‹ LettresChapitre 209 sur 281 · MINÉE · texte numérisé non relu

MINÉE

raison de vous dire que quand elle voudrait retourner parmi vous il ne l'j faudrait p avoir, linon que l'on vit en elle

une si grande contrition el repentanee de m faute, que celaoblia croire qu'elle serait tout a bit changée «t convertie en bien pour la Religion. .\u reste, j«* vou^ admire, en ce que vous me demandes si vous tous tiendra à la décharge que Monseigneur vous i faite de cette âme. Oui vraiment, ma chère fille, car qui v ou > m peut mieui décharger que lui «ai toute façon Je crois

- avoir lait CC que VOUS SVCS fait, VOUI CU <lrvr/ tolalc-

dI demeura i • n paii et n'en plui tourmenter votre esprit

Nous n'avons point vu M. !<• prieur <!<• Bubie, (jni noua i fait

tenir vos letû S I fût venu ici, nous n lirions pai manqué

de le !• avec toute la cordi dite qni noua eût été possible,

I ont lui témoigner I que nous n oos des assis-

qu'il vooi rend. Noua avons aussi reçu votre sue de

1 1 votre bell< -, de quoi doui von- rem< rcions infi-

niment, comme encore de la cire d'Espagne <|«ii est très-belle el

bonne Nousd s bien fort de contre échanger ces charités de

quelque autre chose que noua pourrons avoir de deçà qui vous

►le; el pour cela nom faisons chercher du meilleur lin

que nous pourrons avoir pour vous envoyer, avec du chanvi

ts, -i la commodité s'en présente bonne, vous assurant, que non- vo: encore mi m I

; mu poui . la d'une li i île affection. le lui*

que voii e bâtiment i I il nu u mble qu

n* n./ besoin qne <l<- p r fidèlement, avec toutes vos

l).. M < vi det i / l'exai te

moyen-là ell< • t utiles à voit . • qui vous me

dites de leurs «ii^»..N,ii , les ialu<

: Dieu qu'l p ir-

OU -"il i l.a II i qui d( -n « av. ai |\ j,« /

vous en se rendant bienfaitrice, ayant de si bonnes qualités, et étant remplie de tant de piété, ne peut être que fort utile à voire maison; mais pour ce qui regarde son bienfait, vous en devez conférer avec Mgr votre très-bon et digne prélat, pour faire en cette chose-là selon qu'il vous ordonnera. Nous sommes certes bien marries de l'indisposition de ce bon évêque, et nous ne manquerons pas de bien prier Dieu pour sa conservation; car c'est un prélat bien utile à son Eglise, et surtout à votre maison, dont il s'est montré vrai père, par le charitable soin qu'il a de pourvoir à vos besoins. — Je suis en peine de ce mal de pied qui vous est survenu , car il est à craindre que l'humeur se jetant ainsi sur les jambes, vous en demeuriez fort incommodée; mais ce sont de petites croix que Dieu vous présente, lesquelles il faut embrasser de bon cœur. Je vous prie pourtant de faire tout ce qui sera jugé nécessaire pour votre soulagement en cela.

Quant à nos Sœurs du Pont-Saint-Esprit, j'aurais beaucoup plus désiré qu'elles fussent retournées dans leur monastère d'Avignon que là où elles sont l , me semblant qu'il n'est pas à propos qu'elles retournent en leur ville contre le gré de Mgr leur prélat; c'est pourquoi je ne crois pas que celte fondation-là puisse bien réussir. Je suis toujours dans l'appréhension que la mul-

1 Les Religieuses que le monastère d1Avignon avait envoyées au Pont-Saint- Esprit dans le courant de l'été J634 y pratiquaient les plus admirables vertus au sein de la plus rigoureuse pauvreté. Mais un nouveau prélat ayant été nommé à l'évèché d'Uzès fut mécontent de ce que les Filles de la Visitation s'étaient établies dans son diocèse pendant la vacance du siège, et leur ordonna d'en sortir aussitôt. D'autre part, les Supérieurs de la maison d'Avignon désirant maintenir la fondation, la Mère M. -Françoise de Ifaselly et ses compagnes crurent tout concilier en se retirant chez les Bernardinea de Notre-Dame de Plans, au diocèse d'Orange. Touché de la souion et du courage dont elles firent preuve en cette circonstance, le prélat les rappela bientôt au Pont-Saint-Esprit, et ne cessa dès lors de leur témoigner une paternelle bienveillance. (Histoire de la fondation damonasi ri iln. Pont-Saint-Esprit.)

Litudc drs fondation! qu'on esl li échauffé à (aire, n'apporte un il déchel à l'esprit de l'Institut : Dieu ^ mette h bonne main, s'il loi plattl — Ce tooi eal ira grand repoi d'esprit, ma chère fill»*, dc s'avoir incuo soupçon «outre aucune de voe Sœurs, et je eroia aussi qu'elles ne uh^ en donnenl pas ^ uj#* t , étant toutes li bonnet. Si notre Sœur \. peut bien prendre on bon fondement dani la véritable et linoère bumililé de cœur, et pureté d'intention a ne voir et cberchei que Dieu en tontes choses, elle sera nu jour âne brave iill«'. — M. Garin ne s'esl pu charger du chanvre maintenant, mais il nous i promis-delc (aire porter avec d'antres du — qu'il envoie a Ifontpellier, d'ici à quelques iem unes; nous roui envoyons en attendant un peu de notre Blet blanc Noua .non- asses de réglisse pour deoi ans, el pour les {mot illisible] «pu* ions vouliea nous envoyer, ce sérail trop d'un demi-quintal; mais pour un peu, que vous pourries remettre à quelqu'un <pii les put apporter bellement, cela sérail suffisant. Nous trouvons (ill(" de Dure des provisions <!<' si loin, cela esl trop incommode.

\1 1 tonte chère lill«', que vous me feriea grand lorl si voua iliei la misérable tentation qui ions suggère des (Imites de nu m affection el de mon soutenir 1 Vraiment, elle esl bien assurément pure tentation; car je vous assure en toute vente, nu que je tons chéris avec une dilection si pur»',

h invariable el li Constante, que vous ne saurie/ en désirer

une certaine roniiam e . t assurance <le

tout sotre bon cœur pour moi, qne j<* dc pourrais avoir une ombre dc on ni de doute <!<• totre toute filiale affection.

