LETTRE C\1\I
\ Là HÉRB CATHERINE-CHARLOTTE DE <:i;i.\l\!\ DE l.\ GRANGE
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i . t humilité de la Saint .111 milieu <1cn difficoltéf qu'un apporte .in départ tl 0
la Mire de Blooft] .
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[Ami-, y, 1<>!'>.]
M.\ tbès-chère pille,
Mgr de Genève est venu ce matin pour nous parler du sujet de vol lettres, que j'ai lues. Il m'a dit qu'il vous écrirait, et à voir»- contentement; mais, nonobstant tout, puis-je m'empé-
cher de vous dire que tontes vos lettres nous ont donné un id étonnemenl et lait voir la préoccupation de votre esprit.
Si voii> prenes la peine de relire < • < - 1 1 « • > que j'ai écrites sur ce sujet, sons verres, a mon tvis, que ce qne j'écris a M. Brun est fort vrai, ce que je ne répéterai pas ici, n'ayant quasi point (!»■ loisir Oh ! Dieu soit béni de loul ! Il sait que nous ne regardons qn'à ee (pie QOUS croyons élre sa plus grande gloire, et
«pie non- n'avons autre prétention ; cN st pourquoi, >ans aucune peine, je demeure en paii de l'événement «le notre juste et raisonnable demande, me contentant que nous ayons (ail ce qne m>ii> avons pu, suis nul dessein de rim gâter, ni requérir de voos, ma Irès-cbère fille, ce qui vmi> eût été a préjudice. Vous savez qn< je vmis §j toujours priée d'obtenir avec toute douceur et resp 1 1 i <• qne nous demandions; il nous suffit que la conn (•<• ne me reprend point, vous ayant toujours parlé dans la même douceur et tranquillité accoutumée, mus |(- injel n'était pas igréable. •!«■ remets loul entre les mains de Dieu; j<" n'i
prétends (j ue raccom plissement de >.i >.i in le volonté , d< (juelque CÔté qu'elle omis tourne, l'esprit- «ri s.t Honte (pie je demeurerai contente et toujours . • « I . • m la confiance de la bonté de
votre cour, el en l'affection Irèt-sind re de mon âme pour vous
et pour toute votre chère maison, qui m'est précieuse comme la fille aînée de cette pauvre Mère de la Visitation.
Couforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXX
A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE GHASTELLUX
SUPÉRIEURE A AUTUN
Rentrée des Sœurs de Paray dans leur monastère. — Combien on doit estimer
la tribulation.
VIVE •{- JÉSUS
f Annecy], 19 mars [1629].
Ma très-chère fille,
J'ai bien su la charitable offre que vous avez faite à nos Sœurs de Paray- mais j'écrivis à nos Sœurs de Lyon que je ne croyais pas que, sans une grande incommodité, vous le puissiez faire. Je loue Dieu de ce que ces chères Sœurs sont retirées dans leur maison de Paray l ; car je vous assure, ma très-chère fille, que j'avais une peine incroyable de les sentir aux champs, pendant les passages de tant de gens de guerre. Je n'ai pas sentiment que jamais ces pauvres filles-là se puissent bien établir à Paray. Je crains qu'elles n'y aient toujours une très-grande disette du secours spirituel et temporel requis et nécessaire à une maison religieuse; mais, puisque ceux de qui elles dépendent trouvent bon qu'elles persistent là, je m'en décharge et en laisse le soin à la providence de Dieu.
Dieu vous donnera, ma très-chère fille, quelque autre moyen de fonder ailleurs qu'à Auxerrej et, cependant, votre petite troupe ne vaudra que mieux d'être cultivée un peu bien longuement par le soin et charité de leur bonne et chère Mère.
Le I février H>2Î), les Sœurs de Paray rentrèrent dans leur monastère <l«jf, par ordre dei Supérieure, elles avaient dû abandonner momentanément pendant la peste.
.1 sois, certes, en compassion du mal de ma pauvre Soeur Claude-Marie [Dogues!]; mais elle est 1 * i < • 1 1 heureuse d'avoir nu mal qui lui fournit tant d'occasions pour s'enrichir des plus précieuses vertus qui se puissent pratiquer en cette i ie. Si nous sai ions la valeur de la Iribulation et les trésors qu'elle contient, certes, nous aurions peine «le nous empêcher <lt- les souhaiter etde porter envie à ceux qui possèdent un >i grand bienl
Noua avons déjà fait Cure la bougie el nous commencerons la neuvaine demain, s'il plaît à Dieu. — .le suis bien aise que votre famille se soit accrue d'une si bonne et douée tille, ci bénis Dieu qu'il ait affranchi votre ville de la maladie et loutes vos chères Sœurs, (pie je prie Notre-Seigneur combler de l'abondance de <es plus chères grâces. — .le vien> de prier pour
votre pauvre malade el pour votre chère famille, mais surtout pour le cœur de ma très-chère fille leur très-bonne Mère, que
mou àme chérit de lOUl BOD Cœur, et avec une eonlianee tout
entière i n votre filiale et véritable affection pour moi. Oh ! non, ma fille toute chère, je ne saurais jamais douter de votre parfaite union avec moi; mais croyez aussi que vous êtes bien ma vraie Irès-chère fille, el que votre petite famille esl tout à lait dans mon cœur. le la salue, cette bénite troupe de vraies Colomb s, i i leur souhaite la parfaite douceur, innocence et simplicité, que leur céleste Epoux requiert d'elles. - Idieu, ma fille; je suis d'une affection incomparable tout à tait vôti < .
|/\ .s'. | lia très-chère fille, j'avais commencé d'écrire s M. il»- la Curne; mais je n'ai et; m l.- temps m I» force de l'achei ; vois prie de m'envoyer de ses nouvelles el de
Saluer Lrès-hutllblemeul de ma paît madame de |.i (aune. Je lui
éci n ai a l.i pi emièi s commo lité .
