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Encore ce l>illet de ma main, puisque Ton ne veut plus que j'écrire que par main empruntée, liais croyes que ce sera toujours avec tout mon cœur, qui vous chérit cordialement et voire aimable troupe, que je prie Dieu de remplir avec vous de l'abondance dei mérites qu'il nous a acquis par sa douloureuse mort el ; ; ! « > i î < • 1 1 - « résurrection. Je suis consolée de voire accroissement eu si bonnet âmes, et de quoi ma pauvre petite Blonde .m esl si douce el aimable. Dieu la rende sa vraie fille! El la petite Jacotot, que (ait-elle? J'aime chèremenl ces boni parents-là, mais je ne puis écrire. — Il ne faut pas faire votre élection cette année, car il n'i a ]>a^ deux ans el demi que vous êtes li -—Faites promptemenl (cuir celle que j'écris à notre Sœur la Supérieure de Pont-à-Mousson j je l'aime l>i« n , cette fille-là ; elle gouv( i ne selon l'Institut, el Dieu la bénil ; elle a de bonnei Sœurs. J«" vont ferai dire le reste, ma fille j je suis toute i v ou s.

LETTRE CMXXIV

A LA MÈRE ANNE- M A RIE ROSSET

SUPÉRIEURE A CREMEUX

Conseils pour le gouvernement du monastère. — Il ne faut pas donner le petit habit à des enfants trop jeunes.

VIVE •}- JÉSUS

[Annecy, avril 1629.]

Ma très-chère Soeur,

Je bénis Dieu de ce que vous êtes arrivée heureusement, sans qu'il vous soit arrivé aucun accident par les chemins; mais plus encore de la cordialité et ouverture de cœur avec laquelle vous avez été reçue de nos chères Sœurs, ce qui, je ne doute point, vous a été une consolation toute particulière, voyant leur bonté et vertu, surtout de ma Sœur l'assistante, laquelle plus vous la connaîtrez, plus vous l'affectionnerez ; car c'est une fille d'un jugement solide et qui a le cœur droit et sincère. J'espère en la bonté de Notre-Seigneur que la suave et cordiale union sera parfaite entre vous. Et pour ce qui est de votre gouvernement, ma chère fille, après en avoir bien consulté avec vos Sœurs, faites avec une sainte liberté et gaieté d'esprit ce que vous verrez devoir être fait pour la plus grande gloire de Dieu.

Et pour ces dames [de Saint-Julien et de Mépieu], desquelles vous m'écrivez, je vous supplie, ma chère fille, de leur témoigner toujours une cordiale dilection; car, outre qu'elles sont dames pleines de mérite, nous y avons encore des obligations particulières, pour l'affection qu'elles nous ont fait paraître. M.iis pour cette fille qu'elles vous pressent de recevoir, qui n'a que six ans, le Coulumier vous Je défend tout à fait, sinon qu'elles la fissent entrer en qualité de fondatrice, parce qu'en ce! àge-là elle n'est capable de rien. One si ces dames per- " liaient qu elle fût mise entre les mains de quelque honnêle

femme en pension pour quatre années, vous la pourriez, par après, recevoir pour le pe it habit; et pendant ce temps l.i, on vous ramènerait souvent el lui pourrie/ donner même des enseignements; mais hors de là je ne vois pas qu'elle le pui être , puisque le Coutumier le défend.

Je désirerais «h1 déférer à madame la présidente «le Granel toutes sortes de respect ; mais pour celte bonne mademoiselle de Y doua avons des raisons suffisantes pour quoi on ne la peut point recevoir parmi nous. Lorsque nous passâmes à Bourg, on lit ce que l'on put afin que nous la reçussions; mais nous ne la foulâmes en point de façon. Vous pourrez encore éeni

S ara de Bourg, et les prier qu'elles vous en disent cordialement ce qu'elles en pensent : car, pour ce point, je m en remets a ce qu'elles vous en diront, parce que je ne m'en >ou-

vien- pas bien, mais oui bien, de vous aimer et chérir tout !i. dément et votre chère troupe. Que Dieu vous bénisse

toutes des mis* ricordes de sa sainte Passion ! .le salue nos

dames, mais je ne puis leur écrire, .le me porte mieux. Dieu

merci 1 — Quant au compte de la dépense, il faut «pie vous metliei les choses comme vous les trouve/. — Ma Sœur l'assistante peut «'-ire continu.,' assistante ei directrice et votre coadjutrice; mais vou^ sures le soin de cacheter les lettres, parce qu'elle ne punirait avoir le temps de faire tant de

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LETTRE CMXXV {Inédite)

A LA MÈRE ANNE-CATHERINE DE BEAUMONT

A GRlSNOBLli '

On ne doit pas, malgré la contagion, quitter la clôture sans un danger imminent.

vive -J- JÉSUS !

