‹ LettresChapitre 36 sur 281 · eJlei eu m leur mm · texte numérisé non relu

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vir; je n'ai loisir de lui en écrire. J'ai prié le Révérend Père Jésuite qui est ici, tout plein de bonne volonté, de vous faire tenir celte lettre; vous m'en pourrez faire avoir la réponse par l'entremise des Pères de Roanne qui les feront tenir ici. Voilà ce que mon peu de loisir me permet de vous dire, allant partir de ce lieu de la Motte, ce 23 août. Certes, ce que je vous dis est, à mon avis, fort considérable.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCGLXXVII

A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX

SUPÉRIEURE A AL'Tl'N

Inquiétudes de la Sainte en sachant la peste à Autun. — Offres de secours.

vive f JÉSUS !

Alonne, août 1628.

Ma très-chère fille,

Le divin Sauveur vous tienne toutes en sa paternelle protection !

Xous voici a Alonne bien marries de n'oser aller à vous, et bien en peine de vous savoir environnées de tant de périls, que même l'on nous a dit qu'une de vos tourières était atteinte de la maladie i . Or, j'envoie ce porteur pour savoir comme tout

1 « La grande pesle se prit à Autun (disent les anciens Mémoires). A la première apparition du mal, la Mère de Chastellux proposa à la communauté d'oser de la liberté laissée par le concile de Trente en pareille occasion, c'est-à-dire de quitter le monastère et de se retirer à la campagne. M tdame de Rotissillon, sa sœur, offrit à cet effet un château situé en bon' air. liais h peine la digne Supérieure eut-elle proposé ce préservatif, que toutet les Sœurs prolestèrent ne vouloir pas quitter leur chère et sainte clôture, issurant qu'elles ne craignaient pas la peste, si ce n'est celle de : i int les unes les autres, elles se promirent de se soigner réciproquement jusqu'à la mort. »

va chei vous, el quels sont vos besoins el vos pensées pour j remédier. Que >i vous jugies qu'il lût nécessaire «le vous retii

de là, il le faudrait faire plus tôt que plus tard; et, en ce a nous fûmes hier voir le prieuré de Ifesvre qui n'est qu'à demiquart de lieue d'ici, où M. de Saint-Satur von- logerai! de bon

or, et ma fille vous assisterait très-soigneusement el cordialement; mais ils désireraient que, si vous désires d'employ

lieu pour voire retraite, vous n'attendissiez pas que le mal tût dans notre couvent; car ils craindraient que vous l'apport en ce quartier , et que ceu\ du village de Ifesvre ne s'opposassent a votre réception, comme ont fait ceux d'une terre de madame de Dampierre, OU Ton voulait faire retirer nos pauvi ■ S Sœurs de Paraj qui sont en grand péril, plusieurs ayant d<

été atteintes <le la maladie sans mort, bien qu'une So-ur -oit

décédée d'autre maladie, pour laquelle vous ferea les prier* s. lia très-chère Bile, voyezdonc, encasquece mal se prît cl

von-, quel moyen VOUS v, amie/ de vous disperser et purger

votif maison, si les secours spirituels et temporels vous serai» ni donn< -, el enfin quels sont vos sentiments el l'avis de vos anus

BUr ce BUJetj car moi, je n'en puis rien dire. J'attendrai doue

vos nouvelles, el croyes qu'en tout ce que nous pourrons, oous vous servirons cordialement el sans réserve. L'on craint fort de otrei des personnes dans A ut un, et l'on voudrait que vous donnassiei adresse de vous parler, donner « I recevoir ce que vous voudries, par-dessus la muraille de la ville, (pu est au [côté] droit de votre jardin, l'osez si cela se pourra, ri oous laite- hiru -avoir tout « «• «pie mus d< -ir< i de nous tandis que je

Suis ici, "ii j'arrivai avant |-luei | a soir ;i>m7 tard, el |nou>| en

pat tirons mercredi on jeudi an plus tard. Kfon Dieul que ce m'est une grande mortification >i je

