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la Mère \. C. de Beaomeat; i le gouvernerai! utilement le d de Montpellier.
M\ T1ÈS-CHEJLE F1LLB,
!.. très-déb mnaire Sauveur comble nos âmes des mérites sacrés de 1 1 b ès-douloureusc Passion ! .!<■ vous lais ce billel pour ne perdre cette bonne occasion et me recommander s v»>- prii et de u^ chères Sœurs, efl pour mus dur aussi, ma toute trèscbère fille, que plus nous avons considéré, notre bonne Hère «'t moi, louchant l'élection qui se «Ioii (aire <'n votre maison, plus nous avons vu que nous ne pouvons rien proposer de mieui ni (!»• si bien <|n<- nota Sa or Inne-Catheriot , laquelle, quoique bonne <!«• (oui temps, se rend Ions les jours meilleure; el je pense qu'elle servira très-bien une maison. Ses infirmités ne lui (bol tenir le lit et ne l'ompèchenl pas de suivre la communauté, excepté qu'elle ne (ail que demi-heure d'oraison, et ne peut (aire aucun ouiru;rr - nis notable incommodité, parce qu'elle s
nerfs tout alluililis aux liras. \n reste, M vérité, c'etl Dfl bon espritj une fille forl vrrluru>c rt 1res pure «mi
intentions. Bref, ssa chère fille, hou- ne pouvons vous en pra
poser d'autres; car, pour ma Sœur de Blonay, comme je vous ai déjà dit, ce serait offenser Mgr le cardinal et tout gâter. Voilà, ma très-chère fille, ce que sans loisir je vous puis dire ; que si Mgr de Montpellier n'est pas content, certes j'en serai Lien marrie, mais nous ne pouvons mieux. Je lui fais très-humble révérence; je demande sa bénédiction, et le supplie me tenir toujours pour sa très-humble fille et seruante.
Je me recommande aux prières du Révérend Père recteur, aux vôtres et à celles de nos chères Sœurs. Je fais très-humblement révérence à madame d'Halwin; je prie Dieu de la rendre toute selon son Cœur, et vous combler, avec toutes nos Sœurs, de son très-saint amour. Ma fille, je suis vôtre de cœur; écrivezmoi franchement et confidemment selon votre cœur. Notre Sœur F. -Emmanuelle de Nouvery n'est pas encore mûre pour être Supérieure. — Mille saluts à M. de l/allat.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE MCDLXXIII
A LA MÊME Même sujet.
vive -J- jésus!
[Annecy], 14 avril [1637]
Ma très-chère fille,
Je viens d'écrire à Mgr de Montpellier : je vous envoie la lettre ouverte, afin que vous la voyiez. — Je vous dis en sincérité, ma très-chère fille, que nous vous proposons la Sœur que nous pouvons et que je crois, selon Dieu, être plus propre et utile au bien de votre maison. Il faut que je vous dise en confiance que celte chère Sœur me donne une entière liberté de lui dire tout ce que je pense lui être utile, et elle le reçoit si bien que j'espère qu'elle en fera son profit • et il ne me semble pas
que nous devions appréhender ce que nous avons fait autrefois. Pour sfs incommodités, elles ne l'empêchent pu d'assister aux exercice- de communauté. Elle ne i i « - r 1 1 point le lit, sinon quelquefois mi jour quand ion < - i p tnche, qui esl fort rarement De loi faire manger de l'huile, il n'en faudrait p ts p irler. Si sous l'élises, nous roua en parlerons plui implement; et je sous assure qu'elle ne voua fera point de peine, qu'il ne lui i lui pas beaucoup de médicaments, et qu'elle esl fort d< il de très-grande é lification.
I oui ce que je vous dis, m i chère fille, n'est point pour vous persuader de la faire élire; car je vous laisse en pleine Liberté. Si mus Bfiea mu' Sosur en votre m tison <pii fat propre, j«' serais fort aise que vous l'élisû ur l'agréait; car votre
1 1 1 . i î >< > 1 1 n'en aurait pas tant de charge, <-t il n'j aurait grand intérêt, vous } demeurant. Si vous élises notredite Sœur, nous l'enverrons jusqu'à Lyon; non- lui donnerons une compagne, car il ne serait pas à propos qu'elle lit un si long voyage sans celai Cette Sœur que nous lui donnerons est une vraie fille d'Anoecy, qui n'est point tendre ni flatteuse, <'t qui s'ajustera
tOOl a lait bien aire VOUS; DOUS lui ;lnnneron> l«* mot pour cela.
Il est tout il fait nécess lire qu'elle ail cette bonne Soeur pour la h- elle sait ce <|ui lui est nécessaire, et sans beaucoup de nq stèn .
le vous prie, soit que vous l'élisies on que vous ne l'élis
pas, de nous faire savoir bien prompt. -ment ce qu'il :\i.
Ma toute 1res chère fille, ins loisir que de t.. ut mon corn
je inih souhaita , et a toutes nos Sœurs, les plu- . bèi de notre l><>n Dieu, vous conjurant toutes de prier Notre-Seigneur pour moi; mais je von- en supplie, puisque je suis tout a lait vôtre en \<»tr«--S- igneur. Qu'il soit béni I
LETTRE MCDLXXIV