[Annecy, avril 1629]

Ma très-chère et vraiment aimée fille,

Puisque la Providence de Dieu a permis que vous ayez été envoyée là, et que sa Bonté veut que vous y trouviez de la besogne, je l'en bénis de tout mon cœur, espérant que votre travail réussira à sa plus grande gloire; aussi est-il dommage que les bons ouvriers se reposent. Il nous sera fort aisé d'accorder à ces bonnes Sœurs de vous y laisser pour quelque temps, à cause de la maladie qui s'épanche si fort partout, qui nous fait croire que la fondation de Piémont ne se fera point encore, parce qu'on veut la laisser passer partout. On fait la quarantaine en cette ville, de sorte que nous n'avons pas même la commodité d'envoyer et de recevoir des lettres de Chambéry, tellement, ma chère fille, que selon l'apparence vous aurez du temps pour travailler autour de ces chères Sœurs, vous, étant enserrée d'un côté, et nous, de l'autre. Vous avez trèsbien fait de leur permettre de nous écrire; je ne leur fais point de réponse parce que je n'y vois point de nécessité; votre soin peut suppléer à tout cela. [Plusieurs lignes inintelligibles.]

Quant à la petite de Granieu, je serais entièrement marrie si elle perdait sa vocation; car, outre que c'est un esprit qui promet beaucoup, avec la grâce de Dieu, elle est fille d'une si sainte âme, et laquelle nous chérissons avec tant d'affection,

1 Peu iprèl son retour de Paris, la Mère A. C. de Iteaumonl avait été eotoyée I Grenoble pour dei affaires importantes.

que nous voudrions faire (ont C6 qui B6 peut pour sa COUSOla-

Uon : mais, pour maintenant, nous ne sommet libres ni d'une part m d'antre, je ne sais pas quand cela se pourrait faire v toutefois li maladie cesse dans Grenoble, el qu'an bout de six ii mainei elle la veuille envoyer, nous 1 1 recevrons de très-bon cœur.

Quant a ce que voua me dites, ma très-chère fille, de quitter Grenoble, certes, noua ne devona point Bortir de nos maisona que pour dea occasions très-pressantes <'t absolument ni laires, Deui de nos maisona l'ont lait; mais c'a été pour une pire i I absoloe nécessité, pour n'avoir ni do l<>;;is. ni de quoi être k courues. Hais noa Sœurs sont si bien <•( eu m bon air qu'avec 1 1 grâce de Dieu, «'Iles n'ont rien à craindre; car elles -<mt presque comme aux champs. .'-■ supplie humblement ma

Supérieure de faire ce «pic nous lui en exprimons pour

sujet; j'espère en la miséricorde de Dien que ce no sera rien, el que, puisque Messieurs de Grenoble ont en leur recours ii Dieu par l'intercession de la Sainte Vierge et de ce grand v il. <pi llesaucera leur prière. Je L'en prie de tout mon cœur; mais il ne but rien oublier pourtant de toua lea remèdea qui peuvent servir de préservatifs du mal. — J'écris à ma Sœur 1 assistante pour lootea celles qui m'ont écrit ; voyei ce que je lui dis, j'enferme la lettre dana la vôtre. Il ne faut paa m inquer, >i la maladie continue el M, d'en tenir lea Sœurs igno-

ipritsforl p^niv Au reste, d me Gâche lu en de

ne pas VOUs min' d. mi main, mai> vous / que l'on me

l'a d. fendu . mais non pas de vous aimer lrès-chèremeot,ceque j«- lais de tout u u»n oo or, ••( vous me coosolesde le bien i roiro.

Dien \ ous i ende Ion n son Cœur. ///// //.

Con'nr ur Ai i là l t»il i

LETTRE CAIXXVI

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