‹ LettresChapitre 60 sur 281 · M \ II. : I I · texte numérisé non relu

M \ II. : I I

Puisque vous m'assures que mes lettres ne sonl poinl vie

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La àlère de ( 1/ i lus de

Miin'- I I l mttil, chapitre m •!<• I ième partie, donoe d'io-

\i i l v idanl l< |» demie.

je vous dirai, selon raa parfaite confiance, que me voyant envirounée de toutes parts de la mort, tant pour mon âge que pour la maladie qui consume presque toute cette pauvre ville, je pense, selon que je m'y sens obligée en ma conscience, aux moyens de nous pouvoir maintenir comme nous sommes; car les choses que j'ai vues arriver, dans plusieurs maisons de notre Institut, me font voir l'absolue nécessité que nous avons de continuer dans l'Institut ce que Dieu y a établi.

Trois choses s'y sont pratiquées constamment : la lre, l'exacte observance, sans y rien changer par accroissement ni retranchement • la 2e, que l'on continue à se tenir conformes et unis à ce monastère en tout ce qu'il a reçu de son saint Fondateur; la 3e, qu'il y ait toujours une Mère commune qui après moi fasse ce que Dieu a voulu que j'aie fait; je ne dis pas une Supérieure générale, sous l'autorité de laquelle l'on met les maisons, cela me serait en abomination d'y penser, ni de rien changer en notre Ordre, ni contre ce que je sais être des intentions de notre saint Fondateur, outre que cela nous ruinerait. Mais je dis que simplement il faut continuer ce qui s'est fait jusqu'à maintenant; que c'est l'unique moyen de conserver noire esprit, lequel autrement se dissipera et se perdra trèsassurément, si ce n'est en toutes les maisons, ce sera en plusieurs, et ceci est le commun sentiment d'infinité de prélats, de grands serviteurs de Dieu, de Mgr de Genève , de M. Michel Favre et de nos Sœurs.

Je suis tellement importunée sur ce sujet de diverses propositions que l'on nous fait, lesquelles, étant hors de nous et butlanl contre l'autorité de Messeigneurs nos prélats, me sont à plus grande charge que je ne puis dire. Les personnes de :,i iode dignité contre lesquelles j'ai combattu m'ont assuré qo an moins j'étais obligée en conscience d'y penser et de cherchcr ce moyen de nous mainlenir. J'ai donc fort prié et fait prier Dieu pour cela ; mais chose quelconque de tout ce que

l'on nous propose ne me revient J'ai seulement celle lumière , que la ùéa asile de plusieurs maisons m'a ac< roe : que nous «h vons nous maintenir el continuer en < ■< - Irois < h m irquées ci-d< mus, lesquelles ont été établies de Dieu parmi n el \'<>u voit combien sa Providence I 1 1 l'approuve par 1< s

fruits et bénédû lions qui en provû nnentj lesquels je sais, moi seule, au delà de !<»u( ce qui s'en pool penser; ci les maisons et les ftmes particulières qui l'ont expérimenté pourraient dire que chacune en a bu en son particulier, s'il élail loisib Voila, ma Irès-chère fille, ce que je con6e à votre âme, el que je voui supplie de considérer devant Dieu el m'en dire voire sentiment l'avais grand désir <l«' vous voir, pour cela particulièrement, car j«i vous eusse tout <lii de bo uc In* ; mais

jue je ne dois conûer au papier, lesquelles louti fois vous G raient voir la nécessité de nous maintenir d ins noire pratique. Vous verres dans le billet ci-joint quelques raii je n'ose marquer l« b principal b. I > m i secrel ceci jusqu'à ce que la chose soitencore mieux digérée, car alors j i n i crirai i nos très-chèri - So un les Supérieur* b. Vous b ce que je roui suis. Dieu soit béni el glorifié < n lou! el partout I Amen* Je vous prie que je puisse toujours vous écrira en sur l'assurance que nulle que \t>u> ne verra mes lettres. Mille saluls à nos très-cbèrei S. nu-.

LETTRE CMXLVIII

A LA MÈRE ANNE-MARIE ROSSET

SUPÉRIEURE A CRÉMEUX

La peste commence à se calmer. — Nouvelles de Mjjr de Genève.

VIVE -j- JÉSUS !

[Annecy, 1629.]

Ma très-chère fille,

C'est à la hâte que je vous écris, ne sachant si cet homme que nos Sœurs de Belley nous ont envoyé voudra attendre cette lettre; je ne sais aussi si vous aurez reçu celle que je vous écrivis par l'homme que vous envoyâtes exprès, parce qu'il ne voulut attendre nos lettres. Je vous mandais que vous pourriez bien recevoir cette bonne demoiselle parente de madame de Saint-Julien, puisque vous avez des assurances certaines de sa santé, et que des personnes si qualifiées vous en assuraient, comme est M. Duplont et le Père Jésuite.

Nous nous portons toutes bien, et dès l'heure que je vous parle, cette maison est nette du mal, grâce à Dieu. La maison de Mgr a été atteinte de ce mal, et est mort AI. de Boisy son neveu, et M. Clerc un de ses aumôniers, ce qui l'a contraint d'en sorlir, et s'est retiré à La Thuile où il est à présent en bonne santé, et espérons que, moyennant la grâce de Dieu, il n'aura point de mal et achèvera heureusement sa quarantaine. Le mal de la ville se diminue fort, par le bon ordre que l'on y a mis, n'y étant presque resté personne. Faites savoir nos recommandations à nos Sœurs de Lyon, et que nous nous portons bien, et croyons qu'avec l'aide de Dieu cette maison sera con- Bervée. Sa sainte volonté soit à jamais accomplie et soit votre unique consolation, ma chère fille, que je salue de tout mon cœur qui est entièrement vôtre.

CoaforaM a ne copie faite inr l'origine parla Ifère Etoffât elle-même. Archives de la V bilatiaa d'Annecy

LETTRE CMXLIX Inédiii

\ \\ \li.i;i: PRANÇOISE-GASPARDE DE l. \ GRAVE

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