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A MONSIEUR BAYTAZ DE CHATEAU-MARTIN

DOYEN DE LA COLLÉGIALE DE NOTRE-DAME d'aXNECY PÈRE SPIRITUEL DU PREMIER MONASTÈRE DE LA VISITATION

Condoléances sur la mort de sa mère.

22 août 1636.

Monsieur mon très-honoré Père,

J'appris avant-hier la sensible douleur dont il a plu à Notre- Seigneur vous visiter, par le trépas de madame votre bonne et vertueuse mère. Et bien que je sache la rare piété dont notre bon Dieu a gratifié votre chère âme, et que sa souveraine douceur ne manquera pas de vous gratifier et consoler dans une perte et privation si grande, comme j'en supplie sa Bonté de toute l'étendue de mes affections, je ne laisse néanmoins d'appréhender que ce coup n'ébranle votre débile santé , [ce] qui me fait vous conjurer, mon tout bon et cher Père, d'adoucir, autant qu'il vous sera possible, les sentiments naturels et les appréhensions de ce qui peut suivre une si tendre séparation. Notre grand Dieu vous sera Père et Mère et pourvoira à tous vos besoins, mon très-cher Père; et en tout ce que nous pourrons suppléer de l'absence de cette chère défunte, mon Dieu, que nous le ferons et devons faire de grand cœur ! Je ressens tendrement votre douleur, et me voudrais fondre pour vous y donner allégement; mais Dieu fera tout dans votre esprit humble et soumis à son bon plaisir. Nous redoublerons nos prières pour cela, et pour le soulagement de l'âme de la bonne chère défunte, qui de sa part m'y a obligée , par l'amitié qu'elle m'a toujours témoignée.

Nous espérons, Dieu aidant, être lundi ou mardi à Cham- !>< ry- cela me console de me voir proche du bonheur de vous revoir, mon très-cher Père, que j'honore et chéris très-filiale-

ment, el pri€ Dieu fOUI COOServrr et consoler <1-' ses >ain I

bénédictions el suaves, risiles. le rail de cœur, mou très-cher Père, votre très-humble et obéissante Bile «mi Nôtre-Seigneur.

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>i | .iv lu loisir de bien rentrer en moi-même , el que je fosse bumble, j'aurais bien autanl de sentiment que m i pauvre Sœor .1. I. [Picotean] en i de vous avoir par trop importunée pressée. le tous en dem inde pardon. Tontefois, m i confiant en votre bonté, [j'espère] que notre entrevue fera Koul évanouir de iotre du r eœui le souvenir des abjections que y i i n

i ii eertes le cceor louché, ni ils votre <'li iril grande pour lupporter ' ites plus imporl i m t .

Dm ii ii I mtj ne u ■ ird le plus t ird,

et puis \ roui Cei I ' id ces !•■. no bi inl !<•

tendre lentimenl que j'ai de ne plu- trouver kN , notre bon prél it et ma pauvre pel S ir [Anne-Fr u qui m'élail li

chèi ( ' que i il un fjrand dépouilleme it, tu inel

j'acq it Nolre-S lire touj ur> - 1 toute

sainte i olooté b m lui m nblet » <iu km! ce qui ose

lOOChOt H loi pi I r «le s m saint iinmir. \

diroOS toutes nouvel li s île \ ivr voix.

LETTRE MCDXXXII

A LA MÈRE FRANÇOISE-GASPARDE DE LA GRAVE

SUPÉniEURE A BOURGES

Détails sur le voyage de Provence. — Demander à Dieu la cessation des calamités

qui affligent son peuple.

vive f JÉSUS !

Chambéry, 29 août 1636.

Ma très-chère fille,

Je ne doute pas que votre affection ne soit assez grande pour vous faire désirer de savoir de nos nouvelles. — Uya quelque temps que je reçus une de vos lettres, à quoi je n'ai encore su répondre , car nous étions dans le tracas du voyage. Nous voici à présent arrivées à Chambéry depuis le 27 de ce mois. Grâce à Dieu, nous avons fait fort heureusement le voyage de la Provence. J'ai reçu beaucoup de consolations et grands sujets debénir Dieu de voir qu'en toutes les maisons où nous avons eu le bien de passer, sa douce Bonté répand beaucoup de grâces et bénédictions, et l'on y vit fort en paix, union et amour à sa vocation. Les Supérieures de tous ces monastères sont trèsbonnes. J'ai vu aussi plusieurs Supérieures des monastères que nous n'avons pas pu aller voir, lesquelles nous vinrent trouver a Aix; elles m'ont assuré que leurs maisons vont le même train, grâce à Notre-Seigneur.

