SLPLUIEU\E AU DEUXIÈME MONASTÈRE D* ANNECY
Offre d'une postulante.
vive i jksur! .
[Annecy, mai loô i.
Ma très-chère fille, Il me semble que tout s'oppose pour retarder uotre commune consolation. Toutefois, on nous fait espérer que la vêture de cette chère fille se fera le jour de la triomphante Ascension. Mais voilà encore un petit retard : c'est que la très-chère Supérieure de Rumilly revient dès qu'elle sera déposée. Des quatre mois en cà, elle est après nous pour la retirer; et enfin, après avoir bien combattu, il le lui faut accorder aujourd hu. qu elle nous en prie avec encore plus d'instance ; elle est quas. toujours malade en ce lieu-là. Elle a avec elle mademoiselle de Saint- Innocent, qui est fort brave fille ' ; elle voudrait ne la pas latsser là ains vous la donner, car elle sait bien que notre maison ici est toute pleine. Elle aura bien une honnête dot. Dites-nous, ma très-chère fille, si vous agréez qu'elle vous l'amené.
L'espérance de vous voir bientôt m'empêche de dire davantage. Vous savez, et il est vrai, que je suis de cœur tout a fait
votre. Amen.
Dieu soit béni!
Confort à r«igl-l 3arJé au. Archiva, de la Vi.it.tiM d'Annecy.
■ Peu après sa déposition à RnmiU,, la Mère J. F. de Valton «vin. k Annecy accompagnée de mademoiselle de Saint-Innocent, qm prit 1 babil
;:;:;;,:.:,; z vll «***, >. » février i<», .. .». ««*. ..
Beau innée à la fondation de Turin.
LETTRE IICDL1 \\
\ I. \ • U IRIB-J ICQl BLINE ! Il
H ri faveur
M I i SIQl i MEM1
L ; ; i , i S luveur ; toute miséricorde veuille lirei
doi cœon et aoi n er < t lenir à jamais daos
le sein de son amoorl Ha 611e, vou de quoi bénir Dieu • I
vous réjouir soi calomnies que l'on fait contre vous, pour i . compense de la lé que vou i oulu l lire <1<'
votre m i barité réelle que voua
lei île. l/oua avei l< - Apôli lissez-
ufl donc av< c eux, Belon le conseil <1<' notre divin Maître, qui ir <lif qu'ils se réjouissent quand <>n dirait t « m t mal d'eus en mentant : von- êli - dans i ion.
J'écris m !'• i •• provincial, qui est un digne Père qui v< me fort : parlez-lui conGdemmenl S'il pouvait assister I B rnardin lame de Montbous, erait un grand
coup pour toutes. Pour moi, je v<n- loul nce qu
seront condamnées b D on. Je n prie, ma Glle, enquérei v(.ns dei Pères quand il- attendent ledit Père provincial, et
mbien «lr tempi il demeui ei i » peu p bamh ry. I Pèi
Renaul vous dira cela bien conGdemment, puis faites-le-moi -,iv mi pi ompt( ment, je voui i Je -tus \i,w e de « obui . l eille de I1 Ucension. I/o us (jarderei la lettre du Père provincial jusqu'à ce qu •! i i Cb imbér] , que i oui la lui fi lùn n •!
v«»u> plaît >• \« ■/ lui «»n v . rte et Iran* be, car .1 i il loul I'
LETTRE MCDLXXXI
A MONSIEUR XOËL BRULART, COMMANDEUR DE SILLERY
A PARIS
Estime universelle pour la doctrine de saint François de Sales. — Reconnaissance que tout l'Institut doit au commandeur. Désir qu'il envoie à chaque monastère un exemplaire de la Conduite spirituelle. — Prévisions pour l'élection de Melun.
vive \ JÉSUS !
[Anuecy, lerjuin 1G37.]
Mon très-honoré et très-cher Père,
C'est sans doute le divin Sauveur de nos âmes, source vive de tout bien, qui inspire et meut si fortement votre chère âme à vouloir répandre, autant qu'il vous sera possible, l'esprit et les maximes de notre Bienheureux dans toutes les âmes. Certes, j'estime, mon très-cher Père, que c'est une des plus grandes et utiles charités que votre bonté puisse exercer envers le prochain. Je m'assure que vous aurez maintenant reçu tous nos petits cahiers, et qu'ils vous servent d'agréables et suaves entretiens. Or, il est vrai que Dieu a répandu dans les écrits de ce Bienheureux un certain esprit et doctrine si solide, si efficace, si douce et attrayante, qu'elle pénètre les cœurs. Et, bien que les autres livres traitent de mêmes sujets, ils ne ravissent pas, ni ne touchent comme ceux-là. C'est la grâce abondante que Dieu avait mise dans son cœur qui opère cela; et c'est chose admirable qu'ils ont partout augmenté le goût, l'estime et la dévotion à la doctrine de ce bienheureux Saint. Le Père provincial de ces quartiers me l'écrivait l'autre jour. Nous avons vu ici quelques Allemands, et une très-brave dame allemande qui dit qu'en leurs quartiers ils révèrent les OEuvres de ce Bienheureux. Je leur donnai l'un des livres que vous m'aviez envoyés, mon très-cher Père, de la Conduite intérieure : votre bonté me donne confiance de lui en demander, par mes dernières lettres, encore quelques-uns.
