‹ LettresChapitre 61 sur 281 · I I T1ES-CHERE PILLE · texte numérisé non relu

I I T1ES-CHERE PILLE

Ne vous tourmentes plus sur noire séjour <'n celle ville; j'y dois ma résidence <-i j'j demeurerai puisque Dieu m'a remis l«i soin parliculier de ce monastère, où i<>ui se porle parfaitement bien, grâce \ Dieu; el ne soyez poinl <'ii peine il»* nous, car non- nous conservons en i< ■ 1 ! <* sorte qu'il esl quasi impossible, bumainemenl parlant, qu'il aous arrive du mal. Demeures donc pleinement en repos de ce côté-là, ma 1res chère Bile, je vous en prie. — Au reste, je suis grandement consolée de l'avancement de nos Sœurs; je les conjure, au nom de Dieu, de faire toujours de bien en mieux, et vous, ma chère fille, de continu* r .i leur être de plus en plus bonne el douce, et de les traiter amiablemenl el cordialement, el parce moyen vous les encouragerez de persévérer & travaille] pour l« ur avancement

Quant i ce que vous me dites de If. Jantel, vous aves fait

■ llemmenl bien d'aï oir i idé celle ail i n'avea

I besoin de davanl ige de §< i n Poui i e qui esl d'éci ire

.1 il !- Crémieiu pour les Faire recevoir, vous n

i icu - il v ous platt . je leur laisse pl< ine libei lé de 1 1

soir d< - Elles i leui . J ne me veus poinl mélei de celtt affaire-là; mais -i vous en voules écrire à ma Scem la Supérieure, faites le ivec la sincérité que nous nous devons les nnes au i m m

i ii «.i- que vous fi i es bien de recevoir la niè< e de \l. de Coui lin< pool li i ecevoii i< i, nous avons des prétendantes

en quantité et nous n'en pourrons point prendre, si ce n'est que Dieu nous donne le moyen de faire quelque fondation, peutêtre de dix ans, à cause que ce monastère est tout plein. Pour la fille de madame Chenu, puisqu'elle est des amies de votre maison, il faut que vous fassiez qu'elle ait patience que sa fille soit entrée en sa quinzième année, et que vous l'assuriez que dès qu'elle y sera, quand ce ne serait que d'un jour, que vous la prendrez pour prétendante du grand habit et non du petit, et en attendant faites-la souvent voir et parler aux Sœurs. — Je n'écris point à ma Sœur Jeanne-Charlotte, n'ayant le loisir^ Je vous prie, dites-lui que nous sommes en une saison où il ne faut parler d'aller nulle part; mais qu'elle pense à bien faire là où elle est en attendant que Dieu en dispose autrement. Je vous prie aussi d'écrire à Dijon que nous nous portons bien, Dieu merci; nous ne leur pouvons écrire maintenant. Ecrivezle aussi à Bourg en les saluant très-chèrement de notre part, et que votre bon cœur s'assure toujours de l'infinie affection que Dieu m'a donnée pour lui. Je supplie sa Bonté vous donner un comble de bénédictions et à toutes nos chères Sœurs. — Dieu soit béni.

Vous nous ferez un extrême plaisir de nous faire apporter nos hardes à Rumilly ou [mol illisible], où est maintenant ma Sœur la Supérieure de Chambéry, et nous les enverrons prendre par nos gens quand elles y seront.

Conrorme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LE! TRE CML Inédite

\ \.\ \n;i{i: IN «E-C \thi:hi\i: DE i;i. \i \m\ i

ConsriU poof la distribution «1rs emploi L'ne Sup in dfl f-»r.

— I ami dI les dm - doii ent

i iv k |- ita I

\ . 169 M\ TIÈS-CHEJtE ni

Je m'en \ . i i r- toujours commencer de vous dire ce <pi<' je pourrai par la main «le notre bonne Sœur noire coadjulrice,

ce que, plusavanl je vais, et plus j'ai de peioe d'écrire de m i main, à cause de mes yeui qui diminuent fort et m'empêchent de me pouvoir guère tenir baissée. •!<• trouve bien bon que vous mettiei ma Sœui A.-Madeleine de Basset assistante, ci ma Sœur t\.-Fran< oise »'t A.-Catberine portière <'t sacristaine. .!<• ne suis pas «I ,vi^ (pic vous changiei vptre directrice; mais néanmoins j<' laisse cela a votre liberté. Vous serons bien aise que vous nous • avoyiei ma Sœur IL -Françoise [de Livron] an plus lui que \"ii- pourrei ' : nous avons mandé son obéissance 1 ma Sœui la Supérieure de Cbambén pour la faire revenir, puisque la ville de Grenoble s lui sa quarantaine; [plusieurt li lin s ininh Uigibli s\.

i h .ii nulle souvenance d avoir jamais dit qu'il fallait renvoyer li [>• lite IL Eh mon Dieu I .m «oui; I m', il demeuré dans l'esprit que c'était nne âme fort douce et «j u «• j«* trouvais b elle n'est grandement changée depuis que j«' ne l'ai vue . je puis bien p< ol être avoir <lii <pi<' <•'< lait un esprit petit, et qu'il ne lau Irait pas chargt r »otrt maison de

