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A UNE GRANDE SERVANTE DE DIEU

La Sainte expose son état d'épreuves intérieures et demande conseil.

vive f jésus!

[Annecy, 1637.]

Ma très-chère Mère,

Il a plu à Noire-Seigneur de tirer à soi, depuis peu de jours, notre toute bonne et chère Mère Péronne-Marie de Cbâlel, qui a fait ce passage en vraie sainte, comme à la vérité c'était une âme où l'on a toujours vu régner l'esprit de Dieu. Bénite soit à jamais son éternelle Bonté, qui l'avait gratifiée de tant de grâces et vraies in tus chrétiennes 1 Nous sommes demeurées dans un extrême dépouillement et grande douleur, avec raison. Je lui avais une entière confiance : c'était tout mon soûlas en mes

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angoisses, 1 1 mon eide et conseil dam lei affairei <jui nom arrivent continuellement, ml d'elle an soulagement et

Forée b sde. Nol Seigi béoi I J de lovri

mon coeur loi iseini de - 1 louvi i oelle I

videnee, el m'] ioom< ti le plui doucement qu'il m'etl pottible,

suppliant sa lion t«- d'avoir pitié de moi, »'t de m SOOteui

eondoire dans l'éiroit sentier de - 1 I nie volonté , ne p i-

mettanl pas que je m'en <l< mi, jamais, mail qoe Pi ebemiue fidèlement jusqu'au dernier loopir de m i vie.

J -m- toojoori dans mes j comme je \nu^ itaii écrit, m i chère M- re, « j u«- Dieu m'^ si lit donné quelqu emenf, non que je fusse délivrée; mais

j'avais y ne -u- <|imi (jiu me tenait fort .m -• h mui i Ji de

hou- intervalles. I aviron quinze jours avant le ti

bonne Mère, 1rs peines si* rendirent continuelle! et M me

quittent point «mue je le loi dis, si qu'il me lemblail qu'il

lit plm de mal que je n\ n poovaii exprimer el que l'on ac pensait, ne le faisant pas bien entendre ai voir comme jt

sentais, elle me r. pondit fermement : Ven parle/ à Dieu, m

avec vous-même : ne re ; ird< i i un lii i q : pour le dire

a qoi qoe i . et ne faitei j un lii aucun ei irai n là- ' -

• i. / v « » 1 1 • • peine à v<>u- mêux i omme li vous ne la point, regardei Dieu ; -i voui lui pourri i p trier, qu<

lui-même. Cela m'ai i r si j eusse voulu • v me

mbrouilléi h ma trei cbi r< \I re, que |

ni pour m'en < ni pour unis plus

que ce que je lis eu m t pn-um ttre, peaisnt «j

/ l.i même « bote Di< n, p tt ion infini, hunt.-, v.. connalti •• ce «pu lui pi i qui m est « &p< lient poui ,

iv «•( us-sainte volonté. Il me semble seulement

que je u'appielieudr pi--i Lui I»- mil que je faisais au commencement, que i en mis plus i nu ! i

comment j el qu'il m'est ivis » | n •• je -<n- une nnpi.

rien faire de contraire à ces saintes et sacrées vertus, et un désir plus attentif à me surmonter, pour suivre la lumière du bien et fuir le mal, pour petit qu'il soit, lorsque je l'aperçois, bien que je n'en commette que trop par ma faiblesse et promptitude.

