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|i '."ir li Visitation l'établir en Franche-Comté. — D.iii,- ilt •> inrvenoei
tvec m 1 1 ■inif de \ igoj ; chercher en moyen <!«' loi donner quel [action.
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M I i lES-CHÈRI PILLE,
Premièrement j«' voui défends, comme a ma fille Irès-aimée et très-obéissante, d<- dire que vous ave/ reçu de mes lettres, el vous prie que pous celiei !<• contenu de celle-ci, en ce qui est
ttiit de ma main.
Je v nit> <ic re< i voii l( - vôtres dernières, .!<■ trouve lea coodii ion ^ pour l'établissement d'Ornans fort bonnes, i t j'ai un grand : que nous entrions dans 1< Comté pour la gloire de Dieu el parce que n « »t i < Bieoheureui P< !<• le désii lil , « i me semble que li doui \ étions, Dieu eu sérail glorifié, d'autanl que les .m i< - de « e lieu la sont fort cou formes » notre esprit, et qu'elles ont de bonnes dispositiooi pour notre m tnière de vu1 . on ûs i i
i n'empél be |» LI que je ne v euille (jue inm > les
leina de la divine Providence lani les devançai Ce □
1 Quoique II; de la \ iliou •^'.••ot li
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pas que pour toutes les difficultés qui se pourraient présenter, tant de la part de Mgr l'archevêque que de la ville, je voulusse que nous laissassions d'aller là, si je voyais quelques conditions apparentes sur lesquelles nous nous y puissions établir avec bienséance, sagesse et discrétion ; et, en ce cas, ma très-chère fille, je désire que vous y entriez la première, parce que je sais que Dieu a mis en vous quelque chose de bien bon pour le service de ces âmes-là, à sa plus grande gloire et au bien de cet Institut. — Je sais bon gré à nos Sœurs de la franchise avec laquelle elles ont offert de payer la pension à ma Sœur de Vigny, bien que ce soit de l'argent de celte maison. — Je crois que vous ne devez pas différer de recevoir la petite Jaquolot ; car elle appartient à des personnes de piété, et qui, à mon avis, méritent bien quelque gratification.
Je m'en vais vous dire le reste de ma main : voyez-vous, mais à vous seule, mon inclination, fondée en toute bonne raison et surtout en l'apparence de la volonté divine, mon inclination, dis-je, est que si vous n'alliez point au Comté, que vous fassiez encore un Irienual à Dijon ; mais ce qui m'empêche de trancher
nouvelles maisons de leur Inslilut. Au printemps de 1630 la petite ville de Digne réclama à son tour des Filles de saint François de Sales. M. Albert, curé du lieu, fut le premier inspirateur de celte fondation, marquée plus que nulle autre peut-être du sceau de la croix. Lorsque la Mère- Jeanne-Hélène de Gérard et ses compagnes partirent d'Embrun pour répondre au désir du pieux ecclésiastique , la ville était ravagée par la pesle ; Liussi les habitations se ferma'entsur leur passage, tant on redoutait qu'elles n'apportassent quelque germe contagieux. Arrivées a Digne, on refusa de les recevoir, et elles se virent contraintes de faire quarantaine à la compagne. Enfin leur constance triompha de tous les obstacles. « Monlieur le lieutenant général lit crier à son de trompette que l'on eût à les oir solennellement. Messieurs du cbapilre et de la justice les vinrent I rendre professionnellement à l'entrée de la ville et les conduisirent avec chants el Réclamations populaires à leur maison de louage, où rétablissement lut fait avec toute solennité. » [Histoire inédile de la fondation de Digtu
cela el de m'en déclarer 001 01 lemenl, e'esl C€ que D00I devons