1 I1 // n iniditt de /■ 'f>n de Grtnoblt, la U

Litroo, • li lui di i le . fui remplacée nai L M. r»-

^ iiim -( uthri m' ■!• i 't. « lue !•• 'M mai

beaucoup de semblables, que c'était déjà assez; ruais d'avoir dit que pour cela il la fallait renvoyer, je ne me souviens pas d'en avoir jamais parlé. — Nous vous avons fait écrire par notre Sœur économe une fois ou deux au mois de février, de nous envoyer la copie de la lettre que notre Bienheureux Père écrivait à madame delà Fléchère dont vous avez l'original; faites-le, je vous en prie, ma chère fille, au plus tôt. Ma chère fille, je vois que Dieu vous a mis en main une besogne de grand travail et où la force de corps et d'esprit vous est nécessaire, c'est pourquoi je vous prie, ne quittez point l'oraison; au moins, faites-la de demi-heure le matin, puis pendant la sainte messe, et celle du soir, et cela suffira ; mais n'en retranchez rien, car nous nous devons le premier et principal soin. Plus l'on donne aux filles, plus leur amour-propre les rend importunes. Je suis bien [aisej de quoi vous ne vous levez que demi-heure après les autres, continuez cela tandis que votre tête en aura besoin; mangez bien et soulagez votre corps, afin qu'il dure au travail. La patience vous fera emporter la victoire sur toutes les âmes, mais surtout la grâce de Dieu, que votre humilité, dévotion, soumission et confiance attireront sur elles,

Le Père dom Maurice, Barnahite, est ici, je lui ai dit mon sentiment au sujet de notre union; je ne vois pas qu'il faille rien établir de nouveau; mais je crois qu'il est nécessaire que les Mères et les Filles de la Visitation continuent par ci-après ce qui s'est fait par ci-devant, ainsi que je l'ai dit dans mes Réponses, et qu'après moi elles persévèrent en leur union entre elles et la communication avec celle qui sera Supérieure ici, pour continuer la conformité à ce monastère et y prendre toujours les intelligences des choses de l'Institut; et pour cela l'on lâchera d'j avoir toujours des filles capables pour Mère, et je trouverais bon que les autres la nommassent noire Mère de vetsy, puisque les monastères reconnaissent pour leur Mère celui-ci ; toutefois, si l'on a dissentiment à le faire et la nommer

Hère, <iui' l'on b nomme Sctur; pourvu que 1 union, conformité • t correspondance se continuent, je m'en contente : voilà en peu <l«' mots mespens* s, mais je voudrais savoir les soi sM ne sérail pas bon que les monastères en fissent on acte afin qne la chose continuât après mon dé<

Ou u toit I" ni '

Cm m t-uj.ir de l'original garde à la Visitation !-• TooJoi

LETTRE CML1

h I \ SOI l H iNKE-G I i ll!i:i\i: DE S 1UTBRB I

\ ..!-,! KOBI K

Il ' iits pu toi-même i t m lîrrer uni réi inrê .'i P

VU

M \ nus ciii.Ki; kii.i

ni • -i bien de la consol tlion de savoir que, par la présence et bonne conduite de votre bonne Mère, votre famille ,n. • en observance et perfection. Loué <'n soil notre bon Dieul mais que me dites-vous, ma chère fille, que votre esprit ssl toujours li el dans ses timidités el recherches de I u i -

Oh Dieu I ma fille, il se I tut tirer de cette puérilité ; enfance; il esl meshui temps, le dis donc s votre chei cœur, que vo es que le mien aime fortement, qu'il doit se

mettre au-dt isus «l»1 tout cela, souhTranl néanmoin humi-

lité el douct ni I' ■ t inclinatit us qui viendront «I

nuit ( .il. m , m us ne consentes nullement

| rd vola -l- U vos

mis* i • - « i v... mi. rets i 1 lus le sein de la boni*

D i, vous laissant gouverna » I » l'rmitlnu-. . t i rnl»n>>.nuv, et cela àyeux mi perm< lire » votre esprit de n gard< i

il va , m tin ailes loujoui I tnl que Dii u el la h

w. il

qu'il vous présente dans chaque occasion et moment, pour la faire fidèlement et avec la pointe de l'esprit sans vous amuser à vos sentiments ou dissentiments et répugnances; car il faut absolument les fouler aux pieds et les ranger sous l'obéissance, qui est la seule voie pour votre esprit. Si vous observez ce peu de paroles, elles vous conduiront à la perfection que Dieu veut de vous; j'en supplie sa Bonté.

Conforme à une copie de l'original gardé à la Visitation de Voiron.

LETTRE CMLII

A LA MÈRE MARIE-HÉLÈNE DE CHASTELLUX

SUPÉRIEURE A AUTUX

Xe pas admettre facilement une tourière au rang des Sœurs domestiques. Projet de fondation à Auxerre. — Divers détails.

vive -j- JÉSUS !

[Annecy], 4 septembre [1629].

