‹ LettresChapitre 68 sur 281 · MM VI · texte numérisé non relu

MM VI

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Je \ oiis ai déjà salué par uoe [leltre] que j'ai écrite à ma Sœur la Supérieure ['le Chambérj ] et bénis Dieu de voire heureux reluiu, comme maioleoaol je l<' lais eneore de tout mou cœur, \<ui> assurant qu'il me tarde bien de vous voir et de vous entretenir mi peu à souhait; ce que j'espère (\r> aussitôt que celte pauvre ville m i a eo pleine liberté. Cependant, mou cher frère, en nous continuant votre charité ordinaire, vous acheminera el sollicitera un peu vivement le procès contre M. de la Ravoire, lequel je vous recommande bien fort, et suis grandement

(tourne de voir tant de langueurs on une affaire si claire; car il y a deux ans OU di\-huil mois an moins que CC procès I Si BUr pied, lequel est de très-grande importance pour tous nos iiid-

ères de v ivoie ; car, mon très-cher frère, s'il arrivait qu'il en sortit nue sentence qui ne nous fût p u favorable, < «la sus citerait tout incontinent plusieurs procès el troublei en ce monastère; plusieurs de ccui qui nous doivent attendant l'ii (I K «lui pour en intenter des autres contre nous. Il ^ a même M Pichet, qui esl .» Chambéry, lequel nous a déjà plaid* prétend nous faire perdre la dol de sa bcbuv «pu est moite

céans, professe d'une année ri un jour, La raison BUr laquelle

il ic ronde est parce que, nonobstant -» profi isioo, elle lit nu

ment, par lequi I elle donnait tous ses droits à ce monasl<

Voilà, un. ii «lui ii. ntii. de la bonne isane d< celui du

sieur de la Ravoire dépend la paii on le trouble de nos maisons

de Savoie en ce qui regarde la dot des Sœurs. — Si encore vous pouvez obtenir l'entérinement des patentes du sel, ce sera un surcroit d'obligalions que toutes nos maisons vous auront, et, outre ce, vous aiderez encore au bâtiment de nos Sœurs, attendant que vous nous veniez aidera bâtir notre église.

Je vous prie, mon cher frère, de faire nos recommandations à AL le commandeur Balbian ; je ne lui écris point parce que les lettres ne servent qu'à ennuyer • et, en outre, je suis tellement accablée de lettres et d'affaires, à cause de la correspondance que les monastères ont à celui-ci, que j'ai prou peine à m'en débarrasser. On attend de jour à autre l'élargissement de la ville, après lequel nous prendrons loisir de vous entretenir amplement et de cœur.

Je me recommande à vos bonnes prières, et supplie Noire- Seigneur vous combler de ses plus chères grâces, de la même affection que je suis, votre, etc.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMLXXXIV

A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE BLOMAY

AU TREMIER MONASTÈRE DE LYON

est décidé que la Sainte n'ira pas en Piémont. — Demande de livres. — Envoyer quelque secours aux Sœurs de Grémieux.

vive -j- jrésus!

[Annecy], 6 février [1630]

Ma trks-chère fille,

Je vous veux bien dire celle bonne nouvelle : c'est que nous eûmes le bien de voir hier Mgr de Genève, qui venait de voir M. le prince majeur et le prince Thomas, où ils traitèrent de noire passage en Piémont, mais en telle sorte qu'il a été résolu que je n'y irai pas, sur les persuasions que Mgr fit, que si l'on

awi.i: 1630. 101

me faisait changer d'air el de climat l'on ne rerail mourir, et

sur les assurances qu'il donna de mes extièines infirmités, vieil-

lease el (aiblesae. El faut encore dire ce mol, que bier, quand je disais en sa présence que je me portail si bien el que je n'avais point été incommodée cel hiver comme lei aolres, l'on

me répondit: Eh I no dites pas cela! Certes, pour moi, m 1

chère Bile, par la grâce de Dieu, je suis en une parfaite indifférence d'aller ou de demeurer, quoique la nature aurait bien un peu plus d'inclination de demeurer (pie non pas d'aller. Je mus ai écrit ceci parce que je pense (pic VOUS en serez bien dise « t

la chère Mère du second monastère [aussi].

Je \t>w< prit1, laites (oui ce que voix pourn z pour nous entoyer nos bardes, tant celles qoi viennent de Ch&lon que les

aoiref, au plus loi qu'il se pourra. J'ai écrit à ma So-ur la Su-

périeore de Chambéry, que >i elle savait quelque commodilé des marchands on autrement, qu'elle me l'adressât. Fait* s-nous aussi tenir nos livres, car je suis déjà lasse de les attendre. Si le libraire veut taire cette permutation que je vous ai écrite des cinquante livres des Epitres, mois nous contentons (Vi'n avoir

une douzaine, et autant de livrer [du Traité] de I' h/tot/r <lc

Dieut ei quelques-uns de C###, '/// Bien de lu tributation. J'ai toujours envie d'en avoir u\\ qui <> f fait nouvellement par un Père Jésuite, gros comme un des loroes du Père Rodrigues; je vous ai déjà mandé l'inlilulatioo. — Noos n'avons point reçu, av i que vous avies envoyi • rémieox, les prédi«

lions de noire Bienheureui Père, que vous nous aviei mandées. Moui ne savons ce qu'elle i sont dev< nues, el nous ave bien envie de les avoir, i si noui en voulons faire taire nu manuscrit pour le coinmoniqo. i aux monastères. — <> lévrier.

Ma chère lille, je vous recommande bien fort dos pauvres

Soin- de Cr< mi< o\. Je iniiv prie, sid< i quelques til

qui soient honii ' v «ois .a ei hs aussi I » bon

madame d< \** , ifin que vous priies Dieu pour elle Recom-

mandez aussi à sa Bonté celte affaire du voyage de Piémont, afin que tout réussisse à sa gloire. Et je vous dis aussi que Mgr [de Lyon] a envoyé votre obédience pour vous tirer de Lyon, mais cela sans aucune induction d'âme qui vive. Il alla voir dernièrement notre Sœur du faubourg, et voulut savoir si c'était vrai ce qu'on lui avait dit que vous étiez professe de Lyon ; elle lui dit simplement que si vous l'êtes de Lyon, je l'étais de Paris, elle d'Auvergne, et ainsi des autres. [Et tout cela] était certes de lui-même, et dit beaucoup de choses qui témoignèrent qu'il \le reste est illisible].

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMLXXXV

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