Ma très-chère fille, vous me dites que votre ville est fort affligée de contagion -, j'en suis fort touchée , bien qu'il serait à désirer, si c'était le bon plaisir de Dieu, de mourir de cette maladie ; car l'on voit à présent les misères, calamités et désolations si grandes , à cause des guerres , qu'il semble que l'on en soit au dernier point, si Noire-Seigneur n'a pitié de son peuple. Plusieurs de nos monastères sont dans cette affliction; il tau! grandement prier Dieu pour cela. La Savoie n'est pas à présent dans cette affliction, mais oui bien dans des grandes

VWI.K 1636. 541

craintes el appréhensions, c ur Poo dc isil oè tout ceci aboutira; efl l'on dc manque pas de s'j ressentir dc toute* ces misères, car il ne s'j trouve point d'argent .Je > 1 1 j » | » 1 1 » • Nôtre-Seigneur d'j mettre sa main el dc Cure réossir le tout à sa gloire.

le salue toutes nos chères Sœurs; je les inpplic de se tenir bien disposées a tonfl ce ( j u«* Dieu vomira d'elles. Je lenr souhait»- le très-saint amoui-, mais tout particulier* menl à votre

cher CCBOr à qui je >uis, ma tres-cleu e tille, de cii'iir fidèle, voire, etc.

|/\ .s. | Ifs pauvre Inne-Françoise de Clennont [Mont-Saint-

Jean] est allée au cieL Nous la recommandons à vos saintes prières el a celles de dos Sœurs.

Conforme al

LETTRE UCDXXXII1

\ i \ MÊME \\\i:-\t \i:ii: DE LAGE DE P0YLAU1ENS

jtruuufu \ iMtriiai

lléroei iuj< •

Ma trks-chkrk hi.i i le ne doole pas que li bonté <!<• votre cœor dc vous i

\ < r ili' savoir de nos nota elles. Vous voici an avées a (di

bérj depoii le il de ce mois; doqs avons (ail fort heoreuse-

meiit le V l«" Provence, ;nàce .1 \otre-Seij|ncur. Nous

avons reçu beaucoup «le consolations «t «le lujets de bénir

Dieu , de ce que , «I ms tentes les m usons que nous avons eu le bien de von , ou vit ai indc paixynnioa al amour i

leur toc ition . - 1 Notre s eur \ rép ind bc wconp «le bénédictions, le viis prie de m aiilci .1 I en lu nir, ma très-clière fille. Nous avons reçu une de ms lettres dans le Irai as de

DOtre VO DO us il ^ a BBttorc de temps pour penser

à ce que vous me mandez, c'est pourquoi je ne vous en dis rien à présent. Je crois que vous ne manquez pas de faire grandement prier pour les misères et calamités dont Dieu afflige son peuple, afin qu'il plaise à sa Bonté d'apaiser son ire. — Je recommande aussi à vos prières notre petite secrétaire d'Annecy, que Dieu a retirée à soi. — Je salue bien chèrement toutes nos Sœurs ; je leur souhaite le très-parfait amour de Dieu, mais tout particulièrement à votre cher cœur. Je suis, ma trèschère fille, votre très-humble, etc., que vous savez bien être vôtre d'un cœur sincère.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Poitiers.

LETTRE MCDXXXIV

A MADAME LA DUCHESSE DE MONTMORENCY

A MOLLI XS

Prière d'employer son crédit pour protéger les maisons religieuses dans les provinces menacées de la guerre.

vive -j- JÉSUS !

[Chambéry, 1636.]

Madame,

Nous venons d'apprendre qu'assurément les armées de l'empereur s'avancent sur la France, et qu'il y en a déjà à six lieues d'ici; cela met tout en afflictions et alarmes. Notre confiance est en Dieu par-dessus tout, qui est le refuge des siens et de ceux qui se confient en sa bonté. Mais, Madame, parce que nous savons qu'il veut que nous nous aidions en ce que nous pourrons, et nous trouvant impuissantes, nous recourons ï vous en toute humilité, ensuite de ce que notre chère Sœur I .ivre nous dit du dessein que vous aviez, Madame, d'envoyer on gentilhoDMDe à M. de Lorraine pour obtenir des protections aux maisons religieuses, spécialement pour celles de la Visi-

awi.i; 1636.