Ma très-chère fille,

Je supplie Noire-Seigneur de verser toujours abondamment ses célestes grâces sur votre chère âme. J'ai reçu la vôtre du 15 mai, il y a quelque temps, où je vois le désir de votre bonne Sœur tourière d'être reçue dans le monastère; sur quoi je vous dis, ma très-chère fille, que, quoiqu'elle ait ces bonnes qualités que vous me mandez, néanmoins, si elle a cette grande faiblesse d'esprit et facilité à recevoir l'impression de tous ceux qui lui parlent, en toutes les autres choses comme en ce qui regarde sa vocation, j'aimerais plus qu'elle s'en allât, que de la mettre dans le monastère, où elle servirait bien d'exercice et d'une grande croix. Mais si vous voyez quelque solidité en son esprit pour les autres occasions, et que vous jugiez qu'étant quitte de celte tentation, elle ferait bien dedans, vous lui pouvez bien promettre de la recevoir, d'ici à quelques années; mais c'est bien .1 craindre que, quand elle sera reçue Sœur domestique,

elle ne reprenne aea inquiétudes, el voudra être du voile noir, ei ce aéra a reconnut ne» t. Or, pour éviter cela, en cas que voua

lue de li prendre, je crois qu'il vaudrai! mieux le lui promettre aooa le prétexte de (|in'l<jiH' fondation, où l'envoyant, voua I»' lui donneriex, •■( par ce moyen prévenir ses d< m indea ♦•t empêcher la tentation que cela pourrai! causer aux autrei

le s consolée que voua alliez Fonder à Auxerre; mais je

ne voudrait pas pourtant, ma très-chère fille, que vous témoignassiez .•mcim rmpn'ssniH'iii pour cela, aina que leulement voua m condiea doucemenl la bonne volonté de ceux qui vous y désirent. Il De aéra que mieux que cette fondation lire on peu) la longue, car nos Sœura auront plusde temps el de moyens de ae Fonder aux vraies el Bolides vertos; el puis, je désire grandemenl que voua acheviea voa bû ans avant que de sortir de là oè ion- êtes, . i [ » i < ■ > lesquels on verra ce que la divine Providence ordonnera, le suis bien aise que vous ayex auprès de vous une il»' vos chères nièces; étanl «le ai bonne naissance el le p irents ai vertueux, j'espère qu'elle réussira beureus* ment. — le oe aanraia von- dire, ma chère fille, combien notre communauté i re< h de consolation <-i d'édification dea vertua <l< v<

chère défunte. Dieu nous Fasse la grâce d'en conserver longtemps la mémoire et de la bien imiter, comme noua le désir*

— Au reste, i b voua remercions très-cordialement dea beaux

)gn reliquaires que vo i envoyés Vos Sœurs auraient

i rniir <!»• savoir comme vous faites les petits ItfJttfJ de

drap et ai voua I pea avec on fer, i Iles voua prient de leur

• n Eaire Faire un, d'anl int que l'on en a fait trois ou qo cette v i ! h . pouvoir venir a bout d'en faire un bien. Si vi

m -un m .m,!, / i , ,|nil fini pou' mm* voua l'enverrona

I "m m poi le bien i éani Dieu La ! ille lei i bientôt

Dette < omme l'on « roit elle est • n quarantaine depnia cinq ou aix jours, qu'il n'est point arrivé de mal qu'à deux personn

— <> ma très-chère fille, toujours plua parfaitement chérie de

mon cœur ! que je suis consolée de savoir cette petite chère famille que Dieu vous a commise, marcher si simplement et innocemment dans leur sainte vocation. Le Dieu de toute douceur leur accroisse ses plus riches grâces pour persévérer et accroître en son pur amour, et en donne une double mesure au cher tout bon et cordial [cœur] de leur chère Mère ma vraie fille, toute parfaitement bien-aiméede mon cœur, que je l'assure être tout à fait sien, dont Dieu soit béni!

[P. S.] Je pensais écrire à AI. et à mademoiselle de la Curne. Ce sont deux personnes qui me sont très-chères en Notre-Seigneur. Mandez-leur que je les salue de tout mon cœur et me mandez de leurs nouvelles. Attendant que je leur écrive amplement nos nouvelles, dites-leur que c'est fort vrai que Mgr de Genève s'est fort exposé au service des malades.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMLIII

A LA MÈRE AXXE-CATHERIIVE DE BEAIMOMT

SUPÉRIEURE A GREXOBLE

L'âme doit demeurer en paix au milieu des désolations intérieures et peu s'en occuper.

VIVE f JÉSUS !

[Annecy], 9 septembre [1629].

Votre pauvre cher cœur me donne certes de la compassion, ma très-chère fille, de le voir parmi tant de douleurs; mais la vue* et la confiance que j'ai que tout cela esta la gloire de Dieu en vous et à votre plus grande perfection, me consolent, et je ions dis derechef, ma très-chère : fille cheminez dans vos ténèbre!, dans vos insatisfactions et désolations intérieures; chemi- '<<■/- v. dis-je, fermement, car nous voyons que Dieu vous y tient de -i main, et vous y conduit. Cela est aisé à voir pour nous,

el nous remarquons ce que Dieu ne permet pas que vons voyiez vous-même; mais qu'il vous suffise, pour marque assurée de sa présence el bonté, de la résolution que voua >v< i de ne Le point offenser el de Lui vouloir plaire, et que vous avei sa sainte paii m fond de votre esprit Souffrei avec cela vos peinei sans h -

irder, ni en parler que le moins que vous pourres; je dis même avec Noire-Seigneur, car il faut user de divertissement tant qu'il Bera possible, vous retournant de toutes chosi - >implemenl a Dieu, Lui laissant ce qui vous regarde, comme je vois <|u»' vous faites excellemment. Persévères, j<' vous en |>ri<', ma