VOUS puU VOÛf, • t DOS pauvi ■ s in > que je salue elle le m eut avtM ions! Mandez-moi bien h m- hem. ut toute- vol peu-. el si vous pou iriv i. ure -avoir a M. de la t.'u nie que nous soiiiu e-

ici, et que nous irons coucher à Arnay-le-Duc mercredi ou jeudi, Dieu aidant. Je supplie sa Bonté vous conserver toutes et vous tenir pleines de courage et confiance.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives delà Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCLXXVIII

A LA MÊME

Impossibilité d'aller à Autun. — Quels moyens prendre pour se ménager une

entrevue.

vive -f* jésus!

Alonne, 26 août [1628],

Bon Dieu! ma très-bonne et chère fille, la grande mortification que celle de ne vous point voir! J'ai reçu ce matin vos lettres qui certes m'ont consolée de voir votre courage et résolution dans un entier abandonnement et confiance en Dieu, dont je remercie sa Bonté de tout mon cœur. J'ai tout aujourd'hui bataillé pour voir si Ton approuverait que nous vous allassions parler au pied de votre muraille, il n'y a moyen de gagner cela; c'est pourquoi nous vous proposons si vous voudriez faire la moitié du chemin, et venir lundi jusqu'à Jeunan, un peu par deçà Moudra. L'on vous enverrait autant de chevaux que vous désireriez, et nous nous y trouverions à l'heure que vous nous donneriez, et parlerions là, bien que de loin; car l'on ne veut pas que je vous approche l. Considérez, ma très-chère fille, si cela vous sera convenable; que s'il n'est pas jugé à propos, envoyez-nous votre prêtre quand vous voudrez. Nous

1 Li Itère '!'• Chaugy, dans ses Mémoires sur la vie et les vertus de ainti J. /'. <h Chantai (tome [" de cette publication, page 251), raconte lei touchant! détaila de celte entrevue.

lui parlerons, Dieu aidant, puis nous répondrons amplement à votre lettre et à tout ce que vous désireres. — Pour des étoffes,

nous vous en enverrons de Dijon; mais il faudra dire la qualité

t t quantité.

Vous devez faire parler aux parents des deui novices; s'ils refusent de venir, faites-les professes. Bonsoir, ma très-chère

fille

Conforme à l'original gardé aux Vriliii.s de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DGCCLXXIX [Inédite]

\ \.\ Ml'.KK MARIE-CONSTANCE DE BRESSAND

M i n;ii I U A MOI :

\ inquiéter d'an reproche mal fondé. — Comment traiter av< n bt <Ir

Iforville. — La liberté de conscience ne c 1 . > î t pu dégénén r en aJ

vrvi \ iési

U<mm . M m 11 I6SI

\I\ ÏI.I.S-UII.KK III. II.,

.l'.ii attendu d< > réponses de nos chèrei Sœurs d'Autan poor vous « m (aire part. Véritablement, elles sont dans on cow nonpareil, el espèrent que Dieu les assistera et conservera. Je 1. • a supplie de tout mon cœur; priez, el faites prier pour elles.

Véritablement, l'entretien «lu Révérend Père recteur m'est i demeoré à charge but le cœur; mais il nous en Einl tirer profit. Ne i que von- loyei artificieuse, en ma fie,

je ne reconnus en vous qu'une parfaite el très-sincère sincérité. Si votre nature vous bit user de quelque petite finesse quelquefois, i • -i pour quelque bien qui vous vient eu vue, el cel i se fail innocemment el rarement, sans que vous vous en u»/, ,i cause qu'il n'i ;i nulle ombr i <!<• mauvaise intention * 1 « * votre part, < t certes je n'ai jamais rien reconnu de cela, 1 1 je pense que ce bon Peu sérail bien empêché d'en dire une action que vous ayea laite avec lui. Je pense que « «• soupçon pourrai!

