‹ LettresChapitre 204 sur 281 · MA TRÈS-CHÈRE FILLE · texte numérisé non relu

MA TRÈS-CHÈRE FILLE

J'allais toujours attendant (le vous quelque bonne nouvelle

sur le sujet qui vous a tant causé «l'affliction , espérant qu'enfin Dieu sous en aura lait apprendre quelqu'une ; mais, je crois, ce lera par !«' retour de M. Garin que vous nous en fera part. Je

vous aiturc que toutes les fois que mon esprit se tourne du CÔte* «le ce sujet-là, j'en ressens toujours de la peine. Il faut pourtant vouloir tout ce qu'il plaît à Dieu permettre qu'il nous arrive.

Ce jeune homme qui l'en I B a Montpellier est le propre neveu de notre Sieur IL -Catherine Truilal; c'est pourquoi, ma chère fille, je vou^ h- reeommanile } afin que VOUS le recommandiez

aussi i soi amis, et (pie. s'il venait à tomber en quelque maladie, vous a\ez soin de l'assister eharitahleinent. Quant a DOS nouvelles, je vous dirai que demain le Peu- doin Maurice part pour s'en aller a Home pOUrtuitre la béatification de notre Bienheureux Père. Mais il ne laul pas manquer a vous dire un

trait de la Profidence de Dion ^n cotte bénite affaire, qui nous

a bien donne sujet «le hemr m douce honte < 'est tpj hier M. le :,i « Moi Ducrcst, qui était le notaire apostolique, ligna, le malin

qu il s,- portail bien, tous i, , pêpU rs que le Père doit emporter k Rome, el Paprès-dln< i , il Bomba loul d'un coup d'un catarrhe qui hn nia imite sorte de lentimenfl et de connaissance, imh que jamais il put proférée eut nue parole , et lét apri - pesas de aotte île i nue neilleuro, gftmms nous espérons an la divine

miséricorde. Voilà comme ce bon Dieu a eu soin de cette sainte œuvre; remerciez-l'en avec nous, s'il vous plaît.

Au reste, voilà une petite image de sainte Dorothée que je vous envoie, en témoignage de l'affection avec laquelle je vous tiens toujours comme l'une des plus chères et très-bien aimées filles de mon cœur. Ma très-chère fille , vivez de plus en plus toute à Dieu, toute dépendante de sa souveraine Providence, toute reposée dans son sein. Ah! ma fille, que puissions-nous être à jamais tout abîmées et consumées en son divin amour ! Amen ! — Très-humble révérence à Monseigneur ; Dieu le fasse saint, et M. et madame de Vallat, et toutes nos chères Sœurs que Dieu bénisse!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCCCXLIX (Inédite)

A MONSIEUR DE GOYSIA

Page 1