma toute très-chère fille, voilà ce que sans loisir je vous peux dire, car vous savez que de cœur je suis incomparablement vôtre.

[P. S.] Certes, je fusse allée de bon cœur à Moulins; mais une raisonnable considération, jointe à ma faiblesse et variable santé, fait que nous renvoyons cette commission à nos Sœurs plus proches de là, qui iront avec moins d'incommodité et y feront mieux que moi. Dieu vous rende sainte!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCCCXLIV (Inédite)

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