-chèn Glle, et croyei que c'est votre plui I bien que

de vivre en croix; parmi les tribulations intérieures, les meilleures se trouvent. La déGancede soi-même esl une excellente vertu, pourvu qu'elle soit animée et Bon tenue «le la très-sainte :;- nérosité el confiance en Di<-u, comme je vois qu'est la vôtre, Notre Seigneur. Vousavei plus d'occasion de vous réjouir que de craindre : Dieu en soit béni I

Hais, croyex-moi, ma très-chère Glle, vives généreusement ;m d de tout< - sortes de sentiments, <'i von- assures que

toutes les Fois que vous me parle/ <!<• votre cœur, vous me donnes une lrès*spéciale consolation. Tenes le cœur de vos lill- - o i onduisea à cette winl i rosit< . c'est !<• \ rai

chemin. Bn t. H faut vivre i lillance spirituelle, tou-

jours les armes en main, jusqu'à < ■•■ que nous soyons parvenues au | ment de toutes nos p tssions • I inclinations ;

une I' • pour toute notre vie, il ne s'en (aul pas donc étonn<

\ OUS DOl I i DOtl S Su m \l. -M il,' m i.i chai

d'asi itanle, lui recommandant l'humilité <i observai s elle

ne li lait pas bien, v«»uv la lui OU •■ i / car il ne but pas la oour- Mi tendrement Ma Glle, puisque l'on continue a mus t. m, des chariti nés, en récompense, quelqu'une «I- ces t i 1 1* -^

qui m- -"ut pas rli bes, pourvu qu'elle - soient a vota Dieu

donne quelquefois de grandes bénédictions pour tel sujet.

Vous parlerez à Mgr du Père spirituel : mon sentiment serait que vous eussiez M. de Sautereau.

J'ai reçu toutes vos lettres- mais, parce que j'ai peu de temps, je réponds courtement aux points nécessaires. Je resalue tous les amis et suis en peine de votre mal- je ne le saurais consulter maintenant, car les médecins sont tous embrouillés parmi celte contagion; j'attendrai qu'elle soit passée, outre que je pense que les médecins qui vous peuvent voir en pourront avoir aussi plus de connaissance. 11 faut faire ce que l'on pourra sans y rien oublier, et Notre-Seigneur fera ce qu'il Lui plaira. — Bonjour, mon enfant, priez fort la Très-Sainte Vierge pour moi, et le glorieux saint Bernard et mon saint Ange. Je suis vôtre, certes de tout mon cœur.

Dieu soit béni!

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMLIV [Inédite)

A LA MÈRE MARIE-JACQUELINE FAVRE

SUPÉRIEURE AU DEUXIEME MONASTERE DE PARIS

Tendre affection pour la Sœur Turpin. — Envoi des Réponses, prière de les examiner.

vive -j- jésus!

[Annecy], 9 septembre [1629J.

J'ai trouvé une lettre de ma chère petite fille Marie-Euphro- MQe ' qui n'a point de date, parmi celles que je mets à part, qui

ir Marie-Euphrosine Turpin, professe du premier monastère de

,,;i" "- choisie d'abord pour coopérer à rétablissement du second de

ville, fonda en 1640 une maison de son Ordre à Amiens, où elle

termina, onze ans après, une carrière plus riche de mérites que

i années, Sainte de Chanta estimait particulièrement celle fervente

nr bodI pas toutes répondues, p p laquelle elle ose témoigne de la doaleor de ce <jn<' je ne lai ai point écrit, pour lai (aire lavoir si j'avais reçu deui Boires lettres qu'elle dil m'avoir envoy< i

ries, je ne me souviens pas si je lui ai répondu, car j'ai on si mnd embarrassemenl <1< lettres que j'en suis quelquefois

iblée; mais je vous prie, ma chère fille, de l'a qu'en-

que j<' ue lui écrive pas, je ne laisse pont cela d'être bien

de voir la disposition de son cher esprit dans ses lettres que je lui répondrais I » i <mi si je croyais qu'elle en eûl besoin, liais il me semble que puisqu'elles vous ont, elles doivent trouver «'ii vous loul ce qu'elles onl besoin, et que vous leur suffises pour hniio choses; et néanmoins si elle désire que je lui • crive, je le ferai, car je désire bien de lui complaire, parce que

; ma Irès-chère petite fill»' que j'aime bien; je vous prie de le loi dire,

M., très-chère fille, je vous envoie les Réponses que je jette sur les questions proposées par [quelques-unes] de nos maiions; dites-moi franchement voire sentiment li elles sont bien. Je pense li vous le troov< i bon qu'après que j'aurai la votre sentiment et celui d< - Mèr< - mr < • - petits éclaircissements qm \ lonl recueillis, ({ur j«- devrai en retrancher tous les ;»vi- al documents que j^ donne, et ) laisser simplement et courtemenf

i • nme u iuc en 1 1 i G elle ir.iv.iill.iit

! n- .1 I nenl du I m'en h n • • <!<•

i . elle lui donna uni v : Famille, lor laquelle

on lisait lei lignei « \! chèn G li M line, <jui

li bien i*i| faul |H.ur lei oui :

