‹ LettresChapitre 253 sur 281 · II. -J · texte numérisé non relu

II. -J

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Dieu m'a donné une tendre affection pour votre cfa .J.' le -uj>|»li«' 1res -fort <l«i la combler dei consolations céli i i, i mesure que sa divine main vous donnera <1<^ tribulations, lesquelles ne son! qoe pour nous conduire dans la bienheureuse

IfonDieul ma vraie fille, que je me serve de mon autorité auprès des puissances pour procédera voir.' déposition! Ohl

ii. h ai et n'en peoi prendre aucune contre les ordi du ciel et ceux de nos Supérieurs. Ifgr votre prélal a lait, en cette rencontre, ceqnej'ai va faire à notre Bienheureux Père en pareille occasion. Il voulait que la vertu prévalu! sur le nombre des années. Si fêtent appeb à toute* / me disait-il, facquieteeraU du côu cL V humilité et di la dou-

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ceur, quand bien je ne les verrais soutenues que d'une vigoureuse jeunesse, laquelle j'estime plus qu'une langoureuse ancienneté. Et, quoiqu'il respectât merveilleusement les saints décrets du Concile, il n'était néanmoins nullement pointilleux; et, de vrai, il me semble qu'il ne le faut point être, surtout dans ces commencements, où les anciennes seraient toujours en courses, sans aucun loisir de se revoir un peu elles-mêmes.

Celui qui vous a imposé la croix dont vous prétendez vous décharger, me presse de vous dire qu'il faut de tous vos deux bras la serrer amoureusement sur votre poitrine, travailler sans interruption à l'ouvrage du Seigneur, et ramener prudemment ces pauvres âmes peinées à la soumission du cœur qu'elles doivent avoir à la divine volonté. Oh! que vous devez bénir ce bon Père céleste de vous introduire de bonne heure sur la montagne de Calvaire, où il vous a portée comme sur ses épaules. C'est son très-saint vouloir que vous ne soyez point épargnée pour le service de notre petit et humble Institut, sur lequel nous voyons tous les jours surabonder sa miséricorde.

Je me console aujourd'hui delà mort de notre première compagne \ que nos Sœurs de Chambéry enterrèrent hier. Que sa Providence soit à jamais bénie ! Puissions-nous trouver en vous, ma très-chère fille, autant de force d'esprit, de vertu et de courage que Dieu vient d'en ôter à notre chère Visitation. Ne vous abattez donc point, car Dieu veut cela de vous. Hecommandez-moi à sa bonté pour ne rien faire que pour sa gloire dans l'élection où ces pauvres orphelines m'ont appelée. Je suis toute vôtre, et de tout mon cœur.

1 La Mère Favre décéda le 14 juin 1037, emportant non- seulement les regreti de sa sainte Fondatrice, mais encore ceux de toutes les personnes avec qui elle avait eu quelque rapport. « Les plus grands et les esprits les mieux faits ont témoigné leur douleur de sa mort, dit la Mère de Chaugy, princesse! et les plus grandes dames l'ont pleurée, et tous ont public q1" " cœur était un trésor caché. »

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LETTRE UCDLXXX1

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J'ai n i ii vos deai lettres du 29 mai el -s juin, le ne | oui attendre de votre bonté el v< rln autre chose, qoe ee qoe vous me répondes^ .I»- me confiai* bien que vous recevriea amoaiem< ut ce que je vom ai dit, en la simplicité de mon cœur, quoique avec peine el crainte de voua donner affliction inr affliction, el je n< ce que je voudrais faire pour vous y

soulager.