Voilà, ma très-chère et unique Mère, ce que je vois sans le chercher. Je parle de Dieu, j'encourage aux occasions, j'en écris comme si je sentais et goûtais ce que je dis; et cependant c'est toujours avec un dégoût et violence. Cela ne se peut dire comme on le sent. Ne dois-je pas laisser de continuer? Je vous prie, lisez l'épître (>5e du livre IVe; elle me donne quelque petit soulagement et lumière que le Bienheureux [François de Sales] entendait : car j'ai une peine grande, me semblant que je ne me fais pas bien connaître. Si vous me dites que vous connaissez bien que ce grand Serviteur de Dieu parle de ma souffrance, cela me donne grande force. J'ai admiré cette lettrelà; car je n'ai nul souvenir d'avoir jamais eu semblable peine. Autrefois, c'étaient des tentations que j'avais contre quelque chose de la foi, comme il se voit dans ses épîlres; mais ce que je sens est tout différent : aussi est la lettre différente des premières. Ce qui me fait croire que Dieu permit que j'eusse quelque courte atteinte de ce que je sens maintenant, pour faire écrire cela au Bienheureux [évêque], me souvenant bien du temps, et que j'eus une grande angoisse; je ne me souviens de sa qualité.

Il a fallu que, pour cette fois, j'aie donné licence à mon cœur de vous dire ceci, qui est peut-être assez inutile : mais comme je sais et sens votre bonté de cœur pour moi, et que je n'ai plus aucune créature au monde à qui je puisse avoir cette pleine confiance, qu'à vous, je me soulage en vous disant tout c<; qui me vient, et encore par le grand désir que j'ai de BC faire connaître à vous et à ce digne serviteur de Dieu, afin que vous me secouriez de vos prières dans cet extrême besoin, et de vos sages conseils de tous deux, selon que

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roui jugera expédient Votre dernière lettre m'a beaucoup conçoit

Nos Sccnn mOnt remis le hrdeaa de cette "— fum '-, j'ai

acquiescé, après avoir lait m e> iviimir - Dn-n, p ir >a houle,

me mil en aide! Notre pauvre défunte nous a I

air.in - l était roc une générenae, qui entrepren lil !»• ineonp

pour la gloire de Dieti. Je ne \nis ,-l ne leni OUC CTO K, \I m unique Mère, lecooreannoi cl m< vnrir, en sorte que

Dieu me tienne «I»' la nmlc main, ri BM COUjénÛol entièrement >elon son lion plaisir, et <ans qui' j'^ t. - irun ■ rv-islince. J( supplie sa bonté de pararherer en i i s l'œo - r fjioire.

Il sait combien véritablement je suis lolre, e*c.

Voyez vous, ma chère Mère, Jt n'ose relire celte, lettre, non plus qoe 1rs au Ira BM je POus ai i de craini

la porte aux réflexions el rejjanis mïi- «■• .pu «.■ jm^.- -••» intéi iriir, a cause que la vue me pen< !re de douleur et me met au non plus ; de sorte que je m'en abstiens tant que je ■ non tant que je voudrais, i cause de l'at'Usite* de m »u esprit. Quand y VOUS écris, r'esl ' 1 sincérité que jr puis, I

la vue présente, et cocame j'eusse (ail I notre Bienhcurenj

l'ère; mais si après je voulais i r, il me fournirait mille

doutes. J,- eonl mu' Bel communions juurn de

rides peines et tentai mus- quelquefois, rt tous les au In

ri»- le dois-je pis faire ' X< unie Mer.- disail qu'oui.

\ otre, sse,

S i nt( I I de i h n: a

LETTRE MDXIX (Inédite)

A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON

A THOXOM

Affaires concernant le monastère de Chambéry.

vive •}- jésus!

Annecy, 4 novembre 1637.

Mon très-cher frère,

Vous verrez, par celle que je vous ai écrite, comme vont les affaires de Turin. Il n'est pas nécessaire que vous y alliez pour ce coup-ci. Je désirerais bien savoir si vous irez bientôt à Chambéry, car nos bonnes Sœurs de là le voudraient bien, afin que vous prissiez la peine de leur faire avoir le contrat de leur maison, ou bien qu'on les laissât dans la liberté de la vendre si l'occasion s'en présente. Je supplie Noire-Seigneur qu'il vous continue ses plus chères grâces et bénédictions. Je suis, mon très-cher frère, votre très-humble, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE MDXX

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