‹ LettresChapitre 29 sur 281 · MOI · texte numérisé non relu

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l fous a m « / maintenant! je m'assuret les lettres de sursoyai

que Mgr de Nemours a écrites, pour arrêter les poursuites de |f. CharIes.[Maintenant, nous avons parole assurée que mondit seigneur révoquera le don fait de la chapelle à M. Charles, cJ nous la donnera en la meilleure façon que nous la désirerons; car madame de Nemours est toute pour nous. Mais ce que vous m'écrivez, Monseigneur, de ne rien faire que nous n'ayons de vos nouvelles, nous fait surseoir, et aussi qu'il est besoin de voir notre patente pour savoir à quels services nous étions obligées. J'attends de vos nouvelles dans huit jours, Dieu aidant. J'envoie votre lettre à notre Sœur du faubourg, afin qu'elle ait la satisfaction que vous avez reçue, Monseigneur, de son obéissance; certes, c'est une digne fille et grandement propre où vous l'avez destinée.

Je vous envoie des lettres de notre bon archevêque [de Bourges] qui se porte très-bien, grâce à Dieu. Il s'en va demain et retournera dans huit jours pour venir recevoir quatre ou cinq Dépositions qui sont encore à faire. Notre cher Père dom Juste est allé à Montargis, il y a demain quinze jours; il doit être à la fin de cette semaine à Orléans pour tout préparer, afin que notre cher Mgr de Bourges y fasse moins de séjour. Il est tout résolu d'achever notre sainte besogne, et d'aller à Nessy, quand l'on aura recueilli ce qui est à Bourges, Orléans, Lyon et Grenoble, où je crois que Mgr de Belley ira en la plupart, ainsi nous l'a-t-il promis fort solennellement.

Nous sommes ici [occupées] à faire une fort diligente enquête des Entretiens, que l'on dit être imprimés; car, de Lyon, l'on nous écrit qu'on a envoyé six cents exemplaires en cette ville el six cents à Toulouse, où l'on a aussi écrit pour les faire arrêter partout, s'il se peut. S'il est vrai, nous en aurons des ivelles dans peu de jours. On dit qu'il est requis, Monseigneur, que nous envoyions prompternenl une procuration, comme héritières de notre Bienheureux Père, pour les faire I! faudra laisser le nom du procureur en blanc : cependant,

A.Wl.i; 1628. 1 '. I

nous De perdrons pas le temps; car nous présenterons requête pour les faire arrêter, an attendanl que nous ayons averti madame de Villeneuve, qui, rt.mt incomparable eu son affection, n'oublie rien pour bien venir à bout de cette affaire, dont je lui ai remis la poursuite.

Le Révérend Père général «les Feuillants noua écrit, Monseigneur, (ju'il ne fera rien en notre sainte besogne que leur (iliapitre ne soit tenu. Je désire Beulemenfl le pouvoir voir pour loi remettre les Déposition». le ne sais s'il viendra ici avant notre

départ; caril est toujours Si je ne le vois, M. de Vaugel

fera l'office. — Nous attendons de bon cœur notre Sœur Faire ; et, bientôt après son arrivée, nous partirons d'ici. Dieu, par sa bonté, mon très-cher seigneur, soi I votre vie el votre résurrection éternelle, .le suis (Tune affection inlinie, mon lre>-bonor<-

neur, votre très-humble el très-obéissante fille en Notre- Seigneur.

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LETTRE DCCCXLVII1 [Inédili \ LA II feu i: UARIE-A1 \\ i E DE BLO.» \\

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renés main, je hhi> prie, avec II. Brun poui < i - En (relie i qu'il or - . ii débite point, mais que nous en ayons nu exemplaire el tout ce «pie contient le mémoire, lu n Bte,

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étonnée de quoi vous ne m'avez encore fait aucune mention des lettres que je vous envoyai, il y a plus de dix-huit jours, avec prière de les envoyer promptement à Nessy. C'est pour l'affaire de la chapelle de la Roche. Les réponses nous en tardent fort. Il y avait des lettres de M. de Nemours. Or bien, tout est entre les mains de Dieu, que je supplie, ma très-chère fille, vouloir être notre unique vie.

Ne vous mettez point en peine de N***, ni de tout ce qu'il dit; cela s'en va avec le vent, ou du moins avec un peu de temps. — Mille saluts à votre cher cœur et à celui de toutes nos Sœurs de l'une et de l'autre maison.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCXLIX

A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX

SUPÉRIEURE A AUTO

Difficultés des Sœurs de Paray. — Il faut tout recevoir de la main de Dieu.

vive -j- JÉSUS !

[Paris, 25 avril 1628.]

Ma vraie très-boxne et chère fille,

Je supplie le divin Sauveur de vous faire une ample portion des abondants fruits de sa sainte mort et glorieuse résurrection, el a toute votre aimable troupe que je chéris d'un amour tout cordial et fort particulier. Je vois bien que vous n'avez pas reçu toutes mes lettres. Dorénavant je ne vous écrirai plus de nia main, sinon ce qu'il faudra dire à votre cher cœur, si intimemenfl chéri du mien ; car on me l'a défendu à cause de celte défi nxion qui me tombe sur la poitrine ; mais je l'ai voulu faire ti lie fois pour vous dire cela, et que j'ai grande compassion de voir nos bonnes Sœurs de Paray en un lieu si chétif et peu con-

venable à une de nos maisons; mais il n'j a remède pu i leurs Supérieurs les y veulent, et qu'elles s'j sont si forl en

par l'achat de tant de maisons. 11 faut qu'elles y demeurt ni en paix, attendant que Dieu fasse voir plus clairement sa sainte volonté, car il ne se peul trouver lieu pour les transmar. [transférer] où il ne faille de l'argent, et leur bien esl '«»ut . n maisons. Certes, ma toute chère fille, cela m'est visible qu'il y eut un peu de je ne sais quoi entre elles et celles de Lyon, .l'y laifl ee que je puis; mais il faut que Dieu et le temps fos! digérer cela, ce que j'espère, car de toutes parts ce n vraie bonté et vertu.

Quand la Supérieure de Paray aura achevé ses trois ans, ils en pourront mettre une autre; mais, sans doute, je ne pense l' i- que le mal vienne d'elle, je la trouve fort bonne '. — Hélas ! avec quel cœur soubailé-je la sainte patience à la pauvre chère malade, et un comble de perfection à toute cette petite famille, surtout à leur chère Mère! — De vrai, les bonnes l rsu-

lines ne font pas bien de VOUS Imiter de la sorte; niais que faire

à cela, sinon patienter comme vous faites, ma très-chère fille,

et recevoir tout de la bonne main de Dieu qui s.ui ra bien \ Conserver cl vous donner ee qu'il VOUS a destine! Je Mipplie

son infinie Bonté vous tenir toujours dans le sein de sa douce protection et vous remplir de son pur amour, auquel je tout a tait vôtre, mais du meilleur de mon cœur.

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\j-2 LETTRES DE SAINTE CHAXTAL.

LETTRE DCCCL

A LA MÈRE CLAUDE-AGNÈS JOLY DE LA ROCHE

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