MONSIEI I DE COI SI I
I ijel de
(Ann.i | MONSIEI R,
.1,- viens de recevoir nue deuxième lettre avec la nouvelle de la perte de votre procès. Voua - ives que toofl ce <jui i<»u> affl m»- louche; mail toutefois il faal béoirDiea ea toutes chot S.i douce Bouté voulut présider par sa volonté absolue pour! réussira votre honneur d contentemenl leprécédeul procès, qui voii^ (lui bien plus important. Puisqu'il lui s pin de permettre que vous soy, es déchu <!<• celui-ci, oè il ne s'agit que des biens de ce monde, lesquels ne Boni de nulle considération dans l'éternité. Monsieur, lâches d'unir doncemenl votre cœur \ cette volonté il.- permission, «-t vmiv confier en ce que la divine Bonté envoie s les enfants, l<i bien el le mil qui leur arrivent, avec mi très-paternel amour, el toujours pour leur mieux, ii, comme bons entants, il- ie tiennent dépendants de ion bon plais
en - 1 Proi idem J v»>nx confesse que j'ai no :;i ' désir de \<»nv v « ► ï i- loi demenl abandonné el reposr < *i i - » divine
1 . Q irnl le cœur esl en perplexité, son grand rel doil être 1 1 prière. Pries donc le plus que \n\i» pourres, el i
/ non-seulement soulagé , m lis confoi tidé d
souveraine lt tnté, que j«' supplie vooi faire sentir I
son iiirninpar.ilili1 miiiiIi'.i'I a madame m i très -chère suMir .
votre digne fetnm< Je ne vous oublierai jamais, < ir je loi riablemenl el loutafl lée, Monsieur, votre Irès-humbl
h lèle soi vante,
LETTRE MCCCLXVIII (Inédite)
A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
SUPÉRIEURE A MONTPELLIER
Madame de Montmorency désire contribuer à la fondation de Toulouse. — Prière d'envoyer quelque secours au monastère de Moulins.
vive j* Jésus!
Annecy, 14 février 1635.
Ma très-chère fille,
J'ai reçu ces jours passés des lettres de madame de Montmorency, laquelle me presse grandement pour savoir en quel état sont les propositions de la fondation de Toulouse. Elle m'en parle d'une sorte qui fait voir qu'elle désire y contribuer 5 c'est pourquoi il faut que vous tâchiez de tenir cette affaire-là liée tant que vous pourrez. Et si ce sont gens de marque avec qui l'affaire se traite, vous leur pourrez faire entendre qu'il y a quelque personne de qualité qui désire contribuer à cette bonne œuvre, sans pourtant la nommer. Faites-moi savoir le plus promptement qu'il se pourra, en quel état est cette affaire, quelles sont les propositions , les difficultés et tout ce qui en est. J'ai écrit à madame de Montmorency que c'était vous qui l'aviez en main. Cette bonne dame ayant bien de quoi y contribuer, je crois qu'il ne la faut pas négliger; c'est tout ce que j'ai à vous dire maintenant, n'y ayant pas longtemps que je vous ai écrit et envoyé de l'argent de M. Truitat, par la voie de Lyon.
Dieu vous rende de plus en plus selon son Cœur, ma trèsehère fille, et toutes nos Sœurs que je salue cordialement avec vous, me disant sans fin et sans réserve, mais de cœur, ma trèschère fille, voire très-humble, etc.
[P. S. | Ma très-chère fille, je suis si surchargée de lettres et de tant d'affaires que je ne saurais fournir à tant écrire ; c'est pourquoi je ne saurais répondre a ma Sœur M.-Marg. de Vallon.
Dites-lui, je tous prie, de ma part, que je la laloe chèrement, et que je la supplie de baisser ion cœur par humilité, el <!«• le relever par une grande générosité de courage ; el Dieu la bénin, ainsi que je Pen supplie <!•• tout mon cœur. — lia très-chère fille, je ne laii -i roui n'aura point su le i brU qui est an ivé 2i notre panire maison de Moulins, par l'imprudence el peu iag< conduite <le la Mère, laquelle s été déposée pour tes butes, ipécialemenl pour celle qu'elle s bile d'aller am bains <lc Bourbon. [PlusUurt ligna illisibles,] II Eaul beauconp prier Dieu pour elle «-t conforter la bonne Mère, (jui est ma Sœur de <m istellnx, par vnv lettres el prières, ne l«- pouvant (aire par roi charités, elle en s besoin.
