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A LA SOEUR ANNE-FRANÇOISE DE CLERMONT-MONT-SAIMT-JEAN

AU PREMIER MONASTÈRE D* ANNECY

Exhortation à se reposer en Dieu avec paix et confiance.

VIVE -j- JÉSUS !

[Lyon, 1636.]

Ma pauvre très-chèke petite fille,

Votre lettre m'a attendri le cœur: car, parla divine Bonté, je sens que vous m'êtes une fille très-chère et que je vous suis vraie mère. Si vous partez avant notre retour ', j'avoue que cela me sera très-douloureux, bien qu'absolument je désire que le saint vouloir de Dieu soit notre plus cordiale consolation.

Reposez-vous sur mon âme que l'état de la vôtre est très-bon, et votre manière d'oraison des plus saintes et solides. Continuez

1 Quand la Bienheureuse Fondatrice écrivait ces lignes, Sœur Anne-Francoise de Clermont-Mont-Saint-Jean se trouvait aux portes de l'éternité, où elle entra le 25 juillet 1G36, à l'âge de vingt-huit ans.

Cette Religieuse descendait d'une illustre famille qui portait dans son blason des traditions d'héroïsme, le souvenir de grandes œuvres. En témoignage de reconnaissance pour un dévouement séculaire aux Pontifes romains, ses ancêtres avaient vu les armoiries du Saint-Siège concédées à leur postérité. Sœur Anne-Françoise, dont le regard plongeait dans le soleil de la loi, passa rapide, ferme et joyeuse à travers les grandeurs terrestres pour aller au-devant de l'Epoux céleste, pauvre, obéissant, humilié. Ce fut au premier monastère d'Annecy qu'elle le trouva et goûta les suavités de sa divine présence, pendant les onze années de vie religieuse qu'elle passa presque entièrement dans la charge de coadjutrice et de secrétaire de sainte J. F. de Chantai. Elle termina sa carrière comme un glorieux athlète, qui ne laisse aux témoins de ses combats que le souvenir de ses victoires et la certitude de ses magnifiqaes récompenses. (Archives de la Visitation d'Annecy.)

AWI.K 16*6. 531

seulement cette dooCC ptJl devant Dieu et ce <lnii\ repOfl

confiance en sa miséricorde, persétéranfl aussi en la fidélité de réduire tontes vos infinnilés en profil de votif .une Dieu oe veut que cela de voos, efl <jm- vous lèchîei «le votre

esprit dans l'attente de cette bienheureuse éternité. Je vont supplie , ma fille, de continuer à prier pour moi. le ai nne consolation grande, espéranfl qu'enfin Dieu exaucera vos désira pour- mon salut; j'en ai I>«m besoin, car je me vois Ions lei jouri plus misérable efl sans vertu. Croyes qu'il me tarde bien que je vous revoie, quoique certet j'aie ici grand sujet de contentement, pour la grande bonté de nos Sœurs <jui me témoignent nu tmoor incroyable. Hél Dion vous bénisse, mon cher enfant. .!«' inii tonte vôti

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