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A LA MÈRE MARIE-CONSTANCE DE BRESSAND

SUPÉRIEURE A MOUL1XS

Commencement du procès de béatification de saint François de Sales. — Ne pas permettre l'entrée des monastères aux Religieuses non réformées. — Prochain départ de la Mère Favre.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy, 162?. j

Ma très-chère fille,

Assurez le très-bon et vertueux Père Binet que je ne l'oublierai jamais devant Dieu. Je le supplie qu'il me fasse la même charité, j'en suis tout à fait nécessiteuse ; je n'ai pas espoir de le voir à Moulins, mais oui bien que Dieu me donnera la consolation de le rencontrer quelque part. Je l'eusse bien désiré toutefois; mais Dieu ne le voulant pas, il se faut soumettre. Ce qui nous empêchera et retardera ici, c'est l'attente où nous ouïmes de Mgr de Bourges qui viendra bientôt, comme nous l'espérons, pour procéder au procès de la béatification de notre Bienheureux Père. Or, je ne puis bouger d'ici que cette affaire ne soit en bon train, n'y en ayant aucune qui presse comme celle-là. Mais, Dieu ! ma très-chère fille, ce qui est différé ne l pas perdu, parce que je me tiens assurée de vous voir, moyennant la grâce de Dieu, dans peu de mois ; je remettrai mps-là beaucoup de choses à vous dire, et vous réponnlemenl au nécessaire, surtout maintenant que je suis "b ment surchargée d'affaires.

Oh Dienl la grande bénédiction que la guérison de ces deux

"I™! B<W bonnes Sœurs. Dieu les maintienne en cette santé.

1 bonheur a la pauvre Sœur M. A. si elle faisait profit de la

le < e digne Pèrel [Plusieurs lignes dont les mots Usés.]

*'"' M '" «-bien fait de donner retraite aux sœurs de

"ol" chèr< 5o m \I. -Angélique. Pour ces dames Abbesses et

ANNÉE HJ27. I>

autres Religieuses passantes, je ne crois pas qu'il leur faille ouvrir la porte que très-rarement, et voire, point du tout, sinon qu'elles eussent besoin de cette charité pour s'établir en la piété ou être aidées en quelque dessein de la gloire de Dieu, et que pour cela elles désirassent leur retraite pour quelques jours parmi vous. — Votre monastère est bien dressé; Dieu bénisse vos officières. J'espère en la bonté de Dieu que votre consolation croîtra en celte maison par la fidélité de nos Sœurs. — Je vous remercie de la charité que vous avez faite à nos pauvres Sœurs de Riom, cela était de justice et du, car plus de charité ne vous pouviez librement.. . [La suite de la phrase est inintelligible.]

C'est un terrible embarras que l'entrée de madame de Chazeron ; il la faut encore Rapporter, mais en lin il la faudra régler à la raison. — Non, ce n'est point contre la simplicité de détourner des regards de notre Sœur M. A. ce que vous ne voulez ni ne devez lui donner, c'est éviter son importunilé. Je pense que nous avons déjà fait la communion que vous désirez, sinon elle se fera. Toutes nos Sœurs vous saluent, mais chèrement, à pari notre Sœur la Supérieure, et notre Sœur Faire, qui s'en va dans quelques jours fonder à Bourg; c'est une digue fille. Prie/ toujours pour celle qui ne cessera jamais de vous aimer parfaitement et de vous souhaiter une persévérante union avec Dieu. Dieu soit béni. Salue/ toutes nos Sœurs.

Conforme à une co|uo de l'original gard< I il l eada Voir

LETTRE DCCLXV

\ LA SOEUR ERAXÇOISE-GASPARDE DE LA GRAVE

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