bien venir de notre Sœur M.-Aimée, car elle m'a dit, ce me semble, quelques petites choses que vous lui aviez faites, qui ressentaient la dissimulation, à quoi vous ferez bien de prévenir, et de traiter avec elle tout franchement, lui refusant et disant tout nettement ce que vous jugerez lui devoir refuser et dire. Demeurez paisible dans votre paix et confiance ; Dieu, qui voit le fond de votre cœur, voit bien qu'il n'y a rien que pour Lui, et que vous ne voulez que Lui et sa seule gloire; c'est assez pour vivre contente. Je crois que vous ne devez pas laisser prendre le dessus sur votre esprit à notre Sœur M.-Aimée, et que vous lui devez remontrer, par des paroles raisonnables, qu'elle ne doit point vous rebuter, ni parler de vous qu'avec le respect dû à votre condition. Ne témoignez nullement que vous la craignez, ains traitez avec elle en Mère, mais très-cordiale. Témoignez beaucoup de confiance et d'affection à M. de Palierne. Je suis fort aise de ce que vous vous ouvrez et égayez davantage, cela profitera. Consolez un peu ces trois filles : l'assistante, la directrice et Paule-Madeleine [Cadier]; voire, tâchez de satisfaire à toutes, mais avec modération, retranchant les superfluilés cordialement, et non jamais froidement.

Voilà la copie des corrections; c'est notre original. Je vous prie qu'au plutôt que vous pourrez, vous fassiez part de nos Réponses à nos Sœurs d'Autun et d'Auvergne. Adieu, ma trèschère fille; je suis de cœur et d'âme tout à fait vôtre.

[P. S.] Il faut faire en sorte que les Sœurs qui désirent parler dehors le demandent franchement, et leur faut faire savoir encore que quand elles le feront mal à propos et trop souvent, que l'on a droit, selon la Règle, de leur retrancher, et faut, si c'est besoin, dire cela aux Pères, afin qu'ils ne tracassent, ni prennent trop d'autorité.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Voiron.

LETTRE DCCCLXXX

.\ là HÈRE M \i;ii:-hi;i, i:\i-: DE CH iS I KLLI \

M PtUII IIK I II Tl \

a que donne ï li Sainte le ooui I S - l'Autan. -- La Supérieure

m- do l ritible r n • t - « • - - i t . M .111 il U lei

peftiférées. — lYrils quecoureal Im m Paris, de lïl< »i- cl de \

nvi y fin si

[Al H • ;. 169

Certes, ma très-bonne el chère fille, la mortification esl

lionne! mais Dieu soit béni, de la bonne main duquel il tant tout recevoir! Je ne suis nullement d'avis que, contre F inclination de Ce peuple, VOUS partiez de votre maison, et d'autant

plus que, comme votre bon confesseur m'a dit, il vous faudra 1er proche de plusieurs maisons pestiférées; il Tant donc demeurer eu paii el soumise. J'ai sondé si Ton aurait agréable que le Révérend Père recteur vtnl céans; mais je vois que l'appréhension \ est si tort grande de ce mal que je n'ose me procurer ee bonheur el contentement, qoe j'eusse tenu bien cher; et vous supplie, ma très-chère Sœur, de le remercier de la

lutrin. Volonté qu'il a eue de ROUS donner celle consolation, .le

- estime bien heureuse d'avoir son assistance; faites-moi le

a de L- saluer très-humblemeni de notre part, et nous recommander s. ses saintes pi ièi

1 ii ri pondu au bon confesseur pour la fondation d'Auxerrc .

rois qu'une maison \ sérail !<>it bien. I i grande difficulté que 1 \ trouve, c i si qu'< I ml élu.- par votre Chapitre, vous ne pourries a!!< r I) qoe tous] d eossiea achevé votre triennal, et pendant je km» qoe l'on vous \ désire bien fort