Huant à ce que vous me demand( s, comme il Eaul traiter i espriU Faibles, Dieu veuille que je le sache mieux par la pratique que je ne le puis din . Notre Bienheureux Père disait qu'il fallait supporter le prochain jusques à l'extrémité, voire, jusques s la niaiserie : ce que je veux «lin- esl un peu cela. Il faut Caire l'imparfaite el la faible avec eui, les prévenir en désirs, ne leur point commander ce que l'on juge qu'ils ne voudraient ! i m. -, couvrir leurs imperfet lions, voire, s eux-mêmes; ne [aire point semblant de voir leurs Gantes el passions; lorsqu'ils

onl connues, les divertir doucement en quelque antre cb comme si vous ne connaissiez rien d'imparfail an tout cela, sortoul devant les autres, el même les excusant el supportant. Apr< - l'on p«<» t el l'on doit, selon que l'on joge s propos, k reprendre en particulier, ivec on extrême amour maternel et liai selon la nécessité; que s'ils ne reçoivent pas bien I»

Correction, « • ' l< ■-, )•' '"• f« •!■»•> pas se m Mail l de le ron nai In

>ni je Irait* i w i ai « omme si i ien n'étail , car

en im, ces petits esprits ne ^"iit pas capables d'une grande per-

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feclion, ni même les bons quand ils sont préoccupés de leurs passions. Les pauvres Supérieures craignent de manquer à leur devoir, ne tenant pas la bride ferme à tels esprits, crainte de répondre devant Dieu des manquements qu'ils font, en les supportant; mais ils en font cinquante quand on les presse, et se jettent enfin dans des extrémités, où ils ne sont plus capables d'aucun remède. Je vous dis tout ceci parce qu'il m'est ainsi venu, et que mon cœur s'ouvre facilement avec le vôtre.

Je viens de relire votre dernière lettre. J'admire l'assurance et témérité de N. d'aller lire vos lettres; cela témoigne bien un cœur détraqué de la vraie crainte de Dieu. Mais je vais vous dire ce que je pense : c'est que, vu sa présente disposition, il eût fallu, en cette occasion et aux semblables, la regarder seulement, pour lui faire voir qu'elle est découverte en sa faute, sans lui dire davantage; je pense que cela la ramènerait plus tôt à la reconnaissance. Pour le mal d'écrouelles où elle est tombée, il le faut tenir secret; il suffit que votre médecin le sache, car ce sont maux sans remède. Deux Sœurs en sont mortes en nos maisons, qui presque sont tombées par pièces, au moins une. C'est un grand exercice pour une pauvre Supérieure, plus qu'à nulle autre de la maison, laquelle doit cacher tant qu'il se peut ce mal, car l'appréhension pourrait nuire aux Sœurs. Notre bonne Mère de céans vous écrira le reste; car elle a expérimenté comme il faut traiter telles maladies !. Au reste, ma très-bonne Sœur, je vous conjure de ne point laisser abattre votre esprit sur votre impuissance au gouvernement. Je souhaiterais que nous en eussions en notre Ordre, prou de semblables à vous. Ayez un grand courage parmi ces épreuves que Dieu fait de votre (oui. Vous savez de combien de bénédictions II fit suivre les

1 La Mère de Chûtel avait soigné elle-même à Grenoble, pendant deux ans, une Sœur qui mourut de cette terrible maladie, le 15 septembre 1621. L'autre Religieuse dont parle la Sainte, Sœur M. -Françoise Sauzion, décéda au premier monastère d<> Lyon le 20 septembre 1030, en odeur de sainteté.

travaux premiers que vous looffritei 1< i inix es j main n'est pai >urcie. Croyei q m que vous loufl

maintenant ne seront point sans récompense, bien ^ } m - v. chère <-t d doil - u e u i- tbond tnte, en la

le souffrir pour Dieu, l'aurais forl envie de vom toir, mail il faut attendi le temps que Dieu a destiné n donner à toutes deux

cette consolation. Votre, etc.

i ETTRE UCDLJ \\\ I A i. I MÈRE HÉLÈNE- kftJGÊLIQI r. LHDILLI1

I M IHKUIKII I DK MRIS

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(-•lui <!,• Montpellier ■ élu pour Supérieure une Sobot d'Aï 1»

iiiui une i I • itrc leur gré ; r,

li roi pr I ii . — Comment iiisim.;

iiour. - pour l.i confession.