Qlli . voui m'êtes li u use, el Dieu iooi i mis,-

i d moncoBuraa i mes plus* bèn - filles, donl chose quel-

cooq tous dépl icei ■ jam ils. ( tu I dea* nrooi an cette

fiance . je sons « n « oojoi e le vms ,jue

fOlre I lui' .un. BSl en nue hes-|,(, une ilivjiosihou : ses luiniei

inients ,t >es pi.kti.pn s .vont vr.nnient i|.> |) ; , t solon

Dieu; allez vous purifiant de plus en plus, afin que le divin Sauveur prenne ses délices en vous, et abandonnez-vous incessamment à la disposition de sa très-douce Providence. Oh! quel bonheur, ma fille, d'être tout à fait dépendante de sa divine conduite! Recommandez-moi souvent à sa miséricorde, et me donnez et consacrez avec vous à son très-saint et très-adorable bon plaisir, afin qu'il fasse dans le temps et dans l'éternité tout ce qui lui plaira de nous.

Je salue nos très-chères Sœurs en leur souhaitant l'esprit d'une sincère humilité, douceur et simplicité dans l'exacte observance. Et, si vous le jugez à propos, je salue en tout respect Monseigneur, que j'honore du fond de mon cœur, et supplie Xotre-Seigneur le rendre tout selon son Cœur divin. Je salue aussi AI. et madame de Vallat et la petite Constance. Notre bon Dieu verse sur eux ses plus saintes grâces. — Je suis de cœur, ma toute très-aimée fille, entièrement vôtre.

[P. S] Attendant d'envoyer du lin, voilà un peu de notre beau filet : le présent est petit, mais fait de grand cœur.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCCCLVI

A LA MÈRE FRAXÇOISE-GASFARDE DE LA GRAVE

SUPERIEURE A BOURGES

User do condescendance et de support envers une âme imparfaite; maximes de saint François de Sales sur ce sujet. — Compassion pour des Sœurs malades.

VIVE "j" JÉSUS !

[Annecy], 17 novembre [1634].

Dieu par son infinie bonté me veuille donner ce qu'il lui plaît que je réponde a votre lettre, ma très-chère fille, touchant noire pauvre Sœur N. Mon Dieu! que son détraquement me louche, surtout quand je me souviens de l'avoir vue cheminer

a.wi.i: 16*4. Iffl

crans avec tant de simplicité en Ja parfaite observance , bI aussi que notre Bienbeureui Père l'aimait tant poor cal i ; in ûi voilà que <■ . -i de notre misère I elli ne fail grande compassion. Or je vous dirai tout sincèrement, en la pn lence de Dieu , puisque i le désires, ma bnès-chère 611e, que je croie que l<* plue grand bien que voui lauriei (aire «i celle panire Sœur, c'esl «le ter son cœur par douceur efl amour maternel, l'encourait cordialemenfl ■ son amendement, en l'assurant que vous désires, par une Bincère dilection, de l'aides el la voir <li>|> a la parfaite observance, afin que j moyen elle regagne

une de* SoBurs; que roui làclu n i de votre côlé d'excuser ! - i .:• - <ju elle i faites < d leui présence , afin que si elle n m- 1 en bon train, voui lui puissiei donner la charge d'aï lanle; que c'esl tout votre désir, pourvu qu'elle s'i dispose. Mais ce remède, ma très-chère fille, doil être appliqué avec tout amour ci cordialité, <t je crois qu'y profitera, puisque e pauvre une a Je fond «lu cœur bon, efl que Bon détraquement procède de l'opinion qu'elle a prise que voua la vouliez déprimer el que vous ne l'aimû i pas , el que pour cela vous ne l'employiei pis aux première! charges qu'elle désire tant j «mi quoi eil» lail bien voir la faiblesse de Bon esprit, el qu'elle d '< bI |i i- cMpilile des snlïil. - remèdes, (|ui bouI la parfaite mortil lion de lelle inclination, Or, c'esl ■« cet pauvn rite faibles

qui n'ont pas l.i i «, s,- plier, qu'il laul exercer DU Mipporl

et douceur vi : maternels, < i comme disait notre B

reux Père ( >ii l'infirmité abonde « I que l'humilili oumissii d leur m inqui ni, «I faul que nota chariti ode

i 1 1. i Bouliennc

Je me Mimii udi m: I CC J -i ,

liant une QOVice dôme «liq.o qui PO

I i Mit vaincre , il le lit dooo< I ( m- tu)

ii di-. n .j i sentiu i ut dt forfl bumilier 1 1 ravaler

nue So ui que je jl i ,iii : i \('

ce me dit-il , qu'elle soit armée pour recevoir des coups si a fermes ; elle ne l'est pas assez. Il ne faut pas donner aux a malades la médecine que l'on voit qui ne leur profitera pas. » Il dit encore à ses dernières années, que l'expérience lui avait appris que par douceur on plie les âmes, et que l'on aurait beau chercher d'autres moyens, il en faudrait toujours venir là.

Ces avis sont bien différents de ceux de M. N. , de faire changer de lieu à cette pauvre fille; il n'y faut pas penser seulement, ni lui en donner espérance, me semble, ma trèschère fille , cela rendrait le remède trop lent et lui empêcherait l'opération. Il vous faut roidir et animer votre charité d'un vrai zèle et support cordial pour sa guérison, et j'espère fermement de la miséricorde divine qu'elle enrichira votre âme d'un grand zèle, dont vous recevrez après mille consolations et bénédictions éternelles. Je supplie celte souveraine Bonté de vous inspirer ce qu'elle me donne en vue et en sentiment sur ce sujet qui serait trop long à écrire; mais que plutôt, il lui plaise vous faire connaître sa très-sainte volonté , étant trèsassurée que vous ne respirez que l'accomplissement d'icelle.

Voilà un mot que j'écris à cette malade. Voyez, ma trèschère fille, si vous jugerez à propos de le lui donner. Mon Dieu ! que je désire de la savoir guérie, et encore toutes ces pauvres Sœurs que Votre Charité m'écrit qui sont malades. Dieu, par sa douce bonté, lui donne ce qui lui est nécessaire. Je suis bien aise que vous ne manquiez [de lui donner] un bon traitement, que vous lui jugez utile, tant en santé qu'en maladie.

