‹ LettresChapitre 27 sur 281 · MA TRÈS-CHÈRE FILLE · texte numérisé non relu

MA TRÈS-CHÈRE FILLE

Certes, ce m'est toujours bien du contentement de recevoir de vos chères nouvelles; car j'aime tendrement votre petite famille, et croyez que ce n'est nullement faute d'affection que je ne la vois pas, car j'en ai un désir très-grand que je soumets néanmoins à Dieu, à qui il ne plaît pas, puisque notre Supérieur ne le veut pas.

Or, vous trouverez dans nos Réponses sur les Règles celles aux questions de voire lettre; et j'ajouterai seulement, ma très-chère fille, ce que votre bon cœur me donne confiance de lui dire, c'est touchant le très-bon Mgr de Dol, qui nie dit une réponse que vous lui avez laite, que je trouve un peu tmpsèeli car tandis qu\in prélat ou supérieur ne louche point à l'Institut, il ne lui faut pas dire qu'on lui obéira jusque-là. El si quelqu'un y voulait contrevenir, il faudrait rraimen! s'] opposer, mais avec tan! d'humilité, de respect et de douceur, que tout à (ail on les gagnât par cette voie; car voua laves, matrèechère fille, que cela est l'esprit de l'Institut, et j'aimerais mieui que l'on cédât pour nn temps que de manquer à la sou« mission et honneur qu'on leur doit; l'esprit de la Visitation étant plus précieui et plus digne d'être conservé que quelque coutume extéri< are. Enfin, ma très-bonne et chère fille, je sous conjure di'i\ avoir nn grand sale, et de croire que mon âme chérit la vôtre très-chère du meilleur de mon cœur; et vous laves bien que vous aves toujours été m i Irès-chère Bile, et le leres deplui < n plus tandis que Dieu me conservi ra i

Je supplie sa Bonté de répandre ses plus chères bénédictions sur vous et toute votre chère famille, à laquelle j'écris un billet. Je suis d'une affection incomparable tout à fait vôtre en A'otre-Seigueur. Qu'il soit béni! Amen. — Jour du grand saint Joseph.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCXXXIV {Inédite)

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