‹ LettresChapitre 46 sur 281 · A LA MÈRE MARGUERITE-ELISABETH SAUZION · texte numérisé non relu

A LA MÈRE MARGUERITE-ELISABETH SAUZION

SUPÉRIEURE A PflRAY-LE-MONIAL

Les Supérieurs de Lyon n'agréent pas le transfert de la communauté de Paray. Regrets et résignation à ce sujet.

vive \ jésus!

Ma très-bonne et chère fille,

Ce paquet était fermé quand j'ai reçu votre lettre, laquelle m'a infiniment touchée d'une part, voyant vos peines et incommodités dans ce lieu de Paray, et d'autre elle m'a soulagée, vous sachant à l'abri de ces gens de guerre. J'ai écrit tout franchement mon sentiment à nos Sœurs de Lyon pour vous faire changer de lieu. Je vois, par celle de notre Sœur M. -Aimée [de Blonay], qu'elles sont fort éloignées de cela et leur conseil [aussi]. Tout ce que je vous puis dire, c'est que mon sentiment serait et est tout à fait de vous ôler de là et transférer votre maison ailleurs; mais vous ne le devez ni pouvez faire qu'avec la permission de votre Supérieur de Lyon, et le congé de celui d'Aulun, que vous devez requérir par honneur. Il faut premièrement que vous ayez la dernière résolution de Lyon, car Roanne étant du diocèse de Lyon, vous n'y pouvez aller pour vous établir que par leur licence. J'écris et fais encore écrire fortement à Lyon pour cela, je pense que vous en aurez bientôt des nouvelles; que si l'on écrit que vous demeuriez là, faites-le en paix ; mais si j'étais en votre place, j'accepterais, à l'ascension prochaine, l'offre que l'on vous fait d'y envoyer une autre Supérieure l.

* La Mère Marguerite-Elisabeth Sauzion, ayant achevé ses trois ans de inpériorilé au mois de mai de cette année, fut rappelée au premier monastère de Lyon et remplacée à Paray par la Mère Anne-Éléonore de Lingendes, aussi professe de Bellecour.

Je leur écris aussi pour vous faire aider temporellement,

noire Sœur la Supérieure d'ici m'ayanl assuré n'avoir aucun

moyen de recouvrer argent, car cerles de tout mon cœaf nous

VOUS en enverrions, si Ton ne VOUS en envoie de Lyon, l'ailes

(pie noire Sœur [la Supérieure] de Moulins vous en emprunte si vous n'en trouve/ a Para] ; noua payerons les intérêts. Ayei grand courage et confiance en Dieu, el tenei votre espril en paii ci disposé à Loufl ce qui vous sera ordonne de Lyon. II faut finir, le m r attend. .le suis, mais de cœur, tout à l'ail

vôtre ci a nos « hères Sœurs, que je salue avec vous.

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