talion. Voyez donc, Ifadan que vous jogera î propos de

(aire. Noua itonj des maisons pai toute la Bourgogne, la

Bresse efl le Bngej, et en tout <•<• pa}- <lr Sivoir. .!•■ sai< que tout Cel I VOUS esl cher |»our le iv-p. , t « 1 • • !)i»u et <1. L sainti: dilrc-

tion qu'il voua a donnée pour nous. Il ne >n lii t de vous taire simplement cette proposition; et j»- sais, Madame, que i asseï pour la grandeur de voir.- oœor «-t de votre affectioa à bien faire a chacun, et surtout i roi petites, mais très-humbles servante! , qui prient I > i « • n von- cons< rver «'t I inonder rar

VOtre digne personne le- lieln ><« - île >a saintr ;;i h e.

Continuez-nous l'honneur de votre chère amitié; ceci est parole superflue, < ur je leni en mon cœur que vous y êtes invariable; m.ii> faites-moi cette . . Madame, de me tenir

toujours pour entièrement votir. le le luisaYOC uni : nie

iu'iori qu'il ur i'j peut rien ajout»'!-. Dieu me rende digne que .t avec il<v effets correspondant! à ce que je vous

dois' Je demeure donc en tout respect, Madame, votre, etc.

/orme àl ual gartl- . • r».

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Messie m - du Sénat "iil renvoyé* les Pères Minimes il M. le

vicaire général* Je wons conjore, an non de Dieu, mon cher

hl r , ili- I : i ii tout ( r (jlii vous %{ i .i pOSSifa

um- ail. on- epn i.;;.ir.|. |, ;||.,nr tir Dieu rt la consolation de

AI. le marquis de Lullin. C'est assez dit pour vous y rendre affectionné, et vous obliger de vous y employer de tout votre pouvoir, ainsi que je vous en supplie derechef très-humblement, et de vous souvenir de moi en vos saintes prières, vous assurant que je suis , mon très-cher Père, votre très-humble et indigne fille, etc.

Coufoi me à l'original gardé aux Archives He la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCDXXXVI

A LA MÈRE MARIE-MARGUERITE MICHEL

SUPÉRIEURE A FRIROURG

Conditions nécessaires pour faire de nouvelles fondations. — La Sainte se réjouit de la régularité des monastères qu'elle a visités. — Le bien d'une communauté dépend en grande partie de la Supérieure.

vive -j- JÉSUS !

Chambéry, 9 septembre 1636.

Ma très-chère fille,

Le jour de la Nativité de Notre-Dame, j'ai reçu une de vos lettres datée du 23 août; nous n'avons point reçu les deux précédentes que vous dites nous avoir écrites. Nous voici à notre monastère de Chambéry; c'est le sujet [pour lequel] je n'ai pas eu le bien de voir cet honnête ecclésiastique.

Ma très-chère fille , vous êtes toujours dans des ardentes pensées pour faire que notre Congrégation soit établie dans les villes du Comté , ce qui serait bien à désirer ; mais il ne faut pas espérer de plus faire aucun établissement que, premièrement, l'on n'ait une maison suffisante pour loger des Religieuses, et des moyens pour nourrir et entretenir les Religieuses qui vont en la fondation, avec leur confesseur; cela est résolu par Mcsseigneurs les évêques et confirmé par notre Saint-Père le Pape II faudra donc que les maisons religieuses qui se voudront établir en quelque part regardent si elles auront le moyen de pourvoir a ce que dessus , par elles ou par le moyen de quel-

que bon fondateur, ou de la pari des filles qui prétendent II nom eafl aussi défendu de nous établir en des petites vil! Ton voit tous les jours lei baseras H grands «I ing< n s. quoi sont exposées lei mai -nus religieuse i, H les jurandes peurs el apprébensioni qu'elles <'iit au moindre bruil de guerre qui arrive, comme nous voyons à présent. I.a ville de Saint-Claude n'est pai capable pour \ avoir tant de maisons religieuse i. L'on nous a déjà fort importunées pour cet établissement; s quoi nous avons répondu qu'il as fallait pas j penser. Nous n'avons point de nouvelles de nos Sœurs de Besançon, ni de Champlitte, sinon celles que vous nous mandes; nous leur écriions pour ^ ivoir li nous lr> pouvons servir en quelque choi

