A THONON
Prière de s'occuper de la fondation de Turin.
vive \ JÉSUS !
Annecy, 19 octobre 1636.
Monsieur,
Je ne vous saurais dire combien nous nous sentons vos obligées, pour la peine que vous avez prise d'éclaircir les icultés qui étaient sur cette maison de M. Desprès. M. le
difii
sénateur de Félicia nous mande comme il i prii I * *- peine avec vous ,|r voir tons lei papiers el pu tentions que 1 <>n peu! avoir sur cette maison, et qu'il i Bail <!•• grandi mémoirei pour encore donner l'éclaircissement • I l'appui dans !»• besoin à doi Sœurs. (Test tout < ■•■ que l'on désirait Lei Biles disenfl qu'elles font cet achat sans s'incommoder; me voilà contente. .si dès le commencement elles i nssent conduit cette affaire p ur l'avis de M <!<■ Pélicia, il n'j eût point en tant de parlementeries; mais Dieu soit béni qu'elles l'achètent sûrement et que vous leur ayes (ail avoir cette grange De tout mon cœur je vous en remercie, <■( <!< toute la peine qne vous ave/ eu.- « ii cette affaii e.
liais dites-nous , Monsieur, h M I»- marquis de Luliin ne pense point a voos (aire passer en Piémont. Cela nous accommoderait bien; car il m'esl avis que cette affaire aura peine ; sans l'assistance de votre Me et affection. Le bon Père dom Juste nous écrit la Continuation «le l'affection de Son Altesse Royale, mais il n*j avait encore point d'( ffet Dites-nous,
s'il et. lit nécessaire qne vous |ui>>ie/ la peine <l'\ aller, si
nous poorrioni obtenir celte charité de vous, et de M. le marquis la courtoisie de l'agréer. — hou, par sa bonté, sous
rnmhle île ><m saint amour. Continuet-nOUS toujours VOtTC affection, <t croyei que <!«• tout mon cœur je suis et serai
- lin , •
LETTRE MCDXLVII (Inédite)
AU MÊME
Au sujet d'un achat avantageux au monastère de Thonon.
Annecy, 21 octobre 1636.
Monsieur,
Nous venons tout à cette heure de recevoir votre lettre, ce 21 du mois, tout au soir, qui est datée du 16. Je ne sais pas à qui vous l'aviez remise , mais nos Sœurs Font devancée; car, dimanche , M. le curé de Lachenal vint avec quantité de lettres, même de M. le prévôt , et tous veulent et disent qu'il faut que la pache tienne, pour les grands biens qu'ils disent qui en doivent venir à nos Sœurs de Thonon. Ce qui m'a emportée et fait consentir, c'a été la lettre de M. le sénateur de Félicia, qui m'a fait l'honneur de m'écrire qu'il a vu, et vous avec lui, tous les papiers de la maison Desprès, et qu'ensemble vous avez trouvé que la pache de l'achat était bonne. Là-dessus, j'ai donné les mains, me conûant en l'affection de M. le sénateur, en sa science et en la vôtre; car, pour la perte, je n'avais pas lieu de résister à M. le prévôt et au Chapitre, car ils m'ont écrit des lettres admirables. Dieu leur en donne joie, car pour moi je n'en ai point; mais je n'ai lieu d'y résister davantage. Nous ne laissons de vous être extrêmement obligées pour l'affeclion et le soin que vous en avez pris. Cependant, je me réjouis de l'espérance que vous nous donnez que nous aurons le bien de vous voir bientôt, et vous prie de croire que je suis toujours plus vôtre en l'amour de Notre-Seigneur, lequel je prie vous combler de ses plus précieux dons.
\P. S.] Je vous prie, si vous le jugez à propos, de saluer très-humblement M. le marquis [de Lullin] de notre part, et I assurer que je suis sa très-humble servante et à mesdames les marquises, leur souhaitant toute sainte prospérité.
Conforma | l'original garde aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE IICDXLVII1 Inédit*
Il \u mi:
Prière il<- >e ren Irr .1 Turin
\ S BOftml
MoXSIEl B,
Voilà une lettre «lu Père dom Juste, par laquelle voui vem i l'extrême nécessité qu'il a de voire présence, cl comme il déaire itec passion de voua avoir tnprès de loi, pour loi aider a h poursuite de l'affaire qoe roai laves, pour laquelle il ne peut rien turc tout seul. C'esl de <j u« >î je voui ropplie aussi très-humblement, si cela se peut. Ifoui ferrei encore dam sa lettre les pensées que ce !><>n Père ■ pour notre accommode" ment Si v<»u- dooi pouves laire cette charité sans vous incommoder beaucoup, ne tons attaches à aucune affaire que ce soit: car il serait i désirer quetoui partissîes an plus tôt, d'autant ({uo noui voudrions soir l'issue de cela, d'une façon ou d'une autre. Et, li vous juges que noui dussions écrire à M. le marqoii pour l<- lupplier d'agréer votre départ, doui !<• ferons. Mandez-nous tout Granchemenl vos sentimenti pour ce regard, et nom les luivrom sa mieui qu'il nous sers possible. Mais, au
« h que VOUS puissiei faire ce dont non- vmis supplions, il l.mdr.iit expédier u^ allain>, aliu qu'au plus lût VOOI VOUS puiasitl
rendre an lien oè voui êtei tant désirt Nous attendons votre réponse, en nppliantNoti -S ur qu'il soit de plus en plus
runi(jue pn>se>.sem de voir, chère Ime, et que sa douce bonté
la iciiiplivsr de s< - amples hém dit lions, le luil SU Lui d'une
sffectionl oute particulière, Monsieur, votre très-humble, etc.
| '.IIC* Jf I.