Vous faites fort bien de ne point faire cet ouvrage de vanité; Dieu vous fera abonder es choses nécessaires. — Véritablement, j'ai été touchée de la perte qu'a faite M. N. en son procès. Je prie Dieu qu'il veuille lui récompenser cette perte temporelle par toutes sortes de bénédictions spirituelles. — Si N. vous écrit quelque chose au préjudice de la sainte affection et estime que nos Sœurs vous portent, il a tort et nous n'en savons rien. Je

awi.i; 1634. 129

VOUS prie, faites que notre SttOI V ne découvre point SOU in.,1

en dehors tant qu'il 16 pourra, linon en ton te extrémité, el avec dei personnel bien capables de cette confiance, el cela ne (ail pai seulement décrier les Sœors malades, mais aussi toute !,i maison, — An reste, ma toute bonne el Irès-chère fille, je vous prie de prendre lool ce <pi« e voui dis selon ma simplicité et franchise qui vous parlenl avec confiance. Que si Dieu me lait jamais la grâce de vous revoir, ce (|ue je vous conf< qui me serait une entière consolation , nous parlerions à cœur ouvnt de tout et pour la seule gloire de Du'u : («la dépend de Monseigneur, auquel il en faudrait écrire m von-* pen* sque cel » v ou ^ puisse être utile ; car de moi, ma très-chère fille, Dieu sait atec quel cœur je le ferais. Tous nos pauvres monastère i respirent cria, même avec passion; mais le voyage Je Piémont

nous divertit bien. Dieu lasse en tout sa tie>-sain!e volonté! .l/ii' ESS .' et VOUS COmble «le SOU pur amour avec toutes VOS chères

ûlles, que je tiens pour toutes miennes, et que je chéris cordialement en Notre-Seigneur. Qu'il soit loué.

oaformr à une ( opic ;|inl«r «ai An bitef '!<• ! «

LETTRE IICCCL1 II

\ là mi II \\\i -loi i>i. DE MARIN m: SAINT-UICHBL

S>ll M 'M. — e

nti

Ma i iwr. n

Ji- m- lettre a tant demeure; nous la reçûmes

seulement l'autre jour , elle est datée du !! tout. Je vous vm^ ma irès-chère fille, dam les a tient- troubles de guerre dont

I ellf lainle Reli I ^ •

la pauvre France est si affligée , spécialement les provinces qui nous environnent, où nous avons quantité de nos monastères qui souffrent de grandes appréhensions, et Dieu veuille qu'elles en soient quittes pour cela. Toutefois, je remets tout à sa sainte volonté, laquelle voudra pour nous ce qui sera plus à sa gloire et à notre bien, et nous n'avons plus rien à souhaiter que cela.

Je bénis sa Bonté , ma très-chère fille , de la charité et assistance que vous avez rendues à ma pauvre Sœur la Supérieure de Sisteron et du témoignage que vous me rendez de sa vertu. Qu'elle soit tenue pour autre dans le monde , qu'elle n'est, cela n'importe guère devant Dieu, qui connaît le bien qu'il a mis en elle. Je suis toujours un peu en peine de sa jambe, car je n'en ai point eu de nouvelles depuis que j'ai reçu une lettre de notre Sœur Jeanne-Charlotte [Magdelain], qui était datée de la fin de juillet, par laquelle elle se plaignait fort de ce qu'elle ne voulait se laisser gouverner par les médecins ; et je crains que cela ne porte préjudice à son mal. Je vous prie, ma très-chère fille , continuez toujours à donner vos avis et conseils à cette chère Sœur, selon les choses que vous apprendrez et que vous penserez

dans les voies de la perfection, " qu'on put augurer tout d'abord (disent ses contemporaines) que cette amazone spirituelle, si bien armée pour le combat, marcherait de victoire en victoire ». En 1630, quoiqu'elle eût à peine vingt-deux ans, on lui confia la fondation de Riez en Provence, que, par suite de la peste, il fallut transférer à Forcalquier. Les trois compagnes du Sauveur, pauvreté, souffrance et abjection, s'attachèrent aux pas de la nouvelle Mère. Sa générosité et son silence dans les conjonctures les plus délicates lui méritèrent des grâces si extraordinaires du Ciel qu'on crut devoir en référer à sainte J. F. de Chantai ; celle-ci calma toutes les inquiétudes par un seul mot : « C'est l'Esprit de Dieu qui agit en cette âme. » Elue Supérieure à Avignon en 1639, la Mère Anne-Louise fonda le monastère deTarascon, travailla à la réforme des Urbanistes de cette ville, et en 1642, par L'iacorporaiion à son Institut des Religieuses de Notredei Miracles, dites de Saint-Georges, établit une deuxième maison de li Visitation dans la ville des Papes. Ces divers apostolats, et plusieurs

lui pouvoir sertir; car je rais assurée qu'elle lei reeetra de bonne part Ah! dm fille, qoe je loohaite ain Filles <1<' la Visitation ce m un n .lin hou heur de se confier pleinement à Dieu et dépendre absolomenfl de son bon plaisir, ne voulant ni bc Boncianf qne d e qu'il Ini plaira vouloir el faire d'elles. Demenrei dam ce bienheureui état, ou la Bage et In - douce Providence von- tient par un excès d'amour envers vous. Demeures en paii dans cette sainte oisiveté <'t impuissance, (jni est plus excellente que toute antre occupation. Non, je vous prie, ma fille, ne Faites rien, ni regai 1 . ni chose quelconque par réflexion, sur vous-même; souffres la peine qui vous environne, quand il plail à Dien tous l'envoyer; mais ne voyei que Dieu, et n'arrétei votre esprit qu'en Lui sml Enfin laissea-le faire; «it, pour vos actions, perrei fidèlement en ce que vous Faites, tandis que Dieu ne ihii> donnera pas d'autre emploi

