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ÉVÈQUE DE LANGRES

Éloge de la Mère F. J. de Villelte. — La Sainte recommande la communauté de Dijon à la bienveillance du prélat, et le prie de faire la visite régulière.

vive -f- JÉSUS !

Annecy, 29 avril [1630].

Mon très-hoxoré Père,

Noire Sœur qui était Supérieure à Dijon l m'a écrit distinctement la réponse que vous avez faite touchant sa déposition et la nouvelle élection qui se devait faire en ce monastère-là. De vrai, j'en suis toute confuse, bien que je loue Celui qui vous a donné un cœur de si incomparable humilité ; mais, mon trèscher Père, si m'eussiez-vous obligée singulièrement de ne vous point arrêtera ce que j'avais écrit ou fait écrire, touchant l'emploi de celte bonne Mère, car je l'avais fait ensuite de ce qu'elle m'écrivit que vous trouviez qu'il serait beaucoup mieux qu'elle allât faire la fondation de Besançon, que d'y envoyer notre Sœur l'assistante ; et moi, certes, mon très-cher Père, je me trouve de ce même sentiment, me semblant que notre Sœur l'assistante ne pourrait réussir pour ce commencement, et qu'en une ville de telle importance, il fallait une Mère expérimentée ; et que, prenant là les filles, il était bien convenable qu'elle les y menât et fît cette fondation.

l'espère en la bonté de Noire-Seigneur que celle qui est élue donnera satisfaction. Elle a bien et utilement gouverné notre maison de Saint-Etienne six ans durant, et, en deux fois que je

li Mère Michel, devant partir prochainement pour Besançon, avait fait Mer le 7 avril à une nouvelle élection, qui plaça à la tête de la commananté de Dijon La Mère Françoiee-Jéronyme de Villelte.

l'ai vue dans l'exercice de son gouvernement, je n'y trouvai rien i redire, sinon qu'elle tenail les esprits an peu trop n m i; mais je crois qu'elle aura fail de l'amendemenl en cela, et que vous, mon très- cher Père, faisant la charité a elle « t à nos So'in s de les voir et [de] leur parler en particulier, vous pourrei facilement amender les défauts que vous trouvères «la n > le gouvernement, et c'est de quoi je vous supplie Irès-humblemenfl et au nom de Notre-Seigneor, mon très-cher Père, «i j'ai confiance qne voire bonté aura lien de se réjouir de l'utilité et profil spirituel que vous leur verre/ tirer de voire assistance ri conduite [Ml» ruelle ; car je connais que toutes ont le cœur fort bon et détireui de leur perfection.

Quelques-unes n'ont su goûter notre Sœur l'assistante pour Supérieure; c'est une âme toutefois où je crois que l'esprit de Dieu règne, et que Ton m'avait écrit que vous agréeriea dewoir

en eharge ; mais Dieu en ayant dispose autrement, Il eu tirera

sa gloire el le profit de eelte chère famille, qu'en (ont respect et

de tout non Cœur je vous recommande derechel, mon très-

clier Père, afin que l'esprit de la vocation v, s<>it conservé en -on

intégrité et simplicité. (Test tout mon désir et (pic le divin Sau-

veursoit glorifié en nous et de nous, selon ses sacrés <i éternels eins. .le supplie son immense bonté de parfaire en voire digne cœur l'outrage de sa sainte gi i t demeure sans lin, en tout respect el de toute mon affection, mon Irès-honoré Pèi e, voire irès*humble, etc.

1/'. ,S\] Mon très cher Père, l'on m'a écrit que von- n'aiies point voulu (aire la lisits [régulière]. Eh, mon Dieul ne craignea-foui pomt ipie >i vou-, riant ce qu€ vous « U - « i plein de lèle de la oloii e de Di< u, i i i taon h impoi tante,

ni! i - pi élals, a v» ii i imilalii d, ne les* ni le même, < t qne !.. |,.Mi\ res m n ligh i d« < lineot par < e défaut ' lion

bon el tout I on Irèss h< i Pi re, je ï< ui tupplie, ne m plus

cela, s'il vous plaît, et me pardonnez si je vous presse. Je vais toujours avec vous à ma vieille mode et parfaite confiance en votre bonté, mon très-cher Père.

Conforme à l'original gardé aux Archives de la Visitation d'Annecy.

LETTRE CMXCVIII

A LA MÈRE ANNE-MARIE ROSSET

SUPÉRIEURE A CREMIEUX

Recevoir avec simplicité les soulagements nécessaires à la santé.

VIVE -f- JÉSUS !

M , [Annecy], 3 mai [1630].

Ma tres-chère fille, Je suis un peu étonnée de n'avoir point de vos nouvelles; je désirerais bien d'en avoir amplement. Nos Sœurs m'écrivent que vous êtes toute indisposée et que, nonobstant cela, vous ne voulez point prendre de soulagement, ains suivre le train de la communauté. Ma très-chère fille, vous savez bien notre intention en cela, qui est que vous conserviez vos forces, autant qu'il vous sera possible, pour le service de Dieu en celte bénite troupe, au service de laquelle Dieu vous a destinée ; c'est pourquoi, ma très-chère fille, je vous conjure et prie derechef de suivre notre intention, recevant en simplicité les soulagements et remèdes qui vous seront jugés utiles et nécessaires, et vous supplie de ne rien faire qui vous peine, et de quoi vous ne puissiez réussir avec facilité. J'ai un grand désir que vous persévériez en votre charge; mais si vos infirmités croissent, et que vous ne puissiez faire ce qu'elle requiert de vous, en nous en donnant avis nous tacherons de vous faire revenir en cette maison, pour vous y faire servir et soulager avec charité, autant qu'il sera possible, en laquelle vous avez toujours été aimée et affectionnée, et serez auprès d'une Mère qui vous a toujours portée dans son sein.

Ll santé continue en celle ville ; il est vrai que Ton ^ est un

peu affligé des appréhensions de lu [pierre; mais nous en vivons en plein repos. Toutes nos Sœurs se portent bien, si ce t noire Sœur Beraarde-lfarguerite [Valeray], qui l'en va

mourant1. Le bon M. Magnin est mort et a lait une lin fort beureuse. Voila, ma très-chère fille, nos petites nouvelles, avec l'assurance que mon cœur est tout voire, je vous en assure, ma Irès-chère fille, et je prie Dieu qu'il vous rende toute tienne.

///// ii et soit béni !

Conforme à uni* OMtf f.iite »ur l'orijjiiial par la \lèrt Ko*s«t t>lle-mt'-iti? . Archive» J«'

1 1 V mUtion d'Ami. | ^

LETTRE CMXCIX (Inédite)

\ là Mi.Ki: HÉLÈNE- INGÉLIQUE LHUILLIBI

i iu uiKii uu\ imi u M r uns iv •> de l.i Visitation ne doivi'iit |).is allrr dii\ li.ini-.

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