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A MADAME MATIIILDE DE SAVOIE

A TURIX1

Le décès de la Mère de Châtel oblige d'ajourner le voyage de Piémont.

vive -f- JÉSUS !

[Annecy], 4 novembre 1637.

Madame,

Nous avons appris, par le retour de notre messager, votre indisposition, laquelle nous affligerait extrêmement, si nous ne la regardions dans le bon plaisir de Dieu, qui doit être notre

Madame Ifathilde de Savoie, fille du duc Emmanuel-Philibert, prinvi.iimf nt accomplie, avait eu dans sa jeunesse quelque désir pour la

MINI i. 1637, :i ;

unique regard <'n tout, el li nous n'espérions ipj«> i\ t-rainc-

Bonté mus redoooera \<»tn' prem l vous conservera

encore Iooj i gloire , el pour pei fectionner I»*

sainl œuvre que -i Providence coo6e entre voi maint. Noos lui avoni offerl el offrironi nos petitei prii rei i cel effet . i l.i communion généi il»'.

Quanl » notre \ issage de delà, croyes, Madame, que m n'avoni pai moini d'< nvie de roui aller rendre, el i M le mai (juis votre lr< ne fils, i imissioni et très-humbles

obéissances, que votre piété, Madame, nous h e <!•• d

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relardé pour un mois, parce qu'il a fallu en< i Rocnt

pour l'écl emenl de certaines difficollés; el déjà nous

avions écril <|u«' nous ne pouvions pas partir u toi !•• 22 <lmoii <l«- l'affliction <jui doua esl lurvenue, par le trépas

de notre très-bonne Mère Supérieure de céans, I' ronne M

• bâlel, le privation de laquelle nous blemenl dou-

loureuse; car < ■'■ tail une âme i d laquelle vraim< al D n lit,

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et qui est d'une grande perte à tout notre Institut, principalement à ce monastère et à moi en particulier. Mais en tout il faut adorer la très-sainte volonté de Dieu, et nous y soumettre amoureusement quoique douloureusement, nous confiant que sa divine Majesté saura bien subvenir à toutes nos pertes, comme je l'en supplie de tout mon cœur, et de faire abonder sur vous, Madame, et sur votre illustre maison, ses plus favorables bénédictions. C'est le souhait de celle qui demeure sans fin d'une afFection pleine de respect, Madame, votre très-humble, etc.

LETTRE MDXXI

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