|| \ Tllll. — Clil.llK FILLE,

le croii que voua i !«• départ <!•' notre pauvre li

chi re Sœoi Pavre, qui nous .1 totieh< isiblemenl et tendrement ><s chères filles, <j u i l'aimaient plus qu'elles-m m -, .•ut inconsolables -i L» trrs-saiiitc et tmit adorable volonté de Dieu ne t en leurs cœurs, comme elle bit par as gràca»

Noua les ironi trouvt r, Dieu aidant, !<• lendem lin de notre ; pool (ail • i ni e I net la Cette ch< i ir ti < p.i>>.i

il ^ a aujourd'hui hnil jonrs, après avoir souffert <l<s doul< urs

iiiinia;;inal)l»-> •!•■ ijui I i liolriita <|ii.il<»r/r In m

deuxrepri* qu'elle fut contraint qu'on .hi. .1.- sup-

plier- I » gloi i' use l de lui obtenir du soûl

«ju i Ue n'avait |»<»mi encore lait. Cir m luni sou corps inmblail • t lombail toul en néant aux ap| rochea de ce mal , m anmoim

dans ses violentes douleurs, elle avait son esprit dans une si grande paix et union avec Dieu, qu'elle était dans l'impuissance de lui demander du soulagement. Elle m'a écrit ceci deux ou trois fois depuis environ quatre ou cinq mois, que celte colique la prenait toutes les semaines, et quelquefois deux fois. Cette chère âme avait fait un tel avancement qu'il y avait grande consolation et édification de la voir. Elle s'était rendue si soigneuse de sa famille [religieuse], et vivait si contente avec ses Sœurs, qu'elles en étaient ravies. Je crois qu'elles éliront leur assistante, qui est une fille de rare vertu.

Ma vraie Angélique, vous lirez ceci à votre très-cher et bon Père; car je n'ai le loisir que de lui faire un billet. Mon Dieu! que celte vie est pleine d'afflictions et de tracas! Dieu vous y tienne de sa sainte main, et soit béni et remercié de la braue fille que sa divine Providence vous a donnée !. J'estime plus la bonne disposition de son esprit que tout le reste, bien qu'il soit certes à priser. Et je crois que Dieu fait encore grande miséricorde pour notre Congrégation, m'assurant que vous ferez bien valoir les faveurs qui sont offertes. Si elle pouvait faire affranchir de ces dîmes et des contributions que l'on impose sur nos maisons, pour les fortifications qui se font dans les villes de Dijon, Châlon, Beaune et Bourg [ce serait un grand bien]. Nos pauvres Sœurs y sont taillées [imposées] par-dessus leurs forces. Je pense que l'on n'avait point entendu chose pareille, de sorte qu'elles sont aux abois ; car la province étant ruinée et dans une grande désolation, à ce que l'on dit, tout y est cher comme crème. Les pauvres filles mangent du gros pain, et Dieu veuille qu'elles en aient toujours selon leurs besoins. Enfin notre consolation est que Dieu voit tout cela, et que ces chères âmes sont fort abandonnées et avec grande confiance entre les bras de la divine

1 r>ttR jpuriP personne entrée récemment au premier monastère de Paris nN 'tnit tntra que mademoiselle de La Fayette. Voir sa notice au mois de

juin Mi'tl .

Providence. Bile en aura soin, s'il loi piaf t ; je l'en ^ 1 1 1 » f » I î • * de loot mon cœur. Rien n'a manqué encore, <n*àce à sa divine B Mité, i celles 'lu Comt<

La chère Mère de Cbamplitte [M. F. de la roor-Remetoo], qui élail une sainte, Il nom i fallu envoyer une

de noi Soeurs en - 1 pi tce, qoi est \i riment une - ige el vertaeote fille qni les lervin bien el utilement. La Mère de Pribourg la vint prendre —Nom ivons en ici no( v ir la déposée de Montpellier, «jui <-^t une mail le fille,

humble et prudente Elle dit merveille de la bonté de madame la duchesse d'Halwin, qoi leorl lil de jran I- 1 charités. D i m idame la marquise el l'en remercies; je lai doe Uni i-hum blemenl el me recommandée Cette chère Sœur .1

emmené aussi une de nos Sœurs 1 1'. -Km. de Vidonne de Nouvery] qu'elles <mt éloe i Montpellier. Elles sont grandemeofl bien !i auprès de Mgr de Montpellier, «jm leor Cul l'office de vrai : se tient, en ce <jm le touche, an pied «l»' la lettre, et ne sent des filles que l'exacte observation des R< les. Plût à I1 que partout nos prélats fussent ainsi '

