‹ LettresChapitre 203 sur 281 · I I. I TRE \!M CM. VI · texte numérisé non relu

I I. I TRE \!M CM. VI

\ I. \ MÊMl

Dtsir que l'élection de Crémieux soit retard-

[Annecy, 1634.]

Mon Dieu! ma très-chère fille, que je fOQfl plains d'avoir tant de tracas d'atfair il Or, l >t le bon plaisir de Dieu que vous et moi soyon> ainsi, c'esl pourquoi il nous y faut aimer et prendra patience.

Je pensais cette nuit que, si l'on dit si promptemenfl qu'il faut changer de Supérieure à Crémieux, cela fera faire plofieori philosophiez , et qu'il lertil peut-être mieux de laisser reouler quelque temps, sous le prétexte de 11 maladie. Cependant, Ton verrait connu- 1 te de là >erait ,'joùtée dedans et dehors;

et, a lui^ir, Ton ferait faire l'élection. Je lailM cette pen* re disposition de loute> deux; mais cependant mes lettres

: confonnrs a ma p- imi> lei verrei et yajonterea ce

qu'il v< ira. Ma fille, prie/ Dieu pour moi, qu'il me donne

<\ s'il lui plait, pour accomplir sa sainte minute Je vous s tenir prompt.'inent ces lettres pour Marseilh Moulins, en dilij lûrement.

C^mlni n»« • 1 ori un dm U Imution J \ouecj.

LETTRE MCCCXLV1I

A LA MÈRE MARIE-ANGÉLIQUE DE BIGNY

A MOULINS

La tribulation généreusement supportée purifie l'âme et la conduit à l'union divine.

vive -j- jésus!

[Annecy, 1634.]

Ma très-chère fille,

Je ne vous dis rien sur tout ce que vous écrivez, touchant ce qui s'est passé. J'adore de tout mon cœur la divine Providence, qui permet tout cela pour humilier cette petite Congrégation, et la supplie que nous en tirions le fruit que sa Bonté prétend dans cette occasion d'humiliation si excellente.

Pour vous, ma très-chère fille, vous n'avez à faire sinon d'ouvrir votre cœur à Dieu , et de toute son étendue recevoir les moyens de perfection que sa douce bonté vous présente, ne laissant pas tomber à terre un seul brin de cette croix qui est si précieuse. Que si vous la recevez et portez dans l'humble soumission que vous devez, vous perdant et anéantissant dans les desseins de cette éternelle Providence, avec toutes défenses et propre intérêt, j'espère que non-seulement elle vous servira d'une sainte pénitence pour toutes vos fautes passées, mais encore d'échelons pour monter à la solide et amoureuse union de votre âme avec Dieu , qui ne se fait jamais si utilement et si fortement que dans les occasions de souffrances et d'abjections. Je vous supplie sur toutes choses que la sainte oraison, l'humilité et le silence vous accompagnent. Je m'assure que vous trouverez toutes sortes de douceur et de support dans la maison où vous allez '. Je supplie Notre-Seigneur d'être votre force, votre conduite et votre consolation.

Je suis en son amour tout à fait votre, etc.

1 En quittant Moulins, la Mère M. -Angélique de Bigny se rendit au monastère d'Anton, où elle séjourna près de deux ans, édifiant toute la Communauté par sa ferveur et sa fidélité à la règle.

LETTRE IICCCXLVIII

A LA MKRK LOI ISK-DORO Nil.l. IH. M III6NV

MUNTFBLLIU

Trait de Providence au sujet des procédures de la béatification de saint François

de Sal

VIVK 7 J*M

(Ann octobrt !•

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