J( Sois I D peine d.- quoi VOU I / point de \iaude pour la

nourriture de vus Sœurs, uns qu'à la longue elles ne

s'en trouvenl mal; m vou» vouliet, nu vous achèterai! bien ici

moutons, qoe l'on ferai! conduire jusqu'à un quart de lieue

d'Autun pour en tuer un toutes les semaines; il vous faudrait bien cela. Vous les tiendriez chez vous; car je vois bien que l'on ne pourrait se résoudre céans d'envoyer toutes les semaines à Autun vous porter des provisions, comme je l'eusse désiré, et que ma fille en aurait la volonté; mais la crainte de ce mal les surmonte. Envoyez-nous ici ou à Arnay-le-Duc le mémoire des étoffes qu'il vous faut; on vous les fera tenir. Le bon confesseur vous dira ce que nous pensons des Sœurs dont il nous a parlé; il faut toujours quelques petites croix en chaque maison. Vous avez très-bien fait de décharger la pauvre scrupuleuse de la moitié de l'oraison ; aux esprits faibles, il suffit de demiheure.

Je ferai tout effort pour répondre à nos chères Sœurs; je les chéris de tout mon cœur, et loue grandement leur vertu et générosité de vouloir demeurer en leur monastère; j'ai confiance avec elles que Dieu les y conservera et préservera du mal, ou du moins les y enrichira de grâces et bénédictions célestes, car sa Bonté aime les âmes courageuses qui s'abandonnent et se résignent totalement entre les mains de sa Bonté et de son soin paternel. — S'il vous arrive quelque accident, je ne crois pas que AI. Guyon voulût vous presser de prendre des étrangères pour les servir; il sera beaucoup mieux de se faire cette charité les unes aux autres, comme ont fait nos bonnes Sœurs de Nevers, sans qu'aucune en ait pris mal. Mais pour vous, ma trèschère fille, ce n'est nullement mon sentiment que vous abandonniez toute la troupe pour servir les malades. Si Dieu vous envoyait ce mal, vous mettriez toutes ces pauvres chères filles en déroute et toutes les affaires. Oh non! il ne le faudrait pas faire, sinon que la malade fût en péril de son âme; mais cela ne peut quasi être parmi nous, qui, grâce à Dieu, avons soin de nous tenir en état de mourir quand et comment il plaira à Dieu, et puis Ion vous assisterait, si besoin arrivait. Or, je m'en irai en repos, puisque je suis assurée que les secours spirituels et

temporels ne vous manqueraient pas; c'est tout ce que Fou peut désirer en ces accidents. — \osSœur< de Paris, de Mois

»•! de Bourges sont aussi au\ mêmes peines que vous, efl certes .ivre pins de périls; car elles ne peuvent éviter la fréquentation, ni empêcher que les Sœurs tourières n'aillent par les villes

acheter leurs nécessités, Dieu, par sa bonté, les tienne en sa douce protection, et vous aussi, ma très-bonne et très-chère

tille.

le (rois (pie l'on vous a envoyé deux Coutumiers. Quand DOOS serons à Lyon, nous vous enverrons des Règles et Cérémonials; car tout est imprimé. Cependant, voilà lune de nos Règles que j'envoie pour notre cbère et bien-aimée veuve ', que je saloe avec toutes nos autres chères Sœurs, attendant (pie je leur écrive, si je puis en trouver le temps. — Nous avons donné dix écusl votre confesseur; si nous avions moyen, certes, de tout noire cœur, nous vous en enverrions davantage; mais si

vous en avei besoin, faites-le-nous savoir, et nous en emprunterons pour vous le faire tenir. Croyez, ma très-chère Bile, qu en loul ce qui me serait possible, je voudrais vous servir et san> réserve, car je suis très-entièrement tonte vôtre en Notre- [neur, que je supplie vous combler de Bes pins riches ivre voire chère troupe, que je saine derechef de loul

mon COUr.