! ! /, voila li ni le pin i

• r .1 donl il iv ut nne vu.- représentation Imitas l'iono-

i i iif.uit laeré . l'humiliU et la pureté* aV : bU Mère, la ion eélette 1 - iom

i dei iendrei B t F mpplie v..u> ..i

- jaiulr- lei lui

ce qui est nécessaire pour l'intelligence des choses de l'Institut, car je les ai apprises de notre Bienheureux Père ou des coutumes de céans; cela seul donnera autorité. Mais quant aux instructions que j'y ajoute, bien que je ne les aie pas apprises ailleurs que de notre Bienheureux Père, si me semble-t-il que ce n'est pas à moi de les donner à toute la Congrégation, qui les peut prendre ailleurs plus utilement- que cela était bon si ce ne fut pas parti d"e céans, parce que comme Supérieure je peux et dois instruire nos Sœurs, mais qu'étant communiqué aux autres maisons il faudrait qu'elles eussent bien de l'humilité pour faire état de ce que je dis, comme de moi, et que partant toutes ces instructions, qui sont tant vues en nos maisons, sont assez inutilement parmi les réponses des choses nécessaires. Enfin, ma très-chère fille, je ne me puis persuader qu'étant si misérable et imparfaite que je suis, l'on puisse goûter et tirer profit de ce que je dis; mais ceci je vous le dis sincèrement et non point par humilité. Je ferai pourtant ce que vous me direz, pourvu que vous dépouillant en ce sujet de cette extrême déférence et amour que vous avez pour moi, vous pesiez avec attention ma demande et proposition, et m'en disiez franchement ce que votre jugement vous en dira; après quoi, j'emploierai les moments que je pourrai avoir pour achever celle chétive besogne, de laquelle après vous ferez ce que vous voudrez, et cependant je pense que vous ferez bien de n'en point faire de copie pour les maisons.

Je vous prie que quand vous aurez vu ces Réponses que je lais sur les questions, vous les renverrez.

Conforme à une copie de l'original gardé- à la Visitation de Dijon.

LETTRE CULV A LA MÈRE M IBIB- Il M i i: M. BLO N W

! M' UIKR Vin\ \->J\ Ht Dl L VOS

reil prendre poor arrêter li renie des faux EtUr - Peine el r-- i<ji

de l.i Sainte « d vojanl prolonger le séjour de la Mire de Iil<>u.tj \ Ljon.

vivk -J- tût

M | ii.i ' s-i:ii i:iii-: ru i B,

.!«• crois que [vous] aura va dam les corrections que nous vous avons envoyées du Coutumier, comme celles <jni Boni imprimées \ sont comprises ; c'est pourquoi il les faul faire ôler el n'\ laisser que lea dernières que nous voua ;ncns mand — Poor les sentences, il n'j a pas grand danger qu'elles demeorenl comme «-Iles son!-, car les corrodions s<mi après celles d n Coolumier qui feront voir comme elles doivenl «"•(!*<' sépari « -, el les sulrei tantes qui \ sont. Il n'importe pas aussi li. aucoup <!<• meltri 1rs lieux d'où elles booI tirées; je ne voudrais pas donner cette peine s noire chère Sœur. — Pour les prédications, nous ne les v < » 1 1 1 « ► n - pas (aire imprimer, «•( ne i.mt pas craindre que l'on en fasse comme des Entretii os; !«• privilège que Mgr de Genève el nous, avons obti do <1u Roi, d< fend •> lool libraire d'imprimei ni débiter aucun écrit bous le nom «lu Bienbeun di, - ins la permission de Mgr de <■» oèv< j'admire que ce pi \\ mission «jm i il si authen-

tique el -i bien laite, «ju.- nous .iv.*ns obtenus .iv'<- tant <!<•

; «I <lr BOittS, in mm* -«iv.nl de l K»n, } » 1 1 i -« | u » , (niililic

v «.ii- dites, l "ii vi nd la fausse i opiequi nous b i l< traite, I faïence. Certes, ma très chère fille, il GbuI <|u« vous en parliei .i \l 1 1 1 ii ii , •! ijur vmii- .ivi-it/, .ivre I. l'onscil de quelqu'un des amis, d'envoyer une copie «lu privilège cl commission bien collationnée -i doi Sœurs de Valence, el qu'elles le fassi al ligni*

fier à celui qui vend les Entretiens, et qu'elles fassent saisir toutes les copies qu'il a, s'il se peut. Je n'ai pas eu doute que cette copie ne fût venue du sieur Chapet, qui l'a assurément tirée de Belley. Il faut tenir si bon à Derobert que cela donne exemple aux autres de n'en pas faire de même; véritablement, et lui et son associé mériteraient qu'on leur fit payer des bonnes amendes.

