A LA SOEUR ANNE-MARGUERITE CLÉMENT
A ORLÉANS l
Conseils de direction.
VIVE 4" JÉSUS
[Dijon, 1628]
Il est vrai, ma très-chère fille, que Dieu vous doit suffire pour toutes choses. L'unique bien de l'âme, c'est d'être seule avec son Dieu; demeurez dans cette simplicité et nudité. Aimez et obéissez à Notre-Seigneur en la personne de votre Supérieure, et suivez à l'aveugle sa conduite et ses commandements.
Oui, je sais bien, ma chère fille, que vous m'avez donné votre
1 Peu après la réception de cette lettre, la Mère Clément partit pour la
fondation deMontargis, due au zèle des Révérends Pères Barnabites. «Leur
piété leur suggéra (disent les anciens Mémoires) que, comme ils avaient
le bénéfice de leur fondation en celte ville par notre Bienheureux Père,
îii devaient le reconnaîtra en ses Filles, afin que, comme eux instruisaient,
attiraient, et faisaient fleurir les vertus en la jeunesse de leur sexe, nos
Sœuri lervissent aussi d'un doux refuge aux filles; c'est pourquoi ils
se résolurent de poursuivre l'établissement d'une de nos maisons à Mon-
jis, rillede passage, assez commode à vivre, portée à la piété et située au
ANNÉE 162 a 213
cœur, el IMca l'a logé dans le mien; c'esl pourquoi j'espère que jamais rien ne l'en séparera. I ) i «mi hou- fasse la grâce qu'ayant été élevées dans nn même «-prit el vocation dans ce monde, noua puissions ensemble aimer et louer éternellement
louverain Bien-Aimé de nos âme.
Puisque Dieu vous a ou'- le pouvoir d'agir avec la faculté intellectuelle de votre âme, ne vous efforces nullement de le acquiesces » son bon plaisir. Il veut que fous soyei comme une enfanl entre les bras de sa nourrice : laissez-vous doue manier a son aise par la sainte obéissance, el tâche/ petit à petit de vous oublier vous-même, le ne pense p ls (ju'il y ait d'autre moyen de vous établir dans la paii de votre .une que celui-là, de vous laisser entièrement conduire el diriger par l'olw isi race. Votre, etc.
LETTRE DCCCLXXW III (Inédite
I l I MÈRE CL \! DE- IGNÉS JOM DE L \ ROCHE
do l'humilité el de l'ouverture de cbjot. — Ifii pour la fond» de i (in ■ccuse buuemeot une Supérieure d'ol lie* .1 lui
ii i.
Vlfl
i i ds, m i vraie très-chère Bile, que vous sures maintenant reçu mes n ponsea, p ir lesquelles vous auras vu que j'ai re. u
I \l r d s • . ' » . '• ■!•• Ilrll.' ii ilr, ,|.- qui \|..ri-