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LETTRE DCCCLXXXI [Inédite)

A LA MÈRE CATHERINE-CHARLOTTE DE CRÉMAUX DE LA GRANGE

SUPERIEURE AU PREMIER MONASTÈRE DE LYON

Observations au sujet des Entretiens . — Bruits de peste à Lyon.

VIVE f JÉSUS !

Dijon, 5 septembre [1628].

Ma très-chère fille,

Je vous prie de faire tenir sûrement à Chambéry ce paquet qui est important. Je crois que vous avez les Entretiens; je vous prie, que l'on réserve celui qui traite de l'Office et de l'Oraison pour être imprimé des derniers, et celui aussi où il est parlé du document de ne rien demander et ne rien refuser, car l'on dit qu'en celui de l'Office il y a je ne sais quoi qui contrarie l'opinion d'un grand docteur, et il ne faut rien laisser qui puisse choquer qui que ce soit. Au reste, ma très-chère fille, on dit que la peste est bien échauffée à Lyon; si cela est, faitesmoi savoir si vous voulez que j'y aille; car, Dieu aidant, je le ferai, sinon que je reçusse commandement contraire. Adieu et à la chère fille M. A. [de Blonay]. Je serais bien mortifiée de ne vous pas voir. La sainte volonté de Dieu soit faite!

[P. S.] Le retardement de l'arrivée ici de Mgr de Bourges nous y fera séjourner plus que nous ne pensions. Dieu soit béni de tout! — 5 septembre, à Dijon, où nous sommes dès avanthier à soir.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCLXXXI1

I i I mi.iii: ili.i.i.\i:-.\\iii.i.|ni i: LHI ILLIEI

multiplier inutilement le nombre d i > tieu\u Li

Sopérieare <l<ut voir ea particulier te* Reli lei mois.

nu: y itsi - '

[Dijon], H «eplembre [1(

...Puisque le contrai esl Fait avec la bienfaitrice, il faudra le plus tôt qu'il se pourra lui dresser el faire agréer une Sœur pour la servir, afin de De multiplier le nombre des séculiers i : se tenir dans l'enclos de l'observance le mieux qu'il se pourra.

lion Dieul ma très-chère fille, le ^rand secret pour tenir tout en pai\. que la douceur el égale charité «Tune Hère à tenir

esprits contents entre la fidélité el sainte liberté d'esprit I Vous le verres toujours mieui combien il est profitable de parler tous les mois; cela tiendra les cœurs en courage et tous unis au vôtre tout bon, tout cordial, et que je chéris certes uniquemenl plus que je ne puis dire.

,'jardée au pNMMff MM M d Pari».

LETTRE DCCCLXXXIU Inédite)

I i.\ mi .m: e vun iti\i.-eu UtLOTTB DE CRÉMAUX DE i I 01 w.i.

D I • jM.ml.rr [16SSJ.

M\ fais fMÉll rui .

i -m- un peu étonnée de n'avoir aucune de vos nouvelles louchant nos pauvres Sœurs de Paray; mais, pour ce point, il me luffira que vous U pi Essaies lavoir ce que le conseil trouve boa; qu'elles 1 1 « - 1 fassent, le plus loi sera le meilleur. Vous avea maintenant les Entn d us. le n'ai rien à dire de plus, puis-

que notre bon Père provincial est là; je m'assure que son conseil ne vous manquera pas; il est bon, solide et droit; c'est assez. Je n'ai nul loisir de lui écrire. Je vous prie de le saluer très-humblement de ma part et le Révérend Père Maillan, avec notre chère Sœur Marie-Aimée [de Blonay] et toutes nos autres Sœurs. — Mgr de Bourges n'arrivera ici de huit jours, de sorte que je n'en bougerai de quinze. Cela me mortifie un peu ; mais Dieu soit béni en toutl — Bonsoir, ma très-chère fille; je suis toute vôtre en Notre-Seigneur, qui soit béni. Amen. Jour de Notre-Dame.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCLXXXIV

A LA MÊME

Affliction de la Sainte en apprenant que la peste sévit à Lyon. Précautions à prendre.