Je vous prie, ma fille, faites bien savoir de nos nouvelles à nos bonnes Sœurs de Valence et des autres monastères, tandis que vous pourrez. Je vous assure que je suis bien marrie que la maladie se soit reprise à Lyon; mais, croyez que c'est une occasion que Dieu envoie, afin que son peuple, et particulièrement les Filles de la Visitation, s'abandonnent toujours plus entre les bras de la divine Providence qui tirera sa gloire de ce fléau, qui s'en va être si universel partout. Nous enverrons nos Réponses à ma Sœur la Supérieure de Chambéry pour vous les faire tenir; mais c'est à condition que sitôt que vous en aurez tiré la copie, vous nous les renverrez, afin de ne pas fâcher nos Sœurs. — J'ai envoyé la réponse de la lettre de ma Sœur l'assistante, il y a quelques jours. Je crois bien ce que vous me dites que la maison qui sera sous sa conduite ira toujours bien pour l'observance, quant à l'extérieur; mais certes pour l'intérieur, il lui faudrait donc donner une bonne assistante. J'en écris plus particulièrement à ma Sœur la Supérieure, voyez ce que je lui en dis avec franchise et sincérité; mais que cela demeure entre nous et qu'elle ne le sache pas, car je dis naïvement mon sentiment quand on me le demande. Pour ce qui estdel'accompagoer à Condrieu, vous ne pouvez que lui être utile, mais je remets cela à ma Sœur la Supérieure.

\I)e la main de la Sainte. ] Mais ce n'est pas sans un peu de mal d< cœur de voir que l'on dispose de vous comme l'on veut, et que cet» a qui vous appartenez n'ont eu nul crédit de s'en servir daoi leur extrême besoin. Certes, vous avez beau me dire que

INNÉE 1629. ...il

M de la Faye m'affectionne tant; il m< s< rail fort difficile <1<' le croire, lanl parce qae je De le mérile pas, que pour l<- refus qu'il imii- ,i (ail sur une occasion (ju; méritai! qu'il nous donnai lei meilleures filles de son obéissance; et, au contraire, il doua refuse celle qui nous appartient, que nous ne demandions que pour un temps; mais bien, je loue Dieu de lanl de sujets di sensibles mortifications qu'il nous donne. I ma

fille, je ne laisse d'honorer très-sincèrement ce bon sèigneurel lui souhaite loul vrai bonheur. El pour votre chère Sœur Y. devrai, je I aime chèrement, car c'esl un Irès-bon cœur, cordial el fi le lui mande qu'elle doil modérer s< - sentiments : - 1 jeunesse lui aide el sa vivacité naturelle; mais elle doil mortifier loul cela, Dieu le requiert d'elle el la sainte vocation qu'elle professe. Elle n<' doil êtn en peine d'aucune chose que vous poissiei «lire d'elle ; car mon cœur ne s'étonne de rien, le connais le sien, pour lequel Dieu m'a donné on amour tout spécial; écrivex-moi donc tout el sans réserve, car vous devei traiter de la sorti moi, qui brûle toutes les lettres <jimI

lanl.

i v<-i)\ absolument <jn<' vous demeoriei assise le long de l'oraison, < a < '. si cela qu'il Faut, el non de la retrancher. Vous êtes heureuse que Dieu ait soin de vous donner des occasions de pratiquer les vraies vertus lion Dieu ' me laissera-ton mou- - lit*- donner la consolation de vous avoir un peu auprès de mo I ■ ains que 1 1 gr tndeur de cei pei lonoes el notre !>• ij t iiim.I- itie, qui nous « mpéch< ni selon h - lois de

noire i ipril tonte eontesl* 1 1 violi do . me priv< ni de ce bien; la tri le Dieu soil I tit< enfin, in i irai««

unique fille, noui ne voulons jamais que cela, moyennan

. i d< lii ons que toutes cho* - nom ici venl pour immis >r\ i .a ci unir ion t< menl .i ce dii in Sau-

veur, qu "i ii" i lei m ll< m< ni « n toutes i no* i ' lnn n

\..h e paui re ch< So p ( I iud< Simpliciennc | Fardel !

mourut hier. Elle nous a laissées pleines d'une édification nonpareille. Celait une âme vraiment religieuse, droite, innocente, humble et pauvre. Oh! que ce départ a touché mon cœur! c'était elle qui m'assistait en mes petits besoins; vous savez comme j'aimais sa pure simplicité et candeur ; je la crois bienheureuse, mais avertissez partout, afin que l'on prie pour elle. Dieu soit béni !

[P. S.] Cette lettre nous est demeurée huit jours; nous avons reçu vos dernières aussi bien que le billet et toutes les lettres précédentes. Vous verrez dans les dernières que je vous ai écrites, mon sentiment véritable sur le sujet d'union. J'ai confiance que la divine Providence continuera les choses comme elle les a établies, autant qu'il sera nécessaire au bien des maisons, et la sainte union qui s'est pratiquée parle seul esprit de charité. Rarement je vous ai trouvée de divers sentiment à celui de notre Bienheureux Père et au mien. [Plusieurs lignes effacées.] Cette fille-là a le cœur humble, doux, simple et tout à fait dépendant de la Providence divine, avec une grande et amoureuse confiance en Dieu; avec cela, un esprit fort sage et un cœur cordial. Tout cela la rend aimable et lui acquiert plus de réputation et de connaissances qu'elle ne voudrait; mais quel moyen d'empêcher l'estime du monde au mérite? Je crois qu'elle ne la recherche ni désire en façon quelconque; certes, je ne lui connais maintenant que des prétentions très-épurées. El tout ceci, je vous le dis dans une vraie simplicité et sans nulle prétention que de rendre lémoignageàla vérité. [Plusieurs mots illisibles.] Mais c'est trop dire; aussi je parle à vous qui m'êtes, en vérité, comme la prunelle de mon œil, n'ayant rien '1*' plus précieux que vous. Mais, mon Dieu, ne vous verrai-je jamais' La sainte volonté de Dieu soit faite! Amen.