à celle pauvre chère Sœur «le Vigny, ce qoi m'a fait écrire a notre Sœur la Supérieure de Paria do faubourg l'eilréme peine
où je suis pour cela, lui disant, ce qui est vrai, que je fOÎfl que
tout va bien en celle maison [de Dijon], que le dedans el dehors e>t satisfait, que cela me fail craindre, si je m*oppose à votre réélection, de préjudicier à celte maison, el parlant au service de Dieu, que ces choses tiennent le premier rang dm- mon esprit ; que, d'ailleurs, il m'est extrêmement sensible de voir celle pauvre Sœur de Vigny mécontente et sortie de voire maison sur d<s préoccupations ; que lui étant si obligées, devant à son affection ce que nous lui devons rendre, je voudrais faire toutes choses pour sa consolation, excepté de contrevenir au dessein et service de Dieu; que c'est pourquoi je remets cela à la
divine Providence et à Ifgr de LangrOS, qui est sur les lieux, qui Cil Supérieur de celle maison, et qui en doit joger Selon
qu'il verra être pour le mieux. Que si Ton ne von- emploie pas
la, et que [VOUS] n'alliez au Comté, nous savons prou, grâce à Dieu, à quoi vous employer. Or, voilà comme les choses sont
dans mon cœor ; je les vous dis comme à ma propre àme, c ir • ■"» -i 1 1 térité que vous êtes ma Irès-chère fille, el que je n'entende plus de paroles de méfiance de ce côté-là; vous n'avez nul sujet d'en avoir, je vous eu assure avec louie la sincérité de mon coeur. Or, voila loul ce que j'' puis due, laissant conduire i Notre-Seigneur el aui Supérieurs ; el je sais que ce procédé ne contentera pas notre pauvre Sœur <\>' \ ignj ; mais ma conscience ne me permet pas d'aller plus outre. Toul ce que jeveui que sous I tssiei, < csl de tenir Ferme sur cette térité, que je ne vniiv résous rien sur ce sujet, espéranl «pie vous in i an Co nté, comme je l'espère aussi j mais je ne sais pas quand; enfin, vous m i atendes, c'etl as* i dire . el i<»ui ce que notre Sœur Favre écrit sur ce lujet, c'etl par la compassion qu'elle i de notre Sœur de Vigny, Ce n'es! pas qu'elle ne vmi- chérisse, el estime
votre gouvernement, je le sais bien. Adieu. Gouvernez bien ma confiance sincère et droite.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy .
LETTRE CMXCIV
A LA MÈRE MARIE-AIMÉE DE RLONAY
AU PREMIER MONASTERE DE LVOM
Condescendance de la Sainte envers les Supérieurs de la Visitation de Lyon.
Annecy, 28 mars 1630.
Vous êtes admirable de me demander si vous viendrez à cheval ou en litière ! Je crois que vous n'en êtes pas à celte seule difficulté ; car, voyez-vous, je ne veux nullement penser à vous oter de là, puisque cela donnerait du mécontentement ; mais, si d'une franche affection, et sans la moindre ombre de répugnance ou dégoût, l'on veut vous donner et h moi la consolation de nous voir, certes, je serai bien consolée et plus que de chose qui me puisse arriver; mais toutefois je laisse cela à Dieu, espérant que nous nous verrons dans l'éternité. Notre bon Père Maillan m'écrit une lettre selon sa grande bonté : il me conseille toujours de vous laisser là, et j'honore ses avis et sentiments de tout mon cœur.
Bonjour, ma vraie et très-chère fille. Si l'on nous veut librement donner la consolation de vous voir, je crois qu'ils vous devront envoyer en litière, avec M. Brun. — Nous avons reçu les bobines, et vous en remercie très-humblement de la part de notre Sœur l'économe.
Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE ClfXCl ïnédiU
A LA Mi.lii: \Wl-M IBIE ROSS I
Offre (1«- secours. — Sodicitode poar las qattre mooastèrei : Ord lablii en Savoie. — Eviter toui rapport inulile avec le Pêrfl ipiritoel.