I/OUS aves tout sujet (le bénir Dieu pour le l»on état de votre

maison j dont chacun me dit tout l>i«'n. () Dieu ! que de grâces

mois devons a cette infinie Bonté; ma tille, jetés y quelquefois

autres mm im ; -, I < » r i « - 1 1 v .1 S neur ••! f< 1 ondi en fruits de ^.ilut pour les

excitèrent l.i page de l'enfer; dèi Ion loate créalare j • 1 r i j t s'armer contre selle <|ni !»•> av. lit accomplis. Il n'est pai jusqu'à un prin< ■ ■ de II i|ui ne ie donnai mission <lr L'anéantir. Ils 1 pour la

\|. : | ! 1 as dans les abaisse

I ! lans les traient de la vie cacfa elle prière

du il I -.1 rie publique; d'avoii endu tiomi-

I . domnics et les opprobres ; il fallail Qu'elle parût encore, 1 l'expreesi in propbi rime fra\ l> I I al les

doos ou'il lui si ut j ■ : lu u ti n 1 1 n ible ■ I

rituel 1 l-ii! mystérieusement 1 l'on vit \l Olier, le !' Surin et

; 1 nuls lervil H

I III I l'i "V il' I

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\l !•• Saint-llichel 1 ur> le bienheureux

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un petit soupir pour moi qui ai tant besoin de sa spéciale assistance. J'ai confiance que vous le ferez, car je sens votre cœur tout joint au mien et n'être qu'un seul. Dieu rende celte sainte union éternelle! Croyez que vos lettres ne me sont jamais à charge, mais à très-grande consolation; écrivez-moi donc, au moins quand Dieu le vous dictera, car je suis intimement toute vôtre en son amour.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Moutélimart.

LETTRE MCCCLVIII

A LA MÈRE ANNE-MARIE DE LAGE DE PUYLAURENS

SUPÉRIEURE A POITIERS

Il n'est pas permis aux Filles de la Visitation de quitter leur monastère pour posséder une abbaye. — Dans quelles conditions on peut accepter de nouvelles fondations. — Pensée de la Sainte sur l'admission d'une petite fille qu'on voulait mettre au monastère pour la civiliser.

vive -j- jésus!

[Annecy, lfi34.]

Ma très-chère fille,

Je trouve votre procédé fort bon en ce qui est de la conduite des désirs de M. votre frère l. Si la Providence divine, pour le service de sa gloire et Futilité de nos maisons, vous appelle en quelque lieu où ce bon gentilhomme puisse avoir le contentemont qu'il désire, j'en serai bien consolée ; mais que nous autres

] Le duc de La$e de Puylaurens, touché des privations de tous genres que sa sœur avait à subir au pauvre monastère de Poitiers, résolut de l'en retirer pour lui faire accepter une des plus riches abbayes de France. Mais toutes les instances, tous les raisonnements de la chair et du sang vinrent échouer contre l'invincible fermeté de la Mère Anne-Marie, qui se contentait de répondre aux plus brillantes propositions : u J'aimerais mieux qu'on me pariai de m'attacher à une croix qu'à une crosse. Si le sceptre du monde était entre mes mains, je le quitterais pour embrasser ma pauvre et chère Visitation. «

WML 1634.

Religieuses, après avoir quitté dm maisons! ira parents al tout

ce qui <*-t du monde, «'t être entréei <m Religion, oà nous; lommei atilei et néeessairei pour b> lervice d'icelle, lortions pour aller eo une autre, afin seulement de profitera noi parents, certes, ma fille, je ne saurai* avoir ce lentîmenl ni cette pruderie»' humaine. Mais s'il vnu> peut attirer par le moyen de

quelque fondation «mi quelque lieu où il puisse avoir votre personne, cela ne lerail qu'utile, pourvu que la ville toit suffisante, et capable d'un établissement de tille-; et >i l i in ipiri-

lueli de li part des Religieui \ manquent, qu'il j ail du cl< ou quelque corps ecclésiastique ou la vertu règne, et ave* cela un ion lemenl inffisant pour nourrir lei Sœurs que Ton y enverra. Autrement dous n<- ferons qoe des colombiers ou nos

eolouihes mourront de l'uni , < t pour le spirituel el pour le

temporel. Voilà ce qoi est requii du lieu de l'établissemenl du vôtre, «l'avoir defl filles bien mortifiées, de bonne observai

et qu'elles lOient l)i<'ii unies entre elles, et d'avoir une bonne

Supérieure pour les conduire. Faites ce que Dieu vous inspirei i . car, voyes-vous , ms très-chère fille, la nécessité doua contraint de faire des fondation! pour décharger dos m ûsooi , el bientôt ■près, cette fondation-U i besoin d'en foire nne autre pour se déch el ainsi nuis forom beaucoup de maisons, m us i

esprit [religieux]. C'esl pourquoi il est imporl int d'envoyer en ci commencement! des bonnes filles, ifin qu'elles puissent montrer le chemin • t donner bon esemple a celle! qu'elle! r< vront, car sutremenl nous perdrion! bientôt notre esprit.

Il faut (pie je vous dis.- CC mot en eontiauee : je seo

douleur en la crainte et appréhension que j'ai «m cela, et que < ette multitude de fondation! nous Me venioni » déchoir Fe •;s ploi pour le ipirituel que pour le temporel, parce que

■ là ou la volonté d< l» i i ' oplie le pou quotidien n*'

manque jaunis ' , dirait notre Itieuln u i « u \ Père, I I c'est pour

d I » qu : lia que nos S dum le mortifiassenl bien el m

maintinssent en unité les unes avec les autres, là où elles sont, sans désirer d'aller ailleurs en fondation; car, par ces deux moyens, elles attireront plus de bénédictions sur leur maison pour le secours temporel, qu'elles n'auraient besoin.

Je bénis Dieu de tout mon cœur avec vous de ce qu'il plaît à sa Providence de jeter des âmes si bonnes et si pures dans notre Congrégation. Puisqu'il lui plaît de mettre de si bons fondements en ce petit édifice, j'espère que ce sera pour l'élever en sa gloire. Enfin, ma très-chère fille, je crois que nous n'avons besoin que de nous humilier et anéantir devant sa souveraine Sagesse, et nous confier en son soin paternel pour voir réussir les petites entreprises qu'il nous remet en main, à sa très-grande gloire. Bénite derechef soit sa Bonté !