LETTRE MCDXLIX {Inédité)
A LA MÈRE LOUISE-DOROTHÉE DE MARIGNY
SUPÉRIEURE A MONTPELLIER
Démarches à faire pour retrouver la Bulle d'approbation du Goutumier.
[Annecy, 1636.]
Mon Dieu ! ma très-chère fille , que nous sommes en peine [de ce] que peut être devenue la Bulle que nous avions obtenue pour notre Coutumier; n'en ayant aucune nouvelle, encore que le Père dom Maurice et moi en ayons écrit, moi deux fois à M. Bebin à Rome, sans en avoir réponse quelconque. Je vous conjure de faire en sorte que Mgr de Montpellier en écrive audit M. Bebin, afin que, si elle était égarée, il en obtienne une autre le plus tôt qu'il se pourra; nous en payerons tous les frais. De vrai, cela nous tient en peine, ne pouvant communiquer notre Coutumier à nos autres monastères que nous n'ayons ladite Bulle en nos mains.
Voilà, ma très-chère fille, tout ce que je vous puis dire pour cette heure, sinon que je me recommande bien fort à vos prières. J'en ai un besoin tout particulier. Obligez-moi de ne me les pas dénier, puisque je suis dans une entière et trèssincère affection entièrement vôtre en notre très-doux et trèsadorable Sauveur, que je supplie répandre dans nos âmes la pureté de son divin amour, afin qu'éternellement nous le bénissions. Amen. Très-humble révérence à Monseigneur et a ceux que vous jugerez, surtout à nos chères Sœurs.
Cor, forme a loriyinal gardé aux Archive» de la Société Florimonlane d'Annecy.
INNEE 1636. 575
LETTRE UCDL
A l \K >l l'i;i:n;i i;i: in; i.\ \ i > i r \ I l<>\ Bienheon I lei Ème» ipu *.• qaitteal • - 1 1 . —On i it esta leair de
bons r.i|)|)or: uites les mtîlOM s. — Impoli Ij ilur;;e de
n. lîlressf des mu ne-. — N ;jai I- r du s< riijiul. ri de l.i in.lun il
[Annecy, I». i«i J
M\ TOI Tl CBÈIE Fil i B,
Je mus ,ii déjà écril comme, grâce i Nôtre-Seigneur, noua avons icoompli l'obéissance en ce voyage que Is chariti ardente de nos bonnes Sœon nous avait lui entreprendre» Il m'a t.ui grand bien, après notre arrivée i<i, d'j trouver tontes choses aller avec une grande bénédiction dans les deux maispns , où il lemble que Notre-Seigneur le plaise parmi ces âmes innocentes, qui le lervenl d'un bon cœur et allègrement. Remercir/-cii sou infinie douceur avec moi, qui \<>us conjure ne voir aucune crainte ni mé6ance de la sincérité < t inviolable affection de mon cœur pour le vôtre I Je ne me souviens point
je désire que nous nous avancions i celles qui aonl devant noua; oui, ma très chère fille, el chacun dans les moyens que Dien nom présente, dans l'emploi aè II nous tient. Nous serons bienheoreoseï li nous nous quittons nousmêmes pour son amour et pour accomplir s;i volonté; nous ne perdrons rien en 6s Imité, car n Boulé es! riche en miséricordes sur tous , mail Bpécialemenl sur l< sonnes qui travaillent i puriOer et perfection m i les âmes qui lui sont
(ledit -i
< rtes ces ( sprits agissants < | u i contrôlent votre douceur ont
nu ;;r.mil lorl ; mais comme v <»u ^ dites, ma tille, il faut supporter de i<>u> et avec tous, c ir i '< il 1s pratique dei Saints. \ (»u- in- laites grand plaisir «le vous maintenir en union avec les
maisons religieuses; so\e/. .unie de toutes et à fort peu fami-
lière : c'est la chère maxime de notre Bienheureux Père. — Je suis consolée que ma Sœur N. réussisse si bien au noviciat; car c'est la racine et le bonheur de nos maisons. C'est pourquoi il faut avoir grand soin de mettre à cet emploi des Sœurs vertueuses et bien faites, c'est-à-dire bien fondées en la vraie observance.
Au surplus, gardez-vous bien d'être scrupuleuse, et ne permettez point à vos filles de l'être ; car, après les péchés, rien n'est nuisible à la vie spirituelle que la mélancolie et les vains scrupules. Allez, ma chère fille, de plus en plus avançant au saint amour de Dieu par la suave observance des Règles, et la continuation de votre douceur en votre conduite spirituelle et extérieure, et vous ressouvenez de ce que dit notre Bienheureux Père : « Le sucre ne gâte aucune sauce. »
LETTRE MCDLI {Inédite)
A LA SOEUR FRANGOISE-JÉRONYME GHARGOT