Cmfomc I l'original ijardé aux Archive» de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CML\ I Inédite) \ 1. 1 MÈRE m IRIE- \i\ii:i: DE BLO\ \\

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lion ft réimpression da Continuer et d -Il t 0

ViVK y lis

Ma tiu s-air.iu; rn.i.r.,

Voilà enfin le Coatamier que nous vous renvoyons, le l'ai trouvé forl bien corrigé; mais pour le Cérémonial el l'éclaircissement que doua envoyons aussi, il n'est pas croyable la peine que cela doos i coulé, tanl pour démêler nos petites coutumes d'avec l'éclaircissemenl des commémorations el cérémonies da ( bœur, où elles étaient lool pêle-mêle, que pour transposer el ajuster chaque < bose eu son lieu j mais aussi il me semble que tout i est maintenant fort bien en ordre, el j'espère que cette peine ne sera pas inutile a nos maisons. Il ne reste plus Binon que le loul ><>i t bien imprimé soi du hou papier av< c <!<• bons caractères el fort correct. Hais certes si cela n'est, vous pouva bien issnrer H. Cœursill] que j'avertirai dos maisons de h -H point acheter, parce qo'enfin je vois qu'il n<' vise qu'à bien (aire les ad un - av< c nous, et non à dous bien faire notre be- ■ \l i . bère iill»*, vous din i que je me plains toujours de lui, m < i parce que j'en ai toujours sujet; car je pense

«lu il \ ,i ji- m -.ii> « Miiiinru «lr ( . fit fautes en la seule imprimerie du (.<»u tu un- 1 . ainsi que vous pouvez voir « - correctif im pi \ i i ii u u et I u i envoie le mé moire d<

«lu ii i.H.i faire observei en cette nouvelle impression du Coûtamu i el Cérémonial, afin qu'il prenne la peine de lenii m. un )

lllllir il l.uil.

Vous avons aussi fail accommodai dos Heures, oui] \ .» j<n- • omb le manquements, 1 1 des mois lool • Dliers où

les caractères ne paraissent presque point. Enfin, il faut dire la vérité, qui est que M. Cœursilly nous a très-mal servies en tout ce qu'il a fait pour nous, et les six paires d'Heures qu'il nous a envoyées pour cinquante sols ne sont couvertes que de méchant veau tout regrigné, au lieu que cela devait être de bon maroquin. Certes, elles ne valent pas plus de trente sols, au moins je vous en assure bien. Or je ne veux pas maintenant que ce bon M. Cœursilly ait notre peine pour rien ; c'est pourquoi il faut qu'il nous donne au moins une centaine de Coutumiers et encore quelques livres des Entretiens dont nous n'avons presque plus ni des Épîlres. Je vous prie, ma trèschère fille, faites un peu bien notre marché avec ce bonhomme, et vous nous ferez grand plaisir et une bonne charité. Ne dites pas toutes nos plaintes à M. Cœursilly, car cela affligerait le pauvre homme; mais je désire qu'il fasse bien, et qu'il ne vende point cher le Coutumier à nos maisons, et qu'il se garde bien de n'en vendre ni donner qu'à nos maisons. — Ma fille, vous m'êtes tout uniquement chère; soyons éternellement à Dieu. Qu'il soit béni.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMLVII

A LA MÈRE CATHERIXE-CHARLOTTE DE CRÊMAUX DE LA GRANGE

SlTKFUKtnE AU PRElflEB MOXASTÙIIE DE LYOX

Elle la remercie de ses libéralités. — Maternels reproches. — Misère générale à Annecy. — Décès de la Sœur CI. S. Eardel.

V f V K y JKSI'S!

[Annecy], 22 septembre [1629].

Ifâ VRAIMENT TRÈS-BONNE ET CHÈRE FILLE,

!'• chéris cl prise avec une affection incomparable celle si ,llI(' dileclion qui ious porte à nous départir si largement

de vos biens; mail vous m'eussies consolée de De poiol redoubler, car il \, ■ de l'excès, El en vous remerciant <!<■ tous dos cœurs d'une si grande libéralité, nous vous supplions, ma Irèschère fille, de nous plus rien envoyer que nous ne \<>u> le mandions, el je vous assure, ma bien-aimée el chère fille, qu'avec une entière franchisée! confiance, nous vous demanderons ce que nous aurons besoin qui ne pourra se trouver ici; pour vous témoigner que nous ferons fidèlement cela, je vous prie de nous envoyer une petite botte de poudre faite également d'anis, de coriandre el de fenouil avec un peu de réglissi • pour mon estomac qui s'affaiblit fort; mais si le mal a repris grandement en votre ville, ne vous peines pas de non- en envoyer. Voilà comme je veui traiter avec vous, ma très-chère fille, tout simplement et franchement, comme avec ma vraie fille, que je liens être tonte mienne, et qui est précieuse à mon cœur.

