‹ LettresChapitre 44 sur 281 · LETTRE CM VI · texte numérisé non relu

LETTRE CM VI

\ LA HÈRE PAULE-JÉRONYftlE DE NONTUOUX

Dieu lonsolo li - unies à proportion de* épreovi ^ qu'elle! oofl lappoi imoar. — Former l<> notices li l'oraison <-t I la mortiGcation. — M ' itioa de la v îlle de Lyon.

V IV K / ji-'m

u ma très-chère el bien-aimée fille, je loue la divine Bonté qui vous lait ressentir ses célestes laveur-! Il fallait que les douceurs abondassent où les afflictions el peines intéi avaient quasi i<»ui desséché. Oui, nous servons do l><m el riche Maître, ma fille, tout el puissant pour nous donner secoui -

a point nommé; aimons-Le, servons-Le de tout notre cœur, I iKMi- reposons en Loi pour toutes choses, Lui laissant faire l< nous tout ce qu il Lui plaira. .1 1 • suis consolée de vous savoir une

stance si proche et si bonne en I» personne «lu Révéi recteoi ; je v<>u> supplie de !<• croire fort simplement.

i suis 'i' i-aise que vous ayes reçu C( - cinq bonnes lili Notre bon Dien multipliera leurs dots par les bénédictions que leur lu m ite .i exacte observance attireront de sa miséricorde, ie vous prie, ma lrès*chère petit , recommandes bien .1 1 1 di Irice de les cou luii s av« 1 >ur « 1 douceur à une

érosité, leur faisant beaucoup plus aimer les verius craindre les mortifications, (fin qu'elles enl et Iravaillenl

h leur acquisition par l«- motifde l'amour el de l'estime qu'< eu feront, el non par craii ( j 1 elle les forme surtout à l'oi 1 et mortification ] car tous les jouis je connais mieui que, qui

défaut en l'un de ces deux exercices, n'est qu'une ombre et idole en Religion.

Je suis tout aise de vous savoir un peu élargies de logis et que N*** ait bien trouvé votre plan. J'estime que votre maison sera tout à fait agréable et bien assise. Dieu fournira pour le bâtiment, n'en doutez pas.

Vous avez très-bien fait de ne pas envoyer l'aube de votre charité à notre saint Père ' ; il faut attendre que le commerce soit libre à Lyon, ce qui, je pense, ne sera pas si tôt; car il ne s'est point entendu de notre temps semblable misère que celle de cette pauvre ville-là. Nos chères Sœurs ont leur bonne part du mal : cinq Sœurs sont déjà mortes au petit couvent- le grand n'en avait point encore. Priez bien pour elles, ma très-chère fille. — Je salue toutes nos très-chères Sœurs. Certes, je les tiens toutes dans mon cœur; mais surtout vous, ma très-chère petite , qui m'êtes plus chère et aimable que toutes.

Conforme à une copie gardée à la Visitation du Mans.

LETTRE CMVII

A MADAME DE VAUDAN

Page 1