Pour ce qui est de la réception de cette petite demoiselle que l'on veut mettre chez vous pour seulement la civiliser, cela est contre nos coutumes. Vous le devez humblement représenter à Mgr votre prélat; puis, s'il vous commande de la recevoir, il le faudra faire . Mais, je vous prie, ma très-chère fille, qu'il n'y ait en cette occasion que votre seule obéissance; car autrement vous feriez contre votre Institut, votre, etc.

LETTRE MCCCLIX [Inédite)

A MOXSIEUR NOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY

A PARIS

Reconnaissance pour la délicatesse dont on a usé à l'égard de la Mère Faire.

[Annecy], 14 décembre [1634],

MOV THÈS-HONORÉ ET VRAI PÈRE,

.le loue et remercie mon Dieu de la conduite que notre trèsdigne archevêque et vous avez tenue sur le départ de celte si chère fille; si l'on n'en eût usé de la sorte, son pauvre bon

cœur eût en bien <!«' la peine de goérir de cette plaie, qui aussi à la vérité <'ùt été l>i»'n sensible, el uoo moins pour moi que pour elle, je vous l'avoue tout sincèrement, mou très-cher Père; mais comme l'on procède, tout se passera avec douceur et bonne odeur; car vraiment cette chère âme mérite bien «pu* Ton ait i Bon contentement el i si réputation. Or n

niir la apaisera tous ces bruits, que notre lrès*bon prélat m'écrit <pii s'étaient levés snr les nouvelles de ce prompt départ, que je ne sais comme il s'est pu ainsi épancher; unis Dieu l'a permis. Cependant ce pauvre cœur s'accoisera ainsi, el votre bonté el charitable cœur tout paternel la voyant souvent,

«une il projette, l'ai lera beaucoup à se remettre «'t î se préparer doocemenl s sa sortie, qui m fera honorablement p l'élection que notre m tison de Chambérj (ail d'elle, laquelle la désire passionnément, H c'est une famille de laquelle elle aura tout sujet de parfait contentement, car elle est composée de si braves <-i dignes Religieuses qu'il y en ail dans notre Congrégation. Nous la voudrions bien ici aussi; mais pour <-,• coup il (audra servir la maison <!'• Cbambéry, pour plusieurs bonnes as

Mi i - , mon Dieu, mou viai très-cher Père, votre cœur n'est-il pas admirable «ai sa charité «'t bonté pour moi, qui me va attribuant des biens que certes je ne mérite pas; aussi suis j< huai assurée que vous les n i Celui <pii seul contient en

soi toutes les lumi i I les tiép u t selon selon

qu'il juge expédient pour le h . i utilité * 1 • < j u î lui m>hi

chères. Hélas! que p- sois ,,:, taisseau très-indigne de telle

pl,i it quelquefois à Caire des fa lui oui 'utils poui mieui faii • rc< on-

ii.uh - i m leur et suave ile Le mi : i

-i !«> je n'ai loisii quasi d< , que je voua dis;

m us voti e bon cœui |» ilenu it en Irien, . t iacum

mes dél nts. i n '. , i is point

à nos très-chères Sœurs, n'en ayant le loisir. Il n'y a pas longtemps que j'ai écrit à la très-chère Mère. Dieu sait ce qu'elle et toute cette chère famille m'est. Dieu la remplisse de plus en plus des saintes bénédictions, et comble votre chère et digne âme de l'abondance de son saint amour, auquel je suis et serai sans fin d'une affection incomparable, mon très-honoré et très-cher Père, votre très-humble, très-obligée et fidèle fille et servante en Notre- Seigneur.

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Paris.

LETTRE MCCCLX (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

AU DEUXIÈME MOXASTERE DE PARIS

Joie de la Sainte dans l'espoir d'une prochaine réunion. — Eloge de la maison de

Chambéry.

vive f jésus!

[Annecy, 1634.]

Je repense pour la veuve que, si vous ne pouvez mieux, vous la pouvez garder. Notre maison de Chambéry et celle-ci vous désirent passionnément, mais je dis de cœur et de vrai amour et estime : cependant, je crois que Chambéry l'emportera pour ce coup. C'est une famille composée des plus braves et meilleurs sujets qui soient peut-être en aucune maison religieuse. Chacun vous honore et désire là, et s'en fera une joie nonpareille. J'espère en Dieu que vous y jouirez d'un parfait contentement et repos ; car elles seront très-bien logées en leur maison neuve : de beaux grands jardins, quantité d'excellents fruits; c'est au jardin du marquis de Lans. Enfin, ma vraie unique fille , je veux que vous veniez de courage auprès de nous qui vous chérissons plus que notre propre vie; au moins

ANNÉE 169 i. IS1

j'assure que poor moi m lentimenl véritable est dani mon

couir. - - Je serais liieii ai>e de -avoir N DOS très-eln-res So-ins

du faubourg continuent en leai bonne volonté l'assister notre petite maison pour son bâtiment , par leur décharge d'une iill«' ou deux, si elles veulent, le vooi laisse gouverner < < la, ma i fille, selon votre Incomparable l »< >n t*'* pou:- nops, et lacoonaislance que mus ave/ «les affaires de no> chères Sœurs. 0 ma fille ! Dieu voni rende sainte. Je m puis exprimer la douceur que mon Ime res* nt en l'espérance «le revoir mon nniqa très-chère fille; car quelle j<»ie et bénédiction que ces deui cœurs vc retrouvent ensemble, que Dieu s si saintement unit

en MM .iinour ! Il soil béni. h/H n.

Conforme * unr copie oV l'ordinal jjarlé à la Visitation de Chaml •

LETTRE liCCCLXl

\ MONSBIGNBI I SCIPION DE V ILLBNB1 V i:

1 1 enveillaux <■ »i"'il féato ■ \\ \

nouvellement établie! à Gra-

ni

IMN] I' .