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M\ TKKS-CHLRE FILLE,
Il mC semble qu'il \ a dix ans que je n'ai reçu <l«l vos iclli. mais an moins il ) a bien deoi ou (rois mois. Il est vrai que nos
Sœurs en <>nt bien reçu, par le moyen desquelles doua avons été iMorée qoe voua vous porlei 1> i«*n ; mais j'eusse été bien lise <1 «mi avoir l'assurance il»' mib, m i très-chère fille. \I tintenant, dous vous «'«rivons pour savoir si vous n'aves point n« i silé de quelque chose, el >i nous von- pouvons lanl soil peu faire servir ici. Pour nous, nous avons bien besoin (pi'' v<>u> nous aidies de vos prières, car Ton <•>( en grande appréhension de deçà, el Ton craint loi t que les Français ne se jettent dans !«■ pays. .!«• crois, ma chère lill<\ qoe v<»n> von- souvenes que nous avons quatre maisons dans la Savoie: Nessy, Chambéry, rhonon el Rumilly. .!«• vous prie aussi «!«' !«• <ln«' «!«■ noire pari •« mesdamei <1«' Sainl Julien el de lié pieu, aûn que, si elles onl quelques amis d'autorité, elles procurent qu'on ne nous lasse poinl de dépl il arrivait dn dangei Je < roii que < est as* i «lue
il que cela suffît
l' me souvient que je n'eus le temps de vous dire dernièremenl nn mol sur ce qoe vous nu m. indiei [au sujet du Père spirituel] foui ne devei pas permettre qu'on lui écrive pu compliment, mus seulement, ainsi que la Règle le pcrm< t, pour l'avertir «!<• quelque i m en arrivait qu'elle
ne voulût pas qoe I» Supérieure vit; mais, j< voua prie, v»>v,«/ on peu ce qoe j»- dii dans m< - R< , sut ce lujet. Ha
loulc chère fille, en vérité, je vous chéris de tout mon cœur et vous souhaite, et à toutes nos Sœurs, les plus chères grâces de notre b>m Dieu. C'est tout ce que sans loisir je vous puis dire. Mille saints à nos chères dames.
Dieu soit béni!
Conforme à une copie faite sur l'original pir la Mère Rosset elle-même. Archives de la Visitation d'Annecy.
LETTRE CMXCVI
A MONSIEUR L'AVOCAT PIOTON
A THOXOX
Espoir que les maisons religieuses n'auront pas à souffrir de la guerre; précautions à prendre.
vii/e -j- JÉSUS !
[Annecy], 10 avril [1630],
Mon bo\ kt très-cher frère,
Il est vrai que tout ce pays est en alarme; mais je ne sais comme quoi Ton se donne l'épouvante si chaude par delà, car le Roi étant chrétien et si plein de piété comme il est, il est eroyahle que les monastères seront conservés, et qu'il ne permettra pas que les Religieuses reçoivent aucun déplaisir par les insolences qui se peuvent commettre, et qui seules sont à craindre en ces occasions; car tout le danger que je prévois en cela serait de quelques soldats égarés ou particuliers, qui voudraient dérober, lesquels, pour insolents qu'ils fussent, étant petit nombre, ne pourraient faire grand mal, rencontrant une bonne troupe de filles auxquelles, en ces dangers-là, Dieu donnerait une force toute particulière et extraordinaire, tellement qu'ayant une assez grande communaulé, avec les dames qui s'y veulent retirer, je ne vois pas qu'il y ait apparence de beaucoup i ' lindre. J'écris à ma Sœur la Supérieure de bien faire fermer
ANNÉE 1630. i jt
et barrer par derrière !oul< i lei porlei el fenêtres do second el premier étage de sa maison. C'est tout <•<■ qac nom nom la el
pu taire pour nous; aussi est-ce tout le COOSeil qO€ DOUA pouvons donner ; car, uY penser de sortir de> Etals, il s'en bol bien garder. Si néanmoins ma Sœur la Supérieure avail quelque chose de riche el précieux, il serait bon de le mellre en quelque lieu d'assurance; mais je ne sache pas où, car ni Abondance ni autre lieu <b' Savoie, je ne pense pas cj n ' i I soit guère ISSUré. L'on tient que cette ville sera la plus tssurée, à cause de Mgr de
Nemours : mais le tout est fort incertain, el parlant il le tant loul remettre entre les mains de Dieu, quoique j'en revienne toujours Ki, que je ne pense pas que les maisons religieuses aient i un a craindre*
Pour ce qui est du tabernacle qui est à Rumilly, si nous pouvons trouver des mulets forls pour cela, nous ne manquerons de l'enwoyi r prendre, el «le (aire loul ce qu'il nous sera possible pour le soulagement ei la consolation «le nos bonnes el trèschères Sœors. Cependant, mou Irès-cher frère, je me recommande .1 v<»> prières el vous assure que vous ne u res point oublié es QÔtres, puisque c'esl de cœur el d'affection que je suis, mon bon el cher frère, voire, etc.
rormc a l'original ;i*rdé aui Arilm» et la VUilAlÎM I
LETTRE CMXCVII
A MONSEIGNEUR SÉBASTIEN ZAMET