‹ LettresChapitre 242 sur 281 · I || MLLE · texte numérisé non relu

I || MLLE

Notre très doni Sauveur soil éternellement béni el loué «le

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chère fille, que, selon ce que vous me marquez en sincérité des conditions de NL, je ne pense pas qu'elle puisse réussir dans le «gouvernement. Cet esprit si mou est une dangereuse pièce, et j'aimerais mieux notre Sœur M. -Marguerite [d'Epineul] incomparablement, espérant encore en Notre-Seigneur qu'elle s'adoucirait dans le gouvernement, surtout vous étant près d'elle, pourvu qu'elle soit bien unie avec vous. Vous ferez bien d'écrire à nos maisons de Paris, pour avoir, si vous pouvez, les Mères que vous me marquez; mais cela dépend de l'élection que leur maison fera; car si elles n'ont des Supérieures capables, elles ne pourront pas les quitter. Il ne faut point penser à faire aller d'ici une Supérieure à Nantes; ces grands voyages sont trop fàcbeux. J'ai confiance que vous obtiendrez de Notre-Seigneur ce qui sera pour le mieux de votre maison; il lui faut bien recommander et s'en confier en Lui. Je suis bien aise que notre Sœur [M. -Angélique] du Fou soit assistante, et que vos novices soient si bonnes.

Les Carmélites, ni les autres Religieuses, ne font point difficulté d'aller de l'une de leurs maisons à l'autre, quand la vraie charité et nécessité le requièrent, pour quelque digne occasion. Néanmoins, il ne faut pas ouvrir cette porte facilement; car chacun penserait avoir ce besoin.

Je ne crois nullement que la Mère du Croisic doive aller à Rennes, sinon que l'on lui voulût faire la charité de l'y garder du tout, laquelle serait très-cordiale; mais vous faites bien de les laisser ménager cela à elles-mêmes. — M. l'abbé de Vaux es! l'incomparable. lia un vrai cœur selon celui de notre Bienli Dreux. Faites-lui tenir cette lettre [plusieurs lignes coupées] ; mais, si l'on nous l'été, il faut faire tout effort pour ne prendre on Religieux, quel qu'il soit. Les Pères de l'Oratoire ne le •oui pas, .lins dépendent de l'évéque, et devez employer vers Mgr votre évêque tons ceux que vons saurez vous y pouvoir aider, car cela est contre l'Institut. Nos Pères spirituels doivent

/■ire du clergé, dépendant! dei éféques. Si Messeigneura lei archevêques <le Sent ou de Bourges, ou quelque autre prélat <le France, avaient crédit vers Ugr votre prélat, il faudrait que voua cci ii i — ir/ .i notre Sœur la Supérieure de Paris, pour obtenir une lettre <!<• laveur qui lii bien entendre comme cela » il tout a fait contre l'Institut, el la pratique «le loui l« - prélats qui partout noua donnent dea prêtres d'autorité el dépendanl d'eux Ma 6Ue, Dieu bénisse loujoura |>lu> lotre cher oœur, < j n«- je canjnre derechef de me recommander journellement et persévérem* mente la divine miséricorde. Faites-le selon l'amour que vous me portes »-t la confiance que j'ai en sous, qui suis toute vôtre. [J}. S.\ Je pense qu'il serait peut-être bon que noa Sœurs d'Angers ne sussent pas «jn»' j maintenant à M. l'abbé de

\ aux, a moina que ma lettre fol une réponse à ^n*' «les tiennes; c'est pourquoi, ai voua le juges à propos, il serait bon de la lui envoyer à pari lu nom de Dieu, pries pour moi, afin que notre grand Dieu vivant vive et règne éternellement en moi selon la grandeur «le ses miséricordes. Il soit béni!

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lion m- 'I' S- n- m'écrit touchant cette grande grille,

qu'il <lii absolument dei air êti e Ati s, et en roffi-

sante pour donner le voile et par laquelle on oe puisse p lsi que maintenant il sait qu'il n'j s rien s. craindre, mais qu'il l.i ii t faire l< - rè [lemcnls pour le temps a venir : il la ut ôter les occasions. Je loi vais répondre les difficultés que noua avons

pour cela, et comme je ne sais comment pouvoir le faire, si ce n'es! par un commun consentement des monastères, auxquels je pourrais écrire le dissentiment qu'on a de cela et les inconvénients que l'on en craint, et ce que notre Bienheureux Père en a dit, et l'on verra ce qu'ils diront. Je ne doute nullement que si le Bienheureux était au monde et qu'il sût ce qui se passe dans les monastères, et qu'il vît le dissentiment que l'on en a, qu'il ne le retranchât; car il est vrai qu'en plusieurs lieux nous sommes nécessitées d'en user fort secrètement et en cachette; et c'est ma faute que je n'en ressouvins pas le Bienheureux; mais cela est fait.

Conforme à une copie gardée au premier monastère de la Visitation de Paris.

LETTRE MCDLVIII

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