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A PIGNEROL

Encouragement à servir Dieu avec confiance et fidélité.

vive f JÉSUS î

[Annecy, 1636.]

Vraiment, ma très-chère fille, notre bonne Sœur N. a eu grand tort de remplir votre esprit de toutes les choses qu'elle vous a dites. [Plusieurs lignes illisibles.] Mon Dieu! que cela

1 « Sœur Françoise- Jéronyme Charcot , professe d'Annecy, reçut le voile (disent les anciens Mémoires) des mains de nos Mères de Chantai et de Chiiel, qui faisaient une estime particulière de cette chère Sœur pour la graadc modestie, silence et obéissance qui paraissaient en elle, n Les monastèrei de Pignerol, Embrun et Verceil furent tour à tour édifiés du à» celte vrai<; Religieuse, qui en qualité de Supérieure y fit fleurir Pri< primitif de l'Institut. Elle décéda à Verceil (Piémont), le 26 sep- Kembrt 1654. (Année Sainte, IX- volume).

m'a fait in.il au cœur, bien qoeje sache qoe c'est par bonté el con6an.ce «in1, ces chose* roui ont été dites; néanmoins ellei ne peuvent guère servir qu'à vous étonner, et préoccuper votre pauvre el cher espril <|ui m'a tait une compassion Donpareiili mais j'espère en notre bon Dieu «(u'Il sera votre force, el roui fera la grâce <!<' le servir ntilemenl en cette maison, oà II vous a appelée pour sa gloire, liais, an nom de Dieu, ma Iris ■chère fille, ne vous laisses j » « » î » 1 1 abattre, ne presses poinl votre cœur, laites tout le bien que vous pourrez, ne vous étonnes point dn mal si vous en rencontres. I ai confiance que votre b m exemple <-t la solidité de votre vertu el de la très-chère Sœur M.-Hélène [d'Arères] rai i au devoir celle qui n'j voudrai! pas mar-

ché i. I< aooa conjure derechef de ne voui poinl laisser abattre, (•ai enfin, m vous ne faites rien le pour Dieu, non- mii> rappellerons. I«' prie notre bonne Sœur [la Supérieure] d'Embrun <l<i vous Eure tenir <■<• billet jurement, et de ions donner moyen de m'écrira

L'on dit que la prétention de la Itère est que, qn in 1 elle aura logé les Sœurs de vous laisser là, >■' l'en aller à Turin établir nne maison sous la protection <1<' Madame. Si vous vmi- en apercevez, faites-le-moi muih-, j<- vous prie, comme toul va* tes i otre cœur avec ma ti - nr

M.-Hilni' -t nne Ame ti !• le à Dieu, en qui vous pouvez

vuu^ h; ; je la salue chèrement. Cette lettre vooi n-

mune si voua !«• jugea a propos. Enfin j'ai confiance que Di d voua assistera, mail gardes de v<>u- lai ibattre. l« supplie

llniilr vous li-nir «!«■ m s uni,. 1 1 1 . i i r i . \l» ! c | tic- c'est un grand

bonueuj el bonheur ï nne âme vraiment dédiée a Dieu de faire el souffrir beaucoup pour son amour! Je suis vùtre d'un cœur pai lait.

vu.

-s LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

LETTRE MCDLII {Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

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