Nous continuons a nous très-bien porter, grâce a Dieu, bien qu'il ) ait deui de nos Sœurs qui <mt la fièvre, Time tierce, l'autre double tierce, bien mauvaise, sans ombre de mal cont igieax. — .!<■ suis extrêmement marrie de ce que nous n'avons point vu votre messager. Il alla à Sales, d'où on le reni bien vite, pour l«- grand bruit qui s'est fait dn mal repj i ii ■. Ton porta sa charge s La Thuile, <»u esl notre bon prélat, «pli retint les brignoles <t quelques autres bottes, selon «pie vous lui mandiea, et nous envoyé le surplus. Il se sent fort obligé de toul cela; il vous chérit !<>n l | un «I,

! s'en vi p ii ion di<

Dieu soit béni, ma Irès-chère fille, des bénédictions spiri-

luellei el temporelles qn II répand sur votre chéri < u-

liante ; | en i end - bumbli m Infinie H< >i >

\(»iis donnei i moyen d'aid< maison it t et les tuli es

qui sonl pauvres ; et ci u rai! faire une grande < hariti <pu- <!«' I» m envoyer quelques filles, puisqu'il s'en présente si grand

nombre. Mon Dieu! que vous avez bien fait de renvoyer celles qui n'étaient pas propres. Il faut surtout bien choisir les esprits. Je crois vous avoir déjà dit mon sentiment touchant notre Sœur M. -Catherine [de Villars], et je lui ai écrit. Voyez-vous, ma trèschère fille mon enfant, elle ne pourra pas donner aux filles ce qu'elle n'a pas; toutefois, lui donnant une bonne seconde et des professes solides et bien dressées qui se pourront maintenir et dresser l'esprit à celles qui viendront, il n'y aura pas grand mal de la faire Supérieure en ce commencement, pour le contenlement de Messieurs ses parents. Ne lui témoignez rien de ce que je vous dis; car cela la pourrait abattre et affliger. Hélas ! certes, je l'aime de bon cœur et elle le mérite, et m'y a obligée par son grand amour et confiance; mais je ne puis que parler droilement. Notre Sœur M. -Aimée [de Blonay] lui sera toujours fort utile en ce commencement, pour un peu la mettre au train et unir tous les esprits; mais je laisse cela à votre volonté et jugement.

Votre cœur vif et prompt vous donnera encore quelque temps de ces ressentiments aux occasions qui vous contrarieront ; mais j'espère en Dieu que cela s'affaiblira, et vous y devez travailler. Mais, ma bonne et chère fille, ne soyez jamais marrie que je sache vos échappées, car Dieu m'a donné un cœur de vraie mère pour vous ; et, en ce sentiment, je vous dis que vous gardez trop longtemps le vôtre contre Mgr de Genève, auquel vous aviez par vos lettres donné quelque sujet, outre qu'il est justement offensé du refus d'une personne qui lui appartient et qu'il avait demandée fort doucement. Guérissons donc cette plaie avec la raison et l'huile de la sainte humilité et charité. El pour la chère Sœur M. -Aimée de Blonay, je sais bien quel et( voire cœur pour elle, et je m'assure qu'il vous dicte assez que vous la devez toujours regarder avec le respect d'une fille enveri sa chère mère, tandis aussi qu'avec humilité elle vous rend tous lei devoirs dus à une bonne mère.

Au reste, ma Ires-chère fille, la misère continue en telle extrémité en ce pays, <|u«' le secours de votre charité \ fera trèsgrand bien; car M^jr de Genève el cette maison gomme* a sec, n'i .1^ au t plus quasi «lu tout ni blé ai vin, el il nous (au! à dix- Imii ducatons de blé par semaine; doua l'achetons autant. i pourquoi j'ai ouvert la bourse de votre chaule el en ai fait mettre septante ducatons à pari pour les pauvres. Nous

n'excéderons pis cent écus; mais jusqu'à cette somme nous

en secourrons les pauvres, s'il est besoin. La ville esl en quarantaine ; niai> le peuple ue laissera pas «le pâlir jusqu'à la tin (Ficelle.

Notre pauvre chère Sœur Claude-Simplicienne trépassa le joui- de Sainte-Croix I \ septembre] sans aucune apparence de

mal COnlagieUX, \\\\vv a Dieu, excepté quelque peu (le lac,

qu'elle jeta après être lavée. Mon Dieu! (pie (•'('•tait une .une \ raimenl religieuse el utile aux services pénibles de la maison! elle s'j esl consumée, (/était elle qui m'aidait quand j'avais quelques besoins particuliers. Je l'ai pleurée de bon cœur, car

c'était une âme droite, humble, simple et sincère. Je |,i crois

dans le ciel ; mais ne laisses de i lire prier pour «die. Le reste se pinte bien, Iheu merci, excepte noire directrice, ma Sœur Madeleine-Elisabeth [de Lucinge], qui a la fièvre tierce.

Si vous aves bonne commodité, envoyes-nous les prédications m »u- ne les a ions pas reçues -le urih de l.mv un

billet .i d - deui In mue- Sœurs, qui sont certes d le corn-

ju^inn. et pour lesquelles il faul avoir un extrême support, m i

IrèSH tel' fill< ni de douceur pour la p auv le Sœur I l.li-

sabelh [de Sommaire], a laquelle il faudra «pie mus dooniei quelque occupation, qui lui serve de divertissement el la relève un peu de cet accablement Pour la Sœui KL -Madeleine [Félix],

je pense qu'il sera bon qu'elle ne retourne pas au noviciat* mais vous lui deves laisser toute liberté de parler à notre Irès-

elière Sieur Marie-Aimée, laquelle lui retranchera petit .i p, ht

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