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entreprise, dont l'exécution fat taco un do fianéi

muante.

GO(ï LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

LETTRE MCDLXIX (Inédite)

A MONSIEUR NOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY

A PARIS

Elle le félicite du travail qu'il entreprend pour la publication des OEuvres de saint François de Sales. — La sortie des Sœurs sacristines dans l'église est supprimée. — Éloge des monastères de Paris.

VIVE f JÉSUS !

[Annecy], 12 mars [1637].

Mon très-honoré et vrai Père,

L'occasion de ce messager, que Ton nous a envoyé de Lyon, me donne un moyen de vous écrire plus promptement que je ne pensais. Béni soit notre grand Dieu, mon très-cher Père, qui vous donne tant de saintes occupations. Je crois certes que votre dernier travail sera le plus utile; car il n'est pas croyable combien les mêmes paroles de notre Bienheureux ont de poids et de suc, qui ne se trouvent que rarement aux autres. C'est pourquoi j'ai toujours estimé que le plus que l'on pourrait les rapporter, ce serait le plus grand ornement que l'on pourrait faire à ses OEuvres et le plus efficace pour les âmes; car il faut avouer qu'elles ont une suavité sainte, qui touche tendrement les cœurs. Nous sommes après chercher si nous retrouverons quelque chose parmi les papiers de feu Mgr de Genève, où il y en a quantité du Bienheureux : tout ce que nous trouverons de digne, nous vous l'enverrons.

Je suis extrêmement consolée de la résolution que vous avez prise avec Mgr de Sens, mon très-cher Père, touchant l'entrée de la sacristine ; cela est tellement désapprouvé, et dangereux à la longue, que je suis bien en repos de le voir retranché. Hélas! par deux fois j'ai vu notre Bienheureux Père prêt à le Dure, sur de simples paroles qu'on lui en disait; mais je n'y avais pas en ce temps-là de l'inclination, me semblant impossible que d'autres que nous parassent l'autel. — Certes, il est

trai, mon très-cher Père, que le Père dom Maurice nous i lait tort (!<• n'avoir eu patience s. Rome, jusqu'à ce qu'il eût (ail raccommoder ce qui manquait an Bref. J'ai écrit par dois Ibis à \I. r». 'hiii ; je il* lei leitrei m perdent, mais je n'en .ii

point de réponse. Ilgr île Montpellier non- s mandé derechef qu'il écrivait pour T. m>ir; le ploi court est d'en lever on aonvel extrait, ainsi l'ai-je écril a II. Bebin, et le Père dom Ifanrice m'écrit qu'il a lait le même. M<>n très-cher Père, je voos supplie de lui recommander, a ce bon Pi sre, de tenir bonne main a cela; car il est tout à fait nécessaire de faire imprimei ce Bref «In Coutumier pour, comme vous dites, mon très-cher Père, arr les bixarreriei [des personnes qui bous voudraient picoter censurer quelque chose. .le m nul semblant a nos mai-

sons 'In !• tranchement «le l'entrée an choeur. Si quelqu'un*

parle, quand elles amont vn le (lotit nmier, je leur ferai voir les

ons de Mgr «le Sens. De vrai, mon très-cher Père, il sera bien mieui que le Père «loin Maurice tasse l'extrait qu'il propose, -iii les liem on > ,ni I. originaux des informations, que de retourner a Rome, oh la dépense est excessive. Il fait bien à

Paris celle «le la Bienheureuse Sœur de l'I ncat nal ion . Or je

mande ^n Père dom Juste cette proposition, |< t| que

vous ne la désapprouve! - et qu'il procurât seulement .In

loisir an Père pour le fain .

Mon I)i< h ! mon vi o Père, <| ette sainte

dilection que Dieu vmi- g donnée pour vos petite* Filles de la l isi talion, et le riche trésor que notre bon Dieu leur a donm cela, il <ii -nii éternellement béni, et von-, mon vrai Pi

oip. osé d'une ét< i >e II. f< lii !.. Je olée de

quoi v-ais ,1111117 particulièrement soi très-bonnea el ch SoTun de Toi- Oh I de vi h, mon tout bon et précieux r eilei tiennent le- premiers rangs dans m<>n affection et . itime. Certes, je ne puii m ne veux lea disjoindre de ce mon . il

^ ,i trop «le n sscnililancc et de correspondance, dont je bénis

Dieu , je le dis hautement. Dieu leur conserve votre sainte assistance et la sage conduite de leur très-bonne et vertueuse Mère, qui est certes la très-chère fille de mon cœur, que je chéris uniquement. Mon tout cordial Père, je suis de cœur incomparable toute vôtre, et prie Dieu vous rendre tout sien et tout saint. Dieu soit béni ! — 12 mars.

Conforme à une copie de l'original gardé au premier monastère de la Visitation de Paris.

LETTRE MCDLXX

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

SUPÉRIEURE A CHAMBERY

Tendre compassion. — C'est un grand bonheur de souffrir pour Dieu. — Divers détails. — La Bulle d'approbation du Coutumier est égarée. — Pauvreté des monastères.