Je sors <1.- I.i mainte eoininuuiou, <»ii j'ai lOuhaité pour VOtTC (li;;ur .oui- une sacrée au,<|mtMitalion «le toutes Ici preein

- ni l iprit; aussi cette lettre doil être toute remplie «le puisque je vous dois reodre, mon trmvhonoré

n. ni, une iuliuile <1 ai lion> île iCCS, DOUI la «pie

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des grâces l'une sur l'autre! Oui, mon très-cher Seigneur; mais celle que j'estime infiniment, c'est le bonheur que ces chères filles auront de vivre toutes sous votre très-honorable et très-souhaitable obéissance et direction. Mon Dieu! que je les en estime heureuses, et que ce leur est un contentement incomparable d'avoir trouvé un cœur si paternel, comme l'est celui de Votre Grandeur! J'espère, Monseigneur, qu'aussi trouverez-vous en elles des vrais cœurs de filles, pleines de parfaite révérence, soumission et très-prompte obéissance. Enfin , Monseigneur, ce sont de pauvres petites brebis qui vont accroître le nombre des vôtres, et vivre paisiblement et innocemment en un coin de votre bercail, dans la parfaite observance de leur Institut. Maintenez-les-y, Monseigneur, selon votre parfaite charité, dans l'esprit doux, amoureux et paternel de leur Bienheureux Père et Fondateur, de l'esprit duquel ma Sœur la Supérieure m'écrit que vous êtes incomparablement amoureux. Hélas! mon très-cher seigneur, il possédait véritablement l'esprit des saints et des vrais pasteurs tels que vous êtes. Notre chère Sœur la Supérieure m'écrit encore que vous leur faites de journalières aumônes et charités temporelles; c'est une nouvelle action de grâces que j'ai à vous rendre, et une nouvelle obligation de prier notre bon Dieu qu'il élargisse de plus en plus sur Votre Seigneurie les bénédictions temporelles et spirituelles. Je demande de tout mon cœur la vôtre, et, baisant vos mains sacrées, je demeure d'un profond respect votre, etc.

modestie qu'il conçut le dessein d'établir une de nos maisons dans sa ville épiscopale. Il demanda des Religieuses à la Mère M. -Françoise de Mon- "iii, qui lui en envoya six sous la conduite de la Mère M. -Marguerite Balland, professe de Chambéry. » Leur établissement à Grasse se fit le 28 octobre 1634. a Mgr de Villeneuve eut pour elles des bontés extraordinaires, el leur en donna des marques par des présents journaliers, disant Tlf' l0n plui grand plaisir était de leur faire du bien. »

LETTRE IICCCLXI1

I Là SOI i I i BAN* OISS-EMMANl i.i.i.i: DE IflDOXXE DE \<»i \\.n\

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Qae vous dirai-je sur les ressentiments *] m- vous aves d'être éloignée de moi , sinon < j u«- 1rs âmes qui possèdent la pi de Dieu ne doivent point désirer celle des créatures i

Vous aves bien raison . ma Elle, de me parler à ccenr ouvert avec une entière confiance j car certes je vous souhaite avec une très-grande affection le soûl bien qui est Dieu. Et pour cela je vous conjure <l«' vivre au-dessus de vous-même et «I»* toutes vos inclinations, afin que plus facilement vousopériei les vertus également ri continuellement, dans l«'s que la divine Providence vous présentera. \»' vous smuses point a tant <lr petites tricheries; laisses (aire comme

m I •Emmanuel] le \ donne de Noaeerj, | 'lu premier

! ' ra a la fondation de Crémieux, et en 1631

lut mvoyv .1 Kiuin jxnir y remplir la rli

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poev elle le - déeembrt i / / ,„,,r „,

l'on voudra, et allez votre train droit à Dieu, traitant cordialement et également avec toutes les Sœurs, sans faire semblant de voir ni d'ouïr ce qui se peut dire et faire contre vos inclinations. Mais je vous prie de me croire et de ne parler avec aucune Sœur de ce qui se passe contre votre jugement et inclination; car ce défaut dissipe tout à fait l'esprit d'oraison et de vertu. Faites bien ceci, comme encore en ce qui regarde la Supérieure, en ce qu'elle dit ou fait; ne vous amusez point à toutes ces petites choses; rendez-lui une ponctuelle obéissance, et traitez avec elle, nonobstant ses froideurs, le plus franchement et cordialement qu'il vous sera possible.

Il est vrai que votre chemin est la croix; mais c'est de quoi vous vous devez le plus consoler, et en remercier Dieu, vous offrant avec une entière franchise pour faire et souffrir tout ce qu'il lui plaira. Si vous faites cela, Il vous enrichira de bénédictions, pourvu aussi que vous vidiez votre esprit de tout ce qui est terrestre; car sa Bonté veut que vous vous occupiez en Lui seul, et que vous vous laissiez gouverner par vos Supérieurs, soit que leur conduite sur vous fût à votre goût ou non. Bon courage donc, et croyez que je suis votre, etc.

Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE IICCCLXIH Inédit*

I i \ MÈRE \m:ii:-<:viiii.iïi\i. H SÈVE DE 8 \i\ i-\\i>i;i.

i ni At t)M\l»wt HOUSTtBI I

I; prenante de litre di B .,l< i.

mn \ i fti

\\\ i \XE ET ilKRK Fil .1 ! .

Votre lettre m'a consolée, par !<• récif qoe Votre Charité me lui du bon état de votre chère communauté. La pureté et sainte nnion qui régnent entre ellei < n sont » I « • s témoignages évidents, et é\ -i la fidélité qu'elles onl à leurs observances (jui rend ce bon huit. Notre bon M. Marcher est revenu très*édifié de vus, ma très-chère fille, <'i <!<■ votre bénite famille. - Si la novice qui est sortie s l><m courage, !<■ monde ni ses richesses ne pourront l'arrêter ni des liens trop faibles et imbéciles pour

1 I. i:. • d'élite .u.nt, -.n >«• s..uvirnt, deter-

rétabliseemeol «lu nonaatèrc de L'Antiquaille, qu'elle embauma du

, mn de 1 1 : de humilité. Jamaii <-u m pal lai i i titre

itrice, que les lai 'lu président ion père lai étaient acqoii

aux I- ■■ oni «lu «lu : \1 n liqua d'auti • • |>ri\ i

milini >!■ I - tre l,i moindre et t<t plus j>> tite d

de lii<-r( rt d'aï

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précieuses : paix profoi de, timon I ' • u, v n i"ii .■ « <>ni|

Il i sentiments natureli l/Ksprit-Saint qu iltcn muvei

il de li Mère M -' silu-i i |..»r t*l !•• <i tu> I.. < !,

I <|m lui fut i | I | III.' i depuis

|uand le Seigneur Tintr* dans la Jérusalem céleste. //<<-

n dation du dru , /

\\-l LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

arrêter une àme qui a été appelée et touchée par la sacrée dilection de notre bon Dieu. Mais si elle retourne, elle fera outre-passer le nombre limité ; c'est pourquoi, si vous m'en croyez, vous en enverrez une en la place de celle qui est revenue, et si le monastère est pauvre, vous la doterez. Ma fille, je vous dis ce que je ferais; car, avec la grâce de Dieu, j'aimerais mieux mourir que de manquer à observer ce qui est écrit; car si est-ce que Dieu nous en demandera un compte très-exact. Tous nos règlements sont si saints et si aimables à la raison, qu'il n'y a que la fausse liberté et le peu de crainte de Dieu et de révérence à notre saint Fondateur qui les osent enfreindre.

