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limplemenl que j'ai «lit dans ma lettre quelque -
tantes, hien que sans amertume de eo-ur, m.ih le ICul mouvement de m i douleur, .le supplie ma très-chère
Sœur la Supérieure el roui de me pardonner; ce n'a point été mon intention d'offenser, mail de persuader cette vérité que
I one Faute de très-grande importance d'avoir eu ce desi de roui continuer en 1 1 charge de Supérieure, ce que je voyais
dans foire lettre n'èlre pai tenu ni re.mmii pour .iiieuu mau-
quement. l'écrivais i rooi leule, selon Is Dranchise de notre
ancienne alliance et absolue confiance ; c'est pourquoi mon cœur, suivant sa manière de traiter avec vous, versa dans le votre tout naïvement ses sentiments, ne croyant pas que vous dussiez montrer ma lettre ; mais je suis très-aise toutefois que le Révérend Père Maillan Fait vue, et que, par ce moyen, vous ayez soulagé votre cœur, lequel je n'aurai jamais volonté de blesser. Non plus que je ne veux ni ne pense vous accuser d'aucun défaut, en tout votre procédé en l'élection qui a été faite, laquelle je trouve très-bonne et en bénis Dieu, croyant qu'il ne se pouvait rien de mieux, quant au choix que l'on a fait de ma chère Sœur votre Supérieure, laquelle peut donc bien s'accoiser, et vous aussi, ma très-chère fille, pour ce qui vous regarde ; car je sais très-bien que vous êtes très-éloignée de vous procurer des supériorités. Tout le manquement que j'ai vu de votre part, je vous le dirai franchement, c'est que vous me parliez comme en riant de ce sujet, et il me semble qu'il était si important qu'il ne fallait pas le traiter de la sorte, craignant que l'opinion de pouvoir violer cette loi qui nous doit être si absolument inviolable, ne demeurât imprimée dans l'esprit de nos Sœurs, et qu'avec le temps il n'en arrivât de mauvais faits, ce qui serait ruiner la règle [la] plus importante que nous ayons en notre Institut. Certes, si nos Sœurs vous eussent réélue, comme vous me dites qu'il ne s'en fallut guère nonobstant tous vos efforts, il eût fallu renverser cette élection, ou bien le champ était libre pour faire partout ainsi.
Mon Dieu! ma très-chère fille, pourquoi avez-v,ous pris si
amèrement ce que je vous ai dit? Je confesse que mes paroles
étaient dures et fortes ; mais certes je ne les dis pas durement.
connaissez-vous pas mon cœur, comme Dieu l'a fait pour
vous? et pourquoi donc tant de larmes? Relisez cette lettre, et
vous verrez que je me plaignais à vous comme à ma propre
âme, et non comme vous attribuant la coulpe. Voyez-vous, ma
ie fille, il faut que vous supportiez un peu cette ardeur et
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jalousie que j'ai pour la conservation entière de ce pauvre petil Institut. Si j'excède quelquefois et tombe en des manquements, cela n'est-il pas bien digne de ma misère? Pour moi, je ne m'en rtonne pas, et bien que je oe fasse pas ces fautes à dessein, si me font-elles grand bien quand je suis fidèle à les bien ménager. Or, parce que le Révérend Père m'écrit dans sa lettre plusieurs raisons par lesquelles il me veut prouver que Ton a dû et pu faire ce qui l'es! passé, concluant qu'il n'y a point eu de faute, certes, ma très-chère fille, en me faisant voir tout cela, j'ai connu que l'on avait été plus avant en cette affaire que je ne pensais, que le mal est prou grand et qu'il est bien nécessaire de détromper l'esprit de nos Sœurs ; cela se doit Eure sans bruit, mais judicieusement, ce me semble Vous av< i un li«x-v;ifje conseil au Révérend Père Maillan ; je crois qu'il vous montrera ma lettre. Je crois qu'il faut tenir ee qui B esl lé fort à couvert, et que les monastères n'en sachent rien.