Nous voici, grâce s Notre-Seignenr, de retour de noire i<»\, de Paris tt de la Provence. Nous avons tu environ brente-sepJ monastères, et quinse Supérieures dc< monastère i que nous n'avons pas in aller voir. Nous avons reçu de très-grandes consolations ei sujets de bénir Dieu, de voir qu'en toutes ces maisons l'on ) vit avec grande paix, union et amour à leur sainte vocation, el Notre-Seigoeur ^ répand beaucoup de gi I de

bénédictions; je sous suppliede l<n bénir avec nous. Tontes

Supérieures de ers m usons >ont très-lmnne> et vertueui el n'ont point d'antre désir que de l.ure luivrC i leUTS conimu-

nantés ce «pu mois est marqué.

louchant ce que vous me dites, qui j'aurai a ;>re qui !

fondation de Friboui lunesJEuredequoijenemesuisnoinl

chargé l esprit, ni aucune de nos maisons n'^ pense; car, puisque tous Paves commet nous khi> en laissons entièrement h* soin Je vous dï! encore, ma fille, ensuite de tous ces < labl menls, qu'il i'j faut comporter avec grande retenue el n't point

al lei lin esse, . . I.i étant contraire a l'esprit de noire Bien-

heureux Père. \Inii Dieu! ma chère fille, qnc j'ai bien plus

d'inclination que i s nous éU odions du côté de Is racine que

du côté des brani sens <\\\<- que m a désii ien plus

grand de nous voir bien fondées en l'humilité, plutôt qu'à voir tant multiplier nos maisons, pour le gouvernement desquelles difficilement saurait-on trouver tant de Supérieures, au moins qui soient capables; et néanmoins tout le bien de nos maisons, après Dieu , vient du bon gouvernement d'une Supérieure. Ce n'est pas que je ne souhaite que notre Congrégation ne soit établie au Comté plus qu'en aucun autre lieu; car je trouve les âmes très-bonnes en ce pays-là, quand elles sont bien choisies. Voyez donc, ma toute chère fille, à faire selon que vous jugerez qu'il se pourra bonnement et conformément aux règlements; car, comme dit le Coutumier, -« ce n'est pas la multitude des maisons qui glorifie Dieu , mais la bonne observance qui s'y garde » ; car aussi l'Écriture dit : « Ils se sont multipliés, mais non pas la joie. » Il faut donc tout faire selon notre discrétion accoutumée. Je salue toutes nos chères Sœurs avec vous, ma très, chère fille, priant Dieu vous combler toutes de son saint amour, auquel je suis et de cœur, tout à fait vôlre, je vous en assure.

Conforme à l'original garde aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MCDXXXVII (Inédite)

A LA MÈRE HÉLÈNE-ANGÉLIQUE LHUILLIER

SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE PARIS

Compassion pour les misères publiques. — Une Rulle pour l'approbation du Coulumier a été obtenue. — Désir de voir la clôture exactement observée a la Visitation.

vive f jésus!

[Annecy], 12 septembre [1636].

Voici une commodité de ce bon ecclésiastique que je désire employer, bien que je n'en aie pas grand loisir, pour vous dire qu'il est vrai, ma toute chère fille , que nous voici heureusement arrivée! à \essy, où, après avoir bien vu la première maison, nous voici maintenant dans la petite; grâce et gloire soient

à Dieu de tout! Je vous promets, ma vraie fille, qoe ces deui familles sont pleinea de grandes bénédictions el observance. Bénie soit ion infinie Bonté , qui nom donne la même consolalion de la vôti

Hélai ! non, ma très-chère fille, je n'ai pai sa toutes les peines ou vooi avesété, car en cei qi - de dei i , qoe Dit d i pré-

lervéi jusqu'à maintenant de la <!• cens qoe sa Provi-

dence permet [qui vont] ainsi consommant efl lei biens el |. - corps de « i - | auvres chrétiens, nous ne savons quasi point de nouvelles, et ce que 1 mi en dil est fort peu assuré; i pourquoi, ma très-chère fille, le temps m'était bien long de voir de vos lettres. Mon Don! que nous avons besoin de nous humilier devant la grandeur de Celui qui seul peut mettre remède s ces désordres. An moins, li sa Bonté n'était point offensée! Comme vous dites, ma très-chère fille, l'affliction réveille les esprits et les retire de leur stupidité, où 1 > î < - 1 1 souvent ils croupissent emmj les commodités temporelles. C grand cas, ma très-chère fille, qu'un seul acte de soumission à Dieu dans la souffrance, dans les pertes et dans les oppressions, comble l'âme de plus de richesses spirituelles que ne fonl bien souvent d'infinis acfc i de piété faits dans la prospérité.