LETTRE CMXXI
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLONAY
AU PREMIEK MOXASTÈRE DE LVOX
Elle la charge de distribuer aux monastères le Coutumier, les Règles et le
Formulaire.
vive -j- jésus!
[Annecy, 1629.]
Ma très-chère Soeur,
[De la main d'une secrétaire. ,] Notre Mère vous prie d'écrire en nos maisons où vous avez déjà donné des Coutumiers, Règles et Formulaires [Cérémonials], comme aussi aux maisons qui n'en ont point encore, et leur dire que l'on est sur le point de faire les distributions de tout ce qui en est imprimé, et partant qu'elles disent toutes ce qu'elles désirent d'en avoir, outre ce qu'elles en ont déjà reçu ; et puis vous enverrez le mémoire de tout à Sa Charité; puis elle vous écrira comme quoi vous les distribuerez, et combien en chaque maison; et le prix qu'il en faudra tirer, elle vous l'écrira aussi. Dites-nous qui vous a donné l'argent que vous dites avoir reçu de nous, pour tout ce que vous nous en avez envoyé. Nous vous prions aussi que, quand il se pourra, vous fassiez tenir à Crémieux la cassette de ma Sœur A. C. de Beaumont, comme aussi les autres hardes que vous avez de notre digne Mère, et autres choses, afin que quand l'on mènera ma Sœur Anne-Marie [Rosset] à Crémieux ', on le puisse apporta ; mais il se faut bien garder de le donner s'il y a aucune infection, de quoi vous nous en avertirez au plus tôt.
| De la main de la Sainte.] Ma très-chère fille, comme je faisais écrire ce billet, Mgr nous a apporté ses lettres toutes ouvertes. Elles sont un peu plus fermes que je ne les attendais;
1 La Mère Anne-Marie Rosset alla remplacer à Crémieux la Mère Fichet, que Ml pressante! infirmités rendaient incapable d'exercer les fonctions d<- l.i lopériorilé.
mais c'est la condition de son esprit d'aller aussi droit. Je crois toutefois qu'elle! peuvent être montrées, s'il en est besoin, et qu'elle! suffiront pour faire voir son intention en votre retraite,
laquelle il faut toujours conduire avec douceur, MO! rien i cipiler; car le temps aidera beaucoup a cela. — Bonjour, ma mk Irès-chère fille.
Conforme à l'original ;jardi: aux AldÛVSS de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXXI1
\ LA MÈRE CATHERINB-CHARLOTTE DE CRÉHAUX DE LA GRANGE
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limenti béroiquei de soumission à la volonté <!<• Dieo, m sacbant la premier asoaastére (li- Lyon désolé par la peste.
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.le désire de vos nouvelles avec tant d' affection, que j'aurai! peine d'empêcher l'inqniétude, si je ne regardai! le bon plaisir de Dieu. Cela es! sensible, ma tille, mais Notre?Seigneur le veut ainsi, el j'espère < d ta douceur qu'il j aura plus de peur que
de mal '. Nous nous voudrions vendre »t engager pour SOU!
servir; je toui dii ceci avec un léritable sentiment, et je von! prie nou! faire savoir en quel lien et comme on mois portera io! petit! besoin! ; car cel i m'est bien dm- d.' tous savoir en nécessité. Cependant n"u>> prieronj sani cesse que Dieu vous continue i otre cooi i
1 I, Ju'll-
oo il abritait si chai S G nilioo, rint,
trni| les victimes. • Il
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m .l.i le du poarpri laiti <!•• la p itrt i la pi i lia ri an moururent loul . »
Mon Dieu! ma fille, que de consolation en mon âme, de voir la pratique de la véritable charité et union que Dieu a mise entre nous, exercée avec tant de ferveur et de cordiale affection ! Au reste, je vous prie de ne vous point mettre en peine, car je sais par expérience combien cela fait de mal. J'admire, me souvenant de la tendresse où j'étais pour nos maisons, comme je suis maintenant sans aucun souci, soin et appréhension, ni presque pensée de ce mal. Nous nous sommes fort mises entre les mains de Dieu, et demeurons là dans une entière dépendance de tout ce qui Lui plaira faire de nous, sans soin que de mettre le meilleur ordre qu'il nous est possible, pour éviter les occasions de mal; et je ne vois nulle apparence qu'il entre céans, sinon que la volonté absolue de notre bon Dieu nous le veuille donner. En ce cas, il sera le bienvenu et tout chèrement reçu; car il n'y a moyen de ne pas aimer cette divine volonté, de quelque part qu'on la voie partir de son Coeur tout paternel. Je loue Dieu des grâces qu'il a faites à votre àme, laquelle II prépare à beaucoup de bénédictions. Correspondez fidèlement, ma très-chère fille, par un vrai anéantissement de tout ce qui n'est point Dieu, afin que vous ne viviez plus pour vous-même et à vos propres inclinations, mais que l'esprit de Jésus vive et opère en vous selon ses désirs. Il soit pour jamais notre unique amour.
Conforme à une copie gardée aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE C1IXXII1 (Inédù
\ l. | MKIii: HARIB-1IABGUERITE MICHEL