‹ LettresChapitre 47 sur 281 · LETTRE CUMIN · texte numérisé non relu

LETTRE CUMIN

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pondis, ce me semble, que vous deviez témoigner une forte résolution et affection d'obéir à Mgr votre légitime Supérieur, et que vous recevriez mécontentement si Ton vous en empêchait; à mon avis, voilà le principal, et je n'eus jamais intention que Ton fit rien contre le devoir ni la bienséance, ni que l'on représentât les nécessités et raisons de votre retraite, qu'avec tout le respect et la douceur possibles. Oh bienl ma très-chère fille, demeurez en paix, et faites ce que Dieu vous inspirera, et croyez que chose quelconque ne saurait tant soit peu diminuer la dilection que Dieu m'a donnée pour vous. Que je n'oye donc plus, je vous prie, ces paroles qui témoignent des soupçons. — Je crois que la lettre de Mgr de Genève vous contentera; au moins, l'ai-je laissé ce matin en cette résolution pour ma vraie très-chère Clle. Ayant fait ce que j'ai pu, selon que j'ai cru le devoir, pour satisfaire à Dieu, je demeure en paix, laissant le surplus au soin de la divine Providence.

Je salue toutes nos Sœurs, à part notre Sœur Marie-Augustine, à laquelle je ne puis répondre maintenant; je ne vois pas aussi qu'il y ait rien qui le requière. — Faites-moi ce bien de saluer très-humblement de ma part le Père Maillan. Il m'écrit qu'il a trouvé un peu de changement en mon style. Je proteste néanmoins qu'il n'y en avait point dans mon cœur, ni qu'il n'y en aura jamais, moyennant la grâce divine, et j'ai tant de confiance en sa bonté que, s'il savait clairement nos raisons et nécessités, il rendrait ses sages conseils favorables à nos désirs. — Bonsoir, ma très-chère fille. Dieu nous rende de plus en plus parfaitement siennes! Je suis en son amour vôtre, selon qu'il Lui a plu. Qu'il soit béni !

Conforme à l'oriyinal jjard»; aux Archives de la Visitation d'Annecy.

AXXÉE LG29. 265

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