VIVE -J- JÉSUS

Ce divin Sauveur soit loué éternellement, et nous fasse participantes des mérites et grâces de sa sainte vie et douloureuse Passion! Hélas! ma pauvre très-chère fille, que vous êtes heureuse de ressentir en votre corps quelque portion des tourments que le divin Seigneur a supportés pour nous ! mais je ne laisse pourtant pas de vous regarder là dedans avec compassion; car l'amour tendre que mon cœur a pour vous ne peut voir ces piquantes douleurs sans sentiment. Le bon M. Marcher me disait avant-hier soir, comme vous gémissez sous ce faix, et que l'abondance de larmes que la violence du mal vous fait jeter, fait bien voir sa grandeur. Hélas ! ma très-chère et toute précieuse fille, que je vous estime heureuse toutefois de souffrir ainsi doucement en Dieu et pour Dieu, sans vouloir autre chose que son bon plaisir, et en l'aimant dans des si cuisantes pressures. Bénie soit sa Bonté qui vous fait cette grâce ! Et je vous conjure encore que, dans ces travaux, vous jetiez quelques

soupirs pour moi, afin que, dès cel instant et éternellement, je sois toute perdue et anéantie «-n cette lainte et tonte adorable volonté. .J'ai confiance <juf voiin le fera alitement pour moi, comme cbétive que je suis; je ne vous rien demander pour moi qne j«' ne !«' lonhaite pour vous, qui n'est autre chose sinon que Dieu accompli--.- parfaitement m ii île volonté

en nous.

Vous verres, par cette copie de lettre de Mgr de Sens car vous ne pourries lire l'original , les lolidei raîsoni sur quoi enfin Ton s conclu l<- retranchent ni de l'entrée des Sœurs dans

lise; el j'en sois consolée, puisque même j'en ai, pat l'écrit de la main de notre Bienheoreui Père, ion intention conforme: rt certes sussi c'est le mieux , ainsi que noua !•' jugeâmes, étant ici ensemble. — La Bulle de Rome pour le Coutnmier

; il a fallu (aire lever on autre extrait, et c'esl nouvelle dépense pour nous. On pense l'avoir pour Pâques, à ce que m's cci it le Père «loin Maurice. — II. le commandeur m'a cent qu'il a lait mettre sous la presse un livre tiré «les ( lEui res «In Bienheareux, l'ait par le Père Caussin. — - lia pauvre fille <le Touloojon

puissamment mortifiée de n'avoir sa avoir la garde d< nièce de Chantai, par arrêt '. Elle demeure où elle était ; je n'en suis pas marrie, bien qu'en ce monai Ile eûl été fort bien.

-mit des petitei Irai i i mi de cette i îe.

ii iiiiiiainlr/ a \ii|; unir li n> CeSSité de n lu I r la

Hère M i . [Humbert]; non- sommes après en chercher le mo\< n. Je lui ai envoyé des lettres de madame de Saint G<

mail I Ile ne me répond rien : C'est une chose -i nécessaire que

fermemenl que Mou la Fera, l'il lui plaît Nous avons eu ici la M« re de Besan< <>n \i ,.l & : iphinc llaréchalj

I l da famille « oofi i I orpheline d'aboi

m iternel, Phil l

sous la luii'll. d'an .1 ii 1 1 . ooi lei . Chi I

l.iv i ) r A On n lani.

une àme israélite; je la prie d'aller passer à Fribourg, pour y prendre une bonne Sœur, pour l'amènera Champlitte, caria pauvre Mère de là [M. F. de la Tour-Remeton] s'en va mourir : c'est un trésor, et partant grande perte, mais Dieu le veut!... Elle médira un peu quelle espérance il y a de l'établissement de ce lieu-là, lequel est fort incertain. — Je vois que la pauvreté accueille de tous côtés nos maisons. Ce n'est pas le pire partage, si nous le savons bien aimer; mais pourtant cela tient en grand soin celles qui l'ont extrême, avec de grandes familles. Ces deux pauvres maisons de Bourg 1 sont bien en nécessité. Dieu nous veuille donner de quoi les assister! Nous ne l'avons pas maintenant.

M. Marcher nous a dit que si l'on retire l'argent de N. que le Père dom Juste en sera touché; c'est pourquoi il n'y faut pas toucher, surtout puisque la fondation de Turin semble se vouloir conclure. Au moins Son Altesse Royale en a montré des mémoires et une résolution extraordinaire. Notre Mère vous fera écrire ce que l'on prétend pour vous aider à trouver cette somme de douze cents ducatons. Croyez que l'on ne manque pas d'affection; elle est entière. Faites de votre côté aussi ce que vous pourrez, afin que vous la puissiez avoir en petite partie. Ma toule chère grande fille, vous êtes ma vraie fille tout uniquement chère, je vous en assure. — Je salue toutes vos Sœurs Je vous plains de ces esprits difficiles; mais aussi vous en avez de très-bons, clignes d'un vrai amour. Enfin, ma vraie fille, beaucoup d'épines en ce monde et peu de roses... Dieu nous fasse la grâce de le louer éternellement ensemble. Amen. — Toute vôtre de cœur. Dieu soit béni ! — Dernier mars.