Ifgr votre archevêque n'a du tout point d'occasion d'être insatisfail de l'emploi que l'on a donné à notre chère Sœur Havre, et c'est pure calomnie «rappeler causeresse celle qui ne
procure rien, et qui bit ce qu'on lui commande ; réponde/ ce qu'il faut à celles qui vous eu parleront. — \I a Ins-clièi e fille, \ou> conclues votre lettre par une protestation que VOUS aime/
plus l'Institut que votre propre vie ; je proteste que je Pai toujours ( ru, et ne pourrais faire autrement, et que je ne vou^ ai attribué aucune coulpe en la faute que nos Sœurs ont faite , laquelle je trouve toujours plus grande, quand je la regarde, et i s qu'elles prennent pour excuse m'esl cause d'une plus grandr douh nr; in ûs j'espère que ce manquement causera en leur cœur une aversion mortelle contre toutes sortes d'interprétations illégitimes et contraires a la simplicité de l'observance, s quoi nous devons être Kni niables, surtout eu ce temps oM'espril humain renverse loot (,'«-t trop écrire sans loisir,
étant fort occupée tant pour Nevers que pour cette maison Mon Dieu! ma vraie fille, tenez votre cœur en paix.
Dieu soit béni!
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE DCCCLXIX
A LA MÈRE CATHERINE-CHARLOTTE DE CRÉMAUX DE LA GRANGE
SUPÉRIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE LVOM
Prévoyance de la Sainte pour les Sœurs de Paray. Itinéraire de son voyage. L'archevêque de Lyon est prévenu contre elle.
vive -J- jésus!
[Moulins], 20 juillet [1628]. '
Ma très-chère fille,
J'ai bien cru que la bonté de votre cœur vous ferait assister ces pauvres chères Sœurs de Paray en tout ce qui vous serait possible ; certes, elles me donnent grande compassion. J'y enverrai bientôt un homme pour savoir ce qu'elles font : si elles avaient une grande nécessité de changer de lieu, je prie madame de Dampierre (au cas que madame de Ragny ne fasse rien) d'écrire à un sien fermier d'une terre qu'elle a près de Paray, afin qu'il les reçoive. Cette chère dame nous a lait cette offre par sa seule charité, avec vrai désir que nos pauvres Sœurs s'y retirent à leur besoin. Je priai notre Sœur du faubourg Saint-Jacques de le leur faire savoir; car alors je n'avais commodité d'écrire.
Nous voici dès avant [-hier] à soir en ce monastère de Moulins avec notre pauvre chère Sœur la Supérieure de Nevers, et une <1< ses Saws; nous les sommes allées prendre à six lieues de Nevers; nous la garderons jusqu'à la huitaine, c'est une vraiment lionne âme et humble. Xous allons sur la fin de ce mois en Auv< rgne, et j'espère qu'environ le 20 août nous serons à Aulun,
de là à Dijon, puis à Bourg, sinon que Ifgr votre archevêque, le sachant, ne lasse défendre que j'y soi- reçue, ce qui serait one
grande mortification pour nos Sœurs el pour moi aussi; il n'en faudra donc rien dire. S'il continue en ses opinion-, a ce ( j u «■ j'ai Oui dire, je pense qu'il ne voudra pas que j'entre non plus chez vous; cela nie serait dur, mais il n'y aurait remède; vous me ferez savoir quelque part, du moins a Bourg, ce que je ferai, car je crois qu'il ne faut pas le violenter.
Ma très-chère fille, ma douleur sur les choses passées oe m'a point l'ait changer de cœur pour vous, ni pour nos Sœurs, m'assoranl que l'on n'a pas connu l'importance de cette faute ;
mais je de>ire bien, et il est nécessaire, qu'elle soit reconnue pour cela, autrement il pourrait s'en ensuivre de mauvaises
conséquences. Je salue avec vous toutes dos chères Sieurs.
Dieu veuille à jamais vivre et régner en votre chère àme, ma
très-chère fille, et soit béni !
|/\ S.] Ma fille, j<' vous prie de me faire savoir quand le
Révérend Père provincial des Pères Jésuites sera arrive a Lyon, je désire de lui écrire; cependant, saluez-le très-humbleiuent de ma part, ma très chère fille, -le supplie votre charité de faire tenir forl BÛremenl ces deux paquets et cette lettre au Père Irnoox, a Grenoble, et lui faire savoir que c'est de noire P lit.
LETTRE DCCCLXX