J'ai reçu grande consolation de ce que vous me dites, ma très-chère fille, que vous sentez un grand désir et résolution de vous tenir fidèlement dans la pratique de tout ce qui nous est marqué, afin d'être vraie fille de notre Bienheureux Père; c'en est l'unique moyen. Ses écrits sont pleins du désir qu'il avait que nous vécussions dans une ponctuelle et très-exacte observance, et les Filles de la Visitation ne le peuvent ignorer. Mais il faut que je vous dise avec douleur que plusieurs ne s'y rendent pas assez fidèles, et que quelquefois l'on fait les choses de l'observance, parce qu'elles sont conformes à notre jugement, et non pas parce qu'elles sont commandées; et c'est toutefois à leur obéissance à quoi nous devons avoir notre attention et notre intention arrêtées, et non pour aucun autre sujet. Oh Dieu ! ma très-chère fille, qu'heureuses seront les Supérieures et les Religieuses qui conduiront et se laisseront conduire par la règle écrite dont la Supérieure doit être l'esprit et la langue, pour la faire parler en toutes les occasions où elle requerra notre obéissance!

lia très-chère fille, je n'avais point pensé à vous dire tant de choses, mais mon cœur se console et soulage franchement quand il parle à de vraies Filles de la Visitation, comme je sais que, par la grâce de Dieu, vous êtes; et dès la première fois que je

INNEE 16 15. ii-i

vous parlai, cette créance m'entra dans lecœoratec on grand amonr <*i estime <!<• totre chère âme. Il i très-ci* re fille, ;ill«'/ de bien en mieux, établissant nos Soeurs dans les i tintes observances qui f - donneront 1«' vrai esprit humble, doux, solide,

simple »'t charitable qu'elles contiennent, qui «•>( celai « 1 • * noir»' Bienheureux Père, à <jni Dieu les a inspirées. Cel esprit honoré, désiré et recherché «le tout le monde. la ' ne plais

[rand Dieu qne la moindre portion nom en demeure par notre infidélité ; mais crac sa totalité subsisti mais dans nos esprits. ////'//.

le sons souhaite et ■ tontes nos chères Soeurs, qw lue

vous, nn comble de bénédictions, sons conjurant tontes de De point demander à \otre-Seijmeur la vie ni la santé do corps pour moi, mais cette miséricorde, qne je vive et meure en sa grâce, «■! tout parfait accomplissement de sa sainte volonté, qui m'a rendue et <l<' cœur, votre très*humble, etc.

formr à I latioa de \

LET1 RE UCGCLXn

I LA mi mi \\ \ m &BGI Kl i u;i\

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i int qne Dieu me donnera de moyen, je vous sertirai et de i oui ii. % l'une d< mes plui chèi es el pi écieu filles, « i en <j u ■ je me fie autant [qu'à moi même] pour 1s cou-

senation de I Institut II. lai ' qur 1rs lionnes Sujn-i i< nr^ vont

ni le !»i- d de cette p lui i • petite , m. us d i iiion , dépend de leui conduite iprès Di< a,

et rien ne la maintiendra ou fera périr que les Supérieures. C'est pourquoi, ma fille, il nous faut bien invoquer Dieu, afin qu'il lui plaise nous en donner toujours qui aient le vrai esprit de celte sainte vocation, et le zèle pour la donner et conserver. Tachez de bien former à notre mode les âmes que Dieu vous donnera, qui auront les talents convenables au gouvernement. Toutes celles que vous avez menées de Paris n'y sont nullement propres, selon mon sentiment, quoique pleines de bons désirs, comme je crois. Notre Sœur T. F. non plus que les autres, puisqu'elle ne se force pas de mortifier ses passions et inclinations; car, las! il ne faut vivre en cette charge que selon l'esprit de la vocation, qui n'est que vertu et raison divine, et c'est ce qui rend une maison odorante, en telle sorte que l'on en aime, estime et recherche les parfums. Je serai bien aise que vous communiquiez à ces bonnes âmes ce que vous jugerez tant être nécessaire et utile : la charité donne libéralement. Vous faites très-bien de ne vous pas presser à prendre des filles. Hélas ! l'on demande toujours des choses nouvelles, et nous avons dans l'Institut tout ce qui se peut désirer pour sa conservation et accroissement en toute perfection.

Ça est une pure souffrance que Dieu vous a donnée que l'appréhension de la peste, c'est pourquoi il fallait acquiescer doucement sans essayer de la surmonter, ni même s'amuser à la regarder, quoiqu'elle se fît bien sentir. « Mes yeux sont toujours au Seigneur [dit David], Il dégagera mes pieds de tous les filets et embûches de mes ennemis; » il dit vrai. Le divin Maître nous conduit dans un sentier de dépouillement et anéantissement de nous-mêmes et de toute propre satisfaction. Il veut que nous cheminions comme aveugles sous sa divine protection et conduite. Vous n'avez à faire qu'à suivre fidèlement ses lumières et vous reposer en sa bonté.