VIVE j- JÉSUS !

[Dijon], 9 septembre [1628].

Certes, ma très-chère fille, je n'ai su empêcher que les larmes ne me soient venues au bord des yeux en lisant votre lettre, et celle de ma très-chère Sœur M. -Aimée. Oh Dieul que cette vie est chélive et que ses espérances sont vaines! Je me promettais un contentement incroyable dans la douceur de notre entrevue pour la gloire deDieu et notre profit spirituel, car il me semble qu'en tous nos desseins nous ne prétendons autre chose, dont je bénis sa Bonté. Ma très-chère fille, j'ai confiance qu'elle vous préservera du mal; tenez vos filles fort joyeuses et encouras dans une parfaite résignation et indifférence sous la bonne main de Dieu. Que s'il Lui plaît vous affliger du mal, mettez .ni service des malades les moins appréhensives et les plus gaies

Je ne suis nullement d'avis que ni vous ni nia Sœur M.-

Aimée vous vous eniployiei à cela, el je vous prie toute* <I<mi\

de ne I»' pai faire. Avec une de vos Sœurs vous pourrit i donner

une séculière pour servir les malades; mais Dieu ne permettra

que fOOl Boyei en cette peine. Faites brûler souvent du nievreelie/ vou-, parfumez vos habits, sache/ le meilleur pre- >« rvalil pour en user. On dit que le beurre Irais pris seul est bon, et en frotter les narines; je vous prie, parfumez souvent votre maison de genièvre, de vinaigre jeté sur nnepeUerou n'allé/ point au parloir; faites fermer votre église j que vos tourièn COOent fort sur le feu avant de parler à la portière,

< l qu'elles soient sur leurs gardes et fort prudentes, qu'elles h pprochenl pas la portière. Bref, usez de la plus grande circonspection qoe vous pourrez. Dieu vous aidera, ma trèschère fille, j'en supplie son infinie Houle, el que, si c'est sa

gloire, Il me donne la eliere consolation de vous voir eneore une fois en ma vie. Je ;ihis eerivis [hier] a soir; c'est parle

même courrier que j'ajoute cette lettre.

hi, n toil I

I 11 1 RE DCCCLXXX\ Im lu.

i I Ml l;l M 1111 -lli.l.l \l DE (Il kSI i-l.l.l \

M • KSI iki - • ni 11 il VI \u. I H l ! .

• I i' pui> lu — • l alltl le di;;ne \l. <\r l.i ( mi,. ■, uolrrint.

ami, sans vous saluer Irès-cbèremenl avec toutes nos bonnes Sœurs, que j( chéris cordialement, et auxquelles je souhaite

l'abondance de l'esprit de notre bon Dieu. Ma très-chère fille je suis tout à fait, ce me semble, dans votre cher cœur, comme réciproquement je vous sens dans le mien.

Nous voici encore à Dijon pour quelque peu de jours. Tout y va fort bien; c'est une famille de paix et de douceur. Oh! Dieu soit béni, qui m'a privée de la chère consolation de voir la vôtre très-chère. Je ne verrai non plus nos pauvres Sœurs de Lyon. Adieu, ma très-chère fille. Le doux Jésus soit tout nôtre, et soyons éternellement siennes. Je Le supplie vous conserver et vous faire abonder en toutes grâces. Il soit béni ! Amen.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE DCCCLXXXVI (Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

SUPÉRIEURE AU DEUXIEME MOXASTÈRE DE PARIS

Elle la félicite de son bon gouvernement. — Demande d'un portrait de saint François de Sales. — Détails sur la communauté de Dijon.

VIVE f J^'SUS!

[Dijon, 1628.]