Sa divine Honte nous l.i>>r a tous l.i ;;i,h •«• de tu, r profit de tout

ce qu'il lui pi ira (aire <!<• nous el en nous, et de tout <•«• qui nous appartient! J'ai confiance que m sooveraine Providence vous

pourvoira toujours des rlio.M's ii. . . --.m , ■> , ,i noire très-hon

et très-honoré Père j cl cependant, ma très-chère fille, v « » 1 1 < • cher corar el celui de toutes nos chères Sœun adiront,

av«« celui de notre bon Père, en l'amour, confiance el entière dépendance de Celui de ce divin Sauveur. Vous m'aves bien consolée de nu- dur le profil qoe notre très-bon archevêque

[de llour;(es| .i tiré de l.'i pari «pu- KMCU lui .1 donnée Cfl COS

inisi ommunes« Si je puis j»- lui «< rirai nn mot, pour me

réjouil lui des richesses spirituelles que Dieu lui S

tirer de cette perte temporelle. Ma fille, je vous prie, ne me laissez plus si longtemps sans avoir de vos nouvelles. La vôtre dernière est du jour du grand saint Augustin, et le temps recommence à m'ètre long d'en savoir, bien que nos Sœurs de Lyon, que j'ai priées de m'écrire ce qu'elles apprendront de votre côté, me mandent que les choses vont mieux, grâce à Dieu. Mais, hélas! cette sainte paix, ne l'aurons-nous point? Dieu, par son infinie miséricorde, nous la veuille donner, selon toutefois qu'il sera convenable à sa gloire et bon plaisir.

Voilà le dernier mémoire pour le Coutumier. Je crois que vous jugerez comme nous que ces petites choses y seront à propos d'y être accommodées; les deux derniers points, spécialement le pénultième est bien nécessaire, l'expérience nous l'a appris. Je n'ai point à vous recommander de faire accommoder le tout comme il faut; votre zèle ni votre affection n'ont pas besoin de cela. — Je crois que le bon Père dom Maurice vous aura fait voir la Bulle qu'il a obtenue pour l'approbation du Coutumier, à laquelle il y a un défaut, ainsi qu'il vous aura dit; mais que Mgr de Montpellier s'est chargé de faire raccommoder !. Si l'on ne pouvait pas obtenir ce que l'on désirait par l'entremise de Mgr le Nonce, il se faudra contenter de ce que l'on a obtenu, si M. le commandeur notre très-honoré frère le trouve bon, et faire imprimer le Coutumier; car, mon Dieu, ma fille, il me tarde bien fort que cela soit à couvert ! Je ne vous renvoie pas encore le plan ni le devis , car aussi bien c'est la dernière chose qui s'y fera. Je n'ai non plus su mettre au net la lettre qu'il faut que j'écrive aux Sœurs; quand j'aurai le loisir je le ferai, puis je vous l'enverrai.

1 Pour ce qui concerne l'issue des nombreuses démarches faites au sujet

de cette Bulle d'approbation du Coutumier, dont il est souvent question dans

pondance de la Sainte pendant la fin de cette année et le cours

de la luivante, voir la note d'une lettre adressée au commandeur de Sillery,

en data du U juillet \i\M.

AWI.l. 1636.

Mais, ma fille, il bol que j<" VOUS diM que j'ai tppi

choses qui me bnl toul a (ail désirer que notre clôture soil trèsexacte. [Phitteun lignes illisibles.] Enfin j'ai peur, quand je considère la misère humaine el < j u«* j'entends ce qui arme en mâisoni religieuses qui iouI bien réforme es, mais qui ool celle licence aussi d'entrer dans leur église» el l'on 'lit «juf

il a notre imitation. Je vous confie ceci, el m'en arrétei ce que vous m'écriresj car enfin mon cœur est tellement nui an vôtre qu'il ne peul rien admettre sans lui Hon âme esfl toute collée a la vôtre, el je prie Dieu qu'elles icienl toujours Irèsnniqnemenl unies en ion saint amour. Ilille salutations i tons ; je n'ai loisir que pour cela, vous suppléera pour louL — I î septembi i

rmiir m i 'iris.

LETTRE UCDXXXVII1 Inédite) \ MO NSI El I 1/ \\ OC I r RIO rOW

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