Conforme a l'original yardé aux Archives de la Visitation d'Aunecy.

1 La petite communauté de Saint-Amour, chassée de son monastère par la guerre, s'était réfugiée momentanément à Boury en Bresse, dans une maison de lo iaget

WAl.i; L6 \ï lill

LETTRE UCDLXX1

\ I.A fct&ll MWB-LOUISI Dl MARIN D 9AINT-1IICB

P( in 3 te. — < m.

vr.

M.\ n il Kii.i.i ,

Notre très-débonnaire Sauveur veuille par sa bonté combler DOf kmes d< - mérites sacrés de - 1 h ote Passion !

Hélas I ma fille, qae si sons méconnaissiez telle que je roui ne me désireriei p années de vie en c< Ue vallée de

mis< vous souhaiteriei que la divine miséricorde me

bientôt dans le sein de - 1 Bonté ; et beaucoup moins penseriez-vous que la sainteté fût accomplie en moi, bu il t véritablement qu'une très-grande misère <it pauvreté intérim ure, Car, pour parler confidemmenl a votre cœor, et non.'; autr< plall à la divine Bonté me priver de toutes lumières el lations intérieures, ou permettre que |i<mi en] moi-même me M»it ténèbres ou afflictions; el pour dire tout, je sois celle laquelle notre bonne Hère vou il «le prier la divine Bonté,

et je vous conjure de le faire, m lis av< c toute l'affection i

votre « "in el l'amour trèsn b iritable que Dû u tous a donné pour moi; « u croyei, ma Irès-chère fille, que un extrême besoin. Je De désire -mou que mou Dieu me lu de >.i s.iiuie m lin, itm (pie je ne l'offense point; mais que je i et que je souffre tout son bon plaisir el selon ce même bon plaisir; car il u»' me semble pas que je puis.,' désirer .mire chose,

Voilà, ma très-chère Bile, comme je vous parl< avec une entièi i < onûan< e, mais i leule, pour en p u l« : an seul C de notre divin Sauveur, que je bénis el remercie des

qu'il continue à votre chère âme, et avec accroissement de cette intime impression de la divine présence. Oh! qu'elle est grande et précieuse ! mais ce n'est pas, comme dans le divin sacrement, où réellement et d'entière vérité le sacré Corps avec toute l'âme et la divinité sont enclos, et demeure ainsi dans nos chétifs tabernacles jusqu'à ce que les espèces soient consommées; mais celte éternelle vérité demeure en nous par présence, par puissance et par grâce, et c'est par une grâce extraordinaire qu'elle nous donne le sacré sentiment de sa divine présence. Vous verrez mieux ces vérités dans les livres qui en traitent, et je pense que dans celui [du Traité] de l'Amour divin, il en est parlé fort excellemment : ce que je vous en dis , je l'ai appris là, ou de quelques prédications. Oh! quelle bénédiction aune âme de posséder son Dieu en paix et être possédée de Lui entièrement ! J'admire ce que vous m'écrivez, que ce que je vous dis vous donne paix; mais c'est que notre bon Dieu convertit tout à l'utilité de ceux qui l'aiment.

Derechef, je vous conjure de me recommander à sa divine miséricorde : je la supplie de parfaire en vous l'ouvrage de sa grâce très-spéciale. Vous n'avez à faire qu'à laisser faire ce céleste Ouvrier, et vous tenir ferme dans la pratique de ne faire nul regard ni attention sur ce qui se passe en vous; mais toujours regarder Dieu. Je voudrais y être fidèle en ce point, de vrai; mais mon esprit toujours actif me donne exercice. Voyez comme je dis tout à la bonne foi. Dites-moi de même vos pensées et vos vues, ce me sera une consolation et profit, s'il plaît à Dieu, que je supplie de vous bénir et toutes vos chères Sœurs, me recommandant à leur plus intime dévotion. Elles sont bienheureuses d'aspirer fortement à la sainte perfection de leur vocation : sa divine Providence croîtra leur nombre quand il sera expédient, et ne manquera pas de fournir les choses nécessaires entretien de la vie de celles qui s'en reposent à son soin, et qui ne pensent qu'à le contenter. Croyez toujours bien que je

suis sans réserve <'t <l«' toul mon cœni entièrement vôtre »'ii Notre-Seigneur. Qu'A loifl béni !

lourdes Rameaux, qoe la sainte Église nous fait chanter que le Sauveur vient t u lu multitudi d* ses miséricordes. Il > <> i t éterneliemenl loué <1<' nos âmes, .lui

Cou forme à une copie de l 'original jjardé a U \ l rt .

LETTRK MCDLWII \ L I Mi IB LOI ISE-DOIOI Hi:i: DE M IIIGNY

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