.1 ajoute ici, osa très-chère fille, qu'eu écrivant à la Mère de Moulins une bonne lettre, si tousponvies mettre dedans une pistole «m deux, j'en serait consolée à cause de l'exemple que (. Ii donne, <'t <jiu' vraiment c'esl une marque «le la charitable union qui <l<nt être parmi nous, lit -i mus o'avei pas !«■ moyen de lui envoyer ni une m déni |>i>tnlex, quand v<>un ne pourries lm envoyer qu'une demi-douzaine d< barb Uei . je sons en supplie, -t cela cordialement el franchement; Dieu voos an sam i :;i <•. )«• poui « n assure.
i .furmi' a lori|in*l ;(ar>l-
(i linuMi de loilc faiianl |>.irtif du c bitume religii
tô2
LETTRE MCCCLXIX
A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE
AU DEUXIÈME MONASTÈRE DE PARIS
Différer son retour en Savoie jusque* après Pâques. - Explication de qoelqnes difficultés survenues entre Mgr de Genève et la famille l'avre.
[Annecy, 16*5. J
Ma toute chère et très-bonne fille , Croyez qu'il me fâcha bien d'écrire à Paris le mois passé, sans vous faire un petit billet, mais je ne sus.
Dès le commencement de cette année j'ai été malade , et
encore suis-je maintenant travaillée d'un grand rhume et violente
toux qui me lasse fort; mais, si, faut-il que j'écrive un peu à
M notre très-cher frère [de Sillery], qui m'écrit une lettre qui
ressent un cœur tout parfumé de piété et parfaite union avec
Dieu Hélas ! qu'il est heureux de vivre ainsi dans le monde
sans participer à ses misérables affections et prétentions ! Il
m'écrit ses sentiments sur votre départ de Paris, eu des termes
d'une âme vraiment religieuse. Oh! Dieu le maintienne en ce
bou état, et lui accroisse ses grâces jusqu'à la perfection de son
divin amour! Au moins faut-il lui laisser la consolation de jou.r
de votre douce société jusques après Pâques, et que le temps soit
entièrement propre au voyage, afin que cette délicate santé
qui nous est si précieuse ne soit point ébranlée, mais fortifiée
d'un air doux et agréable.
Mgr de Genève le veut ainsi; car croyez-moi, ma vraie tille, je vous parle devant Dieu, ce prélat a un bon cœur pour vous; mais comme il est prompt et assez absolu de son naturel, cela le porte à ne vouloir pas être vaincu [mot illisible] de son ordre, et a faire quelquefois de petites saillies en paroles ou écrits.
11 m'a fait voir une lettre que M. votre cher frère écrivit dernièrement à M. le marquis de Lullin, par laquelle il disait être averti de ■liverses personnes, comme ce bon prélat n'avait plus
A.wi i. 1635,
d'affection pour ceux de votre maison, qu'il leur faisait de mauvais offices el se joignait même à ceoi qui leur voulait d( mal; il en était fort loucfa Ceux qai lèmenl telle lixanie offensent grandement Notre-Seigneur ; el je votu puis assurer que, lelon ma connaissance, elles sonl tucun fondement II
il I iin< - |" lit< - oc< asiom [mur certaines choses «lu
moode où M. le comte <!<• Sales, que vooi lava être nu saint, tint un peu ferme, ce qai heurta notre bonne madame la présidente, qni en lit des plainl osibles, attribuant à Ifgr de <. nèv< que IL !«• comte avait (ait; <-t cependanfl c'esl la
vérité (jur le Inui juvlal nVii savait ri.n. .1. rmis que fti \I
las lui i écrit, il lui dira I ► : « ■ n tout son cœur. H- las! il esl difficile que ceux qui demeurent en même ville el qui onl I dignil heurtent quelquefois pour cela; m la
n'empêche j».i^ l'amitié. II. !<■ président votre frère, qui esl uni'
nte personni , ne leur Baurait vouloir m il ; madame la présidente est très-brave dame tout a fait. <!<• sonl des esprits loyaux et francs, mais elle esl un |>«'ii sensible ; il- vivent, <n Dieu,
en bonne paix, le pense vous devoir dire c< ci, selon mon ordinaire confiant
Il v, a plusieurs jours que j«' n'ai vu notre bon pi lat, que je n< de la chambre que pour aller ouïr mesi
i ommunû : J i point à m i li - — « h< 1 1 Sœur | \I - 1
I Roy] voir.- Supérieur* . pour <•»• coup; jr la sain»' clii'n DM nt . t t utes i : I. Bonjour, ma Imite tn->-< lu -n' «•( vi.iu-
till. 1 1 1 que jamais rien ne v<>u- a <!' placée ni u<- mih <l<-|>l
« era «lu milieu de mon « oeur, où !>:• u, pour ma consolation, v ou ^ a h et j en i- - us toujours |»lu^ il. suavité , k cause de
voti i table vertu et bonté envers moi II esl vrai que noti S ire de Poitiers esl nn< foi t bonne 1 1
lillr. [)i< u I i li. n n. df v , main, s'il | Dit
« \pos< v .1 (mil vanités périss ibles el dangereuse
Confort: y.
LETTRE MCCCLXX