Si fait, ma toute chère grande fille, je me porte fort bien, grâce à Dieu; la semaine passée j'eus des faiblesses d'estomac, mais cela est passé. Nous partirons mercredi d'ici, et j'espère que Dieu nous rendra heureusement à Nessy. Nous verrons nos bonnes Sœurs de Bourg, et ferons ce qui nous sera possible aux choses que vous nous avez marquées. Pour la petite Sœur, je craindrais fort qu'elle ne donnât mauvaise édification à N***je la voudrais laisser affermir davantage. Il me semble que vous lui profilerez plus qu'aucune autre conduite; toutefois, faites-en librement ce que vous jugerez pour le mieux; car il lera bien à propos de décharger votre maison de quelques filles P<hw cette fondation. La petite Supérieure a un cœur incomparable pour ujus et pour toute votre maison; elle m'en écrit

avec des termes admirables; oh ! quel bonheur que celle sainte union I Ha mie fille, je sois li consolée de voir voire conduite sur ces filles on p< u bizarres, el de voir voire soin en la conduite de votre maison, oh! ma fille, quel bonheur quand chacun s'applique à ce qu'il doill Dieu, par sa bonté, vous continue

ICCS ri celle sainte liberté d'esprit; c'est un liï-sor.

L'on m'écrit que vous gouvernes aussi force dames delà

cour, j'en suis bien .lise, et particulièrement de madame de

Sénecey. Saches d'elle, ma fille, s'il ne lui plaira pas de m'envoyer le tableau de noire Bienheureux Père, que je la suppliai de (aire tirer par Ferdinand, sur l'original que je lui donnai.

Elle m'avait t.int promis de nie le donner; pre>sc/-la là-desSUS,

ma très-chère fille, afin (pie je Taie; et s'il est bien, payes ce qu'il faudra; je vous ferai rendre Pargent — Je donne à propos l'avis a notre bonne Somr de Ponl-à-Mousson ; traitez avec elle cordialement, car je désire que vous prenies el possédiez le

Cœur de lOUteS DOS Sœurs. Par oh je passe, je travaille à cela, a

quoi je n'ai pas grand1 peine. Il me semble (pie Dieu m'a assistl B

a entrer dan- IV-pril de notre Su'iir [M.-Marg. Miebel]. \ Plu si, urs

ligne* inintelligibles. | .le ne l'ai pas épargnée; je lui ai tout dit

me Dieu m'a lait connaître èlre utile à SOU bien ; elle l'a

bien pris, et, si je ne ne trompe, cette entrevue sera profil ible i -"u esprit, avec l'aide de Notre-Seigneor. le leur ai lait videi m ur cœur, à elle et) ma So or [madame del igny]; j'en opère pour les filles. Elle gouverne bien \ Qtdescoloml

lOUl ) « \ #; mai- ■ m mv e, li \ i |,jrM , t

ommo le. Si l'on i i au Comté, i Ile ira. | Phtsù un moU illisihl, s. i Elle i esl une Ime use el de grande

i ette fondation m lait, ce qui m ra bon s faire. M. Y esl loojoqrs vôtre, mais tout retiré de la Mère de i pea de rondement, ce me iembl< ; car il i eu *\f certains soupçons de dissimulation el artifice, que je home n'être pas lans du exact eiameu que j'en ai (ait. Je voii que loul

2i2 LETTRES DE SAINTE CHANTAL.

disposé à la paix et à vivre en contentement; Dieu y répande ses miséricordes! Je vous dis ainsi succinctement toutes choses comme à ma propre âme, ne faisant nulle différence; car toujours plus je sens que vous êtes ma vraie très-unique fille. — Oh Dieu! que je plains cette pauvre madame de Saint-Luc; je la salue tendrement, et notre bon M. Grillet. Je vous remercie de l'oraison. Il faut donner les lettres. — Adieu, ma très-chère fille toute chère. Mille saluts à nos pauvres Sœurs. Dieu soit béni! Notre bon Mgr de Langres est tout bon, mais je ne le verrai pas.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Chambéry.

LETTRE DCCCLXXXVII

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