Noire Sœnr Y. If. vous chérit et estime grandement; c'est un bon cœur que j'aime nonobstant ces petits je ne sais quoi, qui

AWl.l, 1635. 145

ne sont [j>.i>| supportables. Il esl mi, l'on me presse fort d'aller i Paris el «1 '«mi retirer ootre Serai M. I. Favre, ee que je pense qui se (ers en la rappelaofl par de* i, pour servir noire maison de Chambéiy. Sam doote ses grandes "wdadies onl causé Ions ces bruits fâcheux, ce que l'on n'a pas as* i considéré, el il est frai que l'on s lail an grand édifice de parlemenleries snr un iorl petit fondement : Dien, irai s permis lont, tirera ss gloire de lonL (Test une digne el tonte bonne fille, osais mil de parfail ; toos la connaisses. Si nous étioos ensemble, nous dirions tout; et, .» ce défaut, je v<>m juif, repenses à ce que soui aves vn el me l'écrites sinoèrement, car j«i m'arrêterai là, el ne puis croire beaucoup approchant <!»• ce qu'on en dit. Enfin il faut avoir des « roii, el <>u en s de bonnes. 1 1 le. |

Conforme • ut. | |

I I T TKi: MCCCIAV (m i \ I. \ Mi i:i. LOI ISB-DOEOI nu: DE M IBIGN1

m i ■rdeolj j i

V II K \ Jl

M\ TESS-CItSl mi

Je voui ii déj i t inl m iodé que foui n'avit i rien s Eure, pour le cette p invre Ime qui esl ioi tic , qu'à inii i e l'avij d< M , de Montpellier, <ju.- je n'ai plni i vooi dire

inree mjel Quant à ma Sœur NM je crois que v.»us |m ,j.

tnnaltre i e dél lui dVtrr trop .-iti : i s<m pup-meni ,

oui lui lut être DU piaïul «»n m> Mut p is s, s ,iv i<, , n ,| |*.,U|

qu'elle 1 1< ne de i1 unender de celât

Je suis bien aise que votre bâtiment s'avance, et encore plus de ce que Mgr de Montpellier se porte bien. — Vous avez raison, ma très-chère fille, de dire que nos bonnes Sœurs d'Arles, d'Avignon et d'Aix sont trop ardentes à faire des fondations; car encore qu'on leur en témoigne du désagrément, elles ne laissent pas de poursuivre leur pointe, et cela sur des bonnes raisons. Mais pour ce qui est de leurs menées pour Toulouse, mandez-leur nettement que vous y prétendez pour y procurer des Sœurs de Nessy, et qu'elles cessent leurs poursuites, que vous les en. suppliez, quoique je n'ambitionne pas trop cela; mais c'est que je sais qu'il y a de nos maisons qui ont mieux de quoi faire cette fondation qu'elles, qui n'ont pas de filles pour cet emploi.

Nous avons bien reçu tout ce que vous nous envoyâtes, dont nous vous remercions derechef. M. Garin nous avait promis de vous faire porter le lin et le chanvre qui est tout prêt; nous sommes toujours après lui pour cela. Nous faisons tenir vos lettres à Messieurs vos parents , mais ils ne nous envoient aucune réponse pour vous. Je crois pourtant que tout se porte bien, excepté votre bonne Sœur de Sainte-Catherine, qui avait l'autre jour un peu mal aux yeux.

Ma très-chère fille, si je vous chéris toujours? Seigneur Dieu, en pouvez-vous douter? Or, ne le faites jamais, je vous en conjure; cela me serait autant insupportable qu'il m'est impossible de ne vous pas aimer parfaitement. Vivez toujours tout à Dieu dans cette sainte confiance et abandonnement, faisant tout le bien que vous pouvez, et donnant à ces chères âmes l'esprit de leur sainte vocation tant qu'il vous sera possible. — C'est sans loisir que je fais ces lignes. Dieu soit à jamais notre unique amour et soit béni. Mille saints à tous.

Conforme à l'original jjardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

VWI.I. 1635. 141

LETTRE IfCCCLXVl

\ là Mi i:i. MARIE- 1NGÊLIQI i. . . ! : I I\

i « autan

r tout examen innf lot-même. Pr lution Ire pour rmp

qn'nne éle< lion t -* î t • • i d i lois canon [uei paiaat avoir dei i

Or loi <l<>nc, mi trèi chère Ella, vous voilà sous le (aii <1«' celte bénite famille, de laquelle j'espère <|n<' Dieu rendra la charge léger , se mettanl lai même Mai le joug pour li pc ive< vous. Avec cetu sacrée assistance, que pouves-voui

0 premièrement il (anl I > i « - 1 1 le garder « 1 « * permettre à votre espril d< se n :; irder en lei actions, ni s'arrêter en façon quelconque intour de soi-même pour examiner cnriensemenl el de Irop près ni -<»n bien ni son ma],maii le relever soigneusement rnier quand vous l'j apercevrei ; e( avec une grande douceur, le I ûsser jouir en simplicité «lu bien, consolatio . I ilité

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et lumières que Dieu lui donnera sans philosopher d'où elles procèdent, mais en rendre les actions de grâces et les fruits qu'en prétend Celui qui les donne. Voilà pour ce qui vous regarde.

Je pense que votre élection est extraordinaire, car selon l'extérieur, vous êtes fort jeune et vous n'avez pas les années de Religion marquées, bien que vous les ayez en vertu et capacité. Il est requis que M. l'official fasse un acte fort authentique par lequel il déclare les raisons, et combien d'années il y a que vous avez fait les vœux et gardé l'observance en tout votre procédé, comme aussi la nécessité de votre monastère, le consentement universel de tout le couvent, et bref tout ce qui sera requis pour la perfection de cette action, afin que ci-après l'on n'en puisse point tirer de mauvaises conséquences; mais, cela, faites-le comme il faut, puis écrivez au livre du monastère les mêmes raisons et l'acte fait , afin que l'on sache les causes de cette élection inusitée, et que l'on ne s'en étonne ni prévale pour en tirer quelque exemple préjudiciable.

Enfin, ma très-chère fille, tenez-vous toujours très-fortement unie à Dieu, qui vous a tirée non-seulement à Lui, mais en Lui, depuis votre jeunesse. Le total abandonnement, qu'il vous imprime à sa divine conduite et paternelle Providence, étant fondé sur la parfaite défiance de vous-même, doit vous faire espérer qu'il gouvernera par vous, qui n'avez, je le sais, d'autre désir que de marcher et faire marcher vos filles dans la parfaite observance.

Conforme aune copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.

INNEE 1635. MB

LETTRE UCCCLXVI1 Inédx

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