Mus, hélas I ma très-chère fille, je n'oserais dire le nom d1 archevêque qoi i fiolenté n»»s Sœurs d'élire mu- fille de \ troii m- contre leui t celui «I»' la pauvre jeune fille, qui

ne i le pleurer, aussi bien que les antres , qoi m'écrivent

qu'elles ne peuvenl le réi i la garder poui Mère, o'j

pouvant avoir de la i Unsi elles i éclamei onl i

e une autre élection i n un us i - prélat ne leur .1 voulu |mi iikiii -t- di- iiii-iirt' sur leur . n.- une fort tertueuse

Sœur «jm esl assistante <!«• I<'m maison, qui .1 1rs .hum . s «1 (jm est celle soi laquelle tonte l» commnnauti : les y<

m .1 non ploi voulu permettre qu'elles en aient 1 boisi nne d< 1 antres monastères, el les 1 1 d'en prendre dam le l< ur

lrm> ou (ju.ilif ijiu n'nnl m I .i;;.- m I.* .|ii il 1 1. - i.,juis, -s, , | |, s

u-i-<m tanl persuadées de prendre celle qu'il soûlait qu'elles l'ont

élue. Voilà-t-il pas un étrange procédé? Or après que la pauvre jeune Mère [AI. -Marthe de Martel] qui demande à être déposée, et la communauté [aussi], ont achevé leurs plaintes, elles se remettent à moi, et chacune m'assure qu'elles feront ce que je leur dirai, de sorte qu'ayant considéré la chose devant Dieu, et pris l'avis de notre bonne Mère Supérieure (après que je leur eus fait voir la grande faute qu'elles ont faite de s'être soumises en ce sujet, et comme avec toute humilité elles devaient emeurer fermes à ne point faire d'élection que l'on ne leur eût aissé leur liberté du choix, tant de celles qui étaient dans leur maison que des autres qu'il leur était permis d'élire et qu'elles iraient demandées aux maisons voisines), je leur conseille que, puisque la fille est bonne et vertueuse et n'a point été mise en la charge par son inclination, qu'il faut calmer pour cette fois et bien faire, faisant savoir au prélat sdn tort. Voilà en substance ce qui s'est résolu, eu égard encore à la violence de l'esprit du prélat, qui ferait feu et flamme si l'on rompait cette élection, et qu'avant que faire ces coups-là, il faut bien savoir comme nous nous devrons conduire en cette rencontre, si jamais elle arrivait, ce que Dieu ne veuille permettre. Je vous prie de le savoir de Mgr notre bon archevêque de Sens, qui est si entendu en telles affaires, et si solide en ses conseils.

Monseigneur de Valence dont je [vous] avais écrit, lequel, au commencement, ne voulait point que l'on proposât des filles à l'élection que de celles de son diocèse, se rendit enfin à permettre que l'on en mît sur le catalogue de celles de céans; mais il donnait à choisir dans trois monastères où il y a des filles de sa maison et capables. Néanmoins les Sœurs voulaient absolument notre Sœur Anne-Catherine de Beaumont, et elles l'y firent condescendre : il vint pour recevoir les voix et amena un assistant que le couvent n'agréait pas. Vous savez qu'il n'y a qu'eux qui voient ce qu'il y a dans les billets : il arriva que la Hère [Christine-Ursule de Laye] qui était déposée, a eu une voix

de plus que notre Sœur Anne-C itherine, el ainsi esl réélu (jui a aussi si forl affligé el troublé les filles <|n» i iode

pitié. Ce bon prélat aprèi l'élection demanda lonl baol . Lei Sœnri sont-elles contentes 1 l assistante loi répondil :

. Elles ne |r témoignent pas s l< ni \\~ . I h m i Sœor

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