IVNÉE 16 17.
Mou très*ch< i Père, croyes que mon !mc a été trop vivement touchée ilu j»i «I<»ri qoe 11 divine Providence i (ail de votre
digne efl incomparable dileclion à notre petite Congrégation, pour avoir maoqaé d'en donner conn doi mou isfc
Ils n'ignorent pu ce bonhenr ai cetfc . bien qne tom n'en
q( p il grendeui rUculièrement que plusieurs font;
mais je vais prendre l'o i <lu nouveau livre pour leur en
renouveler la mémoire, «-t leur déclarer, le j » I u < particule menl el efficacement qu'il m< possible, la grandem des
obligations que nom avons à votre bonté paternelle. Car il vrai que cette ardeur d'amour et d'estime «pu- Dieu donnée pour notre Bienheurem Pèi répand universelle-
ment sur tout notre Institut, duquel vo i plut de jalousie
on auiaut qu< - avoir nous-mém< b. Il « i s bien
de tout mon cœur que j'écrirai de nouveau à nos monasti en excepter on n ni- el suis assurée qne pas un ne man- Dieu aidant, a fairi & <pi<' vous désires durant votre
el a li nouvelle de votre trépas, ceux qui le sauront Si bien
il ^ a quelque monastère qui n'ait p i ><»n particu-
i I i effeti de vos charité - tempon II' inmoins la sainte
union el charité qui esl entre nous nom doit rendre commune l'obligation que nous avons des grands dons, libéral h i-
- que vous av< / départis a plusieurs; outn que les I I Bts que nous avons i ons journellement de votre
bonté, mou trèa-chei i ont utiles à tous (IVsl pourquoi
j*ai conl <'u Dieu, que ce que vout désirez tmplira
avi c une 1 1 ■ iin he el cordiale dilection el reconn tisi
Util ne faut-il pas que je vous dis4 toute la bonne foi li pensée qui m'est venue <ui cette i est qu'il vous
plût, mon très i h r Pèi ivoy< r, p il l'entremise de notre
(lu: S ' ^"peiieuii . a ebaqur llHtli.hli'i't', M II livre de la
( iférleun de notre Bi< nbeureux, d ins chacun desquels
vous écriviez de voir.- main un souhait de bénédiction el une
parole d'affection. Or, voilà ma pensée, et je l'ai goûtée; mais je vous la soumets, mon très-cher Père : votre discrétion et droiture est si grande, et votre dilection si entière pour la Visitation, que ce que vous en désirez doit être fait avec toute cordiale affection. Ce que je vous dis, sur ce que je vois que la bonté de votre digne cœur a reçu si agréablement ce que j'ai répondu touchant le petit parloir.
Quant à la fondation des deux messes perpétuelles par jour, certes, mon tout bon et cher Père, j'y vois votre intention si sainte et si pleine de piété que je crois que Dieu les aura trèsagréables, et notre maison de Paris et celle-ci vous en seront encore très-obligées, pour l'utilité et commodité qu'elles en recevront, et vous en remercient très-humblement, mon trèscher Père.
Vous connaissez bien l'esprit de ma pauvre chère Sœur la
Supérieure de Melun : il est vrai, certes, c'est une âme tout à
fait humble, simple et charitable, et que Dieu a prévenue de
grâces très-particulières dès son enfance ; mais l'expérience
apprend qu'elle n'est pas agissante, ni accompagnée des talents
propres au gouvernement, surtout des affaires, et je crois que
difficilement la maison de Melun se fera sous sa conduite. Je
crois, mon très-cher Père, que, sans une ombre de difficulté,
elle se trouvera disposée de faire tout ce que Mgr de Sens et
vous, trouverez à propos pour le bien de cette maison-là. J'ai
déjà écrit à ma très-chère Sœur la Supérieure de Paris qu'elle
secondât, en ce qu'elle pourrait, ce qui s'en déterminera, et
que nous laissons toute liberté pour employer même ma Sœur
P.-JéronymedeMonthoux, s'il était jugé qu'elle y puisse servir;
car, comme vous le jugez très-bien, il est nécessaire, mon très-
cher Père, de mettre la main à celte maison; votre bonté y a
t ni exercé de charités que j'espère que Dieu y bénira la
lioualion de votre soin paternel. Mais cependant nous
ornes, par ces exemples, avisées de ne plus faire de ces fon-
dations sans fondements réels, 1 1 non d'à ace el d'espé-
rance. Notre l><»n I)i«Mi ^ veuille porter m bonne main, et sous comble toujours plus d< inl amour, aoqoel je
Bnis el serai invariablement, etc.
[P. S.\ Mon bon Père, v«»:!.i le sermon qui nous était : il de la propi e main de notre Bienheureux P quoique le ni un peu différents .1 -»•> den
écrits, l'espère que i renverrei une partie quand ils
lei oui imprimés, -i i<»ns le
Jour <l<- l'adorable fêle «lu dii m ment, ■ 17.
